27/01/2014

MARGUERITE DURAS - LES TROIS ÂGES - 3 SPECTACLES - Au Théâtre de l'Atelier en février



ZOOMER
LE SQUARE - à 19h les mardis, jeudis, samedis
MARGUERITE ET LE PRÉSIDENT - à 19h les mercredis et vendredis
SAVANNAH BAY - à 21h du mardi au samedi
Dimanche l’intégrale
MARGUERITE ET LE PRÉSIDENT à 15h - LE SQUARE à 17h et SAVANNAH BAY à 19h

Auteur: Marguerite DURAS

Mise en scène: Didier BEZACE

Avec: LE SQUARE : Clotilde MOLLET - Didier BEZACE - Gaspard de SEAUVE OU Denis POP
MARGUERITE ET LE PRESIDENT : Loredana SPAGNUOLO et Jean-Marie GALEY
SAVANNAH BAY : Emmanuelle RIVA et Anne CONSIGNY

L'histoire: Marguerite Duras : trois âges, trois visages, trois écritures différentes.
De « Savannah Bay » à « Marguerite et le Président » en passant par «Le square », Marguerite Duras nous livre, à travers ces trois conversations singulières, son regard sur les choses de l’existence. Son intense acuité vient éclairer la vie intime et l’Histoire.
Didier Bezace

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Tarfis et réservation : 

LE SQUARE
A 19h - mardi, jeudi, samedi
33 € - TARIF UNIQUE (placement libre)
28 € - TARIF DE GROUPE (pour un minimum de 10 places)
80 € - TARIF SPÉCIAL pour les 3 spectacles (uniquement par téléphone ou au guichet du théâtre)
Acheter vos places 

MARGUERITE ET LE PRÉSIDENT
A 19h - mercredi, vendredi
33 € - TARIF UNIQUE (placement libre)
28 € - TARIF DE GROUPE (pour un minimum de 10 places)
80 € - TARIF SPÉCIAL pour les 3 spectacles (uniquement par téléphone ou au guichet du théâtre)
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SAVANNAH BAY
A 21h - du mardi au samedi
38 € / 33 € / 15 €
33 € - TARIF DE GROUPE (pour un minimum de 10 places en 1ère catégorie)
80 € - TARIF SPÉCIAL pour les 3 spectacles (uniquement par téléphone ou au guichet du théâtre)
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THÉÂTRE DE L'ATELIER

Niché au cœur de la butte Montmartre, le Théâtre de l’Atelier est un délicieux écrin qui domine la place Charles Dullin. 

Théâtre de quartier à ses débuts, il est devenu une institution parisienne toujours aussi prisée des artistes et du public. Un succès qu’il doit à son identité forte et, bien sûr, à ses directeurs successifs. 


25/01/2014

Sophie Adriansen écrit "Grace Kelly"


Grace Kelly

D'Hollywood à Monaco, le roman d'une légende

Sophie Adriansen

Ed. Premium





Écrire sur Grace Kelly, c’est aborder par sa partie émergée une figure publique qui s’est tant de fois exprimée, a enregistré tant d’interviews, posé pour tant de photos qu’on croit en connaître le moindre secret. Mais les images ne disent pas tout. Elles témoignent du fantasme plus que de la réalité.
Grace a tout au long de son existence incarné un idéal qui n’était qu’un trompe-l’oeil ; la diaphane porcelaine comporte des fêlures visibles seulement si l’on s’approche. S’approcher, c’est ce qu’ose Sophie Adriansen. En distinguant 7 dates clés dans la vie de Grace Kelly (1947 : La comédie, une vocation ; 1954 : La déferlante Kelly ; 1956 : Le mariage du siècle ; 1962 : La tentation Hitchcock ; 1965 : Le plus beau rôle ; 1978 : Le coeur d’une princesse ; 1982 : Le clap de fin), elle nous offre une lecture originale, sans détours ni fantasmes, de l’envers du décor de cette existence hors norme. En laissant apparaître « la partie immergée » de celle qu’elle compare à un iceberg, elle nous révèle ce que fut vraiment Grace Kelly, au-delà de cette façade si connue et tant de fois racontée.
L’auteur :
Sophie Adriansen est l’auteur de plusieurs romans en littérature générale et jeunesse. Elle a également cosigné des témoignages et été formée à l’écriture de scénario à la Fémis. Aux éditions Premium, elle a publié Louis de Funès – Regardez-moi là, vous ! (2013). Lectrice compulsive, elle contribue à plusieurs sites littéraires et tient depuis 2009 le blog de lecture Sophielit. Cette amoureuse du cinéma est passionnée par le destin de ces femmes qui ont tout… et qui choisissent de tout sacrifier.


Salon du Livre de Paris : Aux couleurs de l'Argentine (21-24 mars 2014)




L'ARGENTINE

A l'honneur de 


LA 34E ÉDITION DU SALON DU LIVRE DE PARIS, QUI SE TIENDRA À LA PORTE DE VERSAILLES DU VENDREDI 21 MARS AU LUNDI 24 MARS 2014, METTRA À L'HONNEUR LES LETTRES ARGENTINES.




Avec une délégation de trente écrivains parmi les plus représentatifs de la littérature argentine 
actuelle
, l'édition 2014 du Salon du livre de Paris promet d'être à l'image de ce pays à la dimension d'un continent : foisonnante et multiculturelle.

Les visiteurs du Salon pourront mesurer la vitalité et la diversité de sa production littéraire contemporaine à la fois denseinventive et poétique.

Le Salon du livre de Paris sera également l'occasion de fêter le centenaire de la naissance de Julio Cortázar, figure emblématique de la littérature argentine de la seconde moitié du XXe siècle et auteur du livre culte Marelle, qui a longtemps vécu à Paris.

En savoir plus sur http://www.salondulivreparis.com/A-la-une.htm#fMk7fDLDkoXlWe5l.99


15/01/2014

Aminata Dramane Traore et Boubacar Boris Diop, "La Gloire des imposteurs" (Philippe Rey)


 Pour "secouer le baobab des idées reçues" sur le Mali :



du lundi au vendredi de 12h55 à 13h30
Ecoutez l'émission33 minutes

La Françafrique aujourd’hui

13.01.2014 - 12:56 Ajouter à ma liste de lecture
Un an après le début de l'intervention Serval au Mali, Aminata Dramane Traore et Boubacar Boris Diop proposent un bilan très critique et une lecture engagée de la situation actuelle. Ils exposent leur point de vue dans La Gloire des imposteurs (Philippe Rey) et souhaitent "secouer le baobab des idées reçues".

Aminata Dramane Traoré est ancienne ministre de la Culture et du Tourisme au Mali de 1997 à 2000, militante altermondialiste et essayiste. On luit doit de nombreux ouvrages, dont : L'Afrique mutilée, (Taama, 2012), L’Afrique humiliée (Fayard, 2008), Le viol de l’imaginaire (Actes Sud/Fayard, 2002) ou encore L’étau – L’Afrique dans un monde sans frontières (Actes Sud, 2001).

Boubacar Boris Diop est un écrivain sénagalais, auteur de nouvelles, de pièces de théâtre, de scenarii de films, mais surtout de romans. On peut notamment citer Les petits de la guenon (Philippe Rey, 2009), Négrophobie, avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave (Les Arènes, 200) ou encore Murambi – Le livre des ossements (Stock, 2000).


Aminata Dramane Traoré CB © RADIO FRANCE







Pour poursuivre la discussion, retrouvez ci-dessous les principaux documents et ouvrages évoqués dans l’émission, ou rendez-vous sur la page Facebook et le compte Twitter de La Grande Table.
Écoutez ou réécoutez la première partie de La Grande Table , encliquant ici.
Invité(s) :
Boubacar Boris Diop, romancier et essayiste
Aminata Traoré, ecrivain, femme politique malienne
Thème(s) : IdéesAfriqueSociété


Document(s)



Happy birthday, Mr Martin Luther King


Lettre de Martin Luther King en prison :


 "Les opprimés ne peuvent demeurer dans l’oppression à jamais. Le moment vient toujours où ils proclament leur besoin de liberté. Et c’est ce qui se produit actuellement pour le noir américain. Quelque chose, au-dedans de lui-même, lui a rappelé que cette liberté, il pouvait la conquérir. Il y a chez le Noir beaucoup de ressentiments accumulés et de frustrations latentes ; il a bien besoin de leur donner libre cours. Qu’il manifeste donc ; qu’il aille en pèlerinage prier devant l’hôtel de ville ; qu’il se mue en « Voyageur de la Liberté » et qu’il comprenne pourquoi il doit le faire. S’il ne défoule pas, par des voies non violentes, ses émotions réprimées, celles-ci s’exprimeront par la violence ; ce n’est pas une menace mais un fait historique. Je n’ai pas demandé à mon peuple : « Oublie tes sujets de mécontentement. » J’ai tenté de lui dire, tout au contraire, que son mécontentement était sain, normal, et qu’il pouvait être canalisé vers l’expression créatrice d’une action directe non violente. Cette attitude est dénoncée aujourd’hui comme extrémiste. Je dois admettre que j’ai tout d’abord été déçu de la voir ainsi qualifiée".

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Né le 15 janvier 1929, Martin Luther King est l’une des grandes figures politiques du XXe siècle, acteur majeur du mouvement des civil rights contre les ségrégations raciales et illustre orateur comme en témoigne son discours légendaire I have a Dream. Emprisonné en avril 1963 à Birmingham suite à une manifestation pacifique, il rédige cette lettre-manifeste de son engagement et de son combat pour les droits civiques. Cette lettre lui vaudra le soutien du président Kennedy et d’être libéré quelques jours après. Elle reste d’une actualité brûlante.



14/01/2014

THEATRE : "LA FOLIE DE PLATONOV"... Odéon / Ateliers Berthier


Ma critique pour Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/spectacles/theatre/la-folie-de-platonov-en-valse-philosophique-par-poree-aux-ateliers-berthier/

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LA FOLIE DE PLATONOV EN VALSE PHILOSOPHIQUE PAR PORÉE AUX ATELIERS BERTHIER

14 janvier 2014 Par Melissa Chemam 
Texte foisonnant, pièce monde, philosophique et réconciliant tragique et comique, Ce Fou de Platonov de Tchekhov nous est offert sur le plateau d’argent de l’immense scène des Ateliers Berthier dans une mise en scène ultra-esthétique, inaboutie mais ravissante de Benjamin Porée. Difficile de se decrocher de ces quatre heures vingt de spectacle consacrées aux valses hésitations amoureuses comme métaphysiques de l’anti-héros par excellence des dernières décennies de la Russie tsariste.
Note de la rédaction : 
Puis arrive la foultitude de personnages, les acteurs nous proposent les êtres et leurs surnoms, comme des rôles encore même démultipliés : Joseph Fourez, gravement, est Mikhail qui est Michka ou Platonov, littéralement ‘celui sans père’, en russe, dès ses premier mot, relatant la mort de son père. Avec son père est mort le temps de l’insouciance, de l’enfance passée au sein de un grand domaine de province. Elsa Granat est grandement Anna Petrovna, « la Générale », jeune veuve obligée de vendre ses mines et sa demeure pour en garder l’usufruit, désirée par tous, lasse de la vie, mais riche de son amitié amoureuse avec le même Platonov, que sa femme, Sacha (douce et discrète Macha Dussart), gentille mais simple, trop simple, ne comble guère. Et puis il y a la belle et prometteuse Sofia Iegorovna, l’amour de jeunesse de Platonov, mal mariée au beau-fils d’Anna, que Sophie Dumont incarne dans toutes les contradictions du personnage. C’est Anna qui fait tourner tout ce beau monde en invitant ses amis, comme chaque été, à une soirée de fête de son beau jardin…
Et puis bien sûr, il y a ce texte magnifique, si riche, à cette histoire incroyable. Tchekhov écrivit ce « brouillon absolu » à 18 ans, entre 1878 et 1880, mais refusée et délaissée pendant des décennies avant d’être redécouverte après sa mort.

Pièce en deux temps, de l’extérieur à l’intérieur

Benjamin Porée fait de ce mélange une alchimie poétique de 4 heures 20, pendant lesquels les dialogues sonnent juste tout du long, même si un peu étouffés. Le rythme lent ne cache pourtant pas la complexité d’une pièce mélancolique mais follement gaie, lyrique mais pleine de seconds degrés. La scène de la danse au cours de la fête de la Générale – Anna – en est un parfait exemple : entourés d’une dizaine de figurants, la quinzaine d’acteurs principaux (un de défi de la mise en scène de ce texte) se laisse vivre, brouillone d’élégance et de jouissance. Nous sommes au cœur de l’été russe fin XIXème…
Derrière le trilemme amoureux de Platonov se tapit les choix d’une jeunesse vieille avant l’âge, qui voit monter les idées révolutionnaires tout en rêvant de conserver ses privilèges bourgeois, qui veut croire à un idéal à l’instar de Sofia, mais rongée par le doute qui fait vivre et mourir Platonov, symbiose tchékhovienne de Don Juan et Hamlet, qui déclare dès le premier acte : « le bonheur de l’homme, ça ne fait que vous passer sur les lèvres ». Hamlet qui devient d’ailleurs cette mise en scène la transition entre le monde de l’extérieur (celui du jardin et du jeu social) et celui de l’intérieur (la maison de Michka, celle de Sofia, leur tentative d’amour).
Et même si l’on souhaiterait voir le jeu d’acteurs poussé encore plus loin dans les passions, les rires, les crises, les esclandres, la mise en scène de Benjamin Porée donne toute sa dimension à des dialogues particulièrement riches et complexes, contenant déjà tout Tchekhov ! La première partie reste un peu déséquilibrée par rapport à la seconde, après l’entracte, ce qui nuit un peu à la montée dramatique, et essouffle légèrement les acteurs (les actrices surtout), dans une diction d’abord un peu figée. Mais la force de frappe de Joseph Fourez et Elsa Granat s’y expose malgré tout avec une justesse impressionnante. Ce spectacle est une gageure mais surtout une véritable ode à la pièce d’Anton Tchekhov.



"Longing", by Tigran Hamasyan


"Longing", by Tigran Hamasyan






Tigran Hamasyan: "There’s one song [“Longing”] where I’m singing in Armenian. I actually took the lyrics from this really famous poet in Armenia. His name is Hovhannes Tumanyan. He lived in the end of the nineteenth century to the beginning of the twentieth, and I took two of his quatrains that he wrote, you know, four-line phrases, and I put it to this song that I wrote".


In an interview with Matthew Kassel, on www.nextbop.com

Matthew Kassel is a fourth-year at McGill University studying political science and Arabic. When he can, he writes--often about jazz. Find some of his work at http://coldjazz.blogspot.com/


Read the interview here: http://nextbop.com/blog/aninterviewwithtigranhamasyan

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Cher Char : "Dans les rues de la ville il y a mon amour"...



Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima?

Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas?







De Platonov... Extraits



"Le bonheur de l'homme, ca ne fait que vous passez sur les lèvres", Platonov

"Apprends à ne plus philosopher, vis! (...) Tu es à moi... Aime-moi puisque tu m'as", Anna Petrovna 

"Pourquoi cesses-tu d'être toi-meme dès que je suis avec toi? (...) Où est le bonheur que tu m'avais promis? Qu'est-ce que tu fais de moi?", Sofia Iegorovna

"J'aime tout le monde ; j'ai fait du mal à tout le monde", Platonov

"Tu es le seul à être humain", Maria Grekova.

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"Platonov", d'Anton Tchekhov


11/01/2014

Projets de voyage, sens du retour



Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.