Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films.
As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper...
Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa...
This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
In Mali, Adama Kamissoko, the governor of the Malian town of Kidal, returned yesterday (Thursday 11th)
to his city and regained his position, after
more than a yearlong absence. Ahead of the crucial nationwide elections to be
held on July 28th, Malians expect a lot on this move but Adama
Kamissoko's reinstatement comes at a time of violent protests in the northeastern
rebel stronghold.
In a interview today, I asked IIED
(International Institute for Environment and Development) director Camilla Toulmin
if the reinstallation of the governor can be enough to start the organisation
of the electoral process in the rebellious town.
The interview will be on air tomorrow, Friday, on RFI English. You can catch it here:
In Egypt, interim president Adly Mansour has named liberal economist and former finance minister Hazem el-Beblawi as the new leader transitional government.
Hazem el-Beblawi has been named yesterday (Tuesday the 10th) by the transitional authorities, whilst former UN nuclear agency chief Mohamed ElBaradei was appointed as deputy to the president, responsible for foreign affairs.
For RFI English, I spoke with Middle-East commentator Nabila Ramdani to analyse further those nominations and know more about Hazem el-Beblawi.
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Interview was on air on Wed. July 10th, on RFI English. Listen to RFI here:
RENCONTRE AVEC SOULEYMANE DÉMÉ, L’ACTEUR DE GRISGRIS DE MAHAMAT SALEH HAROUN
9 juillet 2013 Par Melissa Chemam
Il est le héros du seul film africain en compétition à Cannes cette année. Dans tous les sens du terme. Acteur principal de « Grigris« de Mahamat Saleh Haroun, Souleymane Démé a aussi inspiré le personnage du protagoniste et créé les chorégraphies de ce film hors norme, racontant l’histoire d’un Burkinabè à Ndjamena, handicapé, poursuivi par la pauvreté et le mauvais sort et pourtant capable de se sortir de toutes les situations et de les sublimer.
Comme Grigris, Souleymane Démé transcende le malheur. A 36 ans, ce prodige de la break danse a vu sa vie transformée par un réalisateur qui a braqué les projecteurs sur ses dons et sa passion pour la vie. « Tout ce qu’on a fait dans le film, c’est un peu de ma réalité », raconte-t-il lors de sa visite à Paris pour l’avant-première du film. Comme Grigris, Souleymane n’a pas connu son père, a eu une maladie qui l’a rendu handicapé, mais a toujours dansé depuis l’enfance. Il a rencontré Haroun à Ouagadougou, au FESPACO, le plus grand festival de cinéma africain, qui s’est enthousiasmé pour son histoire et son talent pour la danse. « L’équipe est venue chez moi, ils m’ont filmé à mon travail et lors d’une fête de mariage organisée par un ami où je devais danser. Puis ils m’ont demandé de parler, de rire devant la camera ». Et le scenario du film s’est écrit à partir de ces bouts d’essais.
Pour vivre, Souleymane est réparateur de téléphones et électricien. Et comme dans la vie, il répare tout ce qu’il touche. Dans le film, Grigris se retrouve face à la maladie de son beau-père alors que sa mère ne peut plus payer l’hôpital. Le travail, la journée, – à la boutique de couture et de photographie de son beau-père – et la danse, la nuit dans les bars glauques de Ndjamena, ne suffisent pas à subvenir à de tels frais. Alors Grigris s’embarque dans un commerce illégal de bidons d’essence qui le fera mille fois risquer sa vie, alors qu’il tombe d’amour pour une jeune prostituée…
Tout cela, Souleymane a dû l’incarner alors qu’il joue pour la première fois. Il se sert de son habitude de la scène, lui qui danse avec la compagnie d’Irène Tassembédo depuis des années, se souvient de leurs tournées au Ghana, au Mali… La danse, qui a rendu son « pied faible fort », lui ouvre une nouvelle porte. « J’ai dansé jusqu’à oublier que je ne pouvais pas marcher ». Tout comme, dans le film, Grigris lutte dans le fleuve en tirant les bidons d’essence d’un bras, oubliant qu’il ne sait pas nager avec une jambe handicapée. Puis il rebondit et prend le volant pour continuer ce travail de mafieux, sacrifiant sa jeunesse et ses rêves, n’hésitant pas devant les risques et un monde de violence.
« En lisant le scenario d’Haroun, je pensais aux enfants des rues avec lesquels j’ai grandi », raconte Souleymane. « Petit j’étais comme ça, à danser en slip, comme sur la scène sur le toit vers la fin du film, nous n’avions pas assez d’argent pour se payer un pantalon. Avec cette scène, je voulais montrer ce qu’on peut faire handicapé. Car on n’est pas handicapé dans sa tête. On peut faire beaucoup de choses, on est capable de beaucoup de travail ».
Mais la fiction c’est aussi les dialogues et la confrontation avec les autres acteurs. « Dans le cas de Mimi, c’était pas facile », avoue Souleymane. « Il m’a fallu beaucoup de préparation pour les scènes intérieures et intimes. Elle est métisse, pour nous, c’est inhabituel. Mais moi j’aime cette idée ». Et l’amour s’immisce entre ces deux personnages hors norme, Grigris portant chance à tout le monde autour de lui, le menant à surmonter la violence, la perte et le tabou de la prostitution. « Le film a changé ma vie », conclut Souleymane Démé. « Je sais maintenant que tout cela, c’est possible ».
« Grigris » de Mahamat-Saleh Haroun, avec Souleymane Deme, Anaïs Monory, Tchad, 1h40, les films du losange. Sortie le 10 juillet 2013 en France.
Je revois encore Dan m'expliquer sa théorie en
s'agrippant fermement l'entrejambe
Il me disait comme ça avec cet accent que je t'épargne
« Il faut
distinguer le cock music et le smart music tu vois,
Rolling
Stones Pixies AC/DC Guns ‘n’ Roses etc.
C'est une
question de génération mon petit gars »
OK il a peut-être raison je sais pas
Il y a quelque chose d'ironique dans tout ça
Comme si une fois le Big Magnet s’était dit
« Tiens
Pierrot amène-toi qu’on rigole Tiens tu le vois l'autre taré en bas ? Et bien
moi j’ai décidé que pour les cent prochaines années il avancera les yeux bandés
»
Et Pierre de répliquer
« Seigneur
soyez pas pute laissez-lui au moins des indices par-ci par-là j’en sais rien »
Et il en fut ainsi
Depuis jour et nuit je traque les épiphanies
Avec la rage d’un mercenaire sous crack
D’un alcoolique en manque de Jack
D’un dément
D’un amant qu’on plaque
Jour et nuit je traque les épiphanies
Avec la rage d’un mercenaire sous crack
D’un alcoolique en manque de Jack
D’un amant qu’on plaque
D’un dément qu’on claque
Je revois encore Matthieu et les étoiles dans ses yeux
entre deux cigarettes fumées à la fenêtre de ma chambre il me disait comme ça
« Mon vieux
tu savais que le verbe cristallisait la pensée ?
Je te jure
un mot sur une idée foireuse c'est exactement comme un baiser
T'as pas
remarqué ?
C'est une
question de perception »
Et au fond je sais qu'il a raison
Il y a quelque chose de mystique dans son affaire
Pouvoir ramasser les mots par terre et les jeter comme
des pierres
Contre les parois plongées dans le noir pour en faire
sortir les choses qui blessent
Grâce à la parole réussir à s'armer contre les sales
pensées et faire des plans Serrer les poings serrer les dents les cogner leur
rentrer dedans
Essayer d'attraper les syllabes à la volée pour en faire
des bougies qui éclairent et qu’on placera sous les paupières
Ou des jolis bouquets pour une fille qui nous plaît
Finalement c’est pour ça que j’écris
Je revois encore Thibault éclairé par le halo de la lampe
à pétrole
Il me disait comme ça entre les vapeurs d'alcool
« Tu sais
qu'on peut flotter au-dessus du sol rien qu'avec la parole ?
Je te jure
On faisait ça quand j'étais enfant Sur le terrain vague derrière chez mes
parents
C'est juste
une question de conviction »
Et je prie pour qu'il ait raison
Il y a quelque chose de magnifique dans son histoire
De savoir que si tout foire il nous en reste dans les
tiroirs
Grâce à eux qui ont reçu le feu sacré qui permet de tout
voir
Eux les machines à observer Les machines à mettre des
mots sur tout
Eux qui écrivent plus vite que la pensée
Et avec ça ils agrandissent la Vie
Ils font apparaître les fils qui relient toutes les
choses entre elles
Et ça leur donne le courage de tout affronter
Même la Kolyma
En attendant moi quoi ?
Moi j'ai rien vu rien lu rien entendu et surtout rien
compris
Les Frères musulmans et leurs alliés ont constitué, jeudi 4 juillet, le Front de défense de la légitimité, un mouvement visant à soutenir Mohamed Morsi comme seul président légitime, par le biais de manifestations sur toutes les places d’Egypte. Ce vendredi, ils appellent à une véritable démonstration de force. Ils sont plusieurs milliers devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah dans le quartier de Nasr City.
En Egypte, l’ancien président Mohamed Morsi et sa garde rapprochée sont aux mains de l'armée depuis mercredi. Le Guide suprême de la confrérie des Frères musulmans Mohamed Badie a été arrêté pour « incitation au meurtre de manifestants ».
Magnifique journée que ce 1er juillet 2013, de mon côté. J'espère que pour vous aussi.
Et pour terminer...
Merci à @JeanBirnbaum pour cette belle citation partagée ce soir sur Twitter :
'C'est parce que l'autre n'est pas "notre genre" qu'on l'aime. Ceux qui sont "notre genre", on ne s'attache pas longtemps à eux', le psychologue Michel Schneider
Référence proustienne ; vérité, de fait, profonde.
In 2009, a handful of London-based musicians travelled to Nairobi in Kenya to collaborate with local musicians there. The project was set up by Hetty Hughes and her friend Aaron Abraham, co-founders of a voluntary organisation called Art of Protest established in order to promote local musicians and rappers. Hetty and Aaron were disheartened by the way they were being sidelined and overlooked, sothey set about inviting some London-based musicians to visit Nairobi and collaborate. It was a loose arrangement… there was no specific agenda other than to bring the musicians together, exchange ideas and enjoy the results.
Jesse Hackett (keys) Louis Hackett (bass) Sam Lewis (guitar) Chris Morphitis (bouzouki/guitar) Tom Skinner (drums) Joseph Nyamungo Charles Okoko
Must see exhibition for all photography fans and South Africa lovers.
In Paris incredible Maison Rouge has a show presenting main contemporary South African artists and photographers working from and on Johannesburg.
Insight into a presentation of a city like no other:
Photography:
Painting, sculpture and more:
William Kentridge's beautiful film:
William Kentridge (b. 28 April 1955) is best known for his prints, drawings, and animated films, constructed by filming a drawing, making erasures and changes, and filming it again. A single drawing will be altered and filmed this way until the end of a scene. These palimpsest-like drawings are later displayed along with the films as finished pieces of art... He also works on operas and sculptures.
Mary Sibande, 'Wish you were here', 2010:
And much much more!
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Infos:
my joburg
20 juin - 22 septembre 2013
Après My Winnipeg (Manitoba, Canada) en 2011, la maison rouge poursuit son cycle d’expositions consacrées aux scènes artistiques de villes dites « périphériques », en mettant à l’honneur cette année la ville de Johannesburg en Afrique du Sud. Couramment appelée Joburg ou Jozi, par ses habitants, Johannesburg est une mégalopole qui regroupe plus de 6 millions de personnes. Capitale économique du pays, Joburg est une ville de contrastes qui porte l’empreinte des bouleversements historiques, sociaux, économiques qu’a connus le pays depuis la fin de l’Apartheid. L’exposition présente une cinquantaine d’artistes en mettant l’accent sur l’effervescence artistique de ces vingt dernières années. Elle permet de découvrir, aux côtés d’artistes déjà reconnus internationalement comme Jane Alexander, Kendell Geers ou William Kentridge, de jeunes artistes encore largement méconnus en France comme Kudzanai Chiurai, Zanele Muholi, Mary Sibande, ou Mikhael Subotzky, ainsi que la jeune génération de photographes formée par le Market Photo Workshop, fameuse école de photographie fondée en 1986, à laquelle une section de l’exposition a été confiée.
la maison rouge, fondation antoine de galbert
Créée à l’initiative d’une personne privée, Antoine de Galbert, amateur d’art engagé sur la scène artistique française, la maison rouge est une fondation reconnue d’utilité publique.
Sa vocation est de promouvoir les différentes formes de la création actuelle au travers de la présentation d’expositions temporaires. Offrant aux oeuvres et aux artistes plus de mille mètres carrés d’espaces d’exposition, la maison rouge invite des commissaires indépendants à explorer la diversité des champs de la recherche artistique actuelle, souvent par le biais de grandes collections privées internationales. La fondation veut, au long des expériences de l’art qu’elle provoque et propose, privilégier la multiplicité des démarches, des pratiques et des approches.
adresse la maison rouge 10 boulevard de la bastille f - 75012 paris
horaires
ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h nocturne le jeudi jusqu’à 21 h
Click on 'Listen to RFI' then 'News' than 'Latest International Newscast' 6h30 and 7h30.
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The Statement:
Managing Mali’s elections: a short delay would pay long-term dividends
Bamako/Dakar/Brussels | 26 Jun 2013
The recent agreement between the government and two rebel Tuareg groups is a positive step, but Mali’s politicians should now consider delaying presidential elections, the first round of which is currently scheduled for 28 July. This would allow authorities adequate time to prepare and ensure that those citizens who wish to vote can do so. The delay should be short – no more than three months – with timelines for outstanding tasks clearly defined. Pressing ahead within the existing timeline could lead to a chaotic and contested vote and a new president without the legitimacy essential for the country’s recovery. International partners should make it clear that setting the democratic bar too low is not a sustainable strategy, but rather one that would risk future instability the country can ill-afford.
In the last few days, interim President Dioncounda Traoré has received representatives from the main political parties to discuss the “Preliminary Agreement” his government signed last week in Ouagadougou with two principal armed groups in the north, the National Movement for the Liberation of Azawad and the High Council for the Unity of Azawad (known by their French acronyms MNLA and HCUA). The agreement should allow polls to be held across the country. It envisages the quick re-deployment of the Malian government and its security forces to Kidal, the northern-most region currently controlled by the Tuareg rebels but who have agreed to place their forces in a cantonment.
Exactly what the party representatives and president agreed during their consultations in Bamako is unclear, but they should now consider a short delay in presidential elections. Setting an ambitious date helped move along the Ouagadougou talks and accelerated steps toward elections. But despite the remarkable efforts of staff in the Ministry of the Territorial Administration – the entity responsible for organising elections – preparations for the vote still lag behind schedule.
New ID cards have arrived in Bamako, and their delivery across the vast country will start soon, but deadlines are simply too tight for their distribution in all regions ahead of the polls. Experts fear that the majority of the 6.9 million registered voters would not receive their cards in time. They cannot vote without them, which could lead to frustration and possibly violence. Some of those that obtain cards may have moved since they registered and may lack time to request that their names be transferred, before voter lists are finalised. Prefects, the ministry staff overseeing elections in the districts, have barely returned to their offices in much of the north, further complicating preparations. Mali already has a troubled electoral history: in 2002 nearly one ballot out of four was cancelled; in 2007 some 40 per cent of voters did not receive their cards.
An election at the end of July, therefore, would likely be shambolic, with many eligible citizens protesting inability to cast ballots. The vote’s results would almost certainly be challenged. The leading candidates in the presidential election all believe today that they can win, even if the vote is disorderly – indeed some may feel they would benefit from a low turnout or one in which some regions have significantly higher participation than others. But in the aftermath of a flawed first round, losers would have plenty of ammunition to contest results. Little in Mali’s electoral history suggests the bodies responsible for resolving such disputes would be able to do so in a manner acceptable to all.
Recommandations:
Specifically, a delay of no more than three months would give the Malian authorities time to:
complete the distribution of new ID cards to all registered voters;
re-deploy all district officers (prefects and sub-prefects) on a permanent basis and give them the necessary resources and time to restore security and prepare for the election;
extend the period for the internally displaced to provide their current location to the administrative committees in charge of establishing the final voter lists; and
complete special electoral lists for refugees in the camps in neighbouring countries and deter potential pressures and threats directed against them.