16/05/2015

Burundi : L'Union africaine veut rassurer, appelle au calme et condamne la tentative de coup d'Etat



Mon interview avec le médiateur de l'Union africaine pour le Burundi :

INVITÉ AFRIQUE

Edem Kodjo: pour l’UA, «c’est tolérance zéro pour les coups d’Etat»

Edem Kodjo: pour l’UA, «c’est tolérance zéro pour les coups d’Etat»
 
Edem Kodjo, en 2011.Wikimedia/Ji-Elle


    Après les récentes violences et l’échec de la tentative de coup d’État au Burundi, le président Pierre Nkurunziza est rentré à Bujumbura. Mais les institutions internationales s’inquiètent de possibles violentes représailles, et appellent les autorités à la plus grande retenue. Edem Kodjo est le médiateur de l’Union africaine pour le Burundi. Il était à Bujumbura pendant la crise cette semaine, alors que d’autres membres de sa médiation étaient à Dar es Salaam, en Tanzanie. Il appelle bien sûr au calme et au retour au respect des institutions. Edem Kodjo est notre invité aujourd’hui. Il répond aux questions de Melissa Chemam.

    « Toute la communauté internationale, sans exception a condamné le coup d’Etat, parce que la doctrine de l’Union africaine c’est tolérance zéro pour les coups d’Etat et les coups de force. [...]De la même manière, il y a une totale unanimité sur la nécessité du report des élections et ça c’est un point important, puisqu’il figure dans le dossier que nous allons devoir travailler avec les autorités burundaises. Nous allons insister là-dessus parce qu'il paraît clairement qu’il est difficile dans ces conditions-ci d’organiser les élections. »
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    15/05/2015

    Burundi : The US wants the Burundian President not to run again


    mediaLe général Juvénal Niyungeko s'est rendu ce samedi 16 mai.REUTERS/Goran Tomasevic


    Burundi: 

    Just talk to Linday Thomas Greefield, the US Assistant Secretary of State for African Affairs. She states that the US calls for a short postponment of the Burundian election (not after the end of the president mandate, in August) and asks Pierre Nkurunziza not to run as a Presidential candidate for a third mandate

     — at RFI.


    Listen here:
    https://soundcloud.com/melissa-chemam/burundi-reaction-de-la-sous-secretaire-detat-americaine-aux-affaires-africaines-linda-thomas-greenfield


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    En français :

    Les Etats -Unis ont appelé le président burundais à ne plus se représenter à sa réélection. Le Département d'Etat appelle au calme, à la retenu et demande également le report des élections de quelques semaines ou mois, le mandat de Pierre Nkurunziza expirant an août. La sous-Secrétaire d'Etat américaine aux Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield a insisté sur ces points :
    "notre position officielle depuis le début est que nous ne soutenons pas la décision du président de se représenter pour un troisième mandat. Nous l'encourageons à respecter l'accord d'Arusha. D'autres pays dans la région ont redit clairement qu'il ne devrait pas se représenter. D'autres pays réfléchissent et la Communauté des pays d'Afrique de l'Est étudie les conditions légales et constitutionnelles et ses membres se réuniront en début de semaine pour déterminer si cette candidature est légale. Mais encore une fois pour nous, le risque de violence et d'insécurité ne pourrait qu'être exacerbé dans les prochaines semaines. Nous sommes profondément inquiets donc nous appelons urgemment le gouvernement à dénoncer les violences et à éviter les représailles et à trouver une solution politique pour aller de l'avant."

    Pour l'écouter : 
    https://soundcloud.com/melissa-chemam/burundi-linda-thomas-greenfield-en-francais

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    L'ensemble des réactions internationales :

    « Nous avons certainement des inquiétudes à propos des droits de l’homme et d’attaques revanchardes », a déclaré vendredi soir Farhan Haq. Le porte-parole des Nations unies a ensuite précisé que Ban Ki-moon, qui espère parler au président Nkurunziza dans les prochains jours, a exhorté les leaders politiques de la région à se joindre aux efforts pour sortir de cette crise.
    De leur côté, les Etats-Unis, qui ont évacué des membres de leur ambassade locale, ont mis en garde le chef de l'Etat burundais contre des « violences » en représailles envers le groupe de putschistes. Le département d'Etat appelle au calme, à la retenue et demande également le report des élections de quelques semaines ou mois, le mandat de Pierre Nkurunziza expirant en août.
    La sous-secrétaire d'Etat américaine aux Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, a insisté sur ces différentes exigences et a demandé à Pierre Nkurunziza de respecter les accords d’Arusha en précisant que les Etats-Unis ne soutenaient pas sa décision de briguer un troisième mandat. « Pour nous, le risque de violence et d'insécurité ne pourrait qu'être exacerbé dans les prochaines semaines. Nous sommes donc profondément inquiets et par conséquent, nous appelons urgemment le gouvernement à dénoncer les violences, à éviter les représailles et à trouver une solution politique pour aller de l'avant », a déclaré Linda Thomas-Greenfield.

    Le médiateur de l’Union africaine pour le Burundi, Edem Kodjo, appelle également au respect des institutions. « Il y a, dans le contexte actuel, nécessité du report des élections », a-t-il déclaré. L’élection présidentielle burundaise est prévue le 26 juin prochain.

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    BURUNDIPIERRE NKURUNZIZA

    Burundi: chronologie de la journée du 15 mai


    mediaLes mutins ont reconnu l'échec de la tentative de coup d'Etat et plusieurs de leurs chefs ont été arrêtés. Les forces de sécurité loyalistes reprennent le contrôle de la capitale le 15 mai 2015.REUTERS/Goran Tomasevic
    Les militaires qui se sont mutinés contre le président Nkurunziza ont reconnu l'échec de leur tentative de coup d'Etat. Plusieurs responsables de la rébellion ont été arrêtés ce vendredi matin et le général Niyombaré a déclaré sa reddition. La situation au Burundi est à nouveau ce vendredi très volatile d'autant que la société civile a été invitée à manifester. Le président Nkurunziza, en route pour Bujumbura, doit s'adresser à la nation dans la journée.
    Avec nos correspondants et envoyés spéciaux
    Les heures sont données en temps universel
    16h50 : Sur le site de la présidence burundaise, circulent (en langue kirundi, la langue du pays) des extraits du discours que le président Nkurunziza doit adresser à la nation aujourd'hui. Il remercie notamment les forces de sécurité et défense pour leur « efficacité » à « stopper » le putsch.
    16h00 : La candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat a été jugée « anticonstitutionnelle » par quatre anciens chefs d'Etat burundais, qui estiment qu'elle « risque de compromettre les acquis de la paix » depuis la fin de la guerre civile en 2006.
    13h00 : Le président Nkurunziza est de retour à Bujumbura, dans son palais présidentiel. A l'entrée de la ville, il a été accueuilli par près de 2 000 manifestants, qui selon des témoins, auraient été acheminés par bus, par des partisans du chef de l'Etat.
    11h00 : Le président Nkurunziza est en route pour Bujumbura.Sur les bords de la route, se sont massés des partisans du président.  Selon la radio nationale, il a quitté il y a quelques minutes son village natal de Ngozi à 140 kilomètres de la capitale. Il devrait s'adresser à la nation via la RTNB, la Radiotélévision nationale. Un discours très attendu et qui devrait donner le ton après l'échec du putsch mené par le général Niyombaré.
    10h30 : Des manifestants ont commencé à ériger de nouvelles barricades que les policiers en patrouille tentent de démonter, et font des tirs de sommation quand ils voient les jeunes y remettre des pierres. Les policiers menacent de traiter les manifestants comme des putschistes. Il n'y a pas de gros rassemblement, mais des petits groupes.
    09h45 : Le président Nkurunziza a quitté son fief, et ne serait pas encore dans la capitale, mais dans son village natal, à Ngozi, a-t-on appris de sources concordantes.


    Bristol memories




    ‪#‎Bristol‬, you know that you (& your people) are missed. Just can't say it too loudly... 







    Paris for real

    14/05/2015

    Burundi : deuxième jour de confusion



    Au lendemain de la tentative de coup d'Etat contre le président burundais Pierre Nkurunziza, de violents affrontements ont opposé jeudi à Bujumbura les forces putschistes et loyalistes, notamment pour le contrôle de la radio et télévision nationale. On annonce au moins trois morts. De son côté, la présidence parle à nouveau de contrôle de la situation et d'échec de la tentative de putsch. 

    Mélissa Chemam pour RFI

    mediaDes soldats fidèles au président Pierre Nkurunziza dans des rues de la capitale burundaise où les affrontements ont repris, le 14 mai 2015.REUTERS/Goran Tomasevic

    C'est la radio nationale burundaise qui a été au centre des combats à Bujumbura...
    Les forces loyales au président Pierre Nkurunziza s'opposaient aux putschistes.
    Les combats et les tirs ont duré deux heures, en début d'après-midi, après de coups de feu sporadiques dans la matinée.
     
    Au moins trois militaires sont morts.

    Les militaires solidaires du Général Niyombare cherchaient à prendre le contrôle de la RTNB, seule radio à émettre sur l'ensemble du territoire burundais. Son siège a été défendue par des hommes de la garde présidentielle.

    Un peu plus tôt, la radio nationale avait notamment diffusé un message du Président Nkurunziza, affirmant que ses forces étaient en contrôle de la capitale.

    Par ailleurs, 5 radios et télévisions privées du pays ont aussi été attaquées depuis la nuit dernière.

    Sur le plan politique, la confusion règne toujours.
    De son côté, le porte-parole du gouvernement affirmé que les forces loyales au président contrôlent la situation et l'a capitale et parle d'échec de la tentative de putsch.
    Le général major loyaliste Prime Niyongabo affirme même que le président est de retour au Burundi et serait dans l'arrière pays, ce qu'annonce aussi le compte Twitter du Président Nkurunziza.

    Selon des sources officielles en Tanzanie cependant, le président serait toujours à Dar es Salaam.

    Le général Niyombara - joint il y a peu - affirme quant à lui qu'il n'a pas l'intention de prendre le pouvoir et souhaite que les autorités légitimes politiques puissent ramener l'ordre...


    13/05/2015

    Burundi: Dernières infos - Le Président Nkurunziza n'a pas pu rentrer au pays (armée)



    Lancement: Au Burundi, une tentative de coup d'Etat plonge le pays dans l'incertitude. L’ex-chef d’état-major et général Godefroid Niyombaré a annoncé avoir destitué le président alors que celui-ci se trouvait en Tanzanie, pour un sommet réunissant plusieurs chefs d’Etat pour faire le point sur la crise qui secoue le pays. La présidence a démenti. 

    Mélissa Chemam pour RFI

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    mediaLe général Godefroid Niyombaré arrive à la RPA, le 13 mai au soir.REUTERS/Jean Pierre Aime Harerimana

     L'aéroport international de Bujumbura a été fermé à la tombée de la nuit.
    Le lieu est gardé par des militaires, mais l'on ne sait pas s'ils restent loyaux au pouvoir ou ont rejoint les putchistes.

    Le président Pierre Nkurunziza était encore en Tanzanie quand la tentative de coup d'Etat a été rendue publique.
    Il assistait au sommet régional sur la crise dans son pays.
    Il serait parti de Dar es-Salaam en urgence, mais l'on ne connait toujours pas sa destination exacte.
    Selon notre correspondant en Tanzanie, des rumeurs évoquaient son départ en direction de Kampala en Ouganda, un atterrissage à Bujumbura étant impossible. Une partie de son équipe serait de retour en Tanzanie...

    Parallèlement, des centaines de manifestants s'étaient rassemblés devant l'aéroport et en sont ensuite repartis.
    D'autres ont envahi le centre-ville - en liesse. Les rues sont désormais désertés et l'armée déployée en ville.
    Trois personnes ont péri dans ces mouvements de foule, qui ont également fait 66 blessés.

     Ce soir, le général Godefroid Niyombare a assuré avoir le soutien de "beaucoup" d'officiers supérieurs de l'armée mais aussi de la police, dans un message diffusé sur la radio privée Insaganiro.
    Il a par ailleurs reproché à Pierre Nkurunziza d'avoir présenté sa candidature à la présidentielle du 26 juin "au mépris du peuple burundais".

    La situation reste donc confuse à Bujumbura, où il n'est pas possible de dire qui est à présent au pouvoir.

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    lien : http://www.rfi.fr/afrique/2min/20150513-burundi-ex-chef-etat-major-affirme-destitution-nkurunziza-niyombare/

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    Infos en fin de journée :


    Selon la BBC, le Président Pierre Nkurunziza n'aurait pas réussi à rentrer au Burundi et serait de retour en Tanzanie.
    Des sources officielles auraient confirmé son retour au bureau tanzanien du média britannique.
    Une autre source a ajouté que l'avion de Pierre Nkurunziza aurait fait demi tour seulement 10 minutes après son départ de Dar es-Salaam, constatant l'impossibilité d'atterrir à Bujumbura.

    La situation reste donc incertaine.
    Les différentes factions de l'armée seraient toujours en cours de discussion quant à leur position par rapport au putschiste.

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    Enfin, je viens d'interviewer Ndabaneze Venan, le porte-parole du Gén. Niyombare, il me confirme que le Président Nkurunziza n'est pas rentré au Burundi et que sa destitution selon lui est légitime. 

    A écouter sur RFI jeudi matin.

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    Music: New collaboration between Massive Attack and French electronic music pioneer Jean-Michel Jarre revealed




    JEAN-MICHEL JARRE x 3D (MASSIVE 
    ATTACK)

    WATCHING YOU

    THE VINYL FACTORY





    Product Details:


    * New three-track EP by Jean-Michel Jarre and 3D of Massive Attack
    * Featuring extended remixes by both artists
    * Pressed on 180-gram heavyweight vinyl
    * Sleeve artwork by 3D
    * Limited to 1000 copies worldwide
    * Available exlusively via The Vinyl Factory

    Visionary composer and electronic music pioneer Jean-Michel Jarre teams up with 3D of Massive Attack to create ‘Watching You’, a track from  his eagerly-awaited new album, on this special limited edition three-track vinyl EP.

    Jean-Michel Jarre has been one of the pioneering forces throughout the electronic music scene over the last four decades, having originally made his name in the 1970s for his critically acclaimed album ‘OXYGENE’.

    ‘OXYGENE’ was unmistakably a catalyst that set electronic music well on its way to becoming the behemoth that it is today, with Jean-Michel’s music breaking down boundaries of composing and production that so many were faced with, prior to its release. Today with over 80 million albums sold worldwide, musicians and contemporary DJs often refer to Jarre's influence and innovation, not only for his music but also for his creation of electronic live shows.

    Jarre was the first western musician ever to be invited to perform in post-Mao China, and has also played the likes of the Great Pyramids in Egypt, The Sahara Desert and The Eiffel Tower in addition to perhaps his most famous performance ever, where he played to a record 3.5 million people in Russia when he was invited to celebrate the 850th anniversary of Moscow in 1997.

    2015 will see Jarre’s new studio album release, preceded by collaborations with some of electronic music’s finest talent. Collaborations announced so far: Gesaffelstein, M83, Tangerine Dream, 3D (Massive Attack). 
    Stay tuned for more.

    Available to pre-order now; released June 19.
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    Listen here: https://soundcloud.com/jeanmicheljarre/watching-you-extended-3d-mix-preview



    IMPORTANT NEWS ON / FOR THE MEDIA IN THE UK


    Tory officials threatened BBC during election, says Miliband's strategist

    Tom Baldwin says senior BBC executives faced repeated threats of far-reaching reforms if they didn’t change election campaign coverage

    (Tom Baldwin is a former director of communications and strategy at the Labour Party and was a senior adviser to Ed Miliband in the general election)

    Tom Baldwin: ‘BBC executives and journalists have told me that there were regular, repeated threats from senior Tories during this election campaign about “what would happen afterwards” if they did not fall into line.’

     Tom Baldwin: ‘BBC executives and journalists have told me that there were regular, repeated threats from senior Tories during this election campaign about “what would happen afterwards” if they did not fall into line.’ Photograph: REX Shutterstock

    Conservative officials threatened the BBC with far-reaching reforms, such as changes to the licence fee funding system, if it did not alter the political balance of its coverage of the general election campaign, Tom Baldwin, one of Ed Miliband’s senior advisers, has claimed.

    Read here:
    link: http://www.theguardian.com/media/2015/may/13/tory-officials-threatened-bbc-miliband-tom-baldwin-licence-fee?CMP=share_btn_fb

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    And to set the record straight:


    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/may/13/bbc-labour-election

    The BBC was not in the pocket of Labour this election. Quite the opposite



    For all its faults, the BBC is an organisation that is invested in fairness. But it has been too easily swayed by pressure from Tory-supporting newspapers


    BBC journalists to strike

     BBC Broadcasting House in London. 'Downing Street’s criticism of the BBC is akin to a football manager railing against the referee after a 3-0 win with a disputed penalty.' Photograph: Chris Radburn/PA
    If history is written by the winners, that is partly because the losers are too busy feeling sorry for themselves.

    I know watching the news or opening a newspaper is a painful business while the Tories perform victory rolls after a win they did not fully expect or really deserve. For most of the Labour party – including all those seeking to strike a delicate balance between necessary soul-searching and trashing our past five years – the temptation has been to spend the past few days with a duvet pulled tight over our heads.
    But one story has finally made me stumble out of bed. The Tory newspapers have welcomed the appointment of John Whittingdale, an old Thatcherite, as culture secretary with gleeful headlines about the government “going to war” with the BBC. This was accompanied by unsourced comments about how the Conservatives were determined to “sort out” the broadcaster, cut or even kill the licence fee in revenge for “infuriating” them during the election campaign.
    Quite apart from the disturbing suggestion that a democratically elected government would seek to stamp on and silence dissent from an independent broadcaster, there is deep falsehood at the heart of this.
    There has been a long-standing campaign by the Conservative party, fuelled by the commercial interests of sections of the press, to attack the world’s most successful state-funded public service broadcaster as a giant leftwing conspiracy. It is not. And I write that with the certainty of someone who has spent this year making almost daily complaints to the BBC on behalf of the Labour party.
    Let me be clear: responsibility for our defeat rests with all of us who took decisions in the campaign. And, in failing to win our battles with the BBC, we should take responsibility for that too.
    Far from being in the pocket of Labour, the BBC was too easily swayed by newspapers that support the Tories and are heavily invested in Labour’s defeat. It contaminated everything, from the questions that were asked in interviews, to the lazy assumptions that were made about Ed Miliband. When the rise of digital is causing the direct influence of the Sun, the Telegraph, the Mail and the Times to plummet faster than their readership, it was frustrating the BBC should have so often have provided an echo chamber for them.
    Our biggest dispute with the BBC was over the prominence it gave to the idea of a deal between Labour and the SNP that was never on the cards. After the first 237 incarnations on news bulletins, I struggled to see how this theme could be developed further, yet the BBC continued to lead with speculation about bizarre consequences of a Labour-SNP government for the economy, tax, and even road schemes. At no stage was there an examination of David Cameron, Nicola Sturgeon and Nick Clegg’s motives in playing tag-team with almost identical messages on the same nonexistent deal.
    It was a scare story based on a false premise and some badly flawed polls. Britain was not heading for a minority Labour government but towards a Tory majority and we were all making the same mistake in believing the polls. The BBC wanted endless reports on the prospects of a deal, we wanted to focus on our positive offer for living standards, young people and the NHS, but we should all have been talking about what would happen in a Conservative second term.
    The Tories are, apparently, complaining about the way the BBC handled debate negotiations. But it was at their insistence that the format was expanded to include the Greens, the SNP and Plaid Cymru. And it was at the Tories’ pleading that, rather than upset the prime minister by empty-chairing him, the BBC withdrew any such threat. I am genuinely puzzled about what exactly did Cameron find not to like?
    In truth, Downing Street’s criticism of the BBC is akin to a football manager railing against the referee after a 3-0 win with a disputed penalty.
    Perhaps this is all part of modern politics, this application of pressure with the media. But the Tories have better reason than most to understand where the pressure points lie. Cameron, George Osborne and Boris Johnson all have hired their chief spin doctors from the ranks of BBC journalists. So, far from being part of a leftist conspiracy, it is a rich recruiting ground for Conservatives.
    I suspect, however, that something else is going on too. BBC executives and journalists have told me that there were regular, repeated threats from senior Tories during this election campaign about “what would happen afterwards” if they did not do as they were told and fall into line.
    Since the election, we have already learned that the Tories plan to gerrymander parliamentary constituencies in their favour and remove voting rights from Scottish MPs. If Whittingdale’s appointment and the briefing that surrounded it is now a foretaste of a real attempt to shackle the BBC, then we should all be worried.
    I have often been infuriated by the BBC. As a newspaper journalist I objected strongly to its reporting of the Hutton inquiry in 2003. As an adviser to the Labour party, I made my objections plain about BBC election coverage.
    But for all its faults, no government should play political games with its independence. The BBC is an organisation that is invested in fairness, seeking balance even when it is impossible to achieve, listening and speaking to everybody.
    All that is precious and fragile, especially now.
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    Tom Baldwin is a former director of communications and strategy at the Labour Party and was a senior adviser to Ed Miliband in the general election
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    Talk to come in Bristol: on Iran and the US and nuclear proliferation




    Professor Campbell CRAIG Aberystwyth University

    Iran, Nonproliferation, and the Politics of US Preponderance 


    The talk will examine US interests in maintaining the nonproliferation regime, how this manifests itself in the current negotiations with Iran, and explore the causes of Republican opposition to these negotiations. 

    I argue that the long tradition in US politics of exaggerating American insecurity for domestic purposes, combined with the new structural condition of unipolarity, creates an overriding incentive among right-wing politicians to undermine nonproliferation norms and the imminent nuclear deal with Iran.


    May 18 2015 5-6:30 pm Social science complex, Priory Road 3F9 

    Everyone is welcome!

    Reception to follow from 6:30 to 7:30pm

    Campbell Craig is Professor of International Politics at Aberystwyth University. He currently is Benjamin Meaker Visiting Professor at the University of Bristol.

    For further information, please e-mail benoit.pelopidas@bristol.ac.uk

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    Link: http://www.bristol.ac.uk/ias/diary/2015/craig1.html

    Nouvelles du Burundi



      BUJUMBURA - Un général burundais annonce la destitution du président Pierre Nkurunziza, dont la candidature à un troisième mandat est à l'origine de la crise politique meurtrière qui ébranle le Burundi depuis près de trois semaines.
       Le président, qui se trouvait ce mercredi en Tanzanie pour un sommet régional consacré à la crise dans son pays, n'a pas fait de déclaration mais dans un communiqué la présidence burundaise affirme que "la tentative de coup d'Etat a été déjouée" et ajoute que ses auteurs "sont recherchés par les forces de défense et de sécurité afin qu'ils soient traduits en justice".

    Suivez les nouvelles sur RFI.fr :