06/12/2012

Kenya: Nouvelle alliance pour les élections

Au Kenya, les alliances se multiplient en vue de l'élection présidentielle de 2013... Après celle de Uhuru Kenyatta et William Ruto, voici que le Premier ministre se trouve lui aussi un allié pour former un "ticket" pour le jour J, car les candidats au poste de Mwai Kibaki sont toujours aussi nombreux.

Voici mon dernier sujet, pour Al Qarra TV.

vidéo :
http://www.alqarra.tv/2012/12/06/kenya-nouvelle-alliance-pour-les-elections/



Al Qarra - Après William Ruto et Uhuru Kenyatta en début de semaine, c’est au tour de Raila Odinga et Kalonzo Musyoka d’annoncer leur alliance au Kenya. L’actuel Premier ministre et le vice-président vont présenter une coalition pour les prochaines élections de mars 2013.
Raila Odinga, Premier ministre kenyan : « C’est une coalition des vainqueurs, signée pour mettre fin aux effusions de sang. Nous signons aujourd’hui pour propulser le Kenya vers les hauteurs et la prospérité ».
Comme leurs adversaires, Odinga et Musyoka affirment qu’ils s’allient pour appeler à l’apaisement et dépasser les clivages tribaux et ethniques.
Kalonzo Musyoka, Vice-Président kenyan : « La semaine dernière, j’ai senti des tensions dans tout le pays, et c’est pour cela que nous devions agir et être audacieux pour faire passer le Kenya avant tout ».
Raila Odinga fait partie de l’ethnie Luo, et en tant que Premier ministre est souvent donné comme favori du prochain scrutin. Mais plus de 10 aspirants sont toujours en lice et aucun ne peut pour l’instant prendre la tête des sondages seul.
Anciens alliés, Odinga et Musyoka s’étaient opposés lors du scrutin présidentiel de fin 2007 qui a été marqués par de sanglantes violences postélectorales, faisant plus de 1200 morts en quelques mois.
Parmi les 10 aspirants présidents, deux sont poursuivis par la CPI, d’autres ont été démis de leur postes pour accusations de corruptions, mais ils ne semblent pas prêts à se retirer de la vie politique.
Macharia Munene, analyste politique kenyan: « Si les candidats devaient se retirer à chaque fois qu’ils sont mis en cause par la justice, plus personne ne pourrait se présenter… »
Le procès de la CPI ne devrait pas s’ouvrir avec le scrutin général du 4 mars 2013. Pour les Kenyans, la justice n’est pas rendue alors que la lutte contre violence politique est une priorité. Ces alliances prouvent au moins que leurs dirigeants tentent d’en tenir compte.

Par Mélissa Chemam

05/12/2012

Kenya: Kenyatta and Ruto sign an agreement for the presidential election

The video: 
http://www.alqarra.tv/en/2012/12/04/kenya-kenyatta-and-ruto-sign-an-agreement-for-the-presidential-election/


They are both at the top of Kenyan politics. They also have in common to be indicted by the International Criminal Court. Now, they are signing a deal to run together for next elections. Uhuru Kenyatta and William Ruto will be running on the same ticket for the March 2013 vote.
Kenyatta is a leading figure for the Kikuyus in Kenya. Ruto is a former minister from the Kalenjin tribe, dismissed after repeated accusations of corruption. They promise an alliance that would put an end to ethnic hatred…
Party Leader, National Alliance Party, Uhuru Kenyatta: "From the time we were falsely accused we stood in front of the nation and the world and said we are determined to follow due process and to follow the law to clear our names, that my friends does not mean that we must be denied our rights."
Party Leader, United Republican Party, William Ruto: "Under our leadership and watch, never again will blood be shed, property destroyed on account of political competition."
The agreement was announced in Naruku in the rift valley, where post electoral violence was the highest in 2008.
It states that Kenyatta will run for president and Ruto for vice-president. But according to analysts, despite their popularity, victory is not yet closer because of the deal.
Political Analyst, Tom Maliti: "Well, we are not there yet, they have not been elected and they have not won the election so they still have to fight in the elections and I think that is going to be their biggest challenge because all that William Ruto and Uhuru Kenyatta have done is to consolidate what they presume to be their support base. They are yet to speak to the rest of the country and present their platform."
Another obstacle is that the ICC might issue arrest warrants against the two indicted candidates.
Political Analyst, Tom Maliti: "If the court issues arrest warrants against the two individuals that will have huge implications for the country because it will be assumed to the rest of the world that the leadership of Kenya  are wanted criminals, accused people and therefore there will be questions asked in different capitals, in the continent in Africa and also in the world about whether those countries can do business with Kenya."
Kenya’s presidential and parliamentary elections are scheduled in March 2013. The country has voted on a new Constitution in August 2010 in order to avoid repeating a terrible and violent scenario during the polls but recently tensions and violence have occurred in the North and along the Indian Ocean coastal region.

04/12/2012

KENYA : Kenyatta et Ruto font alliance


Kenyatta et Ruto font alliance


la vidéo: http://www.alqarra.tv/2012/12/04/kenya-kenyatta-et-ruto-font-alliance/



Al Qarra – Ils sont parmi les figures qui dominant la vie politique kenyane. Ils sont pourtant poursuivis par la CPI pour responsabilités dans les violences postélectorales de 2007-8. Et ils viennent à présent de sceller une alliance. Uhuru Kenyatta et William Ruto vont associer leurs forces pour les prochaines élections de mars 2013.
Pourtant Kenyatta, fils du premier président du pays Jomo Kenyatta, représente le pouvoir historique des Kikuyus, ethnies majoritaires du pays, alors que Ruto, ancien ministre accusé à multiples reprises de corruption est un militant de la cause des Kalenjins.
Ils promettent que leur alliance a pour but de mettre fin à tout conflit ethnique dans le pays…
Uhuru KenyattaVice-premier ministre du Kenya et dirigeant du Parti de l’Alliance nationale : « Depuis que nous avons été accusé à tort, nous nous tenons face à la nation et le monde pour suivre la procédure judiciaire et le droit dans le but de prouver notre innocence, et cela ne veut pas dire que l’on doit nous priver de nos droits ».
William Ruto, Dirigeant du Parti républicain uni : « Sous notre direction et notre surveillance, nous ne permettrons jamais que le sang soit à nouveau versé et des propriétés détruites au nom de la concurrence politique ».
Kenyatta, le vice-premier ministre, et Ruto ont annoncé leur pacte dimanche lors d’un rassemblement à Nakuru dans la vallée du Rift, une des régions les plus touchées par les violences en 2008. Et ils l’ont scellé lundi soir dans la capitale Nairobi par une signature officielle.
L’accord prévoit que Kenyatta se présente comme président et Ruto comme son vice-président.
Pour les analystes politiques, malgré leur popularité, cette alliance ne leur garantit pas la victoire…
Tom Maliti, Analyste politique : « Nous n’y sommes pas, ils ne sont pas élus et n’ont pas gagné les élections, ils vont devoir se battre pour être élus. Et ce sera difficile parce que tout ce qu’ont fait William Ruto et Uhuru Kenyatta, c’est consolider ce qu’ils pensent être leurs bases de soutien. Ils leur faut encore s’adresser au reste du pays et présenter leur programme ».
De plus, ils risquent encore de tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, ce qui bouleverserait les rapports politiques dans tout le Kenya.
Tom Maliti, Analyste politique : « Si la Cour émet des mandats d’arrêt contre les deux individus, cela aura de lourdes conséquences pour le pays car le reste du monde va en déduire que les dirigeants du Kenya sont des criminels recherchés et accusés et donc des questions seront soulevées dans plusieurs capitales, sur le continent africains et ailleurs, pour se demander si l’on peut commercer avec le Kenya ».
Les élections présidentielles et législatives sont prévues pour le 4 mars 2013 au Kenya, notamment du fait d’une nouvelle constitution rédigée l’été 2010 en conséquences des violences des précédents scrutins. Mais beaucoup craignent que les tensions ne s’apaisent pas assez d’ici là, alors que des violences ont fait plusieurs morts ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays.

Par Mélissa Chemam

03/12/2012

« Liberté de la presse en Afrique »

Cette semaine à Paris... On parle de liberté de la presse en Afrique. ERt c'est organisé par un collectif de chercheurs de Paris I. Les infos:


Conférence-débat « Liberté de la presse en Afrique »



http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/livres-etudes-debats/article/conference-debat-liberte-de-la


Cycle de projections-débats (GIRAF / CEMAf) :
« Continent africain : regards de chercheurs, regards d’artistes, regards de journalistes »
Mardi 4 décembre 2012, 18h
Amphithéâtre du centre Malher (CEMAF), 9 rue Malher, 4e, M° St-Paul, entrée libre
Conférence-débat « Liberté de la presse en Afrique »
Après le documentaire
« Borry Bana, le destin fatal de Norbert Zongo »

de Luc Damiba et Abdoulaye Ménès Diallo, Burkina Faso, 2003, 57min Avec
- Max savi Carmel, directeur de la rédaction de Tribune d’Afrique, secrétaire général Observatoire des Médias pour la Démocratie et la Bonne Gouvernance (Togo)
- Carlos Ketohou, directeur de publication de L’indépendant Express et vice-président de Journalistes pour les Droits de l’Homme (Togo)
- Ziad Maalouf, journaliste producteur sur RFI de l’ « Atelier des médias »
- Archippe Yepmou, président d’Internet Sans Frontières, co-auteur d’un rapport sur la presse au Cameroun en octobre 2012.
Le 13 décembre 1998, mourrait assassiné, le journaliste Norbert Zongo. Ce drame a bouleversé le Burkina Faso. 14 ans plus tard, le frère du président, François Compaoré, est actuellement présenté comme un successeur possible du président, lui-même, soupçonné du meurtre de Sankara. Pourtant, malgré l’impunité, les suites de l’affaire Zongo ont transformé le pays, et une certaine liberté d’expression est apparue grâce au combat de la société civile.
Si le monde change depuis l’arrivée d’Internet, les méthodes des dictatures, enracinées sur le continent africain, elles, évoluent peu. Parmi les résistants africains, les journalistes assurent une bonne partie de travail de contre-pouvoir, d’acteurs invisibles des renversements des régimes dictatoriaux. La répression est à la hauteur de l’entêtement des journalistes à dénoncer les affaires, la corruption, la répression, ou les fraudes électorales.
En Afrique du Nord, la liberté de la presse est l’un des enjeux des transformations actuelles. Le Togo, pays dans lequel un président se maintient à la tête de l’état sans légitimité, est l’un des pays d’Afrique dans lequel, la presse joue un rôle de moteur dans les luttes socio-politiques.
De nouvelles entraves se développent, dans le contrôle d’internet ou dans un harcèlement juridique, plus élaboré au cœur d’un état de droit factice. Quand elle pourra enfin profiter d’une liberté d’expression réelle, la presse africaine devrait pouvoir enfin prendre son essor et sa place dans le développement du continent.
Plus d’informations :
Tribune d’Afrique (site coupé victime de la censure) : http://www.tribunedafrique.net Indépendant Express :http://independantexpress.com Atelier des médias (RFI) : http://atelier.rfi.fr/ Reporter Sans Frontière : http://fr.rsf.orgInternet Sans Frontière : http://www.internetsansfrontieres.com + Rapport sur la presse et internet au Cameroun Committe to Protect Journalists (Comité pour la Protection des Journalistes) : http://cpj.org/fr
A propos du cycle de projections-débats : Depuis novembre 2011, le Groupe de recherches et d’initiatives sur l’Afrique (GIRAF – Paris 1 Panthéon Sorbonne), avec l’appui de la bibliothèque de recherche du Centre d’étude des mondes africains (CEMAf), propose des rencontres régulières ouvertes à tous : étudiants, chercheurs, professionnels de l’audiovisuel, … L’idée est d’ouvrir un espace d’échange autour des regards portés sur le continent africain par les milieux médiatiques, artistiques et universitaires. Chaque séance s’ouvre par la projection de tout ou partie d’une émission, d’un documentaire ou d’une oeuvre de fiction traitant de questions africaines, avant de laisser place aux réactions et analyses du matériau proposé au visionnage : que nous dit-il du continent, mais aussi et surtout, de ceux qui y ont posé leur regard ? Six rencontres se sont tenues lors de l’année universitaire 2011-2012, permettant de passer en revue des productions et thèmes variés : la place des organisations non gouvernementales dans la production et la diffusion d’images en provenance du continent, la valeur scientifique de certaines sources ethnographiques, les différentes manières de représenter la vie quotidienne en milieu urbain, d’aborder la violence et la marginalité socio-économique, ou encore les rôles respectifs des acteurs locaux, du monde académique et de celui des médias dans le processus d’écriture de certains évènements historiques.
À propos de la GIRAF : Le Groupe d’initiatives et de recherches sur l’Afrique (GIRAF) a été créé en 2007 par un groupe de doctorants en science politique. Ayant en commun des enquêtes de terrain réalisées sur le continent, nous souhaitons réfléchir à la place de l’Afrique dans les sciences humaines et aux conditions de la production de savoirs sur l’Afrique. La GIRAF est un espace de partage, de mise en commun de nos réflexions, de nos galères théoriques et empiriques, de nos enthousiasmes et de nos connaissances sur des terrains variés et trop souvent fragmentés.

Frida > Maya > Toltèque.


Frida > Maya > Toltèque. Et le tout sans bouger.

--

Frida on my mind:

Le supplément du Monde consacre une page a l'une de mes idoles, Frida Kahlo, une artiste surdouée dont l’œuvre ne cesse de résonner en moi, surtout depuis mon voyage au Mexique en septembre dernier : 

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/30/a-mexico-frida-kahlo-se-met-a-nu_1797448_3246.html 

A Mexico, Frida Kahlo se met à nu

M le magazine du Monde | • Mis à jour le
Coiffures sculpturales, blouses traditionnelles bigarrées, colliers maya... La peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-1954) était un tableau vivant. Son style vestimentaire éclectique revendiquait ses origines indiennes, tout en masquant son corps meurtri par la poliomyélite et un accident de bus à 18 ans.

Restée sous scellés durant cinquante ans, sa garde-robe est exposée dans la célèbre maison bleue que l'artiste occupait à Mexico avec son époux, le muraliste Diego Rivera (1886-1957). Un esthétisme tout à la fois folklorique et orthopédique, qui inspire les couturiers contemporains, de Jean Paul Gaultier à Riccardo Tisci.

En novembre, le magazine Vogue Mexico consacre un supplément à l'allure inclassable de cette séductrice rebelle, plus actuelle que jamais dans une société mexicaine marquée par les discriminations sexuelles et ethniques.

"Les apparences sont trompeuses : les tenues de Frida Kahlo", Musée Frida Kahlo, Casa Azul, rue Londres 247, Col. del Carmen, Coyoacán, Mexico.

 --

Voir le site du musée :

www.museofridakahlo.org.mx 


 --

Quelques unes de mes photos sur place pour l'occasion :

 Frida par Frida

 La Casa Azul




--

Les mayas ont rendez-vous le 21 décembre

Les Mayas commencent à célébrer la fin d'une ère, mais pas la fin du monde

Créé le 30-11-2012 à 15h50 - Mis à jour à 16h31
 
 
MEXICO (Sipa-AP) -- Les prêtres mayas ont commencé jeudi les cérémonies destinées à marquer la fin de l'ère actuelle prévue autour du 21 décembre, selon leur calendrier, avec des danses, des rituels et de l'encens pour remercier les dieux, au Mexique. Une cérémonie du "Nouveau Feu" a été organisée dans un parc de Mexico. Une solution de repli, car les Mayas n'ont pas été autorisés à pratiquer leurs rituels dans les temples de leurs ancêtres.

Selon la culture maya, le temps est organisé en périodes de 394 ans appelées "baktuns". Le 13e baktun s'achève aux environs du 21 décembre, et le chiffre 13 est sacré chez les Mayas. C'est la fin d'une ère pour les Mayas, une ère qui a été très intense pour nous, et au cours de laquelle nous avons connu la souffrance et la douleur", déclare José Manrique Esquivel, un prêtre maya âgé de 52 ans, une coiffe en plumes sur la tête et le corps couvert de peintures.
 
Les 800.000 Mayas qui vivent toujours au Mexique espèrent que l'ère qui s'ouvre leur soit plus clémente, après celle qui a commencé au début du 17e siècle avec les conséquences dramatiques de la colonisation espagnole. José Manrique Esquivel, comme de nombreux archéologues et astronomes, ne pense pas que les anciens Mayas avaient prédit la fin du monde pour le 21 décembre. Mais il aurait voulu célébrer le passage au nouveau "baktun" dignement.

Accès interdit

L'accès aux sites archéologiques de Chichen Itza, Coban et Tulum a été interdit aux prêtres mayas. "Cela nous met en colère, mais c'est comme ça", se résigne José Manrique Esquivel. "Nous pratiquons nos rituels dans des patios, des champs, des endroits vides, partout où nous le pouvons."

Francisco de Anda, responsable de la presse à l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, qui supervise les sites archéologiques mexicains, a déclaré que l'interdiction avait été émise pour préserver la sécurité des visiteurs et pour épargner les sites, "surtout aux dates où il y a un grand nombre de visiteurs". A l'équinoxe de printemps en 2011, Chichen Itza, dont une pyramide est conçue pour jouer avec l'ombre du soleil à ce moment précis de l'année, avait accueilli environ 35.000 personnes en un jour. Une telle affluence rend l'organisation de cérémonies dangereuse, selon lui.

"Nombre des groupes qui veulent organiser des cérémonies apportent des brasiers et veulent brûler de l'encens, et ce n'est tout simplement pas autorisé", ajoute Francisco de Anda. Par ailleurs, les plates-formes des temples sont fragiles et leur structure pourrait se détériorer sous le poids des fidèles. "Pour des raisons de protection du patrimoine, l'escalade d'environ 80% des structures de Chichen Itza est interdite", précise M. de Anda.

Le 21 décembre, environ 250 Mayas doivent présenter une cérémonie baptisée "Moments sacrés des Mayas" dans la ville de Valladolid dans l'Etat du Yucatan, a annoncé Saul Ancona, secrétaire au tourisme de l'Etat. Le monde ne s'arrêtera pas de tourner, pense-t-il. D'ailleurs, l'édition 2013 du festival qu'il organise sur la culture maya a déjà été planifiée.

cf/AP/st


Également dans le Figaro, un drôle de portfolio :

 http://www.lefigaro.fr/societes/2012/12/02/20005-20121202DIMFIG00133-le-business-de-la-fin-du-monde.php
 

--


Enfin je découvre et je lis les quatre accords toltèques...

'The four agreements' de Miguel Ruiz.


Quote start“The end of the Mayan calendar will just come and go like any other day unless we make something happen,” says Don Miguel Ruiz, author of the best-selling book, “The Four Agreements,” and a keynote speaker at Synthesis 2012.Quote end

Voir cet article :

http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Accords-tolteques-4-regles-pour-etre

--


Gracias Mexico...


29/11/2012

Sudan: ICG's report calls for reforms

The International Crisis Group just published a report on Sudan.



Sudan: Major Reform or More War


EXECUTIVE SUMMARY AND RECOMMENDATIONS
The “Sudan Problem” has not gone away with the South’s secession. Chronic conflict, driven by concentration of power and resources in the centre, continues to plague the country. The solution is a more inclusive government that addresses at least some of the peripheries’ grievances, but pledges to transform governance remain unfulfilled. A key hurdle – though not the only one – is President Bashir, who has further concentrated authority in a small circle of trusted officials and is unwilling to step aside. Many hope for regime change via coup but have not considered the dangers. The goal should be managed transition to a government that includes, but is not dominated by his National Congress Party (NCP). He might be willing to go along if he concludes greater disorder or even a coup is growing more likely, but only if the right incentives are in place. The international community should contribute to these provided a credible and inclusive transitional government, a meaningful national dialogue on a new constitution and a roadmap for permanent change in how Sudan is governed are first put firmly in train.

RECOMMENDATIONS
To achieve an inclusive transitional government and initiation of meaningful and verifiable national dialogue
To the Government of Sudan:

1.  Bring the NCP, opposition forces and civil society together in an arrangement to manage government for a limited period with well-defined parameters (based on agreed principles reiterated in multiple agreements over decades) that is intended to lead first and foremost to a comprehensive ceasefire and humanitarian access to conflict areas, as well as to allow the political forces to come together to flesh out a roadmap for a durable peace process.
2.  Create a process that includes armed and unarmed political forces from all regions to:
a) debate and agree on a system of governance that can put an end to the conflicts between the “centre-Khartoum” and Darfur, Southern Kordofan, Blue Nile, East and North; and
b) draft a permanent constitution.
3.  Implement legal and judicial measures to end impunity, such as:
a) appointing non-partisan judges, including in the special courts;
b) ensuring the independence of courts and reviewing police investigation, arrest and prosecution procedures;
c) holding all government forces and associated militias accountable for their violations of international humanitarian law; and
d) amending the provisions in the police law, the criminal law and the criminal procedural law that give the police and security personnel immunity.

To the Sudan Revolutionary Front (SRF) and Political Opposition Forces:
4.  Subordinate individual ambitions in order to develop and articulate detailed political platforms and visions that can form the framework for the transition process.
5.  Work to broaden the opposition’s support base and popular support for a transitional framework.
To assist in ending conflict and building sustainable peace and reform

--

Read more here:


The whole report:

Mali: Ban Ki-moon afraid of risks if there is an intervention in the North

The UN Secretary general is currently holding consultations in order to approve or not a African mission in Northern Mali. And this Wednesday he expressed his worries about a potential military intervention.

Read his declarations below.

--

The lastest from Reuters press agency:


U.N. chief recommends "offensive military operation" in Mali



http://www.reuters.com/article/2012/11/29/us-mali-crisis-un-idUSBRE8AS02U20121129

(Reuters) - U.N. Secretary-General Ban Ki-moon on Wednesday recommended that the Security Council approve an African Union peace enforcement mission be deployed to combat Islamist extremists in northern Mali, but did not offer financial support from the world body.

--

And the BBC:


Mali crisis: UN's Ban gives AU mission guarded support


UN Secretary General Ban Ki-moon has recommended conditional backing for a one-year African Union mission against Islamist militants in Mali.


--

In French on RFI:

Mali: Ban Ki-moon met en garde contre les risques d'une intervention militaire


Alors que les islamistes armés qui occupent le nord du Mali agrandissent la zone sous leur contrôle -ils viennent de s'installer, sans combattre, à soixante kilomètres de la frontière mauritanienne- à l'ONU, mercredi 28 novembre au soir, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est inquiété des risques d'une intervention militaire au Mali.

28/11/2012

Sudan: Interview with Mariam Alsadig Almahdi


Here is the link to my interview for Al Qarra TV with the Sudanese leader and opposition member Mariam Alsadig Almahdi, conducted on November 24th, 2012, in Paris.

Sudan: The UNP wants a national meeting with all parties

Video here:

http://www.alqarra.tv/en/interview-with-mariam-alsadig-almahdi-sudan-unps-spokesperson/



Al Qarra – Hello and welcome on Al Qarra TV. Today we are talking about Sudan and Sudanese politics and for that we receive Mrs Mariam Alsagig Almahdi. Welcome. To introduce you, you are a member and the spokesperson of the UNP, the Umma National Party in Sudan, you are also an advocate for human rights, democracy and women’s right. Your party seems right now both close to the ruling party, the National Congress Party (NCP) and to some to some party from the opposition side. Can you explain to us what it does tell of your values and your political positions today for Sudan?
Mariam Alsagig Almahdi – Thank you very much for putting this very important question because many of the ruling party officials would like to present us as you presented the party, because we are very much in opposition to the National Congress Party, the ruling party in Sudan, and to its policies and structures, and the conduct of its personnel. But we are not against the Sudan and its people and its well-being. So that’s why we keep in dialogue with the NCP but we are for a radical and comprehensive change for all policies of the NCP and actually we are now advocating for all our counterparts in Sudan for a comprehensive conference -a conference for total peace and  democratic transformation. And that entails for all parties of Sudan to participate. But we are not waiting for the NCP; we keep telling the NCP about its erroneous policies and this is the main difference between the Umma National Party and the rest of the opposition. The other opposition parties are calling for the total boycott of NCP. We believe otherwise but at the same time we are very much committed to the radical change of the policies of the NCP. If the NCP would not change, then we would advocate to change it.
Al Qarra – Sudan is currently undergoing lots of changes. Is the UNP in favour of a peaceful transition even if it has to take a long time or a more radical change?
Mariam Alsagig Almahdi – We are for a civil transformation. Of course, civil entails a lot of demonstrations, sit-ins, and disobedience. We are very much against the change through arms because we have tried it, we believe that yes it presents the case through the loudest voice, but Sudan has already been totally shattered by this way. That’s why we are working with our counterparts in the armed groups to find complementary ways for the total and radical change. And of course, we need a change as radical as possible to have a totally alternative programme, not only changing the people; as well it should be as speedy as possible because every day with the current policies it is devastating Sudan and its people more and more.
Al Qarra – According to you, is Sudan now more peace? Since the separation of South Sudan and its current conflicts on border issues, has the past year been bringing more peace in Sudan?
Mariam Alsagig Almahdi – Of course it hasn’t at all. Sudan, after the separation in two countries, is now more in chaos, for the two Sudans. That is why we say we should take the Sudanese issues as a piecemeal, each in a separate venue, will not solve anything, actually, it would complicate the Sudanese matters. We are calling for a comprehensive and holistic approach. Including relations with the South is important, as well as a new constitution to be written by the participation of all people, as well as new economic policies and reforms, as well as relations with the international community which includes a settlement regarding the International Criminal Court (ICC) and its demands in Sudan. This all to settle the conflicts in Darfur, the Nuba Mountains and South Kordofan and the Blue Nile region. So, as long as we keep doing that we believe it’s positive, like what happened lately in Addis Ababa where the international community pressed hard with using the economic crisis in both countries, Sudan and South Sudan, to enforce or to oblige a settlement in nine agreements. Unfortunately it is now dismantling and it might entail more conflict, as it was just opposed. So unfortunately the last year has been a very bad year in terms of security, in terms of the livelihood of the people, and economic crisis and in terms of violation of human rights.
 Al Qarra – The ruling party and the power in the hands of President Omar Al Bashir seems to be weakened and its own party divided, what would be your recommendations for the party to find a new revival for the whole political system to work better in Khartoum right now?
Mariam Alsagig Almahdi – Unless the NCP would agree to radical reforms needed for the stability of Sudan, by sitting with other Sudanese players, the NCP will have no place in the future of Sudan.  
Mariam Alsagig Almahdi, thank you very much for being with us.

By Melissa Chemam

L’Ethiopie après Meles Zenawi – Vers une normalisation

Entretien avec Alain Gascon, professeur émérite à Paris VIII, et spécialiste de la corne de l’Afrique

Sur Al Qarra TV


L’Ethiopie après Meles Zenawi – Vers une normalisation
En août dernier, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi est décédé après plus de 20 ans à la tête du pays. Pour tenter de comprendre l’évolution politique possible en Ethiopie, nous recevons Alain Gascon, directeur de recherches à l’EHESS, professeur émérite à l’université Paris VIII et spécialiste de la corne de l’Afrique.


Vidéo : http://www.alqarra.tv/2012/11/28/entretien-avec-alain-gascon-professeur-emerite-a-paris-viii-et-specialiste-de-la-corne-de-lafrique/#.ULXqhEeJlE8.twitter

26/11/2012

ON DRC: Ben Affleck and Eastern Congo Initiative on ABC in the US


Also talking about the DR Congo are Ben Affleck and his NGO:



"We envision an eastern Congo vibrant with abundant opportunities for economic and social development, where a robust civil society can flourish".

View here:


http://abcnews.go.com/ThisWeek/video/week-exclusive-ben-affleck-congo-17803903

'This Week' Exclusive: Ben Affleck on the Congo

Ben Affleck and Rep. Adam Smith discuss renewed violence in Central Africa.
06:46 | 11/25/2012
 
 
Please listen!
 
--
 
 
 
Eastern Congo Initiative's website: