24/11/2013

Africa and Aid: Rusty Radiator campaign


Watch the Rusty Radiator campaign against 'miserabilism' in humanitarian aid communication: 

http://www.rustyradiator.com/

We're messing with you. There's no such thing as charity actors. But in our video, did you recognize stereotypes frequently used in fundraising campaigns? Hunger and poverty is ugly, and it calls for action. However, we need to create engagement built on knowledge, not stereotypes. Why?
We need to change the way fundraising campaigns are communicating issues of poverty and development. This is why we are awarding creative fundraising campaigns with the Golden Radiator Award, and stereotypical campaigns with the Rusty Radiator Award. An international jury nominated eight videos, and YOU get to decide the winners by VOTING NOW! Winners will be announced 10th of December. Stream event here.



22/11/2013

Ecouter Albert Camus?


France Culture met en onde L'Etranger de Camus... On peut tout simplement écouter le roman sur ce lien :

http://fictions.franceculture.fr/

et tous les épisodes :

http://fictions.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-l-etranger-110-2013-11-04


Albert Camus

Mardi 19 Novembre 2013
Avant de retrouver notre sélection de la semaine autour d’Albert Camus, une actualité théâtrale : le grand prix de littérature dramatique 2013 a été attribué hier à Alexandra Badéa, pour Pulvérisés, que vous pouvez écouter sur le site fictions (réalisation de l’auteur et d’Alexandre Plank en juin 2013). Le centenaire d’Albert Camus marque également l’actualité culturelle du moment, vous retrouverez ainsi de nombreuses émissions de France Culture qui lui sont consacrées, mais aussi un certain nombre de fictions. Ainsi vient d’être diffusée l’adaptation en feuilleton de L’Etranger (réalisation Christine Bernard-Sugy en 2002, rediffusée ce mois-ci), où l'on retrouve Meursault, la plage d’Alger, son soleil et sa lumière aveuglante, et la prose détachée du roman paru en 1942.


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NB. Mon reportage sur Camus en Algérie :

https://soundcloud.com/melissa-chemam/centenaire-dalbert-camus



Uranium : Partenariat déséquilibré entre Areva et le Niger, selon OXFAM


L'ONG Oxfam dénonce un 

partenariat déséquilibré 

entre Areva et le Niger


Le Monde.fr avec AFP


La mine d'uranium d'Arlit, exploitée par Areva au Niger.
La mine d'uranium d'Arlit, exploitée par Areva au Niger. | AFP/PIERRE VERDY

Le partenariat entre Areva et le Niger, où le géant du nucléaire français extrait près de 40 % de son uranium, est très défavorable à ce pays africain pauvre, a dénoncé l'ONG Oxfam, alors que les deux parties renégocient le contrat les liant.


"En France, une ampoule sur trois est éclairée grâce à l'uranium nigérien. Au Niger, près de 90 % de la population n'a pas accès à l'électricité", constate le rapport d'Oxfam "Areva au Niger : à qui profite l'uranium ?", rendu public vendredi 22 novembre.

Entre 1971 et 2010, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, Areva et ses ancêtres le Commissariat à l'énergie atomique et la Cogema ont extrait 114 346 tonnes d'uranium du Niger, affirme Oxfam, qui se base sur des données de l'Association nucléaire mondiale. 
Mais l'Etat nigérien n'aurait touché sur cette période que 300 milliards de FCFA (environ 459 millions d'euros), à peine 13 % de la valeur d'exportation totale estimée à 2 300 milliards de francs CFA (plus de 3,5 milliards d'euros), observe Oxfam, qui se base sur une étude de l'ONG néerlandaise Somo.
"Il est incompréhensible que le Niger, quatrième producteur d'uranium au monde et fournisseur stratégique d'Areva et de la France, ne tire pas davantage de revenus de cette exploitation et reste l'un des pays les plus pauvres de la planète", note Anne-Sophie Simpere, d'Oxfam France, l'auteure de cette enquête
La faiblesse de cette redistribution est notamment liée à d'importantes exonérations – de droits de douane, de TVA, de taxes sur les carburants – dont bénéficie Areva au Niger et auxquelles le groupe français doit renoncer, plaide Oxfam.

AUTRE SON DE CLOCHE DU CÔTÉ D'AREVA
Un porte-parole d'Areva a présenté des chiffres fort différents. 
"Depuis quarante ans, l'Etat du Niger a perçu 871 millions d'euros, c'est-à-dire 85 % des revenus directs ; Areva 129 millions d'euros, soit 13 % ; et 24 millions d'euros pour les partenaires directs étrangers, soit 2 %, a-t-il expliqué. Il est important d'avoir conscience que deux mines d'uranium ne peuvent financer seules le développement économique d'un pays de plus de 17 millions d'habitants".
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Lire la suite sur LeMonde.fr :

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La présentation du rapport d'Oxfam :
Financement du développement

AREVA AU NIGER : À QUI PROFITE L’URANIUM ?

le 22 novembre 2013

Saviez-vous qu’en France une ampoule sur trois est éclairée grâce à l’uranium nigérien ? Une ressource énergétique qui est loin de bénéficier à la population locale, puisqu’au Niger, seule une personne sur dix a accès à l’électricité.
En ce moment même, un combat digne de David contre Goliath se joue dans le plus grand secret. AREVA, l’un des leaders de l’énergie nucléaire et fer de lance de la "diplomatie économique" de la France, renégocie avec le Niger, pays parmi les plus pauvres au monde, le contrat qui lui permet d’exploiter l’uranium du pays.
Le contrat actuel se termine le 31 décembre. L’uranium nigérien représente près de 40% de l’approvisionnement mondial d’AREVA. En 2010, les filiales d’AREVA ont extrait pour plus 3,5 milliards d’euros d’uranium de leurs deux sites nigériens. L’enjeu est donc de taille pour AREVA comme pour le Niger.

Opacité totale

Il est extrêmement difficile d’obtenir des informations sur les chiffres de l’exploitation de l’uranium et… sur les impôts que paient les filiales d’AREVA au Niger, un point essentiel des négociations. Alors qu’AREVA assure que le Niger touche 70% de la valeur de l’uranium, le gouvernement nigérien et la société civile jugent eux le partenariat déséquilibré : l’uranium représentait plus de 70% des exportations du pays en 2010 mais moins de 6% du PIB.
"Les pays africains doivent pouvoir compter sur des revenus équitables pour l’exploitation de leurs ressources par des entreprises françaises, tonne Ali Idrissa, coordinateur national du ROTAB, association nigérienne membre comme Oxfam de la coalition Publiez Ce Que Vous Payez. La France [actionnaire majoritaire d’AREVA] doit prouver que le temps des contrats secrets, des négociations opaques et des pressions sont finies."

Des impôts à la carte ?

Oxfam et le ROTAB dénoncent un régime fiscal plus qu’accommodant pour la multinationale qui exploite depuis plus de 40 ans l’uranium nigérien. Les deux filiales d’AREVA au Niger, la Somaïr et la Cominak, bénéficient en effet de nombreux avantages fiscaux : exemptions sur les droits de douane, exonérations de TVA ou encore une exonération sur les taxes sur les carburants, qu’elles utilisent pourtant en grande quantité. Une "provision pour reconstitution de gisement" leur permet également de mettre de côté 20% de leurs bénéfices, qui échappent ainsi à l’impôt sur les sociétés.
Pour Anne-Sophie Simpère, en charge des questions de Justice fiscale à Oxfam France, "il est incompréhensible que le Niger, 4ème producteur d’uranium au monde, et fournisseur stratégique d’Areva et de la France, ne tire pas davantage de revenus de cette exploitation et reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Les négociations en cours représentent une occasion historique pour le Niger d’obtenir de meilleures conditions pour l’exploitation de ses ressources, y compris de plus grandes retombées financières."

La France schizophrène ?

La France a récemment soutenu des directives européennes qui exigent des grandes entreprises exploitant gaz, pétrole, bois, minerais… qu’elles publient, pays par pays, ce qu’elles payent comme impôts aux Etats dont elles exploitent les ressources. Elle a aussi contribué à hauteur de 10 millions de dollars au nouveau Trust Fund de la Banque mondiale qui vise à aider les Etats Africains à négocier leurs contrats dans les industries extractives.
Pascal Canfin, ministre du développement a lui-même affirmé pas plus tard qu’en septembre dernier que la France devait se montrer "exemplaire" dans les négociations des nouveaux contrats d’AREVA. Quand on sait que la France est actionnaire à 80% d’AREVA et qu’aucune information n’est rendue publique sur la renégociation en cours, la transparence de la France parait bien trouble.

Aller plus loin

A lire sur le site d'Oxfam :

21/11/2013

Djibouti : Le Comité d’USN en France se mobilise


INFORMATIONS DU Comité d’USN en France :



La diaspora djiboutienne de France organise avec ses amis (français et africain) la tenue de trois jours
d’actions contre la venue du dictateur Ismail Omar Guelleh à Paris pour le sommet « sécurité et paix
en Afrique ».


Place de la République : jeudi 5 décembre 2013

En collaboration avec les associations amies françaises ou africaines, les djiboutiens vont se
regrouper à la place de la république le jeudi 5 décembre au soir pour réclamer la fin du soutien de
plus en plus ambiguë de la France aux dictateurs africains et en premier lieu au dictateur Djiboutien
Guelleh.



Parvis de Droits de l’Homme : vendredi 6 décembre 2013

La mobilisation de la communauté djiboutienne et de ses amis va se poursuivre le vendredi 6
décembre avec une grande manifestation sur le parvis des Droits de l’Homme de 13h à 16h, suivi
d’une conférence de presse.


Mairie du 2ème : Samedi 7 décembre 2013

Les actions de la diaspora contre la venue du dictateur seront clôturées par la tenue d’un grand
colloque sur les droits Humains à la mairie du 2ème arrondissement de Paris de 13h à 18h avec la
présence de représentants de grands organismes des droits de l’Homme, d’élus et de responsables
politiques français et djiboutiens.

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Détails à suivre.

Magiques et poétiques 'Birds on a Wire' au WORLSTOCK des Bouffes du Nord


Birds on a Wire
Worldstock  - Bouffes du Nord, 20 nov. 2013
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Article pour www.toutelaculture.com :
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BIRDS ON A WIRE : WORLDSTOCK AUX 

BOUFFES DU NORD

21 novembre 2013 Par Melissa Chemam |
© Droits réservés

Le festival de musique éclectique Worldstock s’est ouvert mardi aux Bouffes du Nord avec le musicien de jazz sud-africain Hugh Masekela accompagné de Larry Willis. Ce mercredi, c’est le duo folk de Birds on a wire qui a enchanté le théâtre, composé de la chanteuse Rosemary Standley (leader du group Moriarty) et de la violoncelliste Dom La Nena.


Dans la pénombre, seulement déchirée par quelques ampoules suspendues du haut de la magnifique voutes des Bouffes du Nord, Dom La Nena s’avance en toute discrétion vers le centre de la scène, où l’attend son violoncelle. Elle entonne quelques notes, ensuite reproduite grâce à un joli processus d’enregistrement qui lui permet de jouer en orchestre avec elle-même. Arrive alors toute de rose vêtue l’élégante Rosemary Standley, au son du ‘Lamento Della Ninfa’ de Claudio Monteverdi. Les deux jeunes femmes aux multiples talents musicaux nous emmènent ainsi dans une balade dans leurs influences mutuelles et respectives, au long d’un répertoire à la fois poétique et surprenant, souligné par leur grâce et leur sourire.

Bien sûr, il y a aussi la voix reconnaissable entre tous de la charmante Rosemary, qui ce soir passe de l’italien à l’anglais pour la chanson thème du groupe ‘Bird on The Wire’ de Leonard Cohen, puis au portugais et à l’espagnol, avant même une petite chanson en arabe : celle de la chanteuse libanaise Fairouz, ‘Ya Laure Hobouki’.

            C’est avec une grande générosité dans l’intimité, une belle ingéniosité de petits apports d’instruments divers, de jeux de voix et de notes de violoncelles, que les deux jeunes femmes présentent ce répertoire hors norme. Lorsqu’au milieu du concert, Rosemary Standley entonne ‘O Solitude’ d’Henry Purcell, la prière devient chant, le chant devient prière, et la salle fond.

            Bird on a Wire reviendra en mars avec un album issu de cette série de concert dont le Worldstock restera une date clé. D’autres suivront en France au printemps.

Cette première édition de Worldstock s’est engagée à « puiser avec gourmandise dans le mélange des cultures, des rythmes et couleurs, des instruments et des sons qui nous entourent ». On retrouvera les prochains jours Pedro Soler et Gaspar Claus, Kamel El Harrachi pour son chaabi algérien, Chassol, le pianiste atypique qui viendra accompagné d’Indiamore et sa musique venue de Calcutta et Benares,  ou encore la tunisienne Emel Mathlouthi pour un répertoire oriental revisité, et Roberto Fonseca qui fera résonner la musique cubaine d’hier et d’aujourd’hui en piano solo.

Deux semaines dédiées - d’abord aux projets acoustiques puis aux projets amplifiés – où ces artistes proposent « leur vision d’une certaine musique universelle, une musique farouchement accessible et contemporaine ».

Mélissa Chemam

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Worldstock se poursuit jusqu’au 30 novembre prochain. Plus d’infos :

Le programme :
19 novembre 2013 à 19h30 : Hugh Masekela & Larry Willis 
20 novembre 2013 à 20h30 : Birds on a wire  
21 novembre 2013 à 20h30 : Emel Mathlouthi, live with friends
22 novembre 2013 à 19h30 : Pedro Soler & Gaspar Claus + Sidi Touré
23 novembre 2013 à 19h30 : Kamel El Harrachi  
26 novembre 2013 à 19h30 : Vieux Farka Touré + Gran Kino présente "Under Madiba Skies"
27 novembre 2013 à 19h30 : Roberto "Solo" Fonseca  
28 novembre 2013 à 20h00 : Chassol / Indiamore
29 novembre 2013 à 20h30 : Dhafer Youssef
30 novembre 2013 à 19h30 : La Yegros 


Manifestation en soutien aux Ethiopiens d'Arabie saoudite


 Solidaires des Éthiopiens traités d'une manière barbare par le service de l'ordre saoudien, des Français et Djiboutens organisent Une manifestation Jeudi 21 novembre à 14h  à Paris, Avenue Hoche, devant l'Ambassade de l'Arabie saoudite.


Les infos :






Appel à manifester contre les violences à l'encontre des Éthiopiens en Arabie Saoudite


L'association Karera (Femmes de la Corne d'Afrique), le SOCEPP (Association de solidarité avec les prisonniers éthiopiens) et l'Association internationale des femmes Éthiopiennes appellent à manifester  jeudi 21  novembre 2013, de 14 à 17 h au 5 avenue Hoche 75008 Paris (metro Courcelles ou Ternes), devant l'Ambassade de l'Arabie Saoudite 


pour dénoncer:

les persécutions dont sont victimes les ressortissants éthiopiens en Arabie Saoudite:
- les exécutions extrajudiciaires 3 personnes ont été tuées et des dizaines de blessés,
- des tortures infligées aux personnes arrêtées;
- des expulsions brutales des éthiopiens installés depuis une vingtaine d'années,
- des femmes violées par les policiers 

et pour demander l'arrêt immédiat de ces violations massives des droits les plus élémentaires de la personne humaine
de la part du gouvernement Saoudien qui par l'ironie du sort  est membre du Conseil de Droit de l'Homme des Nations Unies.


Contact: 0751252747


 

 

20/11/2013

‘House of the Holy Afro’ – 104 – Spectacle

Publié sur Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/spectacles/performance/house-of-the-holy-afro-sacree-afrique-du-sud/

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Sacrée Afrique du Sud


Dans le cadre du Festival d’Automne à Paris et de la Saison culturelle sud-africaine en France, le metteur en scène Brett Bailey a conçu un spectacle entre sons et lumières, danse et délire mystique, pour le plus grand plaisir d’un public de tout âge, conquis dès le premier soir. ‘House of the Holy Afro’ rend hommage non seulement à la culture populaire sud-africaine mais aussi à la ‘musique noire’ en général, aux sons des percussions tonitruantes et aux rythmes des danses les plus échevelées. Encore deux soirs au 104, Paris 19ème.

Note de la rédaction : 


Accueilli par un rideau doré et une boule à facette, le public va devoir déborder les chaises, en nombre bien insuffisant. Au fond du théâtre du CENTQUATRE, un bar se fait discret, entre les deux rangées de sièges, le parterre ressemble à celui d’un concert. C’est à ne pas s’y tromper. Lorsque la mystérieuse musique teintée de sons d’oiseaux en pleine nature s’estompe, le rideau s’ouvre et fait place à deux trios de danseurs aux looks tribaux : des hommes parés aux atours des abeilles, des femmes en pagnes colorés. Le caractère paisible de l’entrée en matière est ensuite rompu par l’irruption d’un personnage-précheur, chanteur mystique et messianique à la voix tonitruante, entouré de trois danseuses endiablées…

Rapidement la question se pose : sommes-nous dans un temple promettant le paradis ou dans un enfer aux goût de night-club ? Bien sûr, les deux, l’un puis l’autre, l’un et l’autre. Dans cette odyssée de la musique noire et sud-africaine, Brett Bailey et la chorégraphe Natalie Fisher ont mélangée sacré et profane, religion et musique. Oui le leader du groupe aux chaines en or qui brillent est un peu gourou. Et oui, les prières ont besoin de rythme, semblent-ils déclarer.

Le spectacle joue avec subtilité de toutes ses ambiances et emporte franchement très rapidement l’adhésion de ce public parisien pourtant un peu BCBG. Dans une succession de chorégraphies chantées défileront alors masques rituels, danses chamaniques, rythmes hip hop, sorciers, danseurs, percussionnistes, citations et hommages divers à ceux qui ont fait la culture ‘Afro’ : du Michael Jackson des années Jackson Five à Superfly, en passant par Jomo Kenyatta (le premier président du Kenya indépendant), Shaft, Miriam Makeba et bien sur… Nelson Mandela.

La « Maison sur Saint Afro » vit et pulse avec une force haute en couleurs, réveille et rend scéniquement ses lettres de noblesse postcoloniale à la nation arc-en-ciel. Belle performance.

Mélissa Chemam


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Infos :
Scénographie : Brett Bailey. Chorégraphie : Natalie Fisher. Avec : Odidiva.



Paris - Subterranean shots - 4


Metro 5
Coming in.
Gare de l'Est

Paris,
Nov. 2013


PARIS - SUBTERRANEAN SHOTS - 3




Ligne 5
 Gare de l'Est
Nov. 2013 

19/11/2013

Bamako Photo à Paris


Bamako photo in Paris


Du 4 octobre au 7 décembre 2013, c’est au pavillon Carré de Baudouin que le 20e rend hommage, sous le haut patronage de Madame Valérie Trierweiler, aux photographes maliens toutes générations confondues. Une grande première sur Paris pour un tel événement.
Né du désir d’engagement de passionnés de la photographie, cette exposition a pour volonté de faire découvrir les œuvres de photographes maliens émergents hors des frontières de leur pays, mais aussi de saluer le talent de leurs pairs.
L’exposition – inédite – Bamako Photo in Paris permet, à travers le prisme de la photographie, de poser un autre regard sur l’histoire du Mali et de sa société. L’organisation de l’événement — soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication — est le fruit d’une étroite collaboration entre la mairie du 20e arrondissement, l’équipe du pavillon Carré de Baudouin, Françoise Huguier, commissaire de l’exposition, et son assistante, Hélène Trezel Fallard.

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Lire l'article sur le site du magazine POLKA de Dimitri Beck : 


Bamako Photo in Paris

 
jusqu'au 7 décembre
Texte : Dimitri Beck

TABOU À TOMBOUCTOU

La photographe française Françoise Huguier entretient un lien étroit avec le Mali.
En 1994, elle participe à la mise en place des Rencontres de Bamako.
Depuis, elle y retourne régulièrement et accompagne le travail de nombreux photographes maliens.
Parmi eux, Amadou Keita dont le travail est présenté à "Bamako Photo In Paris".
Françoise Huguier, commissaire d’exposition, présente ses différentes séries.


© Amadou Keita. Le débarcadère

“C’est le photographe malien qui produit le plus dans son pays et qui a commencé le plus tôt. Il a un véritable œil. Il est capable de traiter de sujets compléments différents. Dans la série sur ‘Les nuits timides de Tombouctou’, des enfants se promènent en toute liberté le soir dans les rues pendant la fête du Mouloud qui marque la naissance du prophète. Une sorte d’insouciance à un moment où la situation est très tendue au Mali. On dit de Tombouctou qu’elle est la ville des mystères, c’est aussi une ville intimiste, où ses enfants errent comme des fantômes dans des petites ruelles.

Dans un autre travail, Amadou Keita aborde le problème de la déforestation. Tous les arbres sont abattus pour servir de charbon de bois qui coûte moins cher que le gaz. Le sujet est un vrai problème. Mais Amadou s’est intéressé à la beauté du bois en photographiant des détails d’arbres morts et les flammes sur le bois. Les parties brûlées donnent l’impression d’être une carapace de caïman. J’ai voulu associer cette vision très esthétique à une autre série sur les nus. Il y a la texture du bois et le grain de la peau.

Amadou pense qu’il ne pourrait pas exposer ces nus à Bamako. C’est tout de même un pays où règne l’islam. Montrer les seins et surtout dévoiler la ceinture en-dessous du nombril est tabou. Cette ceinture est un symbole très important que les filles portent souvent dès la naissance et toujours quand elles grandissent. C’est un objet important pour  protéger celle qui la porte et qui est censé jouer un rôle lors de l’acte sexuel. Une des photos d’Amadou Keita est une version revisitée de la peinture ‘L’origine du monde’.

© Amadou Keita. Bois

© Amadou Keita. Nus



© Amadou Keita. Une nuit timide, Tombouctou.




Exposition “Bamako Photo In Paris” jusqu’au 7 décembre 2013 au Pavillon Carré Baudouin, 121, rue de Ménilmontant, 20e.
A retrouver aussi les travaux de nombreux photographes comme Malick Sidibé, Seydou Keita, Adama Kouyaté, Mory Bamba et Souleymane Cissé (cinéaste).


© Amadou Keita. Djihadiste, Kona, janvier 2013

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