20/12/2014

Soudan du Sud : l'ONU identifie des crimes de l'armée rebelles à Bentiu


La mission de l'ONU au Soudan du Sud, l'UNMISS / MINUSS a publié un rapport pour relater les violences commises par les rebelles sud-soudanais lors d'une offensive le 29 octobre dernier contre la localité de Bentiu dans le nord du pays. Ces rebelles menés par l'ex-vice-président Riek Machar affrontent l'armée régulière fidèle au président Salva Kiir depuis un an. Dans cette ville, ils ont tué et commis des atrocités, selon ce rapport : les troupes de l'ancien vice-président Riek Machar ont notamment "tué au moins 11 civils" et "enlevé et violé des habitantes" de Bentiu, capitale de l'Etat d'Unité.


Ce rapport est le résultat d'une nouvelle attribution de cette mission de maintien de la paix de l'ONU, selon son porte-parole Joe Contreras, qui espère qu'il contribuera à retrouver les coupables parmi les soldats rebelles, à faire juger les coupables et à lutter contre l'impunité dans ce contexte de guerre :

"Huit de ces civils étaient des hommes, trois des femmes, elles ont été tuées près de leur maison non loin d'une église catholique dans les environs de Bentiu.  De plus, nos enquêteurs ont prouvé que 14 femmes ont été enlevées et certaines - peut-être même toutes - ont été violées.

Cette enquête a duré environ un mois dans ce cas, mais ces crimes ne sont pas les premiers ; toutes nos enquêtes et celles d'organisation de défense des droits de l'homme montrent que des atrocités ont été commises contre les civils par les troupes rebelles comme celles du gouvernement.

Des crimes commis par l'opposition à Bentiu en avril dernier lorsqu'ils ont pris la capile de l'Etat de l'Unité, et avant cela, lorsqu'elle a été prise par les forces gouvernementales, en janvier, des atrocités ont également été commis contre les civils.

Le but de ce rapport est de contribuer à ce que les dirigeants de ces armées retrouvent les responsables de ces crimes ; et si cela peut contribuer au processus de paix en cours à Addis Abeba en Ethiopie et bien tant mieux".

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Joe Contreras, porte-parole de la MINUSS à Juba
joint par Mélissa Chemam

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Le communiqué de presse : 

United Nations Mission in South Sudan (UNMISS)
Media & Spokesperson Unit
Communications & Public Information Office

PRESS RELEASE

19 December 2014

UNMISS condemns the continued targeting of civilians in Bentiu 

The Human Rights Division of the UN Mission in South Sudan has issued a report concerning allegations
that opposition forces killed at least 11 civilians and committed other serious human rights abuses during an
attack in the Unity State capital of Bentiu last October. UNMISS human rights officers also received
testimony from multiple sources alleging that opposition forces abducted and raped female
residents of Bentiu after government troops withdrew from some parts of the city during the
afternoon of 29 October 2014.

The Mission’s Human Rights Division compiled a list of 14 names of women who were allegedly
kidnapped by opposition forces during their five-hour occupation of Bentiu. According to several
witnesses, two women and a six-month-old baby were killed in their homes by opposition forces
near a Catholic church in the Dere neighborhood of Bentiu.
“Reports of such gross human rights abuses are all too common in the current conflict and involve
all sides,” stated the report. According to its preliminary findings, “(opposition) forces committed
gross human rights abuses and serious violations of international humanitarian law which may
amount to war crimes.”

UNMISS human rights officers conducted 21 interviews with victims, witnesses and other sources
in the aftermath of the 29 October attack by opposition forces against Bentiu and the adjacent town
of Rubkona. The fighting followed persistent rumors of an imminent assault by opposition forces
against the Unity State capital, which had changed hands on four previous occasions between the
outbreak of the crisis in December 2013 and May of this year.

UNMISS human rights officers visited the opposition-controlled town of Nhialdiu on 24 November
to investigate these and other allegations. Local authorities affiliated with the armed opposition
denied accusations that opposition forces targeted or kidnapped any civilians and suggested that the
deceased civilians may have been caught in crossfire. They also said the women who were seen
leaving Bentiu had accompanied opposition forces of their own free will because their husbands
had joined the armed opposition.

“This report is a timely reminder of the fighting that has continued in Unity, Upper Nile and Jonglei
states in spite of the Cessation of Hostilities Agreement that both warring parties signed nearly a
year ago,” said Ellen Margrethe Loej, the Special Representative of the UN Secretary-General in South Sudan. “I strongly condemn the targeting of unarmed civilians in the ongoing fighting and
call on both parties to exercise restraint and respect the rights of non-combatants.”

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RD Congo - Béni : la société civile progresse pour lutter contre le cycle de violence


Au terme de quatre jours de dialogue social sur le « leadership cohésif en ville et en Territoire de Beni », organisé par la société civile du Nord-Kivu, l'ensemble des participants se sont dits largement satisfaits des progrès accomplis.
En plus d'identifier les fondements du cycle de violence, à savoir la responsabilité des rebelles ADF-Nalu, mais aussi de jeunes enrôlés par les rebelles et des éléments des forces armés régulières, les différents groupes se sont engagés à agir pour rétablir l'ordre et ont émis des recommandations pour mettre fin à l'impunité et au cycle de violence :

SOCIETE CIVILE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
COORDINATION PROVINCIALE DU NORD-KIVU

                                                                                                         

Beni, le 20 décembre 2014

DECLARATION FINALE DU DIALOGUE SOCIAL DE BENI – DECEMBRE 2014

Au terme de quatre jours de dialogue social sur le « leadership cohésif en ville et en Territoire de Beni »,  organisé par la société civile du Nord-Kivu et facilité par l’Initiative pour un Leadership Cohésif, nous, fils et filles de la Province, grands notables de Beni-Lubero, leaders d’opinions et/ou représentants d’institutions de l'Etat, mus par l’ambition commune de contribuer à la cessation immédiate des séries de massacres qui endeuillent et prennent en étau la population civile de cette contrée, rendons publique la présente déclaration finale :

I.            De façon unanime, constatons les points suivants :
1.       L’ennemi a manifestement un caractère hybride : il s’agit sans conteste des résidus d’ADF-NALU présents dans la province depuis plus de deux  décennies, mais également, de enfants égarés des communautés locales, qu’ils ont réussi à rassembler autour d’eux. Les relations que cet ennemi a su tisser localement sont à la fois d’ordre milicien et socio-économique, à travers un réseau de renseignements et de transactions transfrontalières mafieuses ;
2.       L’ennemi a souvent réussi à gagner à sa cause criminelle – incluant des pratiques jihadistes - certains acteurs politiques, opérateurs économiques mafieux et autorités coutumières, en vue d’asseoir son emprise sur les lieux, les esprits et les activités socio-économiques de la région, tout cela avec une certaine complicité des pays voisins ;
3.       La succession et la juxtaposition d’antagonismes régionaux et de multiples rébellions armées (ou d’occupations d’armées étrangères) au cours des deux dernières décennies (PLC, APR, UPDF, AFDL, RCD-G, RCD-N, RCD-K-ML, RCD-P, MLC, FLC, CNDP, M23, et diverses factions Mai Mai) ont quant à elles favorisé l’émergence et la consolidation de certains groupes armés étrangers dont l’ADF-NALU et de leurs alliés circonstanciels au fil des perceptions d’intérêts communs ;
4.       Les fréquents conflits d’intérêts surgis entre membres du leadership politique local, nourris et entretenus par l’absence de cadres de dialogue perçus comme impartiaux et crédibles par toutes les parties, ont favorisé les accusations et suspicions mutuelles entre leaders, au grand bonheur de l’ennemi ;
5.       Fragilisé par l’armée régulière à la suite des opérations Sukola I, l’ennemi a opté pour un passage d’une stratégie d’offensive classique à la guérilla puis au terrorisme, afin de semer plus de confusion et de tirer parti de la grande dispersion des populations rurales pour frapper à loisir les villageois sans défense. Du côté de l’armée nationale et de la MONUSCO, l’adaptation à ce nouveau mode opératoire s’est avérée malaisée, ce qui a été mis à profit par l’ennemi pour imprimer la terreur et la division au sein d’une population dont la communion d’efforts avec les FARDC avait fortement affaibli l’un des groupes armés les plus résilients de la planète. Ce contexte a, en outre, altéré la confiance entre population, FARDC et MONUSCO. Là encore, c’est l’ennemi qui a en tiré les bénéfices.

II.            Dans ce contexte, et au vu des éléments susmentionnés, nous nous engageons à :
  1. Être vigilant face à la menace commune, en vue de démasquer les stratagèmes de l’ennemi ;
  2. Eviter d’être nous-mêmes source de conflits, et se désolidariser formellement de toute forme d’appui tacite ou actif au jeu de l’ennemi - tant dans ses prolongements miliciens que socio-économiques ;
3.       Impliquer les grands notables (acteurs politiques, chefs coutumiers, société civile, leaders religieux, de la jeunesse et des femmes) présents à ces assises – ainsi que ceux qui adhèrent à l’esprit de cette déclaration finale – à s’investir personnellement et collectivement dans une dynamique cohésive en faveur d’une sortie de l’étau de terreur, de méfiance et de confusion extrêmes dans laquelle la contrée est plongée depuis au moins vingt ans. Cette dynamique inclura également tous les efforts de sensibilisation nécessaires, en vue de sortir leurs fils perdus de la gangue mafieuse et déstabilisatrice de la paix et de la sécurité à Beni ;
4.       Encourager les faiseurs d’opinions et grands notables à une communication responsable pour éviter l’intoxication, la désinformation et la propagation des rumeurs. Dans le même  sens, redynamiser et dépolitiser le pouvoir coutumier ;
5.       Mettre sur pied un comité de suivi des engagements, recommandations et résolutions prises à ces assises, et vulgariser le produit de ce dialogue social auprès de la population, des organes délibérants, des exécutifs provincial et national, ainsi qu’auprès de la communauté internationale, des élus et des instances représentatives, et plus largement, de l’ensemble de la population (composition : 4 membres de la société civile, 2 Députés, 1 Sénateur,                 2 membres de l’Exécutif, 2 chefs coutumiers, 3 représentant des confessions religieuses,         2 experts du STAREC, 1 représentant de l’ICCN) ;
6.       Mettre à contribution ce cadre en le chargeant d’organiser une rencontre entre les leaders de partis politiques de Beni-Lubero.

III.            Nous recommandons
  1. Au Gouvernement congolais de :
a)      Renforcer les systèmes de surveillance au sein des FARDC en vue de démasquer les infiltrés et les traîtres menaçant l’ordre public en ville et en Territoire de Beni ;
b)      Suspendre formellement, et momentanément pendant les opérations, les migrations massives vers les zones opérationnelles et renforcer les contrôles aux frontières ;
c)      Réévaluer le processus DDR et dégager les lacunes et conséquences catastrophiques qui en ont résulté ;
d)      Mettre en place un programme d’encadrement de la jeunesse pour l’épargner de toute éventuelle sollicitation et/ou manipulation par les forces négatives ;
e)      Apporter une assistance rapide aux déplacés et sinistrés des divers massacres commis dans la ville et dans le Territoire de Beni ;
f)       Mettre en place un système d’alerte rapide adapté au mode opérationnel de l’ennemi ;
g)      Respecter la procédure pénale en matière d’arrestation de personnes suspectées de collaboration avec l’ennemi ;
h)      Accélérer l’instruction des dossiers des personnes suspectées de collaboration avec l’ennemi et déjà arrêtées en les déférant devant leurs juges naturels ; 
i)        Réexaminer la mesure de fermeture des radios locales à Beni et le cas échéant, la lever ;
j)        Poursuivre de manière permanente le travail d’identification de l’ennemi en associant la notabilité et la population locale ;
  1. A la communauté internationale : de mener une enquête internationale sur les massacres commis récemment dans la ville et dans le Territoire de Beni ;
  2. A tous les partenaires du Cadre de dialogue social (Gouvernement central et provincial, communauté internationale) : d’accompagner le Comité de suivi mis en place au terme de ces assises dans la mise en œuvre des engagements et recommandations pris.

Ainsi fait à Beni, le 20 décembre 2014
 Les participants au Dialogue social (liste en annexe)






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Michel Noureddine KASSA
Initiative pour un Leadership Cohésif - ILC
Initiative for a Cohesive Leadership - ILC
Kinshasa - RDCongo

Organisation indépendante enregistrée en France (Association Loi 1901) et en République Démocratique du Congo
Independent organisation registered in France and in the DRCongo

Le Mozambique dépénalise l’avortement

Pour Rfi :

MOZAMBIQUE DROITS DES FEMMES SANTÉ ET MÉDECINE ARMANDO GUEBUZA AFRIQUE DU SUD CAP-VERTTUNISIE 

Le Mozambique, quatrième pays d’Afrique à dépénaliser l’avortement


mediaA quelques semaines de la fin de son mandat, le président mozambicain Armando Gueubuza a promulgué une loi de révision du code pénal qui lève certaines interdictions concernant l'avortement.Reuters / Grant Lee Neuenburg
Le président Armando Gueubuza a promulgué jeudi soir une loi de révision du Code pénal qui lève certaines interdictions concernant l'avortement, considéré jusqu'alors comme un crime. Cette dépénalisation de l'avortement sous certaines conditions est une étape essentielle vers la possibilité pour les femmes mozambicaines de mettre fin volontairement à des grossesses non désirées. Le Mozambique devient ainsi le quatrième pays d'Afrique à dépénaliser l'avortement avec l'Afrique du Sud, la Tunisie et le Cap-Vert. Tour d’horizon.









La plupart des pays africains ont hérité des lois coloniales très restrictives en matière d'interdiction de l'avortement. Ainsi, chaque année, 4 à 5 millions de femmes africaines avortent clandestinement, souvent dans des conditions sanitaires déplorables et dangereuses.
Le taux d'avortement moyen pour l'Afrique chez les femmes de 15-44 ans, est estimé à 29 pour 1 000, 22 pour 1 000 en Afrique du Nord, 39 pour 1 000 en Afrique de l'Est, selon l'Union suisse pour décriminaliser l'avortement (USPDA) qui lutte pour le droit à une maternité librement choisie. Les décès suite aux complications sont estimés à 30 000 par an. En Ethiopie, par exemple l'avortement illégal est la première cause des hospitalisations chez les femmes et l'OMS estime que le 70 % des femmes hospitalisées pour cette raison décèdent.
Au Nigeria, le nombre d'avortements est estimé à plus de 600 000 par an malgré une loi extrêmement restrictive. Le taux d'avortement est de 25 pour 1 000 femmes de 15 à 44 ans, et 60 % de ces interventions sont faites par des non-professionnels ou par la femme elle-même.
Des législations plus permissives existent au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Malawi ou encore Mali, si cela permet de sauver la vie de la femme. Au Burkina Faso, par exemple, la loi autorise l’avortement à certaines conditions, en cas de viol, d’inceste, de malformation fœtale, ou si la femme est dans des conditions de santé qui ne lui permettent pas de mener à terme sa grossesse, mais cette législation est peu connue et la tendance reste à recourir à une procédure clandestine, l'avortement demeurant tabou.
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Désormais au Mozambique donc, les femmes auront le droit d'avorter dans les douze premières semaines de grossesse, seize en cas de viol ou d’inceste, avec le consentement écrit de la mère et de deux médecins. D'après le nouveau Code pénal, les interruptions volontaires de grossesses devront être assurées par des médecins habilités, dans des établissements de santés officiellement reconnus. Une victoire pour Ligia Anjos de l'ONG Forum Femmes.
Ce que l'on souhaite, c'est que les femmes soient informées de ce droit. Maintenant il revient à l'Etat de fournir les services et les conditions logistiques nécessaires.
Ligia Anjos20/12/2014 - par Miguel MartinsÉcouter

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Le « G5 du Sahel » veut désormais une force d'intervention internationale en Libye


par Mélissa Chemam


LIBYE - UNION AFRICAINE - ONU

Le «G5 du Sahel» appelle l’ONU à intervenir en Libye


mediaLes cinq chefs d'Etat réunis à Nouakchott pour parler de la situation sécuritaire en Libye, le 19 décembre.AFP PHOTO/AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ
Des représentants du Tchad, Mali, Niger, Burkina Faso et de la Mauritanie étaient réunis vendredi 19 décembre à Nouakchott pour un sommet consacré aux questions de sécurité. Dans la soirée, la présidence mauritanienne a fait savoir que les cinq pays lancent un appel au Conseil de sécurité de l'ONU pour la mise en place d'une force internationale afin de « neutraliser les groupes armés ».










C'est le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a lancé l'appel, en tant que président en exercice de l'Union africaine, lors d'une conférence de presse en fin de journée. Il a annoncé que ce G5 du Sahel a officiellement demandé au Conseil de sécurité de l'ONU et à l'Union africaine d'envisager une intervention internationale pour rétablir l'ordre en Libye, sans préciser la date ni la forme de cette demande.
Il a précisé que les dirigeants des cinq pays avaient discuté de ce sujet auparavant avec les responsables libyens, qui ont exprimé leur accord avec cette demande. Il a notamment cité les membres du Parlement libyen qui ont selon lui « besoin de cette force pour rétablir la stabilité dans le pays » et pour « mettre en œuvre leur programme de développement ».
Cette décision et ce sommet interviennent après deux autres forums, l'un à Dakar, l'autre à Nouakchott, consacré à la question de sécurité au Sahel. Les dirigeants africains présents ont à plusieurs reprises souligné le besoin d'agir contre la menace jihadiste dans la région et en particulier en Libye.
Le président tchadien Idriss Deby a lui-même reconnu cette semaine à Dakar qu'« aucune armée africaine ne peut aller détruire en Libye le terrorisme » et que pour résoudre les problèmes sécuritaires au Sahel, il faudra « s'occuper de la Libye ». 
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Selon le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, qui participait au sommet, les pays de la région comme la communauté internationale portent la responsabilité de la situation en Libye et il est nécessaire de mettre fin aux menaces jihadistes qui se propagent du sud libyen.
Le Sahel ne saurait être stabilisé si une solution définitive n'est pas apportée à la question de la Libye.
Abdoulaye Diop20/12/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter
Reste à connaître les éventuelles modalités de mise en place de cette intervention et en premier lieu la réponse des Nations unies.

18/12/2014

Massive Attack's 'Teardrop' - for tonight


 Digging old sound:

 Heartbeat and melody. The sense of a mourning...





 "Teardrop" was first developed from a simple harpsichord riff picked out in the studio in April 1997. 

 Robert Del Naja and Grantley Marshall wanted Elizabeth Fraser of the Cocteau Twins to record the vocals, feeling her ethereal style suited the mournful melody and feel of the piece.

  Fraser wrote the song's lyrics. While recording the song on May 29th, 1997, she found out that her once-close friend, Jeff Buckley had drowned. "That was so weird ... I'd got letters out and I was thinking about him. That song's kind of about him – that's how it feels to me anyway."

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TEARDROP

Love, love is a verb
Love is a doing word
Fearless on my breath
Gentle impulsion
Shakes me, makes me lighter
Fearless on my breath

Teardrop on the fire
Fearless on my breath

Night, night after day
Black flowers blossom
Fearless on my breath
Black flowers blossom
Fearless on my breath

Teardrop on the fire
Fearless on my...

Water is my eye
Most faithful mirror
Fearless on my breath
Teardrop on the fire
Of a confession
Fearless on my breath
Most faithful mirror
Fearless on my breath

Teardrop on the fire
Fearless on my breath

You stumble in the dark
You stumble in the dark




17/12/2014

Cuba renoue avec les USA


Souvenirs :

2008, Miami, deuxième tour de l'élection présidentielle : Les Cubains de Floride vote démocrate et contribue à la victoire de Barack Obama. Un tournant semble se dessiner dans les relations USA / Cuba.

Aujourd'hui, nous y sommes :

: Raul confirme la reprise des relations diplomatiques avec les ( )


Le plus ancien embargo vit-il ses dernières heures?  


 
via

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Mon script pour AFP TV le 5 novembre :



AFP – LA FLORIDE A BASCULE – 5 NOVEMBRE


Dans ce quartier général des Cubains, qu’est le David’s Cafe de Miami, on ne parle bien sur que d’une chose : la victoire de Barack Obama.
L’électorat Cubain Américain, traditionnellement conservateur et républicain, a pour la première fois contribué au basculement de la Floride vers le parti démocrate.
Pour Jesus, qui est un indépendant, c’est parce que le candidat Obama s’est imposé comme le meilleur…

Jesus, Cubain Américain de Miami :

« Je pense que c’est une bonne chose pour la Floride. La dernière fois que nous avons voté démocrates, c’était en 1996 pour Clinton. Lors des deux dernières élections, on a soutenu les Républicains. Mais maintenant, nous devenons démocrates. Et pour moi, Obama était le meilleur pour le poste ! ».

Ce basculement a aussi été possible parce que la Floride rajeunit. Et que les questions économiques ont dominée cette campagne.
Renaldo Martinez est un Cubain encarté au parti Républicain, mais cette fois il a voté pour Barack Obama. Il pense que le pays a besoin d’un président avec un projet économique, et que de nombreux Cubains de Floride l’ont compris.

Reinaldo Martinez, Americain né a Cuba :

« Peut-etre que la vieille génération cubaine reste républicaine, mais je pense que le nouvelle génération, et les gens comme moi, qui se situe au milieu, nous votons plus pour un candidat convaincant que pour un parti ».

Par ailleurs,  l’électorat hispanique s’est diversifié en Floride.

Allan Hall, ancien professeur et surveillant pendant les votes pour le Parti démocrate : 

« On tendance a penser que la communauté hispanique est homogène mais ce n’est pas vrai. En plus des Cubains, il y a en Floride des Hispaniques venus de Colombie, du Nicaragua ou d’autres pays. Les Cubains ont tendance à voter républicain, mais les immigrants des autres pays sont plus démocrates ».


Enfin, le vote des Afro-Américains et des Haïtiens de Floride a fait toute la différence. 95% d’entre eux ont voté pour pour Obama.


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Mon blogpost pour Rue 89 le jour du vote, 4 novembre 2008 :


(De Miami, Floride) Eric Alper n'est pas fatigué… Ça fait des semaines qu'il travaille pour la campagne démocrate à Miami, et pour la dernière ligne droite il a plus d'énergie que jamais. "Les volontaires, suivez-moi", crie-t-il à travers le QG de la 8e rue:

    "Voilà, prenez un T-shirt gratuit, une carte de la ville, et allez à la rencontre des électeurs avec ces tracts. Faits du porte-à-porte et si l'on vous répond qu'on n'a pas encore voté, vous pouvez proposer aux gens notre service de voiture pour aller voter…

    Si vous vous rendez dans un quartier républicain, ne montrer pas tout de suite vos flyers et vos badges, essayer de discuter avec les électeurs d'abord."

Dans tout Miami Beach, les bureaux de vote sont loin d'être débordés jusqu'à présent. "Ici, on fait la fête, donc on se lève tard", explique Eric. Et près d'un quart des Floridiens ont déjà voté par la procédure du vote anticipé ou des "absentee ballots", renvoyés par courrier. Soit 2,6 millions d'électeurs.

Mais le Sunshine State devrait être sérieusement disputé. D'un cote, les Cubains de la première génération d'immigration, partis de Cuba dans les années 60, sont toujours très républicains. De l'autre, les populations noire, haïtienne et hispanique penchent pour Barack Obama.

"Nous avons vote à Liberty City", raconte Tammy, une femme d'une cinquantaine d'années, qui se promène les bras charges de souvenirs de la campagne démocrate. Liberty City est un quartier pauvre et oublié de Miami. "Et je peux vous dire qu'on s'apprête à fêter la victoire d'Obama dans le bruit et la fureur!" 

Melissa Chemam

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Mon article pour le site de France 24 :

France 24 – Web – 4 novembre 2008


REPORTAGE, DANS UN SWING STATE, A MIAMI
Par Mélissa CHEMAM




Ah, La Floride… Après son recompte en 2000, son Bushisme en 2004, et ses délégués fantômes durant les primaires démocrates au printemps 2008, la revoilà dans le rôle du Swing State. Et le plus important, en nombre, avec ses 27 grands électeurs. Depuis Miami, en Floride du Sud, on peut avoir une vision assez représentative de cet état d’hésitation…

Devant le principal bureau de vote de Miami Beach, le City Hall, les voix semblent acquises au candidat démocrate, pour la présidentielle. Quand Nerty Jardon Piscola tente de distribuer ses tracts pour John McCain, elle se prend souvent un refus… « Je ne crois pourtant pas que l’on peut ignorer les ressemblances flagrantes entre Barack Obama et Fidel Castro ! Tous deux ont une formation de juristes, tous deux sont beaux et charismatiques et surtout tous les deux promettent le changement ! Je suis Cubaine, je sais vers quoi mène ce changement… ». 

Mais ici, Nerty prêche dans un désert. Un peu plus loin, au Botanical Garden, les militants républicains se font oublier. Ici les démocrates ont le sourire. L’attente est beaucoup moins longue que dans les bureaux de vote du centre ville, où l’on doit parfois faire la queue pendant deux heures… Miami Beach est particulièrement pro-démocrate. Une famille franco-américaine s’est déplacée munie de ses badges « Vote For Change ». Leur choix ne laisse aucun doute. « C’est une journée historique pour nous », raconte Sabrina, 20 ans, qui est née aux USA. Sa mère est venue du Massachussetts pour être auprès d’elle ce 4 novembre.

Mais si, de Miami, le jeu semble gagné d’avance pour Barack Obama, il n’en est rien. La Floride du Sud ne représente pas l’ensemble de l’Etat. Carmen Gentile, journaliste pour le Miami Herald le sait, « McCain a encore toutes ses chances, ca risque d’être très serré ce soir… ». Le nord de l’Etat est beaucoup plus agricole, plus rural, plus blanc… Comme sa voisine, la conservatrice Géorgie.

Dans le quartier de Little Haiti, par contre, on veut croire que cette journée restera historique en donnant aux Etats-Unis leur Premier Président noir. « Je suis allé voter ce matin, très tôt, pour éviter le foule, et surtout pour remettre mon bulletin le jour J », insiste Nathaniel Joseph, travailleur social dans le quartier, qui en connaît presque chaque habitant. « Le jour où l’Amérique va changer. Pour nous, au sein de la communauté haïtienne, c’est particulièrement important ».

Ce soir, Miami Beach, Little Haiti, mais aussi les quartiers pauvres de Liberty City et Overtown, devrait être vite débordés par les célébrations. Et il y a de grande chance pour que, finalement, la Floride swingue pour Obama.


Christine and the Queen, album de l'année



EN UNE: Une année combattante
Christine And The Queens a queerisé la chanson française avec son r’n'b mutant et ses chorés post-Michael Jackson. Adèle Haenel a imposé au cinéma français une figure inédite de fille athlétique et volontaire, armée pour affronter des temps de lutte. Entretien croisé.




Christine and the Queens
Musicien/groupe · 69 783 J’aime
 · 14 décembre, 15:47 · 
Chaleur Humaine est l'album de l'année pour Les Inrockuptibles...mille mercis ! Si vous achetez leur hors-série spécial musique, qui regarde la folle année 2014, vous y trouverez ce petit texte que j'ai écrit...
Bon dimanche à tous ! Lots of love.


"iT" : 




Christine :
With iT
I become the death Dickinson feared With iT
I’m the red amiral on his ship
And I raise
Wet infans for my coronation
I’ll rule over all my dead impersonations
I’ve got iT
I’m a man now
And I won’t let you steal iT
I bought iT for myself
I’m a man now
I hit
The Bird-dogs who are pulling my hair
Because
Their teeth should ravage a golden beard 
I’ve lost
Some eyeless friends whose blood runs cold
My new people
On silent heels pretends to be old
Cause I won
I’m a man now
Cause I’ve got iT
I’m a man now
And I won’t let you steal iT
I bought it for myself
I'm a man now
Oh lord
The Queens :
She wants to be a man
But she lies
She wants to be born again
But she’ll lose
She draws her own crotch by herself
But she’ll lose because it’s a fake
It’s a fake
Christine :
No ! I’ve got iT
I’m a man now
And there’s nothing you can do to make me change my mind
I’m a man now
The Queens :
She's a man now
And there's nothing we can do to make her change her mind
She's a man now