25/06/2013

Paris Quartier d'Eté prend des couleurs sud-africaines


 De nombreux événements et spectacles du festival parisien ont pris la tangente australe en cette année dédiée culturellement à l'Afrique du Sud.

Le premier que je veux voir, personnellement :


William Kentridge, Philip Miller, Dada Masilo, Catherine Meyburgh

Refuse the Hour

Premières représentations à Paris



Galerie d'images

Du mardi 23 juillet 2013 au samedi 27 juillet à 20h30: 

Théâtre éphémère du Palais Royal (1er)

Durée : 1h20 


Presentation :

N’oubliez pas l’heure, ne l’ignorez pas... Refusez-la ! Seul un artiste virtuose comme William Kentridge pouvait se permettre pareil projet et pareille injonction : refuser le temps... Rien que ça ! voyageant avec souplesse d’un récit mythologique aux beautés méconnues de la mécanique des horloges, mêlant danse, musique et aventures esthétiques, Refuse the Hour aborde avec une joyeuse nonchalance quelques interrogations essentielles : connaît-on jamais la durée d’un rêve ? Ou celle d’un baiser ? Le même train va-t-il toujours à la même vitesse ? Peut-on continuer à aller de l’avant sans jamais cesser de remonter le temps ? De quoi produire plus de questions que de réponses, mais une certitude cependant : le temps du plaisir ne saurait se mesurer aux autres. Pour preuve : cet opéra de chambre dure 1h 20, et on aurait bien tort de refuser celle-là.


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Manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud-France 2012/2013 www.france-southafrica.com


KwaZulu-Natal Philharmonic Orchestra - in Paris


 Concert dans le cadre de la saison sud-africaine en France, le 18 juillet prochain :



KwaZulu-Natal Philharmonic Orchestra

Concert pour la Journée internationale Nelson Mandela

Première représentation à Paris


Un événement proposé en partenariat par le KwaZulu-Natal Philharmonic Orchestra et Paris quartier d’éte


Le jeudi 18 juillet 2013 à 21h30: 












“Nelson Mandela a combattu pour la justice sociale pendant 67 ans. Nous vous demandons de commencer avec 67 minutes” tel est le mot d’ordre de la Journée internationale Nelson Mandela. Bien sûr, on peut toujours le faire en restant chez soi à méditer... Mais pour fêter comme il se doit l’Afrique du Sud et sa figure emblématique, il sera plus gai de se retrouver sur la – toute neuve – place de la République pour un concert du KwaZulu-Natal Philharmonic Orchestra. Au programme : l’épopée du légendaire guerrier et roi zoulou uShaka KaSenzangakhona, la vie et les combats de Nelson Mandela sous forme d’opéra... et quelques petites surprises.
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Plus d'infos sur le site de Paris Quartier d'Eté:



24/06/2013

'Sweet Bird of Youth' - Tennessee Williams at the Old Vic


 If I manage to go to London this summer despite work, I'll head straight to this play :



You can see a trailer on the theatre website: http://www.oldvictheatre.com/sweet-bird-of-youth/


23/06/2013

Photographie : fotographia italiana


 Et les activités de la MEP ne s'arrêteront pas à Costa-Gavras pour cet été.
La Maison Européenne de la Photographie exposera aussi à partir de ce 26 juin une série de photos de l'Italien Ferrante Ferranti.



MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

FERRANTE FERRANTI"ITINERRANCES"




Photographe-voyageur, Ferrante Ferranti explore depuis trente ans les vestiges de notre passé. Avec l'âme d'un archéologue, cet architecte, écrivain de l'image mêle dans son travail photographique sa passion pour l'antiquité et sa quête du baroque.
Liens :
"L’exposition à la Maison Européenne de la Photographie présente environ 130 oeuvres et s’articule en trois parties, autour des thèmes chers à l’artiste : « Pierres sauvages, Pierres vivantes », « Rencontres » et « Empreintes du sacré ».
Ferrante Ferranti évoque à la fois la naissance du regard, au travers du jeu d’ombres et de lumière que crée le soleil sur les ruines, la quête du sens caché sous la forme, les dérives enchantées du voyage…
Au delà de l’écriture objective, guidée par l’obsession du cadrage, la fascination pour la lumière et la matière, le travail de Ferrante Ferranti vise à la métaphore.
C’est le travail d’un classique,  qui loin de toute classification, de toute querelle entre anciens et modernes, aspire à laisser le sentiment d’une expression sensible avant tout, construite sur les bases d’une exigence absolue envers soi".

Photographie : Costa-Gavras arrive à la MEP


La Maison Européenne de la Photographie, temple de l'image 'still' du Marais parisien, est fermée pour quelques jours. Car elle prepare ses trois prochaines expositions concomitantes.

La première est une compilation de clichés du réalisateur français Costa-Gavras.


COSTA-GAVRASCARNETS PHOTOGRAPHIQUES








Liens : 


Auteur de films mythiques, de Z à Capital, son dernier film, en passant pas L’AveuClair de Femme et Missing, Costa-Gavras est aussi photographe.
Ce réalisateur engagé a conservé de ses amitiés et de ses combats des images personnelles et attachantes. Pour la première fois, Costa-Gravras accepte d’ouvrir ce grand album photographique.
L’exposition à la Maison Européenne de la Photographie donne à voir cet aspect méconnu de son œuvre. Avec environ 70 images, l’exposition présente une sélection de photographies de voyage (en Palestine, Russie, Amérique latine…), de portraits (sa famille ainsi que des personnalités du monde du cinéma et de la politique), et de ses engagements politiques. A la fin de ce parcours photographique, Costa-Gavras rend un vibrant hommage à Chris Marker, à travers une sélection de photos prises par celui-ci sur le tournage deL’Aveu, en 1970.
On reconnaît dans l’ensemble de ce travail en noir et blanc à la fois la lucidité d’un regard et la sensibilité d’un homme pour lequel la vie doit être vécue avec chaleur et conviction.
Une sélection de portraits faits par Costa-Gavras est également présentée en avant-première au festival PHOTOMED, du 23 mai au 16 juin 2013.

22/06/2013

Yasmine Hamdan


 Depuis plusieurs semaines, sa voix enchante et coule sur toutes les fréquences que je fréquente.

Son nouvel album, 'Ya Nass', premier en solo, est en effet sorti récemment en France.

Compositrice et interprète libanaise aux talents multiple, Yasmine vit à Paris mais a grandi entre plusieurs pays et plusieurs cultures, de la Grèce au Koweit en passant par la France. Des influences qui affleurent dans toue sa musique. 


Yasmine Hamdan


. © Crammed Discs
Elle a débuté avec Soapkills, le duo électronique qu'elle a fondé en 1997 à Beyrouth avec Zeid Hamdan.
Une chanson : 'Deny'



Musicienne, chanteuse, Yasmine Hamdan est également une actrice. 
Elle sera d'ailleurs à l'affiche de 'Only Lovers Left Alive', le dernier film de Jim Jarmusch, presenté en compétition au dernier Festival de Cannes, dans lequel elle joue son propre role. Sortie sen France prévue fin 2013.

La bande-annonce : 


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Ecouter l'émission Un Autre Jour est Possible de France Culture avec la chanteuse :

Un autre jour est possible

Un autre jour est possible

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Emission Un autre jour est possible
du lundi au vendredi de 6h à 6h30
Ecoutez l'émission26 minutes

Une Histoire de la nouvelle vague / Musique : Yasmine Hamdan

21.06.2013 - 06:00 Ajouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile
Une Histoire de la nouvelle vague 20/20 par Jean Douchet
  
L'Invitée
Eclairage sur une jeune artiste qui monte, déjà icône underground à travers le monde arabe, depuis ses premiers pas avec Soapkillsl'un des premiers groupes indie/électroniques à voir le jour au Moyen-Orient. Elle nous parle aujourd'hui de son premier album solo "Ya nass", inspiré du répertoire et de l'attitude de grandes chanteuses arabes du milieu du XXe siècle,  et de son apparaition dans le prochain film de Jim Jarmush dans lequel elle tient son propre rôle.

y asmine Hamdan © RADIO FRANCE























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La chronique de Hind Meddeb pour France Info sur Yasmine Hamdan :



21/06/2013

Special day: Keep calm and write your story






Festival Cinéma(s) d’Iran : Paris, 26 juin - 2 juillet



Festival Cinéma(s) d’Iran

 



Fictions – nouveau cinéma iranien
La situation du cinéma iranien est paradoxale. Il représente d’une part une cinématographie reconnue sur le plan international et régulièrement primée dans les festivals, tout en subissant à l’intérieur du pays une censure implacable comme l’a rappelée en 2010 l’arrestation et la condamnation de Jafar Panahi. Peu de temps après, le cinéma iranien connaissait son plus grand succès critique et public avec Une Séparation, Ours d’or à Berlin en 2011, et César et Oscar du meilleur film étranger en 2012. Malgré sa condamnation et son assignation à résidence, Panahi vient de réaliser un nouveau film Closed curtain que nous montrerons en avant-première en France lors du festival.
A cette œuvre singulière dans sa  réalisation, répondent d’autres films caractéristiques du cinéma iranien contemporain comme TaboorParviz, ou Modest Reception, tous inédits en France. Mais aussi The Last Stepd’Ali Mosaffa. L’acteur qui est aussi réalisateur viendra  présenter son film en compagnie de son actrice principaleLeila Hatami. Enfin, nous reviendrons avec Asghar Farhadi sur Le Passé lors d’une séance exceptionnelle en sa présence. En effet, quel film mieux que celui-ci pour symboliser la rencontre entre le cinéma français et iranien comme l’a montré sa présentation à Cannes et le prix d’interprétation féminine obtenue par Bérénice Bejo ?
Documentaires – un Iran politique
Le documentaire est également à l’honneur dans le festival comme le montrent Virgin de Taraneh Hassanzadeh,Back Vocal de Mojtaba Mirtahmasb ou Les derniers jours de l’Hiver de Mehrdad Oskouei qui opèrent une plongée dans la société iranienne mais aussi le court-métrage Arezou d’Ali Molavi qui tend le micro aux passants de Téhéran pour recueillir leur souhait. Nous nous intéresserons également aux Iraniens de l’étranger avec Pour moi, le soleil ne se couche jamais de Mina Rad qui suit Ahmed un quinquagénaire vivant en France qui a su surmonter le handicap de sa cécité.
Focus 2013 – Les Révolutions iraniennes
En cette année d’élection présidentielle, comment ne pas revenir sur le scrutin de 2009 à l’origine d’une mobilisation sans précédent des Iraniens ? Nous évoquerons la campagne présidentielle de 2009 avec deux films : 20 jours qui ébranlèrent Téhéran d’Ali Razi et Salaam Isfahan de Sanaz Azari, puis nous porterons notre regard sur le « mouvement vert » de contestation et ses échos sur la Toile avec Iran, fragments d’une révolution avant d’élargir notre vision à la révolution de 1979 avec Le Mouvement de Libération des femmes iraniennes, année zéro du collectif « Des femmes filment » et Iran, l’utopie en marche de Jocelyne Saab qui montrent le début du nouveau régime en 1980. Enfin, avec Women without men de Shirin Neshat, nous nous attarderons sur le coup d’Etat de la CIA contre le premier ministre Mohammad Mossadegh en 1953, un épisode déterminant de l’Histoire iranienne contemporaine.
Classiques – Un Iran cinématographique
Iran, une révolution cinématographique de Nader T. Homayoun nous permettra d’avoir un point de vue d’ensemble sur le cinéma iranien des origines à nos jours. Enfin, nous rendrons hommage à Farrokh Gaffary avecLa Nuit du Bossu, un des grands classiques de la comédie iranienne.

Flyer Festival_verso


Festival des Cinémas arabes



Festival des Cinémas arabes / IMAG'IMA

Du 28 juin au 3 juillet 2013 à l'Auditorium Rafik Hariri

 Si le cinéma se doit de retrouver, dans la programmation de l’Institut du monde arabe, la place, pleine et entière, qui fut naguère la sienne, ce nouveau Festival des Cinémas arabes constitue à cet égard un important jalon.
Ce festival, conçu en étroite association avec la société commNprod International, présente, en cette année 2013, un programme riche en émotions et en qualité, qui rend bien compte  des évolutions les plus récentes à l’œuvre au sein des sociétés du monde arabe.
Ce ne sont pas tant des images de soulèvements populaires qui sont montrées dans ces films ; mais, bien plutôt, à travers le comportement d’hommes et de femmes de ces pays, les différents enjeux sociaux et politiques qui se laissent appréhender. Les quelque trente films présentés – courts et longs métrages, fictions, documentaires ou films d’animation – ont tous été réalisés entre 2011 et 2013. Projetés à l’IMA pour la première fois en France et parfois même en première mondiale, ces films sont originaires de toutes les parties du monde arabe : Maghreb, Machrek, Golfe et Vallée du Nil, jusqu’au Soudan.
Le jeune public de l’IMA n’a pas été oublié, puisqu'une séance regroupant six courts métrages a été conçue à son intention.
Plusieurs des auteurs, réalisateurs, producteurs ou acteurs de ces films, présents à l’IMA pendant la tenue de ce Festival, participeront aux divers débats, tables-rondes, ateliers qui viennent enrichir le programme de cette manifestation.


Jack LANG
Président de l'Institut du monde arabe

Sénégal : La lettre de Bousso Dramé au Consulat français



LETTRE OUVERTE AUX AUTORITÉS CONSULAIRES ET DIPLOMATIQUES FRANÇAISES AU SÉNÉGAL : NON, MERCI.


Dakar, le Jeudi 20 Juin 2013
A Son Excellence, Monsieur le Consul Général,
A Monsieur le Directeur de l’Institut Français du Sénégal,
Mon nom est Bousso Dramé et je suis une citoyenne sénégalaise qui, en ce jour, a décidé de prendre sa plume pour porter haut et fort un message me tenant particulièrement à cœur.
Par intérêt pour la langue de Molière, j’ai décidé de participer en Avril dernier, au Concours National d'Orthographe 2013, organisé par l'Institut Français, dans le cadre des Prix de la Francophonie. Le concours a réuni quelques centaines de candidats, âgés de 18 à 35 ans dans les Instituts Français de Dakar et de Saint-Louis ainsi que les Alliances Françaises de Kaolack et de Ziguinchor. A la suite de joutes portant sur un extrait de L’Art Français de la Guerre d’Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011, j’ai eu l’honneur d’être primée Lauréate dudit Concours. A ce titre, un billet d’avion Dakar-Paris-Dakar et une formation CultureLab en réalisation de film documentaire au Centre Albert Schweitzer m'ont été octroyés.
Durant ma petite vie, je n'ai eu de cesse, tout en étant ouverte sur le monde dont je suis une citoyenne, de défendre ma fierté d'être noire et africaine. Il va sans dire que je crois résolument à l'avenir radieux de ma chère Afrique. Je suis également d’avis qu'il est impératif que les préjugés qui ont prévalu au sujet des Africains et de l’Afrique, du fait du passé colonial et de la situation contemporaine difficile de ce continent, soient révolus. Il est temps que les Africains se respectent eux-mêmes et exigent d'être respectés par les autres. Cette vision d'une Afrique généreuse et ouverte, certes, mais fière et ferme dans l'exigence du respect qu'on lui doit et qu’on ne lui a que trop longtemps refusé est une conviction forte qui me porte et me transporte, littéralement.
Cependant, durant mes nombreuses interactions avec, d'une part,  certains membres du personnel de l'Institut Français, et, d'autre part, des agents du Consulat de France, j'ai eu à faire face à des attitudes et propos condescendants, insidieux, sournois et vexatoires. Pas une fois, ni deux fois, mais bien plusieurs fois! Ces attitudes, j'ai vraiment essayé de les ignorer mais l'accueil exécrable dont le Consulat de France a fait montre à mon égard (et à celui de la majorité de Sénégalais demandeurs de visas) a été la goutte d'eau de trop, dans un vase, hélas, déjà plein à ras bord. 
En personne authentique qui ne sait pas tricher, une décision difficile mais nécessaire s'est naturellement imposée à moi. Un voyage tous frais payés, fut-il le plus beau et le plus enchanteur au monde, ne mérite pas que mes compatriotes et moi souffrions de tels agissements de la part du Consulat de France. Une formation aussi passionnante soit-elle, et Dieu sait que celle-ci m'intéresse vraiment, ne vaut pas la peine de subir ces attitudes qu'on retrouve malheureusement à grande échelle sous les cieux africains. Par souci de cohérence avec mon système de valeurs, j'ai, donc, pris la décision de renoncer, malgré l’obtention du visa. Renoncer pour le symbole. Renoncer au nom de tous ces milliers de Sénégalais qui méritent le respect, un respect qu'on leur refuse au sein de ces représentations de la France, en terre sénégalaise, qui plus est.
Cette décision n’est pas une sanction contre des individualités, mais contre un système généralisé qui, malgré les dénégations de mes concitoyens, semble ne pas avoir l’intention de se remettre en cause.
Par ailleurs, je trouve particulièrement ironique que l'intitulé partiel de la formation à laquelle je ne prendrai pas part soit : "La France est-elle toujours la Patrie de Droits de l'homme. Jusqu'à quel point les Français sont-ils des citoyens d'Europe, du monde?" Cela aurait, sans aucun doute, fait un intéressant sujet de documentaire vu d’une perspective africaine et j'espère, avoir l'occasion, par d'autres voies et moyens, de participer à une future formation CultureLab.
Je tiens à remercier, l’Institut Français tout de même, pour l'initiative de ce concours, qui, à mon avis mériterait de continuer à exister, voire se tenir à fréquence plus régulière et ce, pour stimuler l'émulation intellectuelle entre jeunes Sénégalais et pour le plaisir des amoureux de la langue française, dont je fais partie.
Madame la Préposée au Guichet du Consulat de France - je ne connais pas votre nom, mais je vous dis au sujet de ce visa dont je ne me servirai pas : Non, merci.
Fièrement, sincèrement et Africainement vôtre.
Bousso Dramé 
Consultante Internationale
Récipiendaire de la Bourse d'Excellence du Gouvernement Sénégalais
Récipiendaire de la Bourse d'Excellence Eiffel du Gouvernement Français pour les étudiants étrangers
Diplômée de Sciences Po Paris, Master en Affaires Internationales
Diplômée de la London School of Economics, MSc in International Political Economy
Nominée “Global Shaper” par le Forum Economique Mondial
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