10/12/2014

”Rimbaud, le roman de Harar” : Documentaire de Jean-Michel Djian sur le poète et l'Ethiopie



Film en préparation

march__aux_chameaux_de_Babille_(_Harar)Rimbaud, le roman d’Harar
images
Jean-Michel Djian réalise en ce moment son prochain documentaire ( dont il est le co-auteur avec Alain Sancerni) intitulé ”Rimbaud, le roman de Harar”, produit par les Films d’ici, France 3, TV5 Monde et France Culture. Premier tournage à la Maison de la Poésie le 12 juin, second en septembre en Ethiopie. diffusion prévue décembre à l’occasion du 160ème anniversaire de l’année de naissance du poète.
B7« Le plus malin est de quitter ce continent où la folie rôde…. J’entre au vrai royaume des enfants de Cham » Une saison en enfer. 
Arthur Rimbaud a 26 ans quand, en 1880, il s’installe pour la première fois à Harar, cette contrée musulmane située dans la Corne de l’Afrique entre le désert de l’Ogaden et l’Abyssinie, l’actuelle Ethiopie. Une cité de marchand d’or, d’ivoire, de café, d’encens, d’épices, de tissus, de peaux et de bijoux où, depuis 1220 date de sa création par des chevaliers venus du Hejjaz, se croisaient l’Egypte, la Chine, l’Indonésie, la Perse, l’Inde, Byzance et l’Arabie. C’est là que le poète décide d’oublier le feu des mots et de se conduire « en homme de bien », en se rendant « utile » ; mais c’est dans cette bourgade de quelques quarante milliers d’âmes dans laquelle l’auteur d’Une Saison en enfer est venu se perdre, que sa vie bascule. Il n’en reviendra que pour mourir. A 37 ans.
Qu’a fait Rimbaud de ses dix dernières années chaotiques à Harar ? A quel prix a-t-il pu s’arracher au « dérèglement raisonné de ses sens » ? S‘est-il laissé envoûter par l’effervescence du négoce de cette cité guerrière et mystique au point de penser qu’il pouvait en revenir riche ? Ou bien contenté d’être un commerçant patenté, apprenti explorateur, géographe de circonstance, vendeur d’armes ou interprète à ses heures ? Pourquoi le poète a-t-il décidé de miser son propre destin sur Harar ? C’est cette histoire improbable et méconnue , faite d’échecs, de souffrances et de passions que nous allons tenter de comprendre à la lumière du récit de ses biographes mais aussi de témoignages, légendaires ou pas, qui éclairent de manière inédite le mystère de la seconde vie du poète”.

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Infos sur son site : http://www.jeanmicheldjian.com/actualites/film-en-preparation/


09/12/2014

Exposition : Haïti - Deux siècles de création artistique au Grand Palais


Exposition

Haïti

Deux siècles de création artistique


19 Novembre 2014 - 15 Février 2015
Grand Palais, Galeries nationales




L’exposition, la première sur le sujet, propose de découvrir l’extraordinaire richesse de la création artistique haïtienne : elle n’a cessé de jaillir au coeur du destin tourmenté de la première République noire, mêlant poésie, magie, religion et engagement politique, à travers les formes les plus diverses. Peintures, sculptures, installations, suspensions, vidéo… témoignent de cette vivacité culturelle, du XIXe siècle à nos jours.
Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais.

Avec le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous l’égide de la Fondation de France, et de la Banque de la République d’Haïti.
- See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/haiti#sthash.fmdo9q3S.dpuf

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Lien : http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/haiti


Lecture : La Condition magique de Hubert Haddad



Lecture 

en présence d'Hubert Haddad

Jeudi 11 décembre 2014 à 19h

La Condition magique de Hubert Haddad

Editions Zulma

Avec Carole Bergen et Valérie Delbore


« L'erreur des cartésiens c'est de séparer la pensée de l'imaginaire. Il n'y a pas de pensée sans imaginaire. Dans un roman, ça ne m'intéresse pas de faire une coupe. Je veux qu'on traverse un monde. Quant au romantisme, je crois qu'on y reviendra toujours : le romantisme, c'est la passion. Ce qui ne tient pas, c'est la pose. » Hubert Haddad.
Les lectures (1h) sont suivies d’une signature et d’un cocktail

Tarif

Droit d'entrée, Tarif plein : 12,00 Euros
Droit d'entrée, Tarif réduit : 10,00 Euros - Etudiants: 5,00€

Renseignements et Réservations

motsparleurs@wanadoo.fr

Tel: 06.12.08.66.66 

 Adresse: Hôtel Pont Royal 5-7 rue Montalembert– 75007 Paris France



Poésie automnale


Nature urbaine, Rome automnale, ou ce que devrait être la poésie de cette saison...



Ce jardin, parcouru presque par hasard un vendredi de décembre, à la recherche d'un peu de beauté, aujourd'hui, me manque...

J'aime les vers, les plus inconnus resteront cachés. Pour apaiser cette mélancolie, voici de plus illustres :


Chant d’automne


I
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.
J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l’été blanc et torride,
De l’arrière-saison le rayon jaune et doux !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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El Desdichado


Je suis le ténébreux, - le veuf, - l'inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ? ... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron ;
Modulant tout à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Gérard de Nerval, Les Chimères (1854)

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Et Rome, encore... 














08/12/2014

Expo photo : Argentine sauvage à La Maison des Amériques Latines


Argentine, terre du bout du monde


Du 22 septembre au 11 décembre 2014
Photographies de Florian von der Fecht 

L’Argentine est un pays de conquêtes, une terre d’aventures où les pionniers ont toujours repoussé la dernière frontière. Depuis le XVIe siècle et la légende des géants Patagons, ils ont poussé la découverte jusqu’à atteindre le « bout du monde ». Par extension, cette exposition vous invite à parcourir ce territoire mythique, emblème des grands espaces. Des déserts rouges du grand nord aux glaciers bleutés de Patagonie, des puissantes cataractes d’Iguazu aux surprenants marais de Mésopotamie, suivez les Gauchos, valeureux seigneurs de cette infinie terre de contrastes.




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Informations pratiques

Avec le soutien de l'hôtel Sofitel Arroyo à Buenos Aires et d'Inprotur (Office du Tourisme d'Argentine)
Entrée libre du lundi au samedi de 10h à 19h (sauf jours fériés) 
Tel : 01 53 63 13 40
Par mail : conferences@maisondesameriqueslatines.com
La Maison des Amériques Latines - 3 rue Cassette 75006 PARIS

Tinariwen à Paris le 13 décembre - aux Bouffes du Nord


Le Festival Worldstock reçoit Tinariwen!



MUSIQUES - 13 décembre 2014, à 20h30

Tinariwen avec Lalla Badi

Dans le cadre du festival WorldStock

Autour du Tindé
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© Marie Planeille web
Tinariwen célèbre le son original de la tradition musicale touareg.
Le Tindé désigne les fêtes à l'occasion desquelles les femmes kel tamashek jouent de cet instrument, le tindé, percussion faite d'un mortier en bois sur lequel on tend une peau de chèvre. Une femme soliste chante et marque le rythme au tindé. Un chœur lui répond. À ce rythme hypnotique viennent se mêler des claquements de main.
Le 13 décembre Tinariwen invite au Théâtre des Bouffes du Nord la grande dame du Tindé, Lalla Badi (Tamanrasset), qui sera accompagnée de trois chanteuses. Le retour aux sources des rocks stars du Sahara…

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Dernier single : 



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Lien : http://www.bouffesdunord.com/fr/saison/53a30ce48aecb/tinariwen-avec-lalla-badi




Exposition sur l'art sécession italien à la Galleria Nazionale d'Arte Moderna de Rome


La Galleria est située dans un des plus beaux quartiers de Rome, déjà, via delle Belle Arti, dans les jardins de la Villa Borghese.





Au programme, cet automne - hiver, une exposition sur l'art sécession italien :





 Superbes découvertes de peintres italiens début de siècle et de leurs influences venues de toute l'Europe dans cette période d'avant la Grande Guerre qui transforma notre continent. Parmi les grands noms : Giacomo Balla et Umberto Boccioni.



Quelques images de mon parcours :



Les salles ont été décorées dans l'ambiance début de siècle, notamment grace à ces charmantes frises: 


Oeuvres et influences :






Giacomo Balla et les manifestations Sécession :













Umberto Boccioni :







Balla :







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Mentions spéciales pour les dernières salles :

Salle 7
Peintres toscans

Plinio Nomellini
Galileo Chini

Salle 8
Camillo Innocenti - In ritardo, 1910
Giovanni Boldini
Aleardo Terzi
Arturo Noci

Salle 9
Secession à Rome et approche internationale
Avec Félix Vallotton, Pierre Bonnard, Kees van Dongen, Sergei Diaghilev, etc.

Salle 10
Venise et Rome, pôles jumeaux, 1915

Salle 11 influence de Klimt 
Chez Mario Cavaglieri (Giulietta nell'atelier di Padova, 1915) et Felice Casorati

Salle 12 Futurisme
Avec Giacomo Balla et  Umberto Boccioni (dont 'Idolo moderno', l'affiche de l'expo)

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Lien : http://www.gnam.beniculturali.it/index.php?it/22/eventi-e-mostre/138/secessione-e-avanguardia

Secessione e Avanguardia

31 ottobre, 2014 - 15 febbraio, 2015 - esposizione

L'Arte in Italia prima della Grande Guerra 1905 - 1915 
Sec&AvLa Galleria ha realizzato una grande mostra sul periodo che ha preceduto la Prima guerra mondiale: un periodo breve, ideologicamente segnato da contrasti politici e sociali, durante il quale artisti e critici si interrogano sui concetti di modernità e di avanguardia.

La mostra è a cura di Stefania Frezzotti.



Un conte de Noel - tout en dessin : Alber Elbaz


De retour de voyage, quelques semaines avant Noel, je partage ce conte dessiné par Alber Elbaz, directeur artistique de Lanvin, composé pour le magazine Air France.

Une histoire de tour du monde et de retour à l'origine :), tout en superbes dessins...















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Quelques infos sur Alber Elbaz sur Elle.fr : http://www.elle.fr/Personnalites/Alber-Elbaz

THEATRE : Angelica Liddell revient à l'Odéon avec 'You Are My Destiny' cette semaine



You Are My Destiny (Lo stupro di Lucrezia)

3-14 décembre 2014 / Odéon 6e

en espagnol et italien, surtitré

texte et mise en scène Angélica Liddell



avec Joele Anastasi, Ugo Giacomazzi, Fabián Augusto Gómez Bohórquez, Julian Isenia, Lola Jiménez, Andrea Lanciotti, Angélica Liddell, Antonio L. Pedraza, Borja López, Emilio Marchese, Antonio Pauletta, Isaac Torres, Roberto de Sarno, Antonio Veneziano. Chœur ukrainien, Free Voice : Anatolii Landar, Oleksii Ievdokimov, Mykhailo Lytvynenko


«Au début», confie Angélica Liddell, «je voulais parler du désir, du pouvoir du sexe sur la volonté ; mon intention était de comprendre Tarquin.» Or elle fit tant et si bien qu'à force de le comprendre, elle finit par l'aimer. L'histoire de Lucrèce, telle qu'elle est lue d'ordinaire, est pourtant celle d'un viol dont la vengeance déboucha sur la fondation de la République romaine. Certains auraient pu s'attendre à ce qu'Angélica Liddell propose une relecture féministe radicale de la légende. Il n'en est rien. Loin de s'attacher à réinterpréter la souffrance de Lucrèce, c'est la souffrance de Tarquin qu'elle aborde – autrement dit, celle d'un homme. Au lieu d'opposer à une simplification politique une contre-simplification qui resterait finalement enfermée sur le même terrain, Liddell invente un tout autre plan. Son intention n'est pas, n'a jamais été, de corriger ou supplanter un point de vue masculin par un point de vue féminin. Son travail, précise-t-elle, ne part pas d'une guerre des sexes. «Je ne vois pas Tite-Live ou Shakespeare comme des hommes», dit-elle, «mais comme des poètes. De même que j'écris comme poète et non comme femme. Ce qui m'intéresse, ce sont les mouvements et les convulsions de l'esprit.»

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Lien : http://www.theatre-odeon.eu/fr/2014-2015/spectacles/you-are-my-destiny-lo-stupro-di-lucrezia