Somalie: les médias à nouveau endeuillés par l'assassinat d'un salarié de Radio-Mogadiscio
Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films. As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper... Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa... This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
18/08/2013
Somalie :assassinat d'un employé de Radio-Mogadiscio
Somalie: les médias à nouveau endeuillés par l'assassinat d'un salarié de Radio-Mogadiscio
14/08/2013
Maroc / Espagne : nombre record de migrants; détérioration de leur situation
Selon les services de secours espagnols, 64 migrants clandestins ont été secourus en mer, mardi, dans le détroit de Gibraltar, à bord de bateaux pneumatiques. Ce nouvel afflux porte à quelque 300 le nombre de personnes secourues dans cette zone depuis vendredi dernier, selon les chiffres fournis par les secours espagnols.
Ils viennent essentiellement du Maroc mais sont originaires d'Afrique subsaharienne.
Parallèlement, en Sicile, plus de 160 immigrés ont été recueillis mardi en mer et sont arrivés sur la côte est de l’île, selon les autorités locales.
Selon la Croix-Rouge espagnole, depuis le début de cette année, il y a eu environ 875 personnes prises en charge à Tarifa, près de Gibraltar, soit le double du nombre pris en charge à fin août de l'année dernière.
En 2012, 3.804 immigrants avaient atteint les côtes espagnoles par la mer, selon le ministère de l'Intérieur espagnol.
Des chiffres confirmés à RFI par les organisations Migreurop et Sos Racismo Espagne. Selon elles, le ministère de l'intérieur espagnol chercherait désormais une solution, alors que le centre de détention (CIE) de Tarifa est plein et celui de Algeciras (le seul autre en Andalousie) est fermé pour travaux.
Saïd Tbel est membre de la Commission centrale marocaine pour les migrations et le droits de refuge au Maroc.
Selon lui, le Maroc est devenu un lieu de transit de plus en plus difficile pour les migrants subsahariens, alors que le pays durcit sa répression, les poussant à franchir la Méditerranée. Mais côté espagnol, l'accueil se fait également de plus en plus dur.
Egypte : un caméraman tué au Caire, ElBaradei démissionne...
Un caméraman de Sky News a été tué par balle au Caire lors des violences qui ont fait des dizaines de morts mercredi en Egypte, où plusieurs autres journalistes ont été arrêtés ou agressés.
"C'est avec un immense regret que Sky News annonce la mort de Mick Deane, un caméraman expérimenté, alors qu'il travaillait au Caire ce matin (mercredi)", a annoncé la chaîne britannique d'informations en continu,
ajoutant que ce journaliste, un Britannique âgé de 61 ans, marié et père de deux enfants, "travaillait depuis quinze ans" pour la chaîne.
--
Une autre journaliste, qui ne participait toutefois pas à la couverture des événements, a été tuée par balle mercredi au Caire. Il s'agit de Habiba Ahmad Abdel Aziz, 26 ans, correspondante du supplément hebdomadaire de Gulf News, Xpress, qui était en vacances dans son pays natal.
"Tout le monde à Sky News est choqué et attristé par la mort de Mick", un "journaliste talentueux et expérimenté" qui a travaillé au Moyen-Orient et aux Etats-Unis, a réagi le patron de la chaîne, John Ryley.
Selon Reporters sans frontières, elle "participait au sit-in" et a trouvé la mort dans l'intervention contre les Frères Musulmans sur la place Rabaa al-Adawiya.
Son père est un conseiller du président islamiste déchu Mohamed Morsi, selon Dureik Al Beik, rédacteur en chef à Gulf News.
--
Au moins quatre journalistes, tous de nationalité égyptienne, ont par ailleurs été blessés et hospitalisés lors de l'évacuation des deux campements des partisans de Mohammed Morsi au Caire, a rapporté Reporters sans frontières.
--
Parallèlement, le vice-président égyptien, le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, a annoncé avoir présenté sa démission au président par intérim, après l'intervention sanglante des forces de l'ordre
pour déloger les manifestants islamistes pro-Morsi de deux places du Caire.
"Il m'est devenu difficile de continuer à assumer la responsabilité de décisions avec lesquelles je ne suis pas d'accord", écrit-il notamment dans sa lettre au président Adly Mansour.
Libye : Procès des mercenaires, un test pour la justice
Le verdict du procès en appel des 24 Russes, Ukrainiens et Biélorusses, condamnés à de lourdes peines pour avoir été des mercenaires de Mouammar Kadhafi était attendu ce mercredi.
Le tribunal militaire libyen en charge de l'affaire a finalement décidé de renvoyer le procès devant une juridiction civile.
La cour "a accepté l'appel interjeté par les accusés et décidé de casser le jugement du tribunal militaire rendu le 4 juin 2012.
Les accusés seront renvoyés devant la cour d'appel de Tripoli.
Les détails :
--
Selon le président de la haute cour de justice militaire, le colonel Ismaël al-Chérif, la cour se déclare incompétente pour juger cette affaire.
L'audience de mercredi a eu lieu en l'absence des accusés.
Ils sont restés en prison pour des raisons de sécurité, selon le tribunal.
Il s'agit d' "une victoire de la justice libyenne", pour Monaem Massoud, l'avocat de la défense.
Il a précisé que la décision prouve "l'indépendance et l'impartialité de la justice en Libye".
Selon lui, "le verdict est conforme à une loi adoptée récemment par l'assemblée qui interdit le jugement des civils par des tribunaux militaires".
La défense souhaitait depuis le début de l'affaire obtenir le transfert de l'affaire devant un tribunal civil.))
Les accusés devraient être "maintenus en prison jusqu'à leur (nouvelle) comparution, la cour n'ayant pas évoqué une remise en liberté".
Ces mercenaires russes, biélorusses et ukrainiens sont accusés d'avoir préparé des lance-missiles pour viser des avions de l'Otan pendant le conflit qui a provoqué la chute, puis la mort, de Kadhafi.
19 Ukrainiens, 3 Biélorusses et un Russe ont été condamnés le 4 juin 2012 à 10 ans de prison assortis de travaux forcés - un second Russe, considéré comme le coordinateur du groupe, a, lui, été condamné à la prison à perpétuité.
ces hommes ont toujours rejetées ces accusations, affirmant être venus en Libye gagner leur vie dans le secteur pétrolier, recevant depuis le soutien de leurs chancelleries.
Selon l'ambassadeur ukrainien en Libye, ils auraient été contraints sous la menace des armes de travailler pour le compte du régime Kadhafi, après le début du conflit.
Selon le spécialiste de la Libye Hasni Abidi, directeur du CERMAM (Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, à Genève), il s'agit du premier procès d'une telle ampleur en Libye, portant sur le cas de mercenaires étrangers et il représente évidemment un test pour la justice du pays, alors que le Tribunal militaire libyen est toujours en construction.
Closure of all MSF medical programmes in Somalia
MSF´s International President Dr. Unni Karunakara announced today the closure of all MSF medical programmes in Somalia
MSF was forced to take this decision due to extreme attacks on its staff in an environment where armed groups and civilian leaders increasingly support, tolerate, or condone violence against humanitarian aid workers.
During MSF’s 22 year history of working in Somalia, 16 MSF staff members have been killed and the organisation has experienced dozens of attacks on its staff, ambulances, and medical facilities since 1991. Most recently, during 2012 two staff were killed in Mogadishu while two other staff were held captive for 21 months in Somalia after being abducted in 2011.
The closure effectively cuts off hundred of thousands of Somali civilians from humanitarian aid and has been one of the hardest decisions MSF has had to make in its history.
--
MSF FORCED TO CLOSE ALL MEDICAL PROGRAMMES IN SOMALIA
Abuse and Manipulation of Humanitarian Action End 22 Years of Medical Aid in Somalia ; Armed Groups and Civilian Leadership Support and Tolerance of Violent Attacks Against MSF Undermine Minimum Security Guarantees Needed to Maintain Assistance Programmes
NAIROBI/GENEVA, August 14, 2013 -- After working continuously in Somalia since 1991, the international medical humanitarian organisation Médecins Sans Frontières (MSF) today announced the closure of all its programmes in Somalia, the result of extreme attacks on its staff in an environment where armed groups and civilian leaders increasingly support, tolerate, or condone the killing, assaulting, and abducting of humanitarian aid workers.
In some cases, the same actors—particularly but not exclusively in south central Somalia —with whom MSF must negotiate minimum guarantees to respect its medical humanitarian mission, have played a role in the abuses against MSF staff, either through direct involvement or tacit approval. Their actions and tolerance of this environment effectively cuts off hundreds of thousands of Somali civilians from humanitarian aid, MSF said.
Over its 22-year history in Somalia , MSF has negotiated with armed actors and authorities on all sides. The exceptional humanitarian needs in the country have pushed the organisation and its staff to tolerate unparalleled levels of risk – much of it borne by MSF’s Somali colleagues -- and to accept serious compromises to its operational principles of independence and impartiality.
The most recent incidents include the brutal killing of two MSF staff in Mogadishu in December 2011 and the subsequent early release of the convicted killer; and the violent abduction of two staff in the Dadaab refugee camps in Kenya that ended only last month after a 21-month captivity in south central Somalia. These two incidents are just the latest in a series of extreme abuses. Fourteen other MSF staff members have been killed, and the organisation has experienced dozens of attacks on its staff, ambulances, and medical facilities since 1991.
“In choosing to kill, attack, and abduct humanitarian aid workers, these armed groups, and the civilian authorities who tolerate their actions, have sealed the fate of countless lives in Somalia ,” said Dr. Unni Karunakara, MSF’s international president. “We are ending our programmes in Somalia because the situation in the country has created an untenable imbalance between the risks and compromises our staff must make, and our ability to provide assistance to the Somali people.”
Beyond the killings, abductions, and abuses against its staff, operating in Somalia meant MSF had to take the exceptional measure of utilizing armed guards, which it does not do in any other country, and to tolerate extreme limits on its ability to independently assess and respond to the needs of the population.
Humanitarian action requires a minimum level of recognition of the value of medical humanitarian work, and therefore the acceptance by all warring parties and communities to allow the provision of medical assistance, as well as the operational principles of independence and impartiality. Furthermore, these actors must demonstrate the capacity and willingness to uphold negotiated minimum security guarantees for patients and staff. This acceptance, always fragile in conflict zones, no longer exists in Somalia today.
“Ultimately, civilians in Somalia will pay the highest cost,” said Dr. Karunakara. “Much of the Somali population has never known the country without war or famine. Already receiving far less assistance than is needed, the armed groups’ targeting of humanitarian aid and civilians leaders’ tolerance of these abuses has effectively taken away what little access to medical care is available to the Somali people.”
MSF will be closing its medical programmes across Somalia , including in the capital Mogadishu and the suburbs of Afgooye and Daynille, as well as in Balad, Dinsor, Galkayo, Jilib, Jowhar, Kismayo, Marere, and Burao. More than 1,500 staff provided a range of services, including free primary health care, malnutrition treatment, maternal health, surgery, epidemic response, immunization campaigns, water, and relief supplies. In 2012 alone, MSF teams provided more than 624,000 medical consultations, admitted 41,100 patients to hospitals, cared for 30,090 malnourished children, vaccinated 58,620 people, and delivered 7,300 babies.
Throughout its 22-year history in Somalia , MSF staff have known intimately just how great the needs are of the Somali population. While MSF remains committed to addressing these tremendous needs through medical care and humanitarian assistance, all actors in Somalia must demonstrate through their actions a willingness and ability to facilitate the provision of humanitarian assistance to the Somali people and respect for the safety of the humanitarian aid workers who risk their lives to care for them.
13/08/2013
A voir sur Arte : Série documentaire sur les royaumes d'Afrique
IL ÉTAIT UNE FOIS
LES ROYAUMES D'AFRIQUE
L'Ethiopie
vendredi 30 août à 15h45 (43 min)
Déjà diffusé mardi 13.08 à 20h05
L'ÉTHIOPIE Le territoire éthiopien est un formidable résumé de l'histoire humaine : les premières traces
de vie y remontent à 4 millions d'années.
Du Ier au VIe siècle après J.-C., le royaume d'Aksoum est l'un des plus puissants du continent.
de vie y remontent à 4 millions d'années.
Du Ier au VIe siècle après J.-C., le royaume d'Aksoum est l'un des plus puissants du continent.
Le territoire éthiopien est un formidable résumé de l'histoire humaine : les premières traces de vie y
remontent à 4 millions d'années. Du Ier au VIe siècle après J.-C., le royaume d'Aksoum est l'un des plus
puissants du continent. Les vestiges de sa capitale ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco,
tout comme les églises troglodytes de Lalibela. Car ce berceau du christianisme africain a donné lieu à
l'émergence d'un syncrétisme passionnant.
remontent à 4 millions d'années. Du Ier au VIe siècle après J.-C., le royaume d'Aksoum est l'un des plus
puissants du continent. Les vestiges de sa capitale ont été inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco,
tout comme les églises troglodytes de Lalibela. Car ce berceau du christianisme africain a donné lieu à
l'émergence d'un syncrétisme passionnant.
© IWC Media
Mali : Midibo Sidibé salue le retrait de Soumaila Cissé devant IBK
Mali : L'opposition salue le retrait de Soumaila Cissé devant IBK
Il faut encore attendre la proclamation officielle des résultats de l'élection présidentielle malienne, mais lundi soir, Soumaïla Cissé a reconnu sa défaite et a rendu visite à son rival Ibrahim Boubacar Keita pour le féliciter.
Tout le Mali a salué un geste d'apaisement et une transition démocratique.
Ecoutez-le :
https://soundcloud.com/melissa-chemam/mali-r-action-de-modibo-sidib
12/08/2013
Nigéria : Amnesty dénonce des expulsions illégales à Lagos
L'organisation Amnesty International a rendu public ce lundi un rapport sur les expulsions forcées au Nigéria.
Le rapport concerne précisément l'Etat de Lagos, à Badia East, un quartier de la plus grande ville du pays.
Le gouvernement de l'Etat de Lagos a effectué des démolitions dans ce quartier en février dernier, entraînant la perte de domicile pour plus de 9000 résidents du quartier.
Amnesty dénonce ces expulsions forcées et son rapport examine les conséquences des démolitions qui ont mis à la rue des milliers de Nigérians mais aussi fait perdre leur travail à de nombreux petits commerçants.
Yves Prigent est le responsable de la campagne Pauvreté et Droits Humains d'Amnesty International France.
Selon lui, des dizaines de milliers de personnes sont encore menacées d'expulsion si le gouvernement poursuit son plan de "revitalisation" de la mégalopole de 15 millions d'habitants : "ces expulsions sont illégales et se font sous couvert de projets de rénovation de la ville" et "les conséquences sont nombreuses : perte de logement, perte de revenus, détériorations des conditions sanitaires, maladies, etc."
Ils sont des milliers à désormais vivre dans la rue, suite à ces expulsions. Des milliers d'autres s'inquiètent de subir le même sort de ce quartier pauvre de Lagos, Badia Est, en pleine réhabilitation.
Selon Amnesty International, ces expulsions sont illégales et se font sous couvert de projets de rénovation de la ville, bafouant le droit au logement de ces habitants des quartiers pauvres de Lagos.
Biola Oguyemi, 50 ans, mère de six enfants, en a été victime. Elle déplore l'absence totale d'aides de l'Etat :
"Il n'y a pas de nouvelle maison pour nous, nous dormons dehors. Les gens ont été chassés, sans préavis, sans annonce. Depuis nous n'avons ni logement, ni aide, ni accès à l'eau. La plupart des enfants ici ne peuvent plus aller à l'école. Beaucoup de mères qui doivent prendre en charge toute leur famille sont tombées dans la prostitution. Nos jeunes sont sans emplois, certains ne vivent qu'en faisant les pickpockets... Nous avons vraiment besoin d'aide".
Yves Prigent, responsable de la campagne Pauvreté et Droits Humains d'Amnesty International France, affirme pourtant que des dizaines de milliers de personnes sont encore menacées d'expulsion si le gouvernement poursuit son plan de "revitalisation" de la mégalopole de 15 millions d'habitants.
Amnesty travaille avec des organisations locales pour mettre en place des recours en justice.
Rien dans la loi nigériane n'autorise en effet l'Etat de Lagos à ainsi bafouer les droits de ces résidents, souvent les plus pauvres.
Le rapport concerne précisément l'Etat de Lagos, à Badia East, un quartier de la plus grande ville du pays.
Le gouvernement de l'Etat de Lagos a effectué des démolitions dans ce quartier en février dernier, entraînant la perte de domicile pour plus de 9000 résidents du quartier.
Amnesty dénonce ces expulsions forcées et son rapport examine les conséquences des démolitions qui ont mis à la rue des milliers de Nigérians mais aussi fait perdre leur travail à de nombreux petits commerçants.
Yves Prigent est le responsable de la campagne Pauvreté et Droits Humains d'Amnesty International France.
Selon lui, des dizaines de milliers de personnes sont encore menacées d'expulsion si le gouvernement poursuit son plan de "revitalisation" de la mégalopole de 15 millions d'habitants : "ces expulsions sont illégales et se font sous couvert de projets de rénovation de la ville" et "les conséquences sont nombreuses : perte de logement, perte de revenus, détériorations des conditions sanitaires, maladies, etc."
Ils sont des milliers à désormais vivre dans la rue, suite à ces expulsions. Des milliers d'autres s'inquiètent de subir le même sort de ce quartier pauvre de Lagos, Badia Est, en pleine réhabilitation.
Selon Amnesty International, ces expulsions sont illégales et se font sous couvert de projets de rénovation de la ville, bafouant le droit au logement de ces habitants des quartiers pauvres de Lagos.
Biola Oguyemi, 50 ans, mère de six enfants, en a été victime. Elle déplore l'absence totale d'aides de l'Etat :
"Il n'y a pas de nouvelle maison pour nous, nous dormons dehors. Les gens ont été chassés, sans préavis, sans annonce. Depuis nous n'avons ni logement, ni aide, ni accès à l'eau. La plupart des enfants ici ne peuvent plus aller à l'école. Beaucoup de mères qui doivent prendre en charge toute leur famille sont tombées dans la prostitution. Nos jeunes sont sans emplois, certains ne vivent qu'en faisant les pickpockets... Nous avons vraiment besoin d'aide".
Yves Prigent, responsable de la campagne Pauvreté et Droits Humains d'Amnesty International France, affirme pourtant que des dizaines de milliers de personnes sont encore menacées d'expulsion si le gouvernement poursuit son plan de "revitalisation" de la mégalopole de 15 millions d'habitants.
Amnesty travaille avec des organisations locales pour mettre en place des recours en justice.
Rien dans la loi nigériane n'autorise en effet l'Etat de Lagos à ainsi bafouer les droits de ces résidents, souvent les plus pauvres.
Zimbabwe : Mugabe face au peuple pour le "Heroes' Day"
Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe a invité lundi ceux qui contestent sa réélection à "aller se faire pendre", dans un discours prononcé à l'occasion d'une fête commémorant la guerre d'indépendance.
Le MDC (Mouvement pour le changement démocratique) emmené par le Premier ministre sortant Morgan Tsvangirai, a déposé vendredi dernier un recours devant la Cour constitutionnelle contre la victoire de
Robert Mugabe lors de l'élection présidentielle du 31 juillet.
Une victoire que l'Union européenne et les Etats-Unis ont jugée peu crédible, mais validée par les observateurs régionaux du scrutin.
Mais Robert Mugabe a salué cette victoire lors de son discours et rejeté une fois de plus toutes les critiques remettant en cause la crédibilité du scrutin :
"Nous apportons la démocratie sur un plateau. Nous disons : elle est à prendre ou à laisser.
Mais le peuple nous l'a accordé et nous ne reviendrons jamais notre réussite.
Les célébrations de cette année de la Journée nationale des Héros arrivent après deux tournants historiques : l'adoption d'une nouvelle constitution nationale et des élections largement célébrées par les observateurs et que nous avons gagnées".
09/08/2013
Maroc : Plainte des manifestants contre le Ministre de l'Intérieur, après les violences du 2 août
Au Maroc, 21 ONG ont déposé plainte jeudi pour que la justice détermine les responsabilités dans la répression de la manifestation de Rabat du 2 août contre la grâce royale accordée au pédophile espagnol Daneil Galvan. La plainte a été déposé jeudi matin contre le ministre de l'Intérieur Mohand Laenser et les hauts responsables de la police, selon les avocats de collectif d'ONG.
Le rassemblement avait été réprimé par les forces de l'ordre, faisant plusieurs dizaines de blessés.
--
Les Marocains veulent savoir qui a ordonnée à la police de réprimer si violemment un rassemblement pacifiste.
La manifestation du vendredi 2 août avait ressemblé plusieurs milliers de Marocains devant le Parlement, à Rabat, contre la grâce royale accordée par erreur au pédophile espagnol.
La violente répression des forces de l'ordre a fait plusieurs dizaines de blessés.
A présent, une semaine plus tard, les avocats des manifestants ont porté plainte contre le Ministre de l'Intérieur pour faire la lumière sur les responsabilités ayant conduit à de tels excès.
Khadija Ryadi est l'ancienne présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH), ONG membre du collectif. Elle est à présent la coordinatrice du Collectif marocain des instants des droits de l'Homme qui a porté plainte.
Selon elle, les enquêtes internes n'ont jamais rien donné dans les précédents incidents de violences contre des manifestants. Le recours à la justice reste selon le collectif la seule solution car "beaucoup de blessés et violence disproportionnée".
L'indignation face aux violences de la police contre les manifestants reste le moteur principal des sit-in et rassemblements organisés cette semaine au Maroc, même après l'annulation de la grâce royale et l'arrestation en Espagne de Daniel Galvan.
Subscribe to:
Comments (Atom)