Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films.
As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper...
Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa...
This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
Si un diplôme de Harvard et une bourse d’études de Yale prédestinaient Joshua Redman à devenir un ténor du barreau, son amour pour le saxophone l’a rapidement ramené vers le jazz. Fils de Dewey Redman, Joshua s’impose comme une référence incontournable de la scène américaine contemporaine. En duo avec Brad Mehldau comme en quartette, il s’adapte à chaque type de répertoire avec brio. En septembre, c’est avec le trio The Bad Plus (mondialement connu pour ses réinterprétations de Nirvana ou Aphex Twin) qu’il débarquera sur la scène de la Villette. Au cœur d’un registre plus axé sur l’improvisation collective que sur la reprise pop-rock, Joshua Redman permet d’élargir la palette sonore du trio de Minneapolis, au swing hérétique.
1re partie : Kneebody
Brillants héritiers de Jim Black et John Hollenbeck, ces cinq Californiens enchaînent les rutilantes chansons sans paroles comme des petits pains. Boulon essentiel du jazz contemporain made in USA, Kneebody (re)définit depuis plus de dix ans les règles du jeu collectif. Ébouriffante machine à moudre le groove et le rock, un quintette fusionnel dans tous les sens du terme.
Un homme, "noir", une femme, bretonne, ont eu un enfant, et cette voix de l'enfant nous accueille.
Qu'est-ce qu'êtremétisse? Voilà l'interrogation existentielle autour de laquelle ces voix gravitent. Sur une petite scène tapie de blanc, entourée des rangées de chaises des spectateurs de part et d'autres, les deux acteurs nous font entendre le doute qui nait du questionnement identitaire et l'absence de la langue maternelle.
Tout commence avec un aveu : celui de l'homme. Noir, enfant, chez lui, il comprend un jour qu'il est différent. Il rêve de bibliothèques, il lit des heures, il demande un dictionnaire pour ses dix ans. Et surtout il comprend un matin que le monde appartient aux "blancs". Sa famille constate que "les blancs l'ont pris". Et il partira.
De cette union entre un Africain et une Bretonne nait une petite fille que le père n'arrive pas à aimer, et dont la grand-mère bretonnante ne connaitra pas l'existence.
Elise Chatauret présente ici un texte d'une finesse et d'une justesse troublante sur le vacillement de l'identité dans le regard de l'autre et dans la quête d'amour.
Car sans "la langue, la langue maternelle", reconnait l'homme, comment dire "je t'aime" à son propre enfant"?
Il reste deux soirs pour saisir ce moment de poésie à l'émotion pure.
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avec Hélène Avice et Boubacar Samb lun 8 sep 14> mer 10 sep 14
lundi 8 sept. à 18 h et 21 h, mardi 9 sept. à 19 h et 22 h 15, mercredi 10 sept. à 19 h et 22 h 15
L’auteure et metteure en scène Élise Chatauret raconte une histoire d’amour entre une femme blanche et un homme noir, inspirée du récit de vie d’une jeune femme d’origine sénégalaise. Sur scène, ce couple raconte le sentiment d’étrangeté, le regard porté par l’autre et sur l’autre. Pensant faciliter l’intégration de leur fils, le père renie sa langue et sa culture, cesse de lui parler, de le toucher, sans pour autant cesser de l’aimer. Le spectacle interroge l’exil, l’identité, la transmission, le racisme, mais avant tout une expérience de marginalité. Il évoque ce qui, en chacun de nous, est exilé et seul, incompréhensible et muet, ce qui, de notre langue intime et personnelle, peine à se transmettre.
Pendant Une semaine en compagnie, nous présentons trois spectacles : Nous ne sommes pas seuls au monde mis en scène par Élise Chatauret de la Cie Babel qui évoque le sentiment d'étrangeté et notre regard porté par l'autre et sur l'autre,Vivipares par le groupe LA gALERIE : pièce foutraque et délirante, drôle et politiquement incorrecte, et All the power to the people mis en scène par la Cie Les Acharnés - Mohamed Rouabhi convoquant le théâtre, la danse et le hip hop pour retracer le mouvement des Black Panthers. Fructus Ventris, Dites-moi que je rêve et La Révolution des escargots : R.A.S sont programmés au TGP -CDNde Saint-Denis.
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UNE SEMAINE EN COMPAGNIE
Expérience ? Gageure ? Folle envie ? Une semaine en compagnie, c’est un peu tout cela à la fois. Il y a quatre ans, la Maison des métallos (établissement culturel de la Ville de Paris), le TGP, le Collectif 12 de Mantes-la-Jolie et Arcadi Île-de-France (organisme associé de la région) ont rassemblé leurs énergies et leurs moyens afin de partager leur curiosité et leur appétit de créations théâtrales singulières. Une semaine en compagnie est née. Tout au long de l’année, ces quatre structures aussi diverses que complémentaires travaillent à un repérage de créations inventives et artistiquement prometteuses en marge des circuits de diffusion établis. Ainsi, Une semaine en compagnie est l’occasion de donner aux équipes qui les portent, qu’elles soient émergentes ou non, des conditions propices à la mise en valeur de leur travail.
Rendez-vous de création théâtrale toute cette semaine entre le théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis et la Maison des Métallos Paris 11e.
Expérience ? Gageure ? Folle envie ? Une semaine en compagnie, c’est un peu tout cela à la fois. Il y a quatre ans, la Maison des métallos, le Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national de Saint-Denis, le Collectif 12 de Mantes-la-Jolie et Arcadi Île-de-France, organisme associé de la Région, ont imaginé rassembler leurs énergies et leurs moyens afin de partager leur curiosité et leur appétit de créations théâtrales singulières. Une semaine en compagnie est née. Tout au long de l’année, les équipes de ces quatre structures, aussi diverses que complémentaires, travaillent à un repérage de créations inventives et artistiquement prometteuses, en marge des circuits de diffusion établis. Ainsi, Une semaine en compagnie est l’occasion de donner aux équipes qui les portent, qu’elles soient émergentes ou non, des conditions propices à la mise en valeur de leur travail, dans des lieux franciliens repérés. Lien : http://www.arcadi.fr/evenements/une-semaine-en-compagnie/
Pendant Une semaine en compagnie, nous présentons trois spectacles : Nous ne sommes pas seuls au monde mis en scène par Élise Chatauret de la Cie Babel qui évoque le sentiment d'étrangeté, de l'Autre, de notre regard porté par l'autre et sur l'autre, Vivipares par le groupe LA gALERIE : pièce foutraque et délirante, drôle et politiquement incorrecte et All the power to the people mis en scène par la Cie Les Acharnés - Mohamed Rouabhi convoquant le théâtre, la danse et le hip hop pour retracer le mouvement des Black Panthers. Fructus Ventris, Dites-moi que je rêve et La Révolution des escargots : R.A.S sont programmés au TGP -CDN de Saint-Denis.
Cinq actrices entrent dans la peau de David Bowie, Charles Bukowski, Judy Garland ou encore l’enfant lourdement handicapé que David et Charles ont eu ensemble… Dans l’inconfort des corps et la confusion des genres, cette pièce, mise en scène par Céline Champinot, foutraque et délirante, drôle et politiquement incorrecte nous promène du plateau de théâtre à la salle à manger familiale, du quai de gare pluvieux d’une préfecture bressane à la Nouvelle Orléans, d’un fjord suédois à une cerisaie en Ukraine. Dans le cadre d'une semaine en compagnie.
écriture et mise en scène Élise Chatauret avec Hélène Avice, Boubacar Samb création lumière Marie-Hélène Pinon création sonore Francine Ferrer collaboration artistique et régie son Rodolphe Leroux écriture des corps Philippe Ménard regard costumes Claire Schwartz administration / production Marie Ben Bachir, Caroline Simonin
production Compagnie Babel-Élise Chatauret avec le soutien du Centre culturel Jean Houdremont, du Collectif 12, du Théâtre des 2 Rives, de la Maison des métallos, du Théâtre de la Commune Centre dramatique national d’Aubervilliers, du Centquatre-Paris et de la compagnie Les Acharnés-Mohamed Rouabhi avec l’aide à la production dramatique de la DRAC Île-de-France et l’aide au compagnonnage de la DRAC Île-de-France
L’auteure et metteure en scène Élise Chatauret raconte une histoire d’amour entre une femme blanche et un homme noir, inspirée du récit de vie d’une jeune femme d’origine sénégalaise. Sur scène, ce couple nous raconte le sentiment d’étrangeté, le regard porté par l’autre et sur l’autre. Dans le cadre d'une semaine en compagnie.
L’auteure et metteure en scène Élise Chatauret raconte une histoire d’amour entre une femme blanche et un homme noir, inspirée du récit de vie d’une jeune femme d’origine sénégalaise. Sur scène, ce couple raconte le sentiment d’étrangeté, le regard porté par l’autre et sur l’autre. Pensant faciliter l’intégration de leur fils, le père renie sa langue et sa culture, cesse de lui parler, de le toucher, sans pour autant cesser de l’aimer. Le spectacle interroge l’exil, l’identité, la transmission, le racisme, mais avant tout une expérience de marginalité. Il évoque ce qui, en chacun de nous, est exilé et seul, incompréhensible et muet, ce qui, de notre langue intime et personnelle, peine à se transmettre.
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Et au Théâtre Gérard Philipe, CDN de Saint-Denis :
- Fructus Ventris
Cie bleue comme une orange
- Dites-moi que je rêve
Cie Le fil a tissé
- La Révolution des escargots :R.A.S
Cie Demesten Titip
· 1er spectacle → plein tarif 10 euros · à partir du 2e spectacle → tarif unique 5 euros tarifs valables pour l’ensemble de la manifestation
Erevan est une des plus vieilles villes du monde. Avec 1,2 million d’habitants, c’est la capitale de l’Arménie et la plus grande ville de cet Etat du Caucase d’à peine 3 millions d’habitants. Jadis, Erevan constituait un carrefour entre l’Orient et l’Occident.
La ville d’aujourd’hui garde encore les traces des réfugiés du génocide perpétré par les Turcs ainsi que des décennies de domination soviétique. La cité et sa vie culturelle semblent hésiter entre le carcan de l’Histoire et un vent nouveau qui souffle depuis peu.
Il y a bien longtemps qu’elle a fait sa mue, la cité idéale créée dans les années 1920 dans un style stalino-classiciste par Alexander Tamanian, architecte arménien formé à Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui, buildings d’acier et de verre, zones piétonnes, boutiques de luxe et terrasses de café ont changé le visage d’Erevan.
Mais derrière l’affichage d’un capitalisme clinquant, la culture locale reste engoncée dans les vieilles structures soviétiques. Toujours dépendante de Moscou sur le plan économique, l’Arménie a du mal à envisager son avenir. D’autant que la croissance et les investissements sont fortement entravés par les coteries entre gouvernement et oligarques. Depuis 1989, année de l’indépendance, un million d’Arméniens a quitté le pays pour l’Europe et les Etats-Unis.
Metropolis a rencontré des artistes qui sont restés, ou qui, après avoir séjourné au loin, sont revenus dans leur capitale pour faire bouger les lignes. Car les plus récentes institutions culturelles d’Erevan doivent beaucoup à la diaspora arménienne. Comédien et réalisateur, Armen Sargsian a ainsi créé la troupe de théâtre Epsidon.
Lilit Bleyan, journaliste et violoniste née en 1978 à Erevan, a connu le succès dès son premier album, « Waiting Trains ».
Quant à Arpenik Mouradian (27 ans), elle a d’abord étudié le design à Paris avant d’ouvrir son atelier dans la capitale arménienne.
Enfin, le Mkhitar Sebastatsi Educational-Complex placé sous la direction d’Ashot Bleyan est bien décidé à favoriser l’émergence d’une société civile portée par l’éducation, l’art et la culture. Cette initiative est basée à « Bangladesch », ville satellite d’Erevan où une scène artistique et culturelle indépendante a vu le jour.
par Claudia Kuhland
Edité le : 21-07-14
Dernière mise à jour le : 04-09-14
Ballades en mode mineur : la musicienne belge Mélanie de Biasio
Mélanie de Biasio a récemment sorti son deuxième album, « No Deal ». A 35 ans, elle a déjà un disque d’or à son palmarès. Sa voix fascine, à la croisée de la pop et du jazz. La presse musicale n’hésite d’ailleurs pas à comparer son timbre d’alto à Billie Holiday, Nina Simone, Joni Mitchell ou Beth Gibbons. Ballades sombres et méditatives, incantations à la densité atmosphérique, variations slow motion, phrasé inventif…Mélanie de Biasio signe des mantras qui font croire que le temps s’est arrêté. Metropolis a rencontré la chanteuse à Charleroi, une ancienne cité minière où elle avoue avoir plus appris qu’au Conservatoire royal de Bruxelles.
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Entre passé et présent : les voyages dans le temps de la photographe israélienne Orly Zailer
Qui suis-je ? Quelles sont mes origines ? Qui étaient mes ancêtres ? Comment vivaient-ils ? Que pensaient-ils ? que ressentaient-ils ? Quels sont les traits que je tiens d’eux ? Que se passe-t-il donc quand nous nous glissons dans la peau de ceux qui nous ont précédés ? Orly Zailer a choisi une approche pour le moins insolite pour questionner l’identité par l’expérience photographique. Elle reconstitue de vieilles photos de familles en convoquant les enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants des personnes présentes sur les originaux. Ce voyage dans le temps a commencé lorsqu’Orly Zailer a découvert une photo datant des années 1970 où ses parents affichent un bonheur éclatant. 40 ans plus tard, l’artiste endosse le rôle de sa mère et se photographie avec son compagnon dans une mise en scène similaire. « The Time Elapsed Between Two Frames », le temps qui passe entre deux images, c’est le nom de son projet où elle ramène dans le présent toute la magie d’un instant du passé, confrontant au passage ses protagonistes à leur histoire familiale et aux destins de ceux qui les ont prédécédés.
Entre passé et présent : les voyages dans le temps de la photographe israélienne Orly Zailer
Le but du projet de Zailer : ramener dans le présent toute la magie d’un instant du passé.
Qui suis-je ? Quelles sont mes origines ? Qui étaient mes ancêtres ? Comment vivaient-ils ? Que pensaient-ils ? Que ressentaient-ils ? Quels sont les traits que je tiens d’eux ? Que se passe-t-il donc quand nous nous glissons dans la peau de ceux qui nous ont précédés ?
Orly Zailer a choisi une approche pour le moins insolite pour questionner l’identité par l’expérience photographique. Elle reconstitue de vieilles photos de familles en convoquant les enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants des personnes présentes sur les originaux. Ce voyage dans le temps a commencé lorsqu’Orly Zailer a découvert une photo datant des années 1970 où ses parents affichent un bonheur éclatant. 40 ans plus tard, l’artiste endosse le rôle de sa mère et se photographie avec son compagnon dans une mise en scène similaire.
« The Time Elapsed Between Two Frames », le temps qui passe entre deux images, c’est le nom de son projet où elle ramène dans le présent toute la magie d’un instant du passé, confrontant au passage ses protagonistes à leur histoire familiale et aux destins de ceux qui les ont prédécédés.
Mostra : Algérie et Arménie, deux tragédies en résonance avec le fracas du monde
Venise, 31 août 2014 (AFP) - La guerre d’Algérie et le génocide arménien sont au coeur de deux films touchants et réalistes, entrés en compétition dimanche à la Mostra de Venise, et qui sont étrangement en résonance avec le fracas du monde actuel.
“Loin des hommes“, deuxième long-métrage du Français David Oelhoffen, est l’un des films les plus attendus de la Mostra, et pas seulement pour la présence à l’écran du charismatique Viggo Mortensen, à la célébrité planétaire depuis son rôle d’Aragorn dans le “Seigneur des Anneaux“.
Le film, qui s’inspire de la nouvelle d’Albert Camus “L’hôte“, issu du recueil “L’exil et le royaume“, se déroule dans les montagnes de l’Atlas en 1954, au début de ce qui deviendra la guerre d’Algérie.
La rébellion grondant dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes du massif algérien.
Le premier, Daru (Viggo Mortensen), est un instituteur venu d’Espagne, qui parle français et arabe, et qui apprend le français à des enfants algériens. Le second, Mohamed (Reda Kateb), est un villageois accusé de meurtre.
Leur destin bascule quand Daru est chargé d’escorter Mohamed jusqu’au village voisin pour y être jugé et à coup sûr exécuté. Poursuivis par des cavaliers algériens réclamant vengeance et par des colons français revanchards, les deux hommes se révoltent.
“Le texte de Camus est très court et d’une beauté extraordinaire. Il y a un désert, un prisonnier, quelqu’un qui doit escorter un prisonnier. Il parle aussi de l’engagement politique et de la difficulté d’y voir clair dans un monde où la violence éclate et emporte tout“, a expliqué David Oelhoffen en conférence de presse.
De fait, la violence est partout dans ce film, et dans les deux camps.
L’armée française en prend pour son grade, notamment dans une scène qui montre des Algériens se faire tuer par des soldats français alors même qu’ils se rendent.
“C’est un crime de guerre“, leur dit Daru.
Cela peut-il raviver certaines plaies de part et d’autre de la Méditerranée ? “Il n’y a pas de volonté de controverse et si c’était le cas, ce serait bien malgré moi“, s’est défendu le réalisateur. “C’est facile, 60 ans plus tard, de juger la colonisation, qui est une impasse historique. Il se trouve que dans cette région de l’Atlas, en 1954, l’armée française a abattu une cinquantaine d’Algériens, c’est un fait historique. Il faut montrer les choses comme elles se sont passées“, a-t-il ajouté.
- “Les Arméniens l’attendaient“ -
Autre film, autre période, mais thématique similaire. “The Cut“, signé Fatih Akin, est le troisième volet d’une trilogie “l’amour, la mort et le diable“ du réalisateur allemand d’origine turque. Il nous plonge cette fois en 1915, en plein génocide arménien.
Une nuit, le jeune Nazareth Manoogian est enlevé à sa famille par des gendarmes turcs. Après avoir survécu à l’horreur du génocide des années plus tard, il apprend que ses deux filles jumelles sont vivantes.
Il décide de partir à leur recherche et rencontre pendant son périple des personnes diverses, bienveillantes ou maléfiques.
Tahar Rahim, César du meilleur acteur en 2010 pour “Un Prophète“ de Jacques Audiard, incarne ce père qui ne capitule jamais. Sa prestation a été particulièrement remarquée sur le Lido, le plaçant parmi les favoris pour une place au palmarès de la Mostra qui sera révélé samedi.
“C’est le film que les Arméniens attendaient. Cela a pris du temps, la première génération a dû survivre, la deuxième a dû vivre et la troisième réagir et clamer ce qu’elle devait clamer“, a déclaré l’acteur français d’origine arménienne Simon Abkarian, qui figure au générique.
“Je pense qu’un seul film est insuffisant pour raconter une telle histoire. Le gouvernement turc est toujours très conscient de ce qui se dit au cinéma sur la question arménienne et il y a des lobbies turcs qui savent intervenir quand il le faut“, a-t-il affirmé face aux journalistes.
En accueillant près de soixante-dix écrivains des États-Unis et du Canada, cette 7e édition célèbrera la relation qui unit la France à l’Amérique du Nord. Et pour la première fois dans l’histoire du festival, des écrivains français prendront part aux rencontres et aux débats.
Ainsi des auteurs des deux côtés de l’Atlantique pourront partager leurs visions et leurs idées.
Pour la première fois, America s’associera avec le Livre sur la place, qui se déroulera le même week-end à Nancy, une initiative accompagnée par le CNL.
Le Centre national du livre labellisera aussi deux rencontres à America, dimanche 14 septembre à 17h :
L’AMOUR DE LA LANGUE FRANÇAISE Cette langue, c’est elle qui unit les trente-trois millions de francophones qui vivent aujourd’hui en Amérique du Nord. C’est encore elle qui les unit aux Français et à tous ceux qui parlent cette langue de par le monde. Elle est notre culture commune. Elle est notre bien commun, le véhicule de nos idées et de nos émotions, de nos histoires et de nos rêves. Des écrivains partagent leur amour des mots et de la littérature écrite en français.
• Avec Dany Laferrière, Herménégilde Chiasson, Zachary Richard et Perrine Leblanc
PORTRAITS DE FEMMES Tout comme l’homme, la femme tient une place de choix dans la littérature. Il y a mille et une façons d’être une femme, dans les livres comme dans la vie. Des écrivains partagent leur regard sur la féminité et sur leurs personnages.
• Avec Henry Kénol, Yanick Lahens, Wally Lamb, J. Courtney Sullivan
« The Cut » de Fatih Akin.Gordon Muehle Bombero International
Le cinéaste allemand d’origine turque Fatih Akin est entré en compétition à la 71e Mostra de Venise avec son nouveau film. The Cut se trouve parmi les vingt productions qui briguent le Lion d’or et c’est l’un des films les plus attendus du festival.
Huit ans, c’est le temps qu’il a fallu à Fatih Akin pour faire aboutir son projet sur le génocide arménien. Un sujet tabou en Turquie, pour lequel le cinéaste a dû affronter de multiples obstacles, entre autres l’impossibilité de trouver un acteur turc pour jouer le personnage principal du film.
C’est donc le Français Tahar Rahim qui incarne Nazareth, un jeune maréchal ferrant, laissé pour mort par l’armée turque en 1915. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa famille a été massacrée, à l’exception de ses deux filles.
The Cut est une ode à la souffrance du peuple arménien. Une fresque à l’ancienne, didactique, mais sans subtilité, très mélodramatique, avec des dialogues et des effets de style appuyés. Ici les Turcs parlent le turc, mais les Arméniens conversent en anglais. Un parti pris très artificiel, mais c’était sans doute le prix à payer pour que le film et grâce à lui, la reconnaissance du génocide arménien, bénéficie d’un rayonnement international.The Cut sera-t-il projeté en Turquie? Fatih Akin l’espère, mais rien n’est moins sûr.