13/08/2014

Reportage : Rencontre avec un chrétien chaldéen, né en Irak, réfugié en France depuis 16 ans








Reportages matins d'été
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Stefen, chrétien chaldéen, né à Bagdad, citoyen de Sarcelles

13.08.2014 - 07:23 Ajouter à ma liste de lecture
A l’Eglise Saint-Thomas de Sarcelles, des messes se tiennent tous les jours et les nombreuses familles irakiennes chaldéennes de la ville se réunissent le dimanche pour les messes de 9h et 11h. Ces dernières semaines, ces messes ont été largement dédiées aux victimes de ce conflit dû aux djihadistes de l’Etat Islamique en Irak et au Levant.

Parmi eux, Stefen, 29 ans, jeune ingénieur dont toute la famille est irakienne et dont certains proches vivaient il y a peu encore sur place à Mossoul ou à Bagdad. L’inquiétude est grande chez les expatriés chaldéens, partagés entre l’envie d’accueillir leurs proches en France et le devoir de maintenir ces populations sur leurs terres ancestrales.

Un reportage de Mélissa Chemam.




Les Matins d'été

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Thème(s) : InformationCivilisationConflit

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L'Eglise chaldéenne Saint-Thomas de Sarcelles



12/08/2014

"Palestine" partout



"Il faut toujours parler, dit-il. Aux moribonds, aux fous, aux ânes, meme aux ennemis ! Il ne faut pas cesser de parler".


Le Docteur, dans Palestine de Hubert Haddad





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Hubert Haddad

Palestine


Roman
Prix Renaudot Poche 2009 — Prix des cinq continents de la Francophonie 

Palestine


Quelque part en Cisjordanie, entre la Ligne verte et la « ceinture de sécurité », une patrouille israélienne est assaillie par un commando palestinien. Un soldat tombe sous le feu, un autre est enlevé par le commando bientôt en pleine déroute… Blessé, sous le choc, l’otage perd tout repère, en oublie son nom. C’est, pour lui, la traversée du miroir.
Seul survivant, sans papiers, en vêtements civils et keffieh, le jeune homme est recueilli, soigné puis adopté par deux Palestiniennes. Il sera désormais Nessim, frère de Falastìn, étudiante anorexique, et fils d’Asmahane, veuve aveugle d’un responsable politique abattu dans une embuscade.
C’est ainsi que Nessim découvre et subit les souffrances et tensions d’une Cisjordanie occupée...

Dans ce bouleversant roman, Hubert Haddad transfigure avec Falastìn — moderne Antigone — toute l’horreur du conflit en une tragédie emblématique d’une grande beauté.

Palestine a été traduit et publié en Italie (Il Maestrale), en Allemagne (Nautilus), au Portugal, (Quetzal), en Espagne et en Turquie.

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« On tient avec Palestine un livre grave, très fort, très humain. Ce livre est tragique, mais il est plein de détails qui font que cette tragédie n’est pas désespérée. » 

J.-M. G. Le Clézio

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Qui a écrit Palestine, ce roman admirable de simplicité sur un des sujets les plus complexes qui soit ? Cham, son héros, est un jeune soldat israélien enlevé par un commando palestinien en Cisjordanie alors qu’il part en permission. Laissé pour mort, il est recueilli par une famille de Palestiniens pacifistes et devient l’un des leurs : à son réveil, Cham, frappé d’amnésie, prend l’identité de Nessim, le frère disparu de Falastin. Auprès de cette jeune femme qui l’a soigné et dont il tombe amoureux, auprès de sa mère aveugle et de leurs proches, il vit le quotidien des Palestiniens. De douleur intime en désespoir collectif, Nessim embrasse leur cause. Jusqu’à ce que Cham se réveille de nouveau à lui-même, transformé.
Qui a écrit Palestine ? Hubert Haddad. Son prénom juif est Abraham, né à Tunis en 1947, l’aube d’Israël. Venu à Paris à l’âge de 5 ans, il y grandit du côté de Ménilmontant où se reconstitue sa culture judéo-arabe dans un Orient mêlé à l’islam. « Au départ, souligne l’écrivain, il n’y a pas d’identité. Ce sont les représentations qui la créent plus tard. » Dans son enfance, Baya, sa grand-mère algérienne, verse des larmes en prononçant le nom d’un pays perdu. « J’imaginais cette Palestine des oliviers et des villes saintes comme le lieu mythique des retrouvailles où Baya ne pleurerait plus. » Quand surgit l’Etat d’Israël, l’enfant assiste, dans le milieu juif traditionaliste familial, à « une incroyable exaltation associée à la culture religieuse ». « Et c’est face à Israël, ajoute-t-il, que le nationalisme palestinien s’est incarné fortement. Mais nous sommes nombreux, Juifs et Arabes, à penser que deux Etats de droit seront un jour prochain en paix. Dans Palestine, j’ai tenté de dire cette attente. »
Vingt ans plus tôt, Hubert Haddad écrivait Oholiba des songes (réédité chez Zulma) dont la fin, réunissant un Juif et une Palestinienne, annonçait le début dePalestine. Il l’avait oublié. Parti en 2005 en Inde du Sud, pour une résidence d’écriture sur les traces du judaïsme antique, il abandonne le héros de son manuscrit, un vieux musicien longtemps déchiré en Israël, qui, lors d’un concert en Inde, se voit rattrapé par le judaïsme du royaume de Cranganore. « Soudain, je me suis senti très fatigué par l’Histoire, les références, alors que l’actualité criait, hurlait, autour de moi. Ce personnage insatisfait reflétait mon problème à moi, en tant que vivant. Alors j’ai mis ce roman dans un tiroir, et j’ai écrit Palestine. »
(...) Qui, encore, a écrit Palestine ? Le frère aîné d’Hubert Haddad, Michel (1943-1979), artiste peintre, qui s’est suicidé – comme le frère de Cham dans le roman. Sans cet homme parti en Israël en 1966 vivre l’aventure du judaïsme, Palestine n’aurait sans doute pas vu le jour. « Pour lui comme pour moi il était évident que l’on pouvait penser le partage sur tous les plans, comme le judaïsme sait penser l’altérité et la diversité. Mais face à la régression, face au drame vécu aussi, mon frère qui n’était qu’optimisme a perdu la tête, est parti vivre seul dans une cabane de Jérusalem-Est, celle que je décris dans Palestine. De retour en France un an plus tard, il s’est tué avec un fusil de chasse. » En mémoire du parcours d’espérance de son frère, et en souvenir de la poétesse Miriam Silesu à laquelle Falastin, l’écorchée vive, ressemble tant, Hubert Haddad a écrit ce livre « avec des absences qui deviennent des présences ».
Qui a écrit Palestine ? Un poète, dont la langue magnifique redonne vie et humanité aux douleurs quotidiennes du conflit. « Le roman est cette magie qui permet de penser librement l’Histoire, il porte à une sorte d’objectivité intuitive où même si l’on ne connaît pas la solution, on est persuadé qu’il y en a une. » Sous la palpitation des mots, dans la chair souffrante des personnages mis en présence au milieu de paysages absolument communs, et au-delà du destin suspendu de Cham,Palestine est un roman offert en partage. Et sans doute l’un des plus beaux livres d’un écrivain qui s’y engage face à ses contemporains.

Valérie Marin La Meslée, Le Monde des livres, 1er novembre 2007

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Et aujourd'hui sur France Culture :

Du Grain à moudre d'été

Du Grain à moudre d'été

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Emission Du Grain à moudre d'été
du lundi au vendredi de 18h15 à 19h

Israël / Palestine : les sociétés civiles peuvent-elles œuvrer pour la paix ? 0

12.08.2014 - 18:15
Invité(s) :
Ofer Bronchtein, président du Forum international pour la paix
Yaël Lerer, fondatrice de la maison d'edition Al Andalus
Renée Prangé, membre du Bureau National de l'AFPS ( Association France Palestine Solidarité )

Asmara, en pensée



"L'ennui, ici, est plus meurtrier que la guerre". L'incipit des Causes perdues de Jean-Christophe Rufin résonne particulièrement fort pour moi en cette année 2014.




« J'ai été déformé dans le sens du visuel. [...] 

Comme le disait Kundera, il y a deux sortes d'écrivains : l'écrivain musicien et l'écrivain peintre. Moi je suis peintre. [...] 

Quand on écrit, soit on écoute, soit on voit. On ne peut pas faire les deux en même temps. »


Jean-Christophe Rufin,
Le Figaro du 10 août 2007.

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Ethiopie aimée, Ethiopie rêvée, quelques images avant plus de texte...



Lalibella



11/08/2014

France : La Cimade révèle des expulsions d'exilés de pays en guerre



11 août 2014 | Exilés d’Erythrée, d’Afghanistan, du Soudan : une nouvelle rafle à Paris


Après l’évacuation des camps de migrants opérée à Calais le 3 juillet dernier, la préfecture de Police de Paris a pris le relais dans la répression avec une interpellation massive orchestrée vendredi matin. Ce sont au total 300 exilés originaires de pays en guerre qui ont été enfermés par l’Etat depuis le début du mois de juillet. 

Vendredi 8 août à 6h30 à Paris, une opération policière de grande envergure a conduit à l’interpellation massive de plusieurs dizaines de personnes d’origine érythréenne et soudanaise qui dormaient dans un campement sous le métro aérien entre les stations La Chapelle et Barbès. Quarante d’entre elles ont été placées au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot où intervient La Cimade.

La veille jeudi 7 août au soir, 30 personnes originaires d’Afghanistan et d’Erythrée avaient déjà été arrêtées à la gare du nord et à la gare de l’est avant d’être placées au CRA de Vincennes. Elles viennent s’ajouter au 25 Erythréens enfermés dans les centres de rétention administrative de Paris-Vincennes depuis le début du mois de juillet.

Ainsi, avec la grande rafle orchestrée à Calais le 3 juillet dernier, ce sont près de 300 exilés, originaires de pays en situation de conflit généralisé, qui ont été enfermés en centre de rétention administrative.

En venant demander le renfort de la préfecture de police de Paris dans ces opérations ciblées contre des populations qui ne cherchent qu’à fuir des pays en guerre, le gouvernement poursuit une nouvelle fois la politique de ses prédécesseurs. Répression en lieu et place de la protection et de l’accueil, et utilisation de la force publique pour tenter de rendre les exilés invisibles et faire croire que la question est réglée (voir notre communiqué inter-associatif du 3 juillet dernier).

La Cimade redemande au gouvernement de libérer ces personnes des centres de rétention administrative, et de mettre en place des dispositifs alternatifs qui puissent enfin respecter les valeurs d’humanité de notre République. Il est urgent de rompre avec cette logique de répression !

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juillet 2014 - n°81 - Les oubliés du chaos libyen

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Focus sur la traduction littéraire de langues dites 'rares' - reportage à venir


"Toujours en bordure, à la limite, dans l’entre-deux, entre des quartiers, des pays, des langues, c’est là que je trouve ma place, dans le mouvement, dans le passage", 

Rosie Pinhas Delpuech, traductrice du turc et de l'hébreu, que je rencontre la semaine prochaine.


10/08/2014

"Augustember"



 A day like today reminds me so much of last September. What a sad feeling. It feels like we've been robbed of some time and most of all of some light. A soft feeling also, however.

For last September was a time of innocence for me, a time of reconnection and friendship, of theatre, good plays and reading and writing, a time at the end of a short era and - I didn't know then - a calm before a long tempest.



Mediterranean Sea, September 2013

September, my favourite month, would you be so sweet and be that kind again? Everyone needs a slight ray of hope at some point. The darkness of our recent wars is too thick; please bring back some air, if - as it seems - it is so impossible to have some sunlight, some summer and, simply, some love.

September last year was full of hopes; they were all disappointed but this does not mean there cannot be new forms of hope again. Maybe this time they shall be more humble but also fairer. 


Rentrée littéraire : "La Condition magique" de Hubert Haddad ressort en poche chez Zulma


Rentrée littéraire 


Zulma ... dans la collection de poche  :



11 septembre 2014

La Condition magique
HUBERT HADDAD

Grand Prix du roman de la SGDL

En librairie le 11 septembre 2014 • ISBN 978-2-84304-728-2 • 304 pages • 9,95 €


La Condition magique est un roman prodigue, un roman philosophe qui se déploie autour de la figure
du grand Descartes, emblème de la raison triomphante ou planche de salut : pour Hiel, en deuil
irréparable et halluciné d’un frère étudiant en philosophie, pour Desargues, universitaire désabusé, ou
Marghrète, proie facile d’une secte ignominieuse. Et pour le père de celle-ci, richissime industriel suédois collectionneur d’automates, animé par l’unique espoir de redonner vie à une épouse disparue dans les sommets himalayens vingt ans auparavant. Tous se débattent en quête du sens, une quête existentielle qui peut-être se joue – ou se déjoue – sur le toit du monde.

Auteur d’une œuvre immense, portée par une attention de tous les instants aux  ressources de l’imaginaire, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d’intellectuel et d’artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d’écriture ou le très remarqué Peintre d’éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l’ensemble de l’œuvre), et tout récemment, Théorie de la vilaine petite fille.


« Cette Condition magique, qui n’a rien à voir avec la potion, est un
roman de vertiges et de glaces, de folie et de fantômes. La logique
cartésienne est quelque peu chamboulée par cette histoire complètement
rocambolesque où le crâne du compagnon-penseur de la reine Christine
joue encore des tours, où des étudiants de la banlieue nord de Paris se
laissent prendre dans les filets de “transmigrants” azimutés. […] Pour
Hubert Haddad, c’est “j’écris, donc je suis”, avec une glande pinéale
emportée par les bourrasques. Ça décoiffe quelque peu ! »

André Rollin, Le Canard enchaîné.


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Sorti en 2005 chez Zulma

14 x 21 cm • 272 pages
ISBN 978-2-84304-009-2
19,30 € • Paru le 03/01/05

09/08/2014

"Protection" - "You're a boy and I'm a Girl"... "You're a girl and I'm a boy"





                                                                      "Protection"

[Tracy Thorn]

This girl I know needs some shelter
She don't believe anyone can help her
She's doing so much harm, doing so much damage
But you don't want to get involved
You tell her she can manage
And you can't change the way she feels
But you could put your arms around her

I know you want to live yourself
But could you forgive yourself
If you left her just the way
You found her

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

You're a boy and i'm a girl
But you know you can lean on me
And I don't have no fear
I'll take on any man here
Who says that's not the way it should be

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

She's a girl and you're a boy
Sometimes you look so small, look so small
You've got a baby of your own
When your baby's gone, she'll be the one
To catch you when you fall

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

You're a girl and i'm a boy [x4]

Sometimes you look so small, need some shelter
Just runnin' round and round, helter skelter
And I've leaned on me for years
Now you can lean on me
And that's more than love, that's the way it should be
Now I can't change the way you feel
But I can put my arms around you
That's just part of the deal
That's the way I feel
I'll put my arms around you

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

I stand in front of you
I'll take the force of the blow
Protection

You're a boy and i'm a girl [x4]

Crisis Group's publication: "Eritrea: Ending the Exodus?"



INTERNATIONAL CRISIS GROUP - NEW BRIEFING

Eritrea: Ending the Exodus?

Eritrea’s youth exodus has significantly reduced the young nation’s human capital. While this has had advantages for the government – allowing the departure of those most dissatisfied and most likely to press for political change – the growing social and political impact of mass migration at home and abroad demands concerted domestic and international action.
Authoritarian rule, social malaise and open-ended national service drive thousands of young people to flee Eritrea every month, exposing the shortcomings of a leadership that has lost the confidence of the next generation. The International Crisis Group’s latest briefing, Eritrea: Ending the Exodus?, shows that while the government turned this flight to its advantage for a time, the scale – and attendant criminality – of the exodus are now pressing problems.
The briefing’s major findings and recommendations are:
  • As in the past, Eritreans are fleeing for political and economic reasons, including to sustain the communities they leave behind. But through their remittances, as well as a tax that many in the diaspora pay the state, they help prop up the very system they escaped.

  • Regional and wider international policies to further isolate Eritrea’s uncompromising leadership are counterproductive. Together with the border conflict with Ethiopia, they provide the regime with justification to maintain Eritrea’s “state of exception”, including an unending national service, a closed political system and the continued deferment of constitutional rights, especially individual social and economic freedoms.

  • The Eritrean government, with help from international partners, especially the EU and UN, should work toward gradual demobilisation and restructure the country’s economy to enhance job prospects for the young.
“The exodus is symptomatic of social malaise and growing disaffection with the regime”, says Cedric Barnes, Horn of Africa Project Director. “The state’s demand for the sacrifice of individual ambition to the greater good of the Eritrean nation – resigning oneself to indefinite national service – causes more and more Eritreans to leave the country, even if that means risking their lives”.
“The impact of the exodus on final-destination countries demands a new approach to the current Eritrean government. In a Europe where immigration policies are increasingly in question, the Eritrean problem cannot be ignored”, says Comfort Ero, Africa Program Director. “For all sides, finding ways to end the exodus could replace continuing sterile confrontation with fertile ground for cooperation”.


"Teardrop": In the mood for some Massive Attack sound




  • Massive Attack uses a variety of vocalists. On this one it was Elizabeth Fraser, whose lyrics were inspired by the death of her one-time close friend, singer-songwriter Jeff Buckley. The news that Buckley had drowned whilst swimming came while Fraser was recording this song. "That was so weird," she recalled to The Guardian in 2009. "I'd got letters out and I was thinking about him. That song's kind of about him - that's how it feels to me anyway."

    Fraser sang for The Cocteau Twins, worked on 3 tracks of Massive Attack's Mezzanine album and contributed to the soundtrack of Lord of the Rings - Fellowship Of The King.



Love, love is a verb
Love is a doing word
Fearless on my breath
Gentle impulsion
Shakes me, makes me lighter
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my breath

Night, night of matter
Black flowers blossom
Fearless on my breath
Black flowers blossom
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my

Water is my eye
Most faithful mirror
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Of a confession
Fearless on my breath
Most faithful mirror
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Fearless on my breath

It's tumbling down (as in love falling apart) 
It's tumbling down (as in love falling apart)

Writer/s: DEL NAJA, ROBERT / MARSHALL, GRANTLEY / VOWLES, ANDREW LEE ISAAC / FRASER, ELIZABETH 
Publisher: Universal Music Publishing Group, Sony/ATV Music Publishing LLC
Lyrics licensed and provided by LyricFind