19/11/2013

Human Rights Watch sur l'Afrique et la CPI


De nombreuses organisations appellent les gouvernements à apporter leur soutien à la Cour à l'occasion de sa réunion annuelle
18 NOVEMBRE 2013

Communique publié ce 18 novembre 2013 par HRW :

L'immunité pour les autorités gouvernementales devant la CPI serait contraire au principe fondamental selon lequel personne ne doit être au-dessus de la loi.
Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice

Les gouvernements africains devraient rejeter l'idée selon laquelle des dirigeants au pouvoir devraient bénéficier d'une immunité spéciale vis-à-vis de la Cour pénale internationale (CPI), ont déclaré des organisations africaines et des organisations internationales présentes en Afrique dans un document publié aujourd'hui. La réunion plénière annuelle de la CPI, l'Assemblée des États parties (AEP), se tiendra du 20 au 28 novembre 2013, à La Haye, aux Pays-Bas.

La CPI fait face à d'importants défis en Afrique. En octobre, l'Union africaine (UA) a déclaré que les procédures engagées par la CPI contre Uhuru Kenyatta et William Ruto, qui ont été élus respectivement président et vice-président du Kenya, devraient être suspendues et que tous les dirigeants nationaux en exercice devraient bénéficier d'une immunité devant les tribunaux internationaux.

« L'immunité pour les autorités gouvernementales devant la CPI serait contraire au principe fondamental selon lequel personne ne doit être au-dessus de la loi », a déclaré Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Congolese Association for Access to Justice).« Nous ne devons pas priver de justice les victimes et leurs familles sous prétexte que leurs tortionnaires occupent des positions politiques de haut rang. »

Le débat général de la session de l'AEP et le segment spécial prévu, à la demande de l'UA, sur l'impact de la mise en accusation de chefs d'État et de gouvernement au pouvoir, offrent d'importantes occasions aux États africains parties à la CPI de proclamer leur soutien à la Cour et à son indépendance, afin de garantir que justice soit faite pour les crimes les plus graves. 

« Les violations de droits humains commises par les gouvernements et les groupes armés non-étatiques restent l'un des plus grands défis auxquels sont confrontées les populations en Afrique», a rappelé George Kegoro, directeur exécutif de la Commission internationale des juristes du Kenya (International Commission of Jurists-Kenya). « Idéalement, les tribunaux nationaux devraient assurer que justice soit faite pour ces crimes mais lorsqu'ils n'en ont pas la capacité ou la volonté, la CPI demeure une cour cruciale de dernier recours. »

Certains dirigeants africains ont émis l'opinion que la CPI a pris pour cible le Kenya. Dans le cas de ce pays, où les autorités ont failli à leur responsabilité d'apporter une réponse adéquate aux violences postélectorales, c'est le bureau du procureur de la CPI qui a pris l'initiative d'ouvrir une enquête. En ce qui concerne tous les autres dossiers actuellement en cours de traitement par la CPI, celle-ci a été saisie de la situation soit par les gouvernements des pays où les crimes ont été commis, soit par le Conseil de sécurité des Nations Unies, comme pour la Libye et le Darfour, province du Soudan.

« La CPI est loin d'être parfaite mais elle ne prend pas l'Afrique pour cible», a affirmé Angela Mudukuti, avocate pour le projet de justice pénale internationale au Southern Africa Litigation Centre (Centre des litiges de l’Afrique australe). « La majorité des enquêtes menées par la CPI ont été ouvertes parce que des gouvernements africains ont demandé que la CPI soit saisie. Ces pays devraient s'efforcer de lever le doute au sujet des informations inexactes et de dissiper les malentendus au sujet de la Cour.»

Ceci étant, il existe deux poids, deux mesures dans l’administration de la justice internationale et il faut y remédier, ont affirmé les organisations signataires.

« Certes, la portée de la CPI devrait être étendue, mais la justice ne devrait pas être refusée à l'Afrique sous prétexte qu’elle n'est pas encore accessible partout», a déclaré Chinonye Obiagwu, coordinateur national au Legal Defence and Assistance Project (Projet de défense et d’assistance juridique) du Nigéria. « Les États parties à la CPI devraient faire la preuve de leur engagement aux côtés des victimes en soutenant les efforts pour que justice soit faite là où les pires crimes sont commis».

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Le document publié aujourd'hui vise à promouvoir les objectifs communs des organisations signataires en matière de plaidoyer avant la session de l'AEP. Parmi les participants à son élaboration, se trouvent les organisations suivantes: Coalition burundaise pour la Cour pénale internationale (Burundi Coalition for the ICC), Centre pour le développement démocratique du Ghana (Center for Democratic Development of Ghana), Centre pour la justice et l'état de droit en Sierra Leone (Centre for Accountability and Rule of Law – Sierra Leone), Coalition pour la CPI (Coalition for the ICC), Association congolaise pour l'accès à la justice (Congolese Association for Access to Justice), Human Rights Watch, Commission internationale des juristes du Kenya(International Commission of Jurists-Kenya), International Crime in Africa Programme of the Institute for Security Studies, Projet de défense et d’assistance juridique au Nigéria (Legal Defence and Assistance Project of Nigeria), Fondation des médias pour l'Afrique de l'Ouest (Media Foundation for West Africa), NamRights in Namibia, Coalition nigériane pour la CPI (Nigerian Coalition for the ICC), Centre des litiges de l’Afrique australe (Southern Africa Litigation Centre) et Transformation Resource Centre of Lesotho.

18/11/2013

Bruxelles dans trois semaines : A nous l' 'Indomania' aux BOZAR


INDOMANIA


De Rembrandt aux Beatles - EUROPALIA INDIA


 EXPOSITION ::

MERCREDI 16.10.2013 > DIMANCHE 26.01.2014

PALAIS DES BEAUX-ARTS


Portrait de John Wombell vêtu à l’indienne et fumant le hookah © Fondation Custodia, Collection Frits Lugt, Paris
Portrait de John Wombell vêtu à l’indienne et fumant le hookah © Fondation Custodia, Collection Frits Lugt


Splendeur des moghols et maharadjas, spiritualité, lumière et couleurs mais aussi pauvreté ou système des castes … Autant d’aspect de l’Inde qui ont frappé de tout temps les voyageurs partis à sa découverte. Mais comment les artistes envisagent-ils l’Inde ? Et comment évolue leur regard au fil du temps ? Indomania nous contera la passion commune de nombreux artistes pour l’Inde. Peintres, sculpteurs, photographes, auteurs, cinéastes et musiciens avec une admiration esthétique et une curiosité intellectuelle pour ce pays. Pour la première fois, les œuvres de ces artistes seront réunies : de Rembrandt à Rauschenberg, en passant par Rodin, Cartier-Bresson et Pasolini. Quelques artistes contemporains se rendront également en Inde à la demande d’Europalia, afin de s’imprégner du pays et de créer une œuvre qui sera exposée dans le parcours.

Environ 250 objets: peintures, sculptures, textiles, bijoux, objets d’art, films, photographies ; d’Alexandre le Grand à nos jours.

Quelques grands maîtres: Rembrandt, Gustave Moreau, Auguste Rodin, Pier Paolo Pasolini, Roberto Rossellini, Henri Cartier-Bresson,…
Artistes commissionnés par Europalia pour une résidence en Inde : Hans Op de Beeck, Max Pinckers,…

Collections majeures: British Museum, British Library, Victoria & Albert Museum, Musée du Louvre, Musée Guimet, Musée Rodin, Centre Pompidou, Fondation Custodia…

Commissaires: Deepak Ananth, Dirk Vermaelen
En collaboration avec le MAS, Anvers

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Accès
Rue Ravenstein
Bruxelles
Info & Tickets: 02 507 82 00 - tickets@bozar.be 

http://www.bozar.be/activity.php?id=13022&selectiondate=2013-11-18


'PLOT FOR PEACE' : MANDELA ET LE FRANCAIS...


PLONGÉE DANS L’APARTEID SUD-AFRICAIN, 

AVEC UN DOCUMENTAIRE 

TRANSFRONTALIER




Documentaire rondement mené, au rythme rappelant les adaptations des romans de John Le Carré, Plot for Peace revient sur un “complot” méconnu ayant contribué à la libération de Nelson Mandela. De nombreux chefs d’État, généraux, diplomates et anciens espions y ont témoigné pour la première fois. Le tout sous l’orchestration d’un mystérieux homme d’affaires français paré du nom de code : “Monsieur Jacques”. Jean-Yves Ollivier de son vrai nom ouvre avec ce témoignage tout un pan de l’histoire de l’Afrique australe de la fin des années 1980. Une œuvre à part, et des témoignages fort. A voir !

Note de la rédaction : 

Jean-Yves Ollivier a grandi en Algérie. L’Algérie française. Lorsqu’il a dû en partir avec l’indépendance du pays, il ressent ce déchirement avec douleur, pour lui comme des centaines de milliers de Français d’Algérie, les autochtones ont « jeté les Français à la mer ». Il n’a vécu depuis qu’avec un seul regret, celui de ne pas avoir réussi à provoquer une fin meilleure pour ces exilés.
Des années plus tard, devenu négociant sur tout le continent africain, il est frappé par l’idée que le commerce pourrait sortir l’Afrique du Sud de la spirale dans laquelle elle se trouve enfermée, empirée selon lui par le boycott commercial des Occidentaux. C’est ainsi qu’une histoire jusqu’à présent restée secrète commence.
Construit autour d’un long témoignage du Français qui relate son rôle pour convaincre Jacques Chirac puis le président congolais Denis Sassou-Nguesso de le laisser interférer dans le commerce auprès du gouvernement banni de , ce documentaire fait aussi parler de nombreux acteurs de la chute de l’Apartheid en Afrique du Sud : de Winny Mandela à l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki en passant par Jean-Christophe Mitterrand et P. W. ‘Pik’ Botha, le dernier ministre des Affaires Etrangères du régime.
Relatant également les guerres fratricides qui déchirèrent le sud du continent dans les années 1980, entre l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud, et l’implication des grandes puissances incontournables de la Guerre froide, ‘Plot for Peace’ remet en perspective la dimension internationale qu’avait atteint l’Apartheid. Il entraine aussi le spectateur dans l’odyssée de l’ANC pour faire libérer son leader charismatique Nelson Mandela.
Entre le sérieux du propos et le rythme enlevé du documentaire, ce film emporte intégralement l’adhésion. Particulièrement recommandé en cette année d’échanges culturels entre la France et l’Afrique du Sud !
Plot for Peace de Mandy Jacobson, Carlos Agulló, Afrique du Sud, 1h24. Sortie le 20 novembre 2013



17/11/2013

Paris en novembre

En Image, Paris 8eme et 1er arrts.



Rue de Rivoli la nuit



 Bvd des Capucines


Face au Louvre 


Vers la Place Vendome  


Paris Arts Déco


et


Splendeur et pleine lune



Le sud-africain Brett Bailey au 104 : 'House of the Holy Afro' (Théâtre, Arts visuels)



Brett
Théâtre, Arts visuels

Brett Bailey

'House of the Holy Afro'


Programmation » spectacles » Brett Bailey
avec le Festival d'Automne à Paris
et dans le cadre des saisons Afrique du Sud - France 2012-2013
Pour bousculer une vision trop formatée de l'Afrique du Sud, Brett Bailey concocte un cocktail détonant à base de street dance, de house music, de gospel et de rituels chamaniques. Mijotée dans un chaudron aux allures de night-club, cette potion bigarrée acquière des vertus dansantes imparables. Un show véritablement envoûtant.

Le Sud-Africain Brett Bailey est depuis longtemps un spécialiste des carambolages stylistiques. Dans la foulée de ses spectacles et performances précédents, House of the Holy Afro mêle street dance, gospel des townships et rituels chamaniques. Un cocktail explosif à la croisée de plusieurs cultures. Brett Bailey agite un chaudron d’autant plus intense qu’il accueille les formes les plus diverses. C’est dans d’anciens lieux sacrés dans les montagnes de l’Est sudafricain que Bailey est allé enregistrer certaines des chansons au cours de cérémonies ancestrales. Ces enregistrements ont été ensuite retravaillés par les interprètes du spectacle qui y ont adjoint des rythmes électroniques.
Ce principe, à l’origine de plusieurs spectacles créés avec sa compagnie Third World Bunfight – de iMumbo Jumbo à The Prophet –, est radicalisé dans House of the Holy Afro, où il s’agit de susciter un choc à même de remettre en question l’image trop formatée que l’on se fait souvent de la réalité africaine. 
Dramaturge, metteur en scène, mais aussi plasticien, Brett Bailey interroge inlassablement les transformations à l’oeuvre dans l’Afrique post-coloniale avec les ambiguïtés et les contradictions qui les accompagnent.
Hugues Le Tanneur / Festival d’Automne à Paris

Distribution
avec : Odidiva 
scénographie : Brett Bailey
chorégraphie : Natalie Fisher
poésie : Odidi Mfenyana, Brett Bailey 
arrangements musicaux : Dino Moran
arrangements vocaux : Bongile Mantsai, Bongani Magatyana, Terence Nojila
lumière et responsable technique : Kobus Rossouw
régisseur général et responsable des tournées : Justin Green
responsable de la production 
et régisseur général : Barbara Mathers
producteur Royaume-Uni
et consultant international :
 UK ARTS
production : A Third World Bunfight / reprise pour le CENTQUATRE – Paris et le Festival d’Automne à Paris / 
manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud – France 2012-2013. www.france‐southafrica.com / 
spectacle créé en 2004 au Sharp Sharp Festival (Berne)

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A découvrir également :
A
Brett Bailey
Exhibit B
Via Katlehong Dance
Via Sophiatown - création 2013
Via Katlehong Dance
Katlehong Cabaret


15/11/2013

Raymond Depardon prend le Grand Palais


Raymond Depardon : Un moment si doux


Exposition

Raymond Depardon : Un moment si doux

14 Novembre 2013 - 10 Février 2014
Grand Palais, Galerie sud-est

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Autoportrait au Rolleiflex (posé sur un mur) 1er scooter de marque Italienne « Rumi », étiquette de presse sur le garde-boue, Ile Saint-Louis. Paris, 1959 ©Raymond Depardon/Magnum Photos 


Le Grand Palais consacre une exposition à la photographie en couleur dans l’œuvre de Raymond Depardon, depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui et réalisée en étroite collaboration avec l’artiste. Pour cette exposition, l’artiste a voyagé en Afrique, aux USA, et en Amérique du Sud: photographiant des sujets qui lui sont chers: les grands espaces et la solitude des villes. Paysages, villes, cafés, intérieurs ou encore portraits. L’exposition qui réunit plus de 150 photographies dont la plus grande partie est inédite, est la plus importante exposition jamais consacrée à la couleur dans l’œuvre de Raymond Depardon.

Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec Magnum Photos.

Exposition réalisée grâce au soutien de la Fondation Louis Roederer. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/raymond-depardon-un-moment-si-doux#sthash.6o8gKLzQ.dpuf


FABFAST, C'EST A LA GAITE LYRIQUE CE WEEK-END




Fabfest 2013

Du 14 au 17 novembre 2013
Une série de conférences, débats, concerts, master class, ateliers, démos, installations, et un startup contest.


Festival de la création, de l'innovation, et de l'entrepreneuriat culturel

Voyager à la vitesse de la lumière, découvrir les nouveaux talents de l’électro pop, réaliser un film d’animation, gagner un startup contest, s’émerveiller devant des projections illusionnistes, débattre du statut de l’entrepreneur culturel, déguster les délices d’un food truck mexicain, trouver un incubateur, rencontrer son futur associé, s’inspirer.
Le Fabfest est de retour. Concerts, installations, débats, master class, ateliers, start-up contest. 

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Tout le programme : http://www.gaite-lyrique.net/theme/fabfest-2013
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les installations

Installation
Intro, métro, rétro
FABFEST PARIS 2013
Du 14 au 17 nov 2013






Les concerts

Concert
Elektro Guzzi + Sonic Boom & Sinner DC
Vendredi 15 novembre 2013
Dans le cadre de Fabfest : Elektro Guzzi, l'une des sensations du dernier Sonar Festival, et une collaboration exclusive de Sonic Boom & Sinner DC. Lire la suite
Tarif : 18€ / 14€ adhérent
Concert
The Aikiu + ALB + Peter Peter
Samedi 16 novembre 2013
Tour d'horizon : pop intimiste française et electro-pop cinématographique. Lire la suite




















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Et ce soir :


CONCERT (FABFEST 2013)


ELEKTRO GUZZI + SONIC BOOM & SINNER DC

Vendredi 15 novembre 2013 / Grande salle / Tout public


Dans le cadre de Fabfest : 

Elektro Guzzi, l'une des sensations du dernier Sonar Festival, et une collaboration exclusive de Sonic Boom & Sinner DC

Elektro Guzzi, l'une des sensations du dernier Sonar Festival. A mi-chemin entre Battles et Villalobos, ces autrichiens sont d'une rare efficacité sur scène. La première partie sera comme prévue assurée par Sonic Boom & Sinner DC. Il est néanmoins possible de vous faire rembourser vos places chez les différents revendeurs.

Sonic Boom & Sinner DC

Le trio genevois Sinner DC aux nappes electro étherées et planantes s'associe lors de cette soirée à l'artiste britannique Sonic Boom, membre fondateur des mythiques Spacemen 3 et producteur de renom (Yo La Tengo, MGMT, Panda Bear...). Future That Never Happened, le dernier album unanimement acclamé de Sinner DC, a séduit par son mélange entre luminosité et mélancolie. Vision panoramique, boucles electro hypnotiques et étourdissements soniques lors d'une soirée sous le signe de l'électro avant-garde. 




Tags :
big beatinduselectromusique électroniquenoise

Vendredi 15 Novembre (20:00)

Tarif : 18€ / 14€ adhérent



Mali : Analyse de Vincent Hugeux sur Kidal dans l'Express

A lire :


Mali: Paris dans le piège de Kidal

Par , publié le 

L'assassinat des envoyés spéciaux de RFI semble crapuleux. Malgré tout, la France a commis l'erreur de "sous-traiter" la sécurité de ce berceau de l'irrédentisme touareg aux rebelles du MNLA. Et risque d'en payer longtemps le prix. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-paris-dans-le-piege-de-kidal_1299422.html#oC7xSZ6rLMr0Qx6i.99

Mali: Paris dans le piège de Kidal
Calme trompeur à Kidal. Malgré les patrouilles des soldats onusiens, la ville reste perméable aux terroristes. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Un cauchemar de sable, de rocaille, de maisons ternes et trapues écrasées par le cagnard : vu de Paris, voilà à quoi ressemble Kidal, ville piège faussement assoupie du Nord-Est malien et berceau de l'irrédentisme touareg.  

sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-paris-dans-le-piege-de-kidal_1299422.html#PtaEFzZtfYfbpGu0.99

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Et cette incroyable et dure chute du papier, surtout :


Le pourrissement, allié le plus sûr du terrorisme


Tout porte à croire que Ghislaine Dupont et Claude Verlon doivent leur mort atroce - vécue comme une honte ineffaçable au sein de la communauté touareg - à un enlèvement crapuleux perpétré par des "sous-traitants" désireux de monnayer leur butin humain et qui aurait mal tourné. Ont-ils aussi, comme le soutient un praticien chevronné de la galaxie djihadiste, payé de leur vie les "erreurs de gestion de la France à Kidal"?  

Deux certitudes. D'abord, le statu quo, autre nom du pourrissement, y serait l'allié le plus sûr du terrorisme. Ensuite, qu'on le veuille ou non, Paris aura du mal à se délester de ce fardeau. "C'est à elle, décrètent en choeur trois chefs touareg, par ailleurs rivaux, qu'incombe la responsabilité d'imposer un règlement. Elle en a le pouvoir."  

Le devoir, sans doute. Le pouvoir, pas sûr. "Kidal est le noeud gordien qu'il faut trancher", a asséné, le 10 novembre, sur RFI, cheikh Oumar Diarrah. La formule illustre l'étroitesse de la ligne de crête que doit emprunter le Mali nouveau : l'homme qui l'a prononcée est ministre de la Réconciliation. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-paris-dans-le-piege-de-kidal_1299422.html#PtaEFzZtfYfbpGu0.99