En français dans le texte...
A partir du 16 octobre prochain, le
Jeu de Paume présentera une
exposition consacrée à
Manuel Álvarez Bravo avec une sélection de
photographies emblématiques de son œuvre mais également ses
courts-métrages inédits en France.
Développée durant huit décennies,
l’œuvre photographique de cet artiste mexicain constitue un jalon
essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle.
http://www.jeudepaume.org/index.php?page=article&idArt=1505&lieu=1
Manuel Álvarez Bravo.
Un photographe aux aguets (1902-2002)
du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013
Développée durant huit décennies, l’œuvre photographique de Manuel Álvarez Bravo
(Mexico, 1902-2002) constitue un jalon essentiel de la culture mexicaine du XXe siècle. À la
fois étrange et fascinante, sa photographie a souvent été perçue comme le produit imaginaire
d’un pays exotique, ou comme une dérive excentrique de l’avant-garde surréaliste.
L’exposition veut dépasser ces lectures. Sans nier le lien avec le
surréalisme ou les clichés liés
à la culture mexicaine, cette sélection de 150 images vise à mettre en
lumière un ensemble
spécifique de motifs iconographiques dans le travail de Manuel Álvarez
Bravo : les reflets et trompe-l’oeil de la grande métropole ; les corps
gisants, réduits à de simples masses ; les volumes de tissus laissant
entrevoir des fragments de corps ; les décors minimalistes à l’harmonie
géométrique ; les objets à signification ambiguë…
L’exposition porte un regard neuf sur l'œuvre d'Álvarez Bravo, sans la
restreindre à un ensemble d’images emblématiques avec leur lecture
stéréotypée et dévoile des aspects peu connus de sa photographie, d’une
pertinence et d’une actualité remarquables. Sa production constitue un
discours poétique à part entière, autonome et cohérent, patiemment
élaboré au fil du temps.
Or c’est justement cela, le temps, qui donne son unité au tissu imaginaire de la photographie
de l'artiste. Derrière ces images aussi poétiques que troublantes, telles des hiéroglyphes,
se cache une intention cinématique permettant de rendre compte de leur qualité formelle,
mais aussi de leur nature séquentielle : ne pourrait-on pas voir les photographies d’Álvarez
Bravo comme les images fixes d’un film ?
L’exposition évoque cette hypothèse en confrontant ses images les plus célèbres à de courts
films expérimentaux des années 1960, provenant de ses archives familiales. Sont également
exposées une série d’images tardives à caractère cinématique, et une sélection de tirages
couleur et de Polaroïd. En partageant avec le public le processus d’expérimentation
d’Álvarez Bravo, ce projet entend montrer que la qualité poétique de ses images procède
d’une recherche permanente autour de la modernité et du langage.
Commissaires : Laura González Flores et Gerardo Mosquera
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