28/04/2017

The impact of Tori Amos



Name a song that changed you or your life...


Tori Amos - 'Cornflake Girl' 

1994
(Official Music Video) 






"Cornflake Girl"

Never was a cornflake girl
Thought that was a good solution
Hanging with the raisin girls
She's gone to the other side
Giving us a yo heave ho
Things are getting kind of gross
And I go at sleepy time
This is not really happening
You bet your life it is [3x]

Peal out the watchword
Just peal out the watchword

She knows what's going on
Seems we got a cheaper feel now
All the sweeties are gone
Gone to the other side
With my encyclopedia
They must've paid her a nice price
She's putting on her string bean love
This is not really happening
You bet your life it is [3x]

Peal our the watchword
Just peal out the watchword

Never was a cornflake girl
Thought that was a good solution

Rabbit, where'd you put the keys, girl?
Rabbit, where'd you put the keys, girl?
Rabbit, where'd you put the keys?
Oh, yeah
Rabbit, where'd you put the keys, where'd you put the keys, girl

And the man with the golden gun thinks he knows so much
Thinks he knows so much yeah
(Don't close this door I know it's so easy)
And the man with the golden gun thinks he knows so much
Thinks he knows so much yeah
(To close this door I know it's so easy)

Rabbit, where'd you put the keys, girl?
Oh yes, rabbit, where'd you put the keys, girl?
Rabbit, where'd you put the keys?
Oh yeah
Rabbit, where'd you put the keys, girl?

-


Tori Amos' new album will be out in September, of which she says:


"The songs on Native Invader are being pushed by the Muses to find different ways of facing unforeseen challenges and in some cases dangerous conflicts. The record looks to Nature and how, through resilience, she heals herself. The songs also wrestle with the question: what is our part in the destruction of our land, as well as ourselves, and in our relationships with each other?

In life there can be the shock of unexpected fires, floods, earthquakes, or any cataclysmic ravager - both on the inside and outside of our minds. Sonically and visually, I wanted to look at how Nature creates with her opposing forces, becoming the ultimate regenerator through her cycles of death and re-birth. Time and time again she is able to renew, can we find this renewal for ourselves?" 


-

More details:


Tori Amos Announces New Album Native Invader, Announces Tour

The singer-songwriter’s 15th studio album arrives this fall



Tori Amos has announced her next album. It’s called Native Invader, and it arrives September 8 via Decca. It marks Amos’ 15th studio album, and her first since the release of Unrepentant Geraldines in 2014. 
Amos has also announced a new run of tour dates in Europe behind the new album, featuring a night at Royal Albert Hall in London in October. Check out the list of dates on her site here.
--


Can I add one more?


Tori Amos - Winter (Live)



...When are you gonna make up your mind?
When are you gonna love you as much as I do?...



27/04/2017

'Teardrop'


Bristol sound Chronology


19 years ago, on April 27, 1998, this wonderful song was released as a single. Melancholy and poetry. Sense of eternity. 

Probably Massive Attack's non core fans' favourite song from the band! 

Soundtrack of a generation...

Here is Liz Fraser with the band live on MTV in 1998:



And:

Massive Attack - Teardrop 
(Live - Summersonic Festival 2006)



And more recently:

Massive Attack - Teardrop (live) - with Martina Topley-Bird



France - Elections : Et les voix des sans vote?



France, jeudi 27 avril 2017.

Election J + 4.

Des centaines de milliers d'électeurs français n'ont pas pu voter dimanche, au premier tour de l'élection présidentielle, des millions de personnes vivent en France, souvent depuis des années et ne peuvent pas s'exprimer lors du scrutin pour la "magistrature suprême", aucun des candidats n'a obtenu un score supérieur à un quart de votes exprimés, et les deux principaux partis de gouvernement sont éliminés du second tour... mais l'on continue comme si de rien n'était !

On lance les campagnes du deuxième tour.

M. Emmanuel Macron et Mme Marine Le Pen produisent quasiment la même affiche de campagne et charge comme des taureaux les potentiels électeurs d'Amiens en souffrance dont personne ne voulait parler il y a peu... et on trouve cela norme.

Et bien moi, je ne trouve pas cela normal.

Puis-je rappeler une chose : si nous avions un régime parlementaire, et non présidentiel, ou même le régime mixte que nous prétendons avoir depuis la Constitution de la Ve République en pleine guerre et par un militaire, nous n'en serions pas là!

Tout simplement parce que M. Emmanuel Macron et Mme Marine Le Pen n'ont pas de candidats pour les législatives. Ils n'ont pas de potentiels députés, ni même de potentiels ministrables!!

Côté Front National, ils n'ont rien du tout, personne, et un programme ridicule, impossible à appliquer, bourré de contradiction, mensonger et destructeur. Haineux et rien d'autre.

Côté "En Marche", le seul projet de gouvernement est d'appliquer la politique économique qui a échoué lorsque M. Macron était ministre... de L'Economie et le seul plan organisationnel est de récupérer les traîtres du parti socialiste.

Le PS a organisé une primaire et aucun de ses leaders n'a soutenu le candidat élu par les militants.

Encore un déni de démocratie!

Ce régime est en souffrance et ne fonctionne plus!

Encore une fois, si l'on votait en premier lieu pour les députés, le FN et En Marche seraient inexistant politiquement. Ils le sont aux élections municipales, de même.

La France, centralisée et "présidentialiste" comme d'autre pays sont royalistes, disons-le, ne veut pas voir qu'elle marche sur ses fractures trop tôt, pour être sûre de ne jamais laisser aucune blessure cicatriser.

Exigeons au moins un retour d'élections législatives décentes, qui ne soient pas une validation du choix du président, quatre semaine après son élection! Exigeons des élections de mi-mandat, au moins!

VOTEZ COMME VOUS LE VOULEZ LE 7 MAI MAIS EXIGEZ CE A QUOI NOUS AVONS DROIT! LE RESPECT DE NOS DROITS.

J'exige, moi, plus : une révision institutionnelle. Chacun son choix mais parlons en.

-

Et parlons d'abord de ceux dont les droits ont été gravement bafoués.

Des centaines de personnes ont vu leur procuration se perdre dans les méandres de l'administration. la plupart d'entre eux l'avaient enregistrée des semaines voire des mois avant le scrutin.

Des centaines de milliers de personnes se sont découvertes radiées des listes le jour du vote.

Ce n'est pas pardonnable.

Vérifions. Demandons pourquoi.

Un simple témoignage reçu ce matin parmi les quelque 70 messages que j'ai reçus par écrit :


Bonjour,

J'ai déposé une procuration pour les 2 tours des élections présidentielles 2017 au Commissariat du 16è à Marseille (à l'Estaque). Malheureusement, elle n'était pas arrivée dans ma commune (Nantes) pour le premier tour. Problème de livraison de La Poste ?
Je ne sais pas... En tout cas, c'est ce que m'ont dit les policiers et la commune de Nantes, "qu'ils ne pouvaient rien faire, que les procurations sont envoyées le lendemain du dépôt par recommandé"... !
Frustration et désarroi surtout au vue des résultats...

Merci de relayer ce témoignage...

Bonne journée,

N
-

Un autre :

Bonjour, 
Je vous contacte parce qu'on m'a parlé de votre enquête et je pense que mon problème procuration rentre dans vos critères. 
Résidant à Paris, j'ai fait ma procuration au commissariat du 8eme le 20 avril, ce jour-là on nous a informé qu'il était possible que les procurations ne soient pas arrivées à temps mais qu'elles étaient valides et que les mairies avaient pour consigne d'appeler les commissariats pour avoir confirmation de la procuration. Dimanche matin ma mère a donc expliqué la situation au bureau de vote d'Henin-Beaumont, la secrétaire des bureaux de vote de la mairie a été contactée par téléphone par l'assesseur et a répondu, après avoir demandé le nom de ma mère, que la mairie n'appelait pas les commissariats.
Il est important de préciser que ma mère a été employée à la mairie d'Henin-Beaumont pendant plusieurs années avant de demander sa mutation peu après le passage du Front National. Elle etait donc connue de la secrétaire des bureaux de vote.
J'ai appelé la préfecture de police QUI m'a confirmé le FAIT que la consigne d'appeler etait UNE consigne nationale et qu'il n'était pas normal de le refuser. Je me suis rendue au commissariat du 8eme, où les agents étonnés de ma situation inédite m'ont confié le numéro de la ligne directe de la personne à contacter par les mairies pour les procurations afin que ma mère le communique directement à la mairie d'Hénin en leur parlant de mon passage au commissariat et leur rappelant une nouvelle fois la consigne nationale, apres cette démarche mon vote a finalement été accepté.
Voilà, en espérant que ça vous intéresse et en vous remerciant pour ce que vous faites !

C

-


Les personnes flouées ont prévues de se rassembler samedi 29 avril 2017, devant leur mairie ou leur consulats, pour ceux qui votent à l'étranger, à partir de 14 heures.

A Paris, nous serons place de l'Hôtel de Ville.

J'y serai pour l'amie qui m'a confié sa procuration et dont la voix a été spoliée.

Venez nous soutenir et soutenir la démocratie.

Les lois sont bien faites dans ce pays, il s'agit de les respecter.
Mais ce régime a plus que jamais montré ces limites.

-


Rassemblement contre les irrégularités du vote du 23 avril 2017




L'éventent sur Facebook :

https://www.facebook.com/events/210474479447039/


RENDEZ-NOUS NOS VOIX !

500 000 électeurs inscrits dans deux bureaux de vote, des centaines (milliers?) de procurations perdues, des radiations abusives pour “problème informatique” ou avec 10 ans de retard sans prévenir l’électeur, des bulletins fantaisistes dans des bureaux de vote…
Ce premier tour de l’élection présidentielle 2017 aura été marqué par de nombreuses irrégularités. Nous considérons que ces irrégularités ont eu un impact significatif sur le scrutin et ont compromis son intégrité. En effet, l’écart entre le 2eme, le 3eme et le 4eme (plus ou moins 600 000 voix) pourrait tout à fait être compensé, dans un sens ou dans un autre, pour parvenir à un second tour différent de celui annoncé.

CE QUE NOUS EXIGEONS
Nous exigeons que toute la transparence et la clarté soient faites sur ce scrutin.
Nous souhaitons que le droit de vote soit rendu à chacun pour les prochains scrutins.
Nous demandons donc à Mr Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel, de s’auto-saisir immédiatement et à Mr Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale, l’ouverture d’une enquête parlementaire.
Les média doivent en parler, les politiques devraient prendre cela au sérieux ! Et si nous ne le faisons pas, alors qui le fera… ?

COMMENT FAIRE ?
Organisons-nous localement ! Venez avec vos amis, vos voisins, votre famille, avec quiconque n'a pas pu exprimer sa voix ou tout simplement pour soutenir les oubliés du vote !
Dans chaque ville, prenons donc rendez-vous ce SAMEDI 29 AVRIL pour un rassemblement citoyen et symbolique devant toutes les mairies de France et consulats les plus proches de chez vous, pour faire entendre nos voix ! (Adresses plus bas)

Nous ne nous laisserons pas bailloner par l'administration, nous voulons exercer notre droit et devoir de citoyen !

#recours2017
#sansvoix
#pasdescrutinsansmoi



-

Et pour ceux qui ne cessent de crier au "Loup" en comparant le Front National au National Socialisme, un peu de décence quand même... Oui, ils sont racistes et dangereux, haineux et incompétents. mais la France n'est pas l'Allemagne de 1933. 

Personne ne va acheter son pain une seul fois par semaine avec une brouette de billets qui ne valent plus rien. Le pays n'est pas ravagé par une guerre atroce et 10 ans de traumatisme inédit, isolé, sans allié. 

Ne vous trouvez pas des excuses.

Les Français sont nombreux à avoir un toit, posséder un toit et parfois deux et à louer et sous-louer leur place de parking pour augmenter leur budget loisir.

Par contre, les Syriens subissent une atroce guerre civile qui dure depuis 2011, soit six ans, soit l'équivalent de nos horribles conflits mondiaux. Je ne parle même pas de l'Irak, en proie aux horreurs depuis 2003 et pour quoi? Pour quelles raisons exactement? On ne le sait toujours pas très bien... La rade de M. G. W. Bush post-11 Septembre? La lâcheté de M. Tony Blair?

A cette époque, au moins, les dirigeants français ont eu le courage de dire non. Où est ce courage aujourd'hui? Qui est là pour dire que la Syrie est un conflit mondial? Que cette guerre compte autant dans l'histoire de l'humanité que les guerres fratricides européennes? Personne. Pas un dirigeant occidental.

Et l'Europe, les Etats-Unis se plaignent de perdre du pouvoir d'achat... Se trouve des raisons pour se "droitiser".

Nous avons oublié notre histoire commune, mondiale, fratricide.

Et au lieu d'accepter de réformer l'Union européenne, pour en faire un ensemble plus signifiant qu'un simple marché d'échange de biens et de services, nous faisons les autruches.

Pour infos, la France ne peut pas quitter l'Union européenne... La France est l'Union européenne, avec l'Allemagne, l'Italie et le Benelux, la raison d'une solidarité qui s'est longtemps voulu porteuse de paix et non site officiel de sous-location de garages et de commandes en ligne de produits manufacturés.

Réveillons-nous.

Pour la démocratie, la solidarité, la compassion.
Un peu d'humanité.

Peu importe votre choix de vote, défendez ce droit!
Et demandez mieux que deux candidats inventés par la haine et par la peur qui n'ont même pas d'équipe derrière eux, d'élus, de gens de terrain, de citoyens raisonnables et qui connaissent leurs sujets...

Venez le samedi 29 avril.
14h, à Paris devant l'Hôtel de Ville.
Dans toutes les grandes villes de France et d'Europe, voir du monde (Miami, Londres, Hanoï sont concernées par els problèmes de procurations oubliées) : devant les mairies ou consulats.

A samedi.







26/04/2017

Colston Hall: Bristol's main auditorium to drop his slave owner's name


 April, you're definitely a busy, heavy month...

Now, this is what I call social change!

I believe the point is not to rename every street in England, and certainly not to "erase" or "bury" history as some haters have written, but the thing is that Bristol's music scene owes a lot to Caribbean musicians.

And the main auditorium made most of them feel uncomfortable to go in. So it was a symbolic gesture, to highlight the role of diaspora in British culture.

-

I think the points made by arguments about whitewashing history are ridiculous, it's the contrary.

We cannot erase Edward Colston from all over Bristol, but the music hall's name is considered as an wound by Caribbean musicians.

But regarding the music hall, it's a choice for peace. For the voices that have felt so well touring all over the world, and so bad when home and invited there.

But obviously, no one would ever name a cultural venue after a war crime perpetrator! Of course naming a concert hall after somebody is glorifying that person. Opposing this change is absurd.

The port, harbour, boats, major buildings reminding of slavery won't disappear.

Naming the Harbourside's Pero Bridge is, on the contrary, the right way to remind people of their history...

-

The concert hall might be renamed the Sierra Leone Hall....

Read my book for more!


For now, in The Guardian: 

Bristol's Colston Hall to drop name of slave trader after protests

 Concert venue that hosted the Beatles, David Bowie and Bob Dylan will reopen with a new name following refurbishment


Bristol’s biggest concert hall is to drop the name of the slave trader Edward Colston from its name after protests and a boycott by musicians, the Guardian can reveal.
The charity that runs Colston Hall, Bristol Music Trust, said on Wednesday it was a new beginning for the venue.

Louise Mitchell, the chief executive of the trust, described the Colston name as a “toxic brand”. She said: “For us it feels like the beginning of a new dawn. We are doing this now because it is the right thing to do. It’s not about commerce. It’s about doing the right thing.”
Mitchell said the trust would work with artists on finding a new name. She would also be talking to commercial partners about the renaming. She said: “We really don’t feel an association with Edward Colston, however tenuous, is the way we want to [move] forward.”
For the next year, the venue will retain the name Colston Hall. It will then close for refurbishment. When it reopens it will have a new name.

Colston Hall has been a target of activists who have demanded that the slave trader’s name be erased from all of Bristol’s buildings and other memorials to him removed.
Their campaign has been boosted by the revered Bristol band Massive Attack, who have refused to play Colston Hall.

Bristol’s mayor, Marvin Rees, has also added weight to the campaign, saying: “My ancestors are from slaves, I’m not a fan of the name.”
Some of the world’s biggest music and comedy stars have performed at Colston Hall, including the Beatles, David Bowie, Elton John, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong and Bob Dylan.

Mitchell said previously: “Colston Hall is well known locally, regionally and nationally, as one of the major arts and entertainment centres in the country. Changing our identity is a major move that requires careful consideration. As we have always stated, we need to go through a thorough process that takes into account views from local, national and even international stakeholders and partners.

“We want the hall to be a place open to all. That’s why we’re working so hard to champion accessibility for performers and audiences, as well as those who will be able to participate in music education and enterprise, and reviewing the name has always been part of our plan.”
The move will increase the pressure on other Bristol institutions with Colston connections.

In February, Bristol Cathedral said it was prepared to consider removing its biggest stained glass windowbecause of its close association with Colston. However, the cathedral said eradicating Colston’s memory from the city was a tricky issue.

Colston was born in 1636 and died in 1721. Much of his wealth came from slavery. 
 -

link to article: https://www.theguardian.com/uk-news/2017/apr/26/bristol-colston-hall-to-drop-name-of-slave-trader-after-protests?CMP=twt_gu




Bristol's view over the Harbour, by myself, early 2017

-


Pour infos, pour les francophones, quelques détails de contexte ci-dessous, et bien sûr toute l'histoire dans mon livre  :


Royaume-uni. La traite des Noirs hante toujours le port de Bristol

En 1807, quand la Grande-Bretagne a aboli l’esclavage, plus de 60 % de l’économie de Bristol dépendait de la traite des Noirs. L’or et l’argent que rapportaient les “merles” [blackbirds], comme on surnommait les vaisseaux négriers, se retrouvent dans toute cette cité réputée pour la grâce de ses façades géorgiennes, ses somptueux édifices publics et les généreuses contributions de ses marchands bienfaiteurs.

Du Théâtre royal, construit avec les dons de mécènes impliqués dans le commerce du bois d’ébène, jusqu’aux cloches de l’église de Saint Mary Redcliffe, qui sonnèrent pour célébrer l’échec d’une tentative d’abolition de l’esclavage en 1791, une grande partie de la gloire actuelle de Bristol repose sur son passé sanglant. Dans le centre-ville, une statue d’Edward Colston, l’un des plus puissants négriers, le dépeint comme un “fils vertueux et sage”. Le 10 mai dernier, lors d’un débat organisé au musée du Commonwealth et de l’Empire britannique, il n’est donc pas vraiment étonnant que l’atmosphère ait été tendue. Il s’agissait de savoir si la ville devait présenter ses excuses pour son rôle dans le commerce transatlantique des esclaves.

Ici comme ailleurs, la question divise l’opinion publique. Un mea culpa est-il nécessaire pour des événements vieux de quatre cents ans, et comment lui donner un sens ? Deux siècles ont passé depuis le départ du dernier vaisseau négrier, mais le sujet suscite la controverse dans une ville qui s’est refusée à suivre l’exemple de Liverpool, laquelle a présenté ses excuses en 1994 pour son rôle dans l’esclavage. “Tout le concept de racisme plonge ses racines dans l’esclavage. Le mépris qu’il impliquait pour l’homme noir, comme étant moins qu’un être humain, est à l’origine du concept de l’infériorité des gens de couleur”, explique Paul Stephenson, un vieux défenseur des droits civiques. “Des excuses sont nécessaires, mais il faudrait aller plus loin. La ville devrait verser des compensations pour s’amender de cette partie de son histoire. Bristol est très riche, et ces richesses viennent de l’esclavage.”

La fortune de la ville est un sujet sensible, comme on a encore pu le constater le mois dernier, quand les promoteurs d’un nouveau centre commercial ont dû revenir sur leur intention de le baptiser Quartier des marchands, nom considéré comme offensant pour la population afro-caribéenne de la ville. L’histoire locale reconnaît rarement l’importance de la participation de la ville au “triangle” de la traite des Noirs. De 1698 à 1807, ce sont 2 108 vaisseaux qui ont quitté les quais de Bristol pour l’Afrique de l’Ouest. Leur cargaison de marchandises britanniques était échangée contre des hommes, des femmes et des enfants capturés en Afrique occidentale et centrale. Les cales pleines à craquer d’êtres humains, les navires faisaient voile vers les Caraïbes, le sud des Etats-Unis et le Brésil. Le taux de mortalité de ces voyages était d’environ 5 % (30 % sur certains bateaux). On estime que 500 000 esclaves ont été transportés par la flotte de Bristol. La ville a d’ores et déjà reconnu officiellement la source de sa prospérité en apposant sur un quai une plaque “A la mémoire des innombrables Africains, hommes, femmes et enfants, qui ont apporté tant de prospérité à Bristol par le commerce des esclaves d’Afrique”.

A Londres, le gouvernement a mis en place une commission consultative sur les moyens de célébrer le bicentenaire de l’abolition. Bristol n’est pas la seule à souffrir d’amnésie collective à propos de l’exploitation du triangle de l’esclavage par la Grande-Bretagne. “L’idée d’un repentir se justifie, remarque l’historien Stuart Hall. Mais il faut qu’il soit accompagné d’une campagne d’information sur la véritable nature de ce qui s’est passé. Il est stérile de jouer sur la culpabilité des gens, mais nous ne devrions pas non plus nous contenter de célébrer le rôle joué par la Grande-Bretagne dans l’abolition.”
-
The Independent (via Courrier international)

BRISTOL A LA BELLEVILLOISE (le 10 mai) ET AU CENTQUATRE (le 14)


Bonjour à tous,

comment allez-vous?

Pour changer un peu des obsédants et lourds débats politiques du moment...
Quelques nouvelles rencontres, nouvelles infos... 



Je serai à La Bellevilloise le mercredi 10 mai de 18h à 20h, avec deux autres journaliste: Yaël Hirsch, fondatrice de Toute la Culture, et Christian Eudeline, spécialiste de l'histoire de la musique punk. 
L'adresse : 19-21 Rue Boyer, 75020 Paris

Le but est d'aborder l'influence du post-punk en Grande-Bretagne, et notamment à Bristol.

Cela nous mènera à parler du métissage en musique, du rôle de l'histoire dans le changement culturel et de la contestation en art, bien évidemment.
De leur engagement pour la tolérance, pour les droits des Palestiniens, pour le sort des réfugiés, pour la mémoire de l'esclavage à Bristol...

Et bien sûr nous reviendrons sur le mouvement street art britannique, de 3D à Banksy, en passant par Nick Walker et Inkie.

Evénement Facebook :

https://www.facebook.com/events/1903190853229657/


Rendez-vous le mercredi 10 mai pour une discussion sur l’évolution de la musique britannique depuis la fin des années 1970s et son rôle dans le changement social du pays à la Bellevilloise.

Thème de la discussion : les influences punk et reggae sur la ville de Bristol

Intervenants :
– Mélissa Chemam, journaliste indépendante et auteur du livre En dehors de la zone de confort – De Massive Attack à Banksy, consacré à la scène de la ville anglaise de Bristol,

– Christian Eudeline, journaliste musique et auteur de plusieurs livres sur l’histoire de la musique punk dont Nos Années Punks (Denoël, 2002).

La discussion sera animée par Yaël Hirsch, fondatrice et directrice du site Toute La Culture.

Les invités aborderont l’influence du post-punk en Grande-Bretagne, et plus particulièrement à Bristol et l’album Mezzanine de Massive Attack, qui en 1998, fit ressortir du passé l’élan post-punk qui avait marqué le pays de 1977 à 1985.

Ils parleront de Massive Attack, Tricky et Portishead, mais aussi de leur prédécesseurs à Bristol (Le Pop Group, les Glaxo Babies, Black Roots, le Wild Bunch), de leurs inspirations (Bob Marley, The Specials, The Clash, Stiff Little Fingers mais aussi la Motown, David Bowie et les Beatles) et bien d’autres !
Ils reviendront aussi sur le mouvement graffiti britannique, né au début des années 1980 et influencé par l’énergie punk…








-

J'organise aussi une discussion plus large sur l'évolution de la musique britannique depuis les années 1970s et son rôle dans le changement social du pays :
 à la Librairie Le Merle Moqueur, au CENTREQUATRE, Paris 19e, 
le dimanche 14 mai à partir de 16h.
L'adresse : 104 rue d'Aubervilliers 75019 Paris

Avec Marjorie Hache, de Ouï FM et Jérémie Kroubo Dagnini, chercheur et spécialiste du reggae.

Thème de la discussion : la scène alternative britannique depuis les années 1980.
Influences du reggae sur la scène musicale britannique jusqu'au trip-hop, et notamment à Bristol.

Présentation de la librairie :

https://www.lemerlemoqueur.fr/rencontres/11797/

Evénement Facebook :

https://www.facebook.com/events/407872096262313/

La scène alternative britannique
Le dimanche 14 mai 2017 à 16h00 , Librairie du 104
Le dimanche 14 mai, à 16h, nous accueillerons un débat au Merle moqueur du 104. En compagnie de Mélissa Chemam, auteure et journaliste, de Marjorie Hache, journaliste, et de Jérémie Kroubo Dagnigni, chercheur, nous échangerons autour de la scène alternative britannique des années 1990 à nos jours.
Il sera d'abord question du groupe Massive Attack, groupe de rock anglais originaire de Bristol, sur lequel Melissa Chemam a écrit un ouvrage de réflexion : "En dehors de la zone de confort, de Massive Attack à Banksky) (éd. Anne Carrière). Le débat pourra ensuite être élargi à la scène alternative britannique, qui a également été marquée par d'autres influences comme les courants punk et post-punk, avec des groupes comme Primal Scream et Young Fathers, tous deux écossais et proches de Massive Attack.
Aux côtés de Melissa Chemam lors de ce débat : Marjorie Hache, journaliste pour Ouï FM et Jérémie Kroubo Dagnigni, chercheur et auteur spécialiste des musiques populaires jamaïcaines.
Rendez-vous le dimanche 14 mai à 16h pour un débat chaleureux, passionnant... et rock'n'roll.
- Melissa Chemam est journaliste depuis 2004, passée par Paris, Prague, Miami, Londres, Nairobi et Bangui avant d’atterrir à Bristol, Elle est allée à la rencontre de tous ces artistes, chez eux, et sur les routes qu’ils parcourent. Elle a notamment travaillé avec Canal +, France 24, la BBC (en Angleterre), World Food Programm, le Figaro, Rfi, Radio France ou Die Welle (en Allemagne).
- Franco-écossaisement vôtre, Marjorie Hache est née à Edimbourg et a grandi entre la France et l’Écosse. Elle a même été sevrée au whisky et aux escargots (Fact !). Grande fan de OÜI FM pendant ses années collège-lycée, c’est à Londres et à Glasgow qu’elle fera ses débuts radiophoniques. Ces années Glaswegiennes lui permettront d’apprendre à interviewer des artistes, organiser des soirées, et surtout croiser beaucoup de rock stars ! Elle pose ses valises à OÜI FM en octobre 2012 pour partager du bon son rock en provenance de Grande-Bretagne avec UK Beats.
- Jérémie Kroubo Dagnigni est docteur en langues, littératures et civilisations anglo-saxonnes de l'Université Bordeaux 3. Il est spécialiste des musiques populaires jamaïcaines et l'auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet. Il donne régulièrement des conférences en France et à l'étranger. Il est désormais chercheur associé au Centre d'Etudes Politiques Contemporaines (CEPOC), composante du laboratoire POLEN (POuvoirs, LEttres, Normes) à l'Université d'Orléans.

-

J'espère vous y voir et n'hésitez pas à partager.

Pour infos, le livre paraîtra au Royaume-Uni en septembre 2017.

A bientôt,
melissa

L'art contemporain africain à l'honneur Paris - Fondation Louis Vuitton


Pour changer... Mon reportage sur l'une des expositions clés d'art africain présentées en Europe en ce moment :

ART / AFRIQUE 

À LA FONDATION LOUIS VUITTON


26 avril 2017 Par
Melissa Chemam
Wiliam Kentridge
Après la remarquée édition d’Art Paris Art Fair mettant l’Afrique à l’honneur et l’ouverture de l’exposition 100% Afrique à La Villette, c’est au tour de la Fondation Louis Vuitton d’inaugurer Art / Afrique. La Fondation insiste : pas de mouvement éphémère, Bernard Arnaud collectionne de l’art africain depuis plus de 20 ans… Et en effet, Art / Afrique séduit par un triple angle de programmation, à la fois pointue et diverse, réunissant des œuvres saisissantes.




Ce mardi 25 avril, dans le superbe bâtiment créé par Frank Ghéry, l’espace d’accueil est rempli pour l’ouverture d’une exposition hors du commun, une audience à moitié anglophone pour une fois, où bruissent les discussions, murmures et rires de nombreux Sud-Africains. Car la troisième exposition de la Fondation créée par Bernard Arnaud, intitulée Art / Afrique, fait une part belle aux artistes venant d’Afrique du Sud.
Composée par une équipe qui a sillonnée le continent, l’exposition propose trois volets foisonnants :
– « Les Initiés » qui présente des œuvres choisies dans la collection de Jean Pigozzi par André Magnin, expert et « visionnaire inspiré » selon Jean-Paul Claverie, le conseiller de Bernard Arnaud pour la Fondation Louis Vuitton, qui a su choisir des « œuvres magnifiques, émouvantes et spirituelles, trop peu connues ». Quinze artistes de huit pays y sont représentés dont le sculpteur béninois Romuald Hazoumé, les photographes maliens Seydou Keïta et Malick Sidibé, le peintre congolais Chéri Samba et le conteur et artiste ivoirien Fréderic Bruly Bouabré.
– « Etre là », consacré donc à la scène contemporaine sud-africaine avec des œuvres filmées d’une puissance et d’une beauté sans égale, du grandiose William Kentridge, aux films d’animation d’une force et d’une poésie inimitable, à la militante Sue Williamson, dont le travail retrace et dépasse les blessures de l’apartheid, en passant par Jane Alexander, le photographe engagé David Goldblatt et le jeune artiste Athi-Patra Ruga dont les autoportraits sous forme de tapisseries questionnent les questions de genre.
– Enfin, au dernier étage, une série d’œuvres de la collection Vuitton, rassemblées depuis une dizaine d’années, est présentée dans un époustouflant dernier volet, comprenant des pièces immenses comme le Plateaus de l’Afro-Américain Rashid Johnson (forêt de végétaux et étagères d’acier cachant des livres de Richard Wright), une sublime toile de l’artiste franco-camerounais Barthélémy Toguo, mêlant formes squelettiques et végétales dans un bleu pastel virant au gris anthracite, intitulée Look At Me, ou encore l’étonnant film The End Of Carrying All du Kenyan Wangechi Mutu, représentant une femme africaine portant un panier de plus en plus lourd et de plus en plus « urbain » à travers une forêt sauvage jusqu’à son propre ensevelissement…
Selon Jean-Paul Claverie, « le projet Art / Afrique a été décidé il y a trois ans, avant même l’ouverture de la fondation », et avant, donc, toute mode 2017 pour l’art contemporain africain. Même s’il souligne que les autres événements qui se tiennent cette année à Paris et Berlin révèlent un attrait profond pour l’art du continent, et notamment d’Afrique subsaharienne. La Fondation a d’ailleurs mis en place une formule de billet couplé avec l’exposition de La Villette, 100% Afrique. Jean-Paul Claverie souhaite de plus que l’initiative de la Fondation contribue à « l’émergence d’un nouvel atelier pour l’art contemporain en Afrique ».
Suzanne Pagé, l’une des commissaires de la triple exposition, a souligné l’incroyable force artistique de ces artistes, tous singuliers mais très engagés, croyant en une beauté universelle, magique, capable de transcender la matière ou le vécu vers le sublime, tels les masques d’Hazoumé réalisés à partir de matériaux récupérés et de bidons de plastique… 
« L’actualité brûlante affirme ainsi souvent à travers ces artistes une conscience engagée, via une pensée complexe ». Un programme qui ne peut laisser indifférent !
Pas une seule œuvre ne démérite et l’espace, vaste et lumineux, facilite un parcours vers des mondes enchanteurs, riches et convulsifs. Un rendez-vous immanquable.
-
Snapshots...






"I trust I can rely on your vote": current soundtrack...



Radiohead - Electioneering




Lyrics

I will stop
I will stop at nothing
Say the right things
When electioneering
I trust I can rely on your vote
When I go forwards, you go backwards
And somewhere we will meet
When I go forwards, you go backwards
And somewhere we will meet
Ha, ha, ha
Riot shields
Voodoo economics
It's life, it's life
It's just business
Cattle prods and the I.M.F.
I trust I can rely on your vote
When I go forwards, you go backwards
And somewhere we will meet
When I go forwards, you go backwards
And somewhere we will meet

25/04/2017

Problèmes de procuration : suites


Le site Le Bonbon relaie les problèmes de procuration non enregistrée :


Ces (jeunes) électeurs bannis des listes électorales



Bon, pas besoin de vous faire un dessin. Dimanche dernier a eu lieu le premier tour des présidentielles françaises. On espère que la plupart d’entre vous vous êtes déplacés pour mettre votre petit bulletin et s’entendre dire « a voté ». Oui ? C’est bien et ce serait génial que l’histoire s’arrête là. Seulement au fil de la journée, des statuts Facebook et autres témoignages de copains sont venus ternir (encore plus) le tableau : certains électeurs ont été radiés des listes électorales sans qu’ils ne sachent comment ni pourquoi. Alors on a essayé de savoir comment et pourquoi, justement.

Breaking news : aucune des mairies franciliennes que nous avons contactées n'a souhaité s'exprimer sur les raisons pour lesquelles des citoyens ont été empêchés d'exercer leur droit, que dis-je, leur DEVOIR de vote. D'autres mairies comme Strasbourg en revanche, ont quant à elles évoqué les traditionnelles mises à jour de fichiers conduisant à une radiation des habitants "n'habitant plus à l'adresse indiquée" (16 042 personnes dans cette ville). 
« La France est l'un des rares pays européens où l'inscription sur les listes n'est pas automatique à la déclaration d'une nouvelle adresse de résidence », déplore auprès de L'Express Jean-Yves Dormagen, co-auteur avec Céline Braconnier de l'ouvrage La Démocratie de l'abstention.
Après chaque déménagement - trois millions de Français déménagent chaque année, source Le Monde - il faut donc veiller à se désinscrire. Mais seulement un électeur sur cinq se réinscrit effectivement dans sa nouvelle commune. Les autres deviennent des mal-inscrits. Eh là, c’est un peu comme à la roulette russe : soit tout se passe bien dans le plus démocratique des mondes, soit vous êtes radié des listes électorales. Rien que ça. 


« Toi tu votes, toi tu ne votes pas »


Charlie, casse-cou parisienne de 30 ans, s’est vu refuser l’entrée à l’isoloir dimanche au bureau de vote n°36 dans le 11e. Pourtant « il y a cinq ans, j’ai pu voter dans ce même bureau de vote alors que je n’étais déjà plus domicilié dans le 11e. Avant d’y aller, j’ai verifié que j’étais bien inscrite et banco : même bureau, même numéro. Seulement au moment de voter, stupeur et tremblements, je n’ai pas pu car on m’annonce que je ne suis finalement pas sur les listes. Ils m'ont tout simplement squeezée de leur bordel en somme ».

Comme seul recours, les assesseurs du bureau lui conseillent de téléphoner au Bureau des Elections pour espérer pouvoir voter le 7 mai. Alors c’est ce qu’on a fait… 
Au bout de plusieurs minutes d’attente, la secrétaire qui « ne peut pas nous passer quelqu’un d’autre, désolée » est contrariée. « J’ai changé plusieurs fois d’arrondissements sans que ça ne change rien à mon bureau de voteEnvoyez un mail à elections@interieur.gouv.fr en expliquant votre situation » est tout ce qu’elle peut nous suggérer. Ah...
D’ailleurs, elle n’a pas entendu de problèmes similaires. Pourtant comme Charlie, des millions de mal inscrits n'ont pas pu voter ce dimanche selon L’Express. Et parmi eux, le plus souvent, des jeunes entre 20 et 30 ans ! 


Les procurations fantômes

Autre problème de taille, celui des "procurations fantômes". Angela, 25 ans raconte : « Comme je suis en Nouvelle-Calédonie pour les élections, j’ai fait une procuration à ma mère deux mois avant mon départ. Nous sommes allées toutes les deux à la gendarmerie pour être certaines que tout se passe bien. Trois semaines avant le premier tour, maman va vérifier à la mairie que tout est ok sauf qu’ils n’avaient rien, nada. Elle va donc à la gendarmerie, idem : ils n’ont aucune trace de ma demande. Ils me demandent de remplir à nouveau le papier, ce que je fais depuis la NC puis de leur scanner. Sauf que je n’avais ni scanner, ni ordi à portée parce qu’on bouge tout le temps ». Pas de technologie, pas de vote ? Heureusement que très peu de jeunes Français décident de prendre le large hein ?

Rachel Saddedine, blogueuse parisienne, a elle aussi raconté sa mésaventure dimanche après-midi via un live Facebook, aujourd’hui viral. La jeune photographe a été contrainte de se déplacer au Tribunal d’Instance d’Asnières parce que sa demande d’inscription aux listes électorales (pourtant faite en novembre dernier) n’a pas été prise en compte.
« A priori il y a 3 800 personnes à Asnières qui ont été radiées soit 12% de l'électorat à Asnières et Clichy » explique-t-elle. Pour son petit-ami, c’est « une abstention organisée ». Contactée par nos soins, la mairie d’Asnières n’a malheureusement pas confirmer ou infirmer ces chiffres puisqu'elle n'a pas donné suite à nos sollicitations… 

Et maintenant ?

Devant le silence des institutions publiques, des citoyens organisent samedi 29 avril un grand rassemblement dans plusieurs villes de France. Ils appellent le plus grand nombre à se révolter contre « les irrégularités du scrutin du 23 avril 2017 ». En parallèle, une carte des "empêché.e.s du vote" au 1er tour de l'élection présidentielle (radié.e.s des listes, non inscrit.e.s, procuration non arrivée, etc.) élaborée par les internautes recense les municipalités où des dysfonctionnements ont été signalés.
Le collectif "Recours 2017" va encore plus loin en lançant une pétition pour « une commission d’enquête sur le résultat des votes présidentielles »
En espérant pouvoir faire entendre ces voix, à défauts des autres… La suite au prochain épisode.

-