24/10/2014

RDC:quatre co-accusés de Jean-Pierre Bemba libérés par la CPI


RDC JUSTICE INTERNATIONALE 

RDC: Babala et trois co-accusés libérés par la CPI, le MLC satisfait

mediaJean-Pierre Bemba restera, lui, en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la CPI.AFP
Le député d'opposition congolais Fidèle Babala Wandu est arrivé jeudi 23 octobre à Kinshasa. La Cour pénale internationale lui a accordé mardi une mise en liberté provisoire, pour éviter que sa détention provisoire ne soit d'une durée « disproportionnée ». Mais Fidèle Babala reste accusé d'avoir essayé de corrompre des témoins dans le procès de Jean-Pierre Bemba, le directeur de son parti qui, lui, est inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Fidèle Babala Wandu a été libéré de la garde de la Cour pénale internationale avec ses co-accusés Aimé Kilolo Musamba et Narcisse Arido. Fidèle Babala Wandu doit cependant rester à la disposition de la Cour pénale internationale. Son mouvement politique se réjouit quand même de sa libération provisoire, comme l'explique Thomas Luhaka, le secrétaire général du MLC, Mouvement de libération du Congo.
Cette libération est une bonne nouvelle.
Thomas LuhakaSecrétaire général du MLC24/10/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter
Le quatrième accusé, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, sera prochainement remis en liberté provisoire également. Les suspects devront toutefois comparaître devant la Cour si les juges le demandent. Jean-Pierre Bemba, également suspect dans cette affaire, restera en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour.


Adaptation de Karine Tuil au théâtre : Le Mariage de M. Weissmann, d'après le roman « Interdit »



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Le Mariage de M. Weissmann

d'après le roman « Interdit » de Karine TUIL (éditions Grasset)


Adaptation et mise en scène Salomé LELOUCH
décor et costumes Natacha MARKOFF
Musique originale Pierre Antoine DURAND
Lumières Denis KORANSKY
avec Jacques BOURGAUX, Bertrand COMBE et Mikaël CHIRINIAN


« Je m'appelle Saül Weissmann mais ne vous fiez pas à mon nom qui est juif, en dépit des apparences. J'ai été, pendant soixante-dix ans, un imposteur pour les autres et pour moi-même ». Ainsi commence la confession du narrateur qui apprend de la bouche d'un rabbin qu'il n'est pas juif selon la loi de Moïse. Une histoire sur la quête identitaire, incisive et pleine d'humour noir, où le cynisme le dispute à l'absurde.
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A partir du 16 octobre 2014


du mardi au samedi à 19h


Prix des places

  • 1ère catégorie : 28 €
  • 2ème catégorie : 24 €
Tarif spécial tous les vendredis : 15 €
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PEDRO KOUYATE & BAND à Paris le 8 novembre, au Café de la Danse



Samedi 8 novembre



PEDRO KOUYATE & BAND



19h30
18 € / 20 €

PEDRO KOUYATE
Soirée de lancement de son album solo : La Tramontane
Artiste libre et inspiré, c’est dans la culture ancestrale de son pays d’origine, le Mali, et particulièrement dans l’univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingue, à qui il emprunte le flow et les gammes pentatoniques, que Pedro Kouyaté puise ce qui constitue la base de ses créations. C’est à sa manière toute particulière qu’il rend hommage à cette richesse inépuisable. Ainsi, à partir de mélodies au chant, à la guitare, mais aussi au n’goni, son instrument de prédilection, il invente une transe hypnotique dans laquelle s’intègrent des solos mémorables dialoguant avec ceux tout aussi étonnants du saxophoniste Florent Dupuit, du bassiste Nelson Hamilcaro et du batteur et percussionniste Renaud Ollivier. Sa pratique du n’goni, instrument aux sons percussifs et très évocateurs du monde parallèle et mystérieux des chasseurs mandingues, fait de Pédro kouyaté l’un de ses plus surprenants interprètes.
Sur scène, il fait vibrer une voix profonde quand son chant se déploie en nappes graves et dissonantes, mais c’est aussi le flow des griots de la place publique africaine, transposé sur la scène, qui est une des composantes majeures du spectacle.
Ces alternances de périodes calmes et d’introspection avec d’autres au tempo et à la parole très rythmés offrent un spectacle particulièrement riche et varié.
À la manière de ses ancêtres, Pedro Kouyaté captive le spectateur, le saisie et l’interpelle avec une générosité et un dynamisme décapants. Son charisme énigmatique et l’énergie créative des musiciens qui l’accompagnent invitent le public à l’expérience d’un voyage intemporel, riche de surprises et à chaque fois différent.
« Dans son bouillon éclectique et profondément original, il (Pedro Kouyaté) synthétise les racines, modernise le son de la terre, celui du feu, de l’eau, de l’air (…) sa puissance d’interprétation, dans son énergie contagieuse, dans sa nature sauvage et sans ornière, propice à l’émergence de toutes les rêveries, de toutes les créations… ». Radio France Internationale
« Tramontane », « Kaîba Lampéduza », « Apollo », « La rousse » etc… dix titres interprétés en solo, évoquant ses souvenirs d’enfance au Mali, sa vie d’exilé ou ses ressentiments sur le monde d’aujourd’hui, vont composer ce nouvel album dans lequel, plutôt que dire, Pédro Kouyaté suggère, propose… Au gré de son répertoire, il expérimente au n’goni, l’instrument des chasseurs mandingues, les accents envoutants et parfois déroutants du pentatonique. Ailleurs, à la guitare, son jeu rapide, sorte d’arpège bluesien, fabrique des phrasés insensés, bouillonnants, doux ou stridents, mélodiques ou rythmiques… humeurs changeantes… Partout, sa voix profonde et sensible joue avec les temps, les silences qu’il souligne, accompagne, approuve, ou parfois transperce à la manière des griots sur la place publique.
Une soirée présentée par MADSAC ART CONCEPT PRODUCTION
- See more at: http://www.cafedeladanse.com/pedro-kouyate-band/#sthash.PFvta5Dp.dpuf


Centrafrique : Tensions autour de Bambari - Déception de la Séléka face aux promesses et échecs de Catherine Samba Panza


mediaUn patrouille de casques bleus dans le quartier de Sango à Bangui où les tensions restent vives, le 15 octobre.AFP PHOTO / STRINGER


En Centrafrique, de nouvelles violences auraient fait fuir des habitants dans la région de Bambari ces deux derniers jours. 
L'attaque a eu lieu dans la localité de Yamalé de la région de Bakala, dans le centre, selon la Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique.
La Minusca a envoyé un groupe de soldats hier (jeudi) pour vérifier les faits sur place et la patrouille n'a constaté aucune victime.

Des villageois ont relaté des échauffourées, auraient vu deux anti-balakas attaquer ou se battre avec des peuls. 
Certains rapportent qu'un anti-balaka aurait été lynché par la foule, mais la patrouille n'a pas de preuve.

Ce qui est sûr selon OCHA (ONU), c'est que des déplacés continuent d'arriver dans la ville de Bambari. La plupart sont pris en charge qu camp de l'église Notre-Dame de la Victoire.

Les attaques se multiplient dans la région de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, depuis début octobre. A chaque fois, les informations sur les assaillants et le nombres de victimes arrivent tard jusqu'aux organisations humanitaires à Bambari et restent peu fiables.

Les bilans de victimes de ces attaques restent peu fiable selon OCHA, certaines sources parlant de blessés, d'autres de morts,souvent sous l'effet du choc, ou parmi les déplacés.


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Parallèlement, les promesses de la présidente de la transition Catherine Samba Panza ne satisfont pas toutes les parties.

Pour les membres de la Séléka, il semble évident que ses engagements pour ramener la sécurité et lutter contre l'impunité sont de la poudre aux yeux, et ne prouve que l'incapicité de la transition.
Selon Habila AWAL, porte-parole de la Séléka, il faut donc sortir le plus vite de la transition et organiser des élections pour sortir de cette impasse...

Habila AWAL, porte-parole de la Séléka, joint par Mélissa Chemam, à entendre sur RFI, vendredi matin dans nos éditions Afrique.



22/10/2014

Centrafrique : Discours de la Présidente de la transition. Vers un changement politique?


Mon dernier papier sur la Centrafrique pour RFI :
RCA CATHERINE SAMBA-PANZA

RCA: Catherine Samba-Panza devant le CNT ce mercredi matin

mediaDiscours de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, aux membres du Conseil national de la transition, à Bangui, le 6 mai 2014.AFP / ISSOUF SANOGO
Les incidents violents se multiplient en Centrafrique prouvant l'insécurité persistante du pays. Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Le Premier ministre a lu, mardi 21 octobre, une déclaration dans laquelle il justifie le « vice de procédure » dans l'affaire du don angolais et, mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant le Conseil national de transition (CNT) pour faire le point sur l'état de la nation.






Le Premier ministre, Mahamat Kamoun, est dans une position difficile. Sa déclaration de ce mardi est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Cependant, il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un « vice de procédure ».
De son côté, minée par une crise de confiance et par cette affaire du détournement, Catherine Samba-Panza n'a jamais été si impopulaire. Elle doit s'exprimer, mercredi, sur l'état de la nation devant le Conseil national de transition (CNT). Cependant et à ce stade, anti-balaka comme ex-Seleka semblent ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.
Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, notamment après avoir consulté, pendant trois jours, « les forces vives de la nation », dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Seleka. Cependant, toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.
Mais beaucoup espèrent désormais le départ de Samba-Panza et, selon de nombreuses voix, un passage obligé serait - dans un premier temps - le départ de son Premier ministre Mahamat Kamoun, nommé cet été, mais largement décrié. 

21/10/2014

Centrafrique : tournant politique? Catherine Samba Panza plus critiquée que jamais


En Centrafrique, des miliciens anti-balaka et ex-Séléka s'en sont violemment pris à des habitants de Bambari ces jours derniers qu'ils accusent de collaborer avec leurs rivaux. Selon la gendarmerie, au moins 7 personnes ont été tuées, et plusieurs autres blessées.
Un incident de plus qui prouve l'insécurité persistante du pays, alors que l'aéroport de Bangui est fermé depuis plusieurs jours

Politiquement, le gouvernement de transition est plus critiqué que jamais. Et ce mercredi, la présidente Catherine Samba Panza doit s'exprimer devant les Centrafricains pour faire le point sur l'Etat de la nation.

Plus de détails - Mélissa Chemam.

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Mahamat Kamoun est dans une position difficile. Sa déclaration d'hier soir est avant tout un appel à l'unité et au respect des accords de Brazzaville. Mais il a insisté pour répéter que son gouvernement n'avait en aucun cas détourné des fonds d'aide angolais ; il a seulement agi face à l'urgence, tombant dans un "vice de procédure".

Minée par une crise de confiance et l'affaire du détournement des fonds d'aide angolais, Catherine Samba Panza n'a jamais été si impopulaire.

A ce stade, anti-balakas comme ex-sélékas semblent même ligués conjointement contre son nouveau gouvernement nommé cet été.
Vendredi dernier, la présidente a affirmé qu'elle mettrait fin à la transition le 15 février prochain, après avoir consulté pendant trois jours "les forces vives de la nation" dont des partis politiques et des représentants de l'ex-Séléka.

Et toutes les mouvances politiques s'accordent désormais pour dire que les conditions ne sont pas réunies pour permettre l'organisation des élections en février prochain, seule date évoquée par la communauté internationale.


En conséquence, Catherine Samba Panza doit s'exprimer ce mercredi sur l'état de la nation.
Mais beaucoup espèrent désormais son départ. Selon de nombreuses voix, un passage obligé serait dans un premier temps le départ de son premier ministre Mahamat Kamoun nommé cet été mais largement décrié.

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Insécurité croissante

Les incidents violents se sont multipliés depuis début octobre, à Bangui et autour de Bambari, alors que la situation politique tangue fortement dans la capitale centrafricaine.

Selon la gendarmerie locale, des individus armés se réclamant des anti-balaka sont partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango, plus au sud, et ont froidement assassiné cinq personnes aux villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka.
Ceux-ci règnent sans partage sur la région de Kouango, à la frontière de la RDC.

La semaine dernière, une attaque dans le quartier de la résidence de la présidente de la transition a révélé que non seulement les violences reprennent, mais qu'elles ont aussi un caractère politique.


Centrafrique : l'ex-Séléka annonce la tenue d’ici le 25 octobre d’une Assemblée Générale de la coalition à Kaga-Bandoro




La Séléka annonce une Assemblée Générale à Kaga-Bandoro
 
Bangui, 21 octobre 2014 (RJDH)---Dans un communiqué rendu public le lundi dernier, le 1er vice président de l’ex-Séléka, Nourredine Adam a annoncé la tenue d’ici le 25 d’une Assemblée Générale de la coalition à Kaga-Bandoro. 
 
Le communiqué signé de Nourredine Adam précise que cette Assemblée Générale est décidée à l’issue d’une réunion du bureau politique le 29 septembre dernier. Le document fait comprendre que la décision de l’organisation de cette Assemblée Générale est partagée par l’Etat-major et le bureau politique de l’ex coalition Séléka actuellement dénommée Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

Le communiqué ne donne pas de précisions sur les objectifs de cette Assemblée Générale. Il se contente de souligner que les membres seront libres « d’exprimer sans crainte le fond de leur pensée ».

Contactée par le RJDH, une source proche du bureau politique de l’ex Séléka a déclaré que l’Assemblé Générale de Bandoro sera l’occasion de faire le bilan de l’Etat-major de la Séléka et de prendre des décisions concernant le bureau politique et de définir une nouvelle politique de la coalition.

C’est la troisième fois en un mois que Nourredine  Adam, 1er vice président de l’ex-Séléka annonce la tenue d’une Assemblée Générale sans que celle-ci ait lieu. Cette Assemblée Générale est annoncée, deux jours après l’arrivée de plusieurs convois de combattants de ce mouvement dans la ville de Kaga-Bandoro et le jour où les contingents marocains et gabonais présents dans cette ville sont remplacés par celui du Pakistan.

/ RJDH - Sylvestre Sokambi

20/10/2014

Centrafrique : mouvements de déplacés suite à des violences à Bambari


En République centrafricaine, la ville de  Bambari a reçu un afflux de déplacés depuis début octobre selon le CICR, et notamment de villageois en provenance de Batobadja, une bourgade située à environ trente kilomètres au cours du week-end.
D'autres villages se sont récemment vidés de leurs habitants sur cet axe au sud-est de la ville de Bambari. Les déplacés fuient des attaques menées par des milices Séléka, qui affrontent régulièrement des anti-balakas pour le contrôle des routes menant à la troisième ville du pays.

Le point avec Mélissa Chemam.

Par 

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mediaLe quartier d’Ouhango, à Bangui, a été le théâtre de violences entre la population et des miliciens anti-balaka.Getty Images/ Michael Fay

Les organisations humanitaires ont été alertées sur le sort de ces déplacés ont en fin de journée vendredi et samedi, après une nouvelle attaque dans le village de Batobadja, à une trentaine de km à l'est de Bambari.
Selon Francine Roy, du CICR, la plupart ont trouvé refuge dans le site de l'Eglise Notre-Dame, à l'ouest de la ville, où le Programme alimentaire mondial est intervenu pour venir en aide à une centaine de familles.
Mais d'autres sites, à l'est de Bambari cette fois, ont également reçu près de 200 familles depuis début octobre du fait d'incidents du même type : des attaques de milices séléka tentant de défendre leurs zones de contrôles menacées par des anti-balakas.
L'abbé Firmin, aumônier de Bambari, a été en contact avec les familles et l'église s'occupe de les secourir avec l'ONG Caritas à Notre-Dame. Il assure néanmoins que la situation est à nouveau calme, tout comme Moussa Zoubirou, le représentant de la jeunesse islamique de la ville. 

Mais l'abbé ne serait pas surpris de voir arrivés de nouveaux déplacés, la situation restant instable dans toute la région de Haute Kotto selon lui.

TCHAD : Les autorités justifient l'absence d'audiences dans le procès de l'ancien président Habré


Retour à RFI et :

Tchad Hissène Habré Justice

Procès Habré: le Tchad se défend d’un manque de collaboration

mediaHissène Habré, ici en janvier 1987 à Ndjamena, a été à la tête du Tchad de 1982 à 1990.AFP PHOTO
  • Dans l’affaire Hissène Habré, les Chambres africaines extraordinaires dénonçaient, samedi 18 octobre, le manque de coopération du Tchad. Le tribunal spécial, mandaté par l’Union africaine, se plaignait du fait que Ndjamena refuse officiellement de mettre à sa disposition deux coaccusés. Mais selon les autorités tchadiennes, l'accord de coopération judiciaire signé avec le Sénégal nécessite que les coaccusés donnent leur accord avant leur transfèrement, ce qu’ils ont refusé.
    L’Etat du Tchad apporte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale sont soucis de voir aboutir cette procédure tant attendue par les victimes et les parties civiles.
    Me Ibrahim Mbengueavocat conseil de l'Etat tchadien20/10/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

19/10/2014

On Writing and Solitude - Rebecca Solnit


Thanks to Brainpickings, a wonderful website on good writing and reading, I have just discovered the work of journalist and writer Rebecca Solnit; here is the thought of the day:


A Book Is a Heart That Only Beats in the Chest of Another: Rebecca Solnit on the Solitary Intimacy of Reading and Writing

"Learning how to be a good reader is what makes you a writer," the magnificent Zadie Smith told the audience at the 15th annual New Yorker Festival on a late Friday night, echoing Susan Sontag's assertion that fruitful writing is born out of fruitful reading, out of a "book-drunken life." 

This osmotic relationship between reading and writing has been extolled in forms as piercingly poetic as Kafka's letter on the purpose of books and as scientifically grounded as the work of Harvard psycholinguist Steven Pinker, but hardly anyone has expressed it more lyrically and with more shimmering aliveness than another of our era's greatest essayists, Rebecca Solnit, in The Faraway Nearby (public library) – the equally, if differently, rewarding follow-up to her spectacular essay collection A Field Guide to Getting Lost.



In the fourth of the book’s thirteen extraordinary essays, titled “Flight,” Solnit writes:

"Like many others who turned into writers, I disappeared into books when I was very young, disappeared into them like someone running into the woods. What surprised and still surprises me is that there was another side to the forest of stories and the solitude, that I came out that other side and met people there. Writers are solitaries by vocation and necessity. I sometimes think the test is not so much talent, which is not as rare as people think, but purpose or vocation, which manifests in part as the ability to endure a lot of solitude and keep working. Before writers are writers they are readers, living in books, through books, in the lives of others that are also the heads of others, in that act that is so intimate and yet so alone".
(...)


"The object we call a book is not the real book, but its potential, like a musical score or seed. It exists fully only in the act of being read; and its real home is inside the head of the reader, where the symphony resounds, the seed germinates. A book is a heart that only beats in the chest of another. The child I once was read constantly and hardly spoke, because she was ambivalent about the merits of communication, about the risks of being mocked or punished or exposed. The idea of being understood and encouraged, of recognizing herself in another, of affirmation, had hardly occurred to her and neither had the idea that she had something to give others. So she read, taking in words in huge quantities, a children’s and then an adult’s novel a day for many years".


On the relationship between writing and the silence of solitude:
"Writing is saying to no one and to everyone the things it is not possible to say to someone. Or rather writing is saying to the no one who may eventually be the reader those things one has no someone to whom to say them. Matters that are so subtle, so personal, so obscure that I ordinarily can’t imagine saying them to the people to whom I’m closest. Every once in a while I try to say them aloud and find that what turns to mush in my mouth or falls short of their ears can be written down for total strangers. Said to total strangers in the silence of writing that is recuperated and heard in the solitude of reading. Is it the shared solitude of writing, is it that separately we all reside in a place deeper than society, even the society of two? Is it that the tongue fails where the fingers succeed, in telling truths so lengthy and nuanced that they are almost impossible aloud?" 

(...)

"...writing is speaking to no one, and even when you’re reading to a crowd, you’re still in that conversation with the absent, the faraway, the not-yet-born, the unknown and the long-gone for whom writers write, the crowd of the absent who hover all around the desk".


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Link:  http://www.brainpickings.org/2014/10/13/rebecca-solnit-faraway-nearby-reading-writing/

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Rebecca Solnit in a few words:
Rebecca Solnit is the author of fourteen books, including A Paradise Built in HellA Field Guide to Getting Lost, River of ShadowsWanderlust: A History of Walking. and As Eve Said to the Serpent: On Landscape, Gender, and Art, which was nominated for the National Book Critics Circle Award in Criticism. In 2003, she received the prestigious Lannan Literary Award. She lives in San Francisco.

Her website: http://rebeccasolnit.net/

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On The Faraway Nearby:


In this exquisitely written new book by the author of A Paradise Built in Hell, Rebecca Solnit explores the ways we make our lives out of stories, and how we are connected by empathy, by narrative, by imagination. In the course of unpacking some of her own stories—of her mother and her decline from memory loss, of a trip to Iceland, of an illness—Solnit revisits fairytales and entertains other stories: about arctic explorers, Che Guevara among the leper colonies, and Mary Shelley’s Dr. Frankenstein, about warmth and coldness, pain and kindness, decay and transformation, making art and making self. Woven together, these stories create a map which charts the boundaries and territories of storytelling, reframing who each of us is and how we might tell our story.