28/09/2014

Cameroun : Inquiétude sur le sort d'un Français détenu arbitrairement


Interview pour RFI :
CAMEROUN JUSTICE FRANCE

La famille d'un autre Français détenu au Cameroun inquiète

mediaL'homme d'affaires français d'origine camerounaise est en détention préventive depuis treize mois à la prison New Bell de Doualaclix/stockxchange
Au lendemain de la condamnation à 25 ans de prison de l'avocate Lydienne Yen-Eyoum, la famille d'un autre Français d'origine camerounaise fait part de son inquiétude. Jeannette Foumbi dénonce l'incarcération arbitraire et abusive de son mari Jean-Emmanuel Foumbi au Cameroun. Homme d'affaires français d'origine camerounaise, il est en détention préventive depuis treize mois à la prison New Bell de Douala et doit être transféré à l'hôpital central de Yaoundé. Un procès est en cours au Cameroun pour escroquerie à la propriété intellectuelle concernant un brevet mis au point par Jean-Emmanuel Foumbi, alors que l'affaire a été classée sans suite en France par le tribunal de Bobigny. Selon sa femme, les hommes d'affaires, déçus par ce verdict, auraient tendu un piège au Français pour le faire venir au Cameroun.
On découvre que c'est un complot forgé par quelques ministres camerounais avec la complicité d'une bande de Français qui sont venus sur place porter plainte pour une affaire commerciale qui a été traitée en France et pour laquelle les personnes concernées ont déjà été déboutées à Bobigny.
Jeannette Foumbi28/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter


Ebola : Un corridor humanitaire enfin ouvert


Dernières infos pour RFI :
EBOLA SÉNÉGAL ONG SANTÉ ET MÉDECINE

Ebola: le Sénégal ouvre un corridor humanitaire aérien

mediaUn avion du Programme alimentaire mondial (PAM) transportant du personnel humanitaire en provenance de Conakry, a atterri samedi après-midi sur le site du corridor humanitaire.AFP PHOTO / SEYLLOU
Les ONG l'espéraient depuis des semaines alors qu'Ebola vient de franchir le cap des 3 000 morts selon l'OMS. Le Sénégal a ouvert hier, samedi 27 septembre, un corridor humanitaire aérien pour acheminer de l'aide dans les trois pays les plus touchés par l'épidémie d'Ebola : la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Les avions des Nations unies vont être autorisés à effectuer des rotations deux à trois fois par semaine. Un premier avion du PAM a atteri sur le site du corridor.
C’est à l’aéroport militaire de Ouakam à Dakar que l’avion des Nations unies en provenance de Conakry s'est posé. Sur le tarmac, des tentes ont été dressées en guise de salle d’embarquement, une structure encore provisoire. L’objectif : ouvrir un corridor simple, unifié et sécurisé. Eva Marie Coll Seck, ministre sénégalaise de la Santé.
« Cette aide humanitaire en équipement en médicaments, en personnel est une aide extrêmement importante et attendue par ces pays-là, explique-t-elle. Donc le Sénégal ne pouvait pas être absent et l’esprit de solidarité a primé. Mais cette solidarité s’est faite avec tout un arsenal pour sécuriser le corridor ».
Médecins sans frontières devrait prochainement positionner un avion. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a d’ores et déjà prévu de faire partir trois avions par semaine pour transporter des personnels humanitaires et du matériel médical.
« Je crois que le test que nous venons de faire est très concluant, assure Bintou Djibo est la coordinatrice des Nations unies au Sénégal. Et nous appelons d’autres partenaires à se joindre à ce corridor pour le renforcer ».
Un bâtiment va être construit pour accueillir et tester les passagers. Une route va être dégagée pour faciliter l’accès. Selon la ministre, le corridor sera définitivement opérationnel dans quatre à cinq semaines.
A bord de ce premier avion se trouvait la directrice régionale du PAM de retour de trois jours en Guinée. Explications de son porte-parole, Alexis Masciarelli.
Nous sommes arrivés en Guinée jeudi et nous avons pu aller en Guinée forestière visiter un centre de traitement tenu par MSF auquel le PAM offre une assistance alimentaire pour les patients et leurs familles. Aujourd’hui, nous retournons à Dakar par ce corridor humanitaire qui permettra à toutes les agences humanitaires de transporter leur personnel depuis Dakar mais également leur équipement vers les 3 pays les plus affectés par Ebola, la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée[…] On aura également un vol hebdomadaire entre Dakar et Accra, qui sera la nouvelle base de la mission des Nations unies pour cette réponse à l’urgence Ebola.
Alexis Masciarelli, porte-parole du PAM27/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

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27/09/2014

Rwanda / Burundi : la FIDH demande une enquête indépendante sur les cadavres du Lac Rweru


Le communiqué de la FIDH :

26 septembre 2014

Rwanda / Burundi : Une enquête indépendante doit être menée sur les cadavres du Lac Rweru

Depuis juillet 2014, des cadavres de personnes probablement exécutées ont été retrouvées dans le lac Rweru à la frontière du Rwanda et du Burundi. Nos organisations s’inquiètent de ces découvertes macabres et appellent les autorités rwandaises et burundaises à inviter une Commission internationale d’enquête indépendante à faire la lumière sur l’identité, l’origine et les circonstances dans lesquelles ces personnes ont été tuées.

Rwanda / Burundi : Une enquête indépendante doit être menée sur les cadavres du Lac Rweru
Depuis la mi-juillet, les riverains du lac Rweru rapportent avoir vu flotter sur les eaux une quarantaine de corps dénudés, ligotés et/ou enfermés dans des sacs de jute laissant penser qu’ils ont été torturés avant d’être exécutés. Le 25 août 2014, les autorités burundaises et rwandaises ont finalement envoyé une mission d’enquête conjointe sur les lieux après avoir repêché quatre cadavres et les avoir immédiatement enterrés, officiellement pour des raisons sanitaires, sans avoir procédé à des autopsies. Selon des témoignages recueillis par les organisations de défense des droits humains et les médias locaux et internationaux, ces corps seraient charriés par la rivière Akagera venant du Rwanda.

«  La découverte d’une quarantaine de corps depuis ces 3 derniers mois est très inquiétante et face à l’échec des investigations rwando-burundaises, doit faire l’objet d’une enquête indépendante par une commission internationale permettant de faire la lumière sur l’identité et l’origine des victimes et d’identifier les auteurs de ce qui semble être des exécutions  » a déclaré Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH.

Le Rwanda et le Burundi ont déclaré avoir respectivement mené des investigations complémentaires. Toutefois, le porte-parole du ministère burundais de l’intérieur a affirmé le 24 septembre 2014 sur des médias internationaux que l’enquête des forces de l’ordre burundaises était terminée. Le porte-parole de la police rwandaise avait déjà fait des déclarations similaires estimant que son pays n’avait pas besoin d’enquêter puisque personne n’avait disparu au Rwanda. A ce jour, les quatre corps retrouvés n’ont pas pu être identifiés, ni leur provenance exacte, et encore moins les auteurs et les circonstances de ce qui s’apparente manifestement à des exécutions extra-judiciaires. Deux autres cadavres repêchés par les riverains depuis ont été rejetés dans le lac tout comme la majorité des autres corps aperçus.

«  La commission d’enquête internationale devra comporter des experts légistes qui seront en mesure d’établir de façon indépendante l’identité et l’origine de ces corps. Cela sera déterminant pour faire stopper ce phénomène inquiétant quel que soit le pays où ces personnes ont été tuées  » a déclaré Anschaire Nikoyagize, président d’ITEKA.

Le 24 septembre, le porte-parole du ministère burundais de l’intérieur a par ailleurs déclaré que des personnes inconnues avaient accosté sur les berges du lac Rweru au Burundi à proximité de l’endroit où les corps avaient été enterrés. Dérangés par un gardien, ils ont abandonné dans leur fuite des outils et des bâches laissant penser qu’ils souhaitaient déterrer et faire disparaître les corps. Depuis lors, les autorités burundaises ont mis en place une surveillance du site.

«  Des témoins au Rwanda ont affirmé avoir vu des corps dériver sur la rivière Akagera ce qui renforcerait les présomptions que les corps viendraient du Rwanda. Sans que l’on puisse lier ces phénomènes entre eux à ce stade, la découverte de ces corps intervient à un moment où l’on enregistre une multiplication des disparitions au Rwanda  » a déclaré Syriaque Ndayisenga, président de la LDGL.

Selon les informations reçues par nos organisations, des dizaines de personnes auraient disparues au Rwanda depuis le mois de mars 2014. Certaines personnes ont été arrêtées et font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires tandis que d’autres sont toujours portées disparues.

Nos organisations s’inquiètent de ces disparitions et de la difficulté pour les organisations indépendantes de défense des droits humains d’opérer et d’enquêter au Rwanda. Depuis le 21 juillet 2013, la Ligue rwandaise pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (LIPRODHOR)fait l’objet d’une tentative de prise de contrôle visant ses instances dirigeantes légitimes qui fait l’objet d’une procédure judiciaire les empêchant de mener normalement ses activités et de s’exprimer.
Mise é jour le 26 septembre



Dernières infos sur Ebola : l'OMS annonce le recours à des vaccins expérimentaux


Mon dernier papier pour RFI :

Ebola: tests cliniques pour les vaccins expérimentaux

mediaParticule virale d'Ebola observée au microscope électronique.REUTERS/Frederick Murphy
Ebola mobilise toujours. Alors que l'ONU appelle à une mobilisation maximale, des sociétés de recherche pharmaceutiques ont annoncé que des milliers de vaccins expérimentaux contre le virus devraient être disponibles début 2015, c'est ce que confirme ce vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une lueur d'espoir alors que la lutte contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest dure depuis mars 2014.
Ces vaccins expérimentaux sont développés par deux sociétés : la britannique GlaxoSmithKline (GSK) et l'américaine NewLink Genetics ; l'Organisation mondiale de la santé a donné l'information vendredi 26 septembre au matin lors d'une conférence de presse à Genève. GSK devrait avoir 10 000 doses de ces vaccins expérimentaux disponibles au début de l'année 2015, d'après l'OMS. NewLink Genetics a, de son côté, déjà fait don d'un millier de doses et s'est engagée à en fournir plusieurs milliers d'autres « dans les prochains mois ».
Des tests cliniques ont commencé aux Etats-Unis, d'autres doivent être mis en place au Mali la semaine prochaine. Il faut rappeler qu'il n'existe toujours pas de vaccin reconnu contre Ebola ni même de traitement spécifique homologué. L'OMS se montre optimiste en affirmant que la mobilisation en cours devrait permettre de développer des vaccins et médicaments « prometteurs », même s'il n'est pas encore possible de dire s'ils seront efficaces avant les tests cliniques.
Les pays concernés s'inquiètent du manque de réaction des groupes pharmaceutiques. Mais pour Bernadette Murgue, directrice adjointe de l'Institut de microbiologie et maladie infectieuse (Inserm), il est normal que la réponse de la recherche prenne du temps et l'OMS va annoncer la semaine prochaine ses décisions en ce qui concerne les vaccins expérimentaux annoncés.
L'Organisation souligne tout de même que le principal problème de la crise est « la faiblesse des systèmes de santé » dans la région, bien avant la lenteur de la recherche.
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26/09/2014

Kenya: ICG on Al-Shabaab one year after the Westgate attack


Kenya: Al-Shabaab – Closer to Home

Africa Briefing N°10225 Sep 2014
OVERVIEW
One year after the Westgate Mall terrorist attack in Nairobi, Al-Shabaab is more entrenched and a graver threat to Kenya. But the deeper danger is less in the long established terrorist cells that perpetrated the act – horrific as it was – and more in managing and healing the rising communal tensions and historic divides that Al-Shabaab violence has deliberately agitated, most recently in Lamu county. To prevent extremists from further articulating local grievances with global jihad, the Kenyan government – including county governments most affected – opposition politicians and Kenyan Muslim leaders, must work together to address historical grievances of marginalisation among Muslim communities in Nairobi, the coast and the north east, and institutional discrimination at a national level, as well as ensuring that counter-terrorism operations are better targeted at the perpetrators and do not persecute wider ethnic and faith communities they have purposefully infiltrated.
The present context is serving only to lose further hearts and minds. Instead of closing ranks as they managed – just – in the aftermath of Westgate, Kenya’s political elites have bought into the deadly discourse of ethnic and religious recriminations. Not only are there plenty of immediate grievances to exploit, but nearly two decades of radicalisation and recruitment in Kenya means that the threat is both imminent and deep. The absence of a common Kenyan Muslim agenda and leadership has meant little resistance to the extremist message.
The late 2011 military intervention in Somalia to create a buffer against a spillover of insecurity has hastened the expansion of Al-Shabaab’s campaigns into the homeland. The intervention’s strategic calculations in relation to (southern) Somalia may, in the long run, be vindicated. But the impact on domestic security has been severely underestimated, or at least the ability of internal security agencies to disrupt and respond to terrorist attacks without, as the April 2014 Usalama Watch operation did, further alienating communities whose cooperation and support is vital in the fight against terrorism. Yet the blame should lie less in the weaknesses of the country’s institutions than in the unwillingness of political leaders to put aside partisan divisions. And because partisan divisions almost inevitably translate into communal strife, playing politics with terrorism compounds an already volatile situation.
While the successful drone attack against the Al-Shabaab Emir Ahmed Abdi Godane on 1 September has removed the organisation’s key strategist, not least in extending the jihad beyond Somalia, the inevitable jockeying for position within Al-Shabaab will have implications for Kenyan operatives as they seek to maintain their relevance with the new leadership. A further offensive by the Somalia government and African Union Mission in Somalia (AMISOM), squeezing Al-Shabaab’s territorial presence in south-central Somalia, also risks high-impact attacks elsewhere – including in Kenya – as a demonstration of the insurgents’ continued potency.
This briefing updates and builds upon previous Crisis Group analysis and recommendations especially in Kenyan Somali Islamist Radicalisation (25 January 2012). The briefing also refers to the transition to devolved government and how longstanding issues relating to the provision of security, regional marginalisation and accommodating minority representation are yet to be fully addressed; these will be explored in a forthcoming series of products on devolution in Kenya.
To prevent a further deterioration of security and deny Al-Shabaab an ever greater foothold, the Kenyan government, opposition parties and Muslim leadership should:
  • clearly acknowledge the distinct Al-Shabaab threat inside Kenya without conflating it with political opposition, other outlawed organisations or specific communities;
  • put further efforts into implementing and supporting the new county government structures and agencies, to start addressing local grassroots issues of socio-economic marginalisation;
  • carefully consider the impact of official operations such as Operation Usalama Watch, and paramilitary operations of the Anti-Terrorism Police Unit (ATPU) when they appear to target whole communities, and allow for transparent investigations and redress where operations are found to have exceeded rule of law/constitutional rights and safeguards;
  • implement the recommendations of the 2008 (“Sharawe”) Presidential Special Action Committee (finally tabled with the 2013 Truth, Justice and Reconciliation report) to address institutional discrimination against Muslims (eg, issuance of identity cards and passports) and better (proportional) representation of Muslims in senior public service appointments; and
  • facilitate Muslim-driven madrasa and mosque reforms, which should entail review and approval of the curriculum taught; mosques vetting committees need to be strengthened in areas where they exist and put in place where they are absent.
Nairobi/Brussels, 25 September 2014


25/09/2014

Ebola : La Sierra Leone étend la quarantaine


EBOLA ONU BAN KI-MOON 

Le virus Ebola au centre d'une réunion spéciale à l'ONU

mediaA Lagos, un responsable d'école prend la température d'un enfant avant son entrée en classe.REUTERS/Akintunde Akinleye
    Alors qu'en Sierra Leone, un nouveau confinement immédiat est mis en place pour 1,2 million d'habitants afin d'enrayer la propagation d'Ebola, l'ONU tient une réunion consacrée à l'épidémie. Le secrétaire général Ban Ki-moon appelle à un engagement ferme de la communauté internationale contre Ebola. Pendant ce temps, dans les laboratoires, les scientifiques s'échinent à remonter aux sources du virus.
    RFI












    La mise en quarantaine des villes et villages potentiellement touchés par Ebola a été étendue en Sierra Leone. Les autorités ont déjà jugé que le confinement de trois jours imposé au pays le week-end dernier était un succès. Désormais près d'un million 200 000 personnes sont concernées, dans 5 des 14 districts du pays ; trois nouvelles régions viennent d'être ajoutées à la quarantaine. Cela représente un tiers de la population du pays. Les deux villes au cœur du dispositif restent Kenema et Kailahun, dans l'Est du pays. 

    Précisions : Mélissa Chemam
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    Le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, a décidé de prolonger la quarantaine en cours depuis le mois de mai dernier, estimant la mesure efficace et indispensable, alors que le virus continue de se propager dans le pays, mais moins rapidement.

    Pour les ONG partenaires et les agences de l'ONU luttant contre Ebola en Afrique de l'ouest, la quarantaine reste une mesure nécessaire. Selon Festus Minah, représentant du mouvement de la société civile, même si le gouvernement fait face à de nombreux défis, comme le manque de moyens pour collecter les corps des victimes du virus, et pour surveiller les populations des villages, la quarantaine est efficace.

    Festus Minah, représentant du mouvement de la société civile sierra-léonaise : "en général, la quarantaine est bien acceptée par les habitants. Et cela indique que nous avons bien réagi. Il y a des difficultés bien sûr. Par exemple, lundi, on a constaté que des corps de victimes de la maladie se trouvaient encore dans de nombreux endroits, car il n'y a pas assez de personnel pour s'occuper de tout, on manque de moyens logistiques et de transports. Mais je pense que les choses s'améliorent et les gens se préparent de mieux en mieux à ces quarantaine".




    57 - EBOLA - SIERRA LEONE - Festus Minah 26/09/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

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    Selon l'Unicef, qui coordonne les activités de l'ONU dans ces régions, les principaux défis sont que ces zones sont désormais impraticables ; toutes les voies de circulation et transmission sont interrompues ce qui induit des problèmes supplémentaires :
    - le manque de réserve alimentaire, d'abord, les marchés n'étant plus approvisionnés,
    - la fuite de certains villageois en brousse, pour échapper au confinement, car ils veulent continuer de labourer leurs champs en cette période cruciale précédents les premières récoltes
    - et enfin les difficultés des patients guéris dans les centres de soins urbains à rentrer chez eux dans les villages.

    L'Unicef souligne que les enfants sont les premières victimes de ces problèmes, se retrouvant seuls quand leurs parents sont touchés par la maladie, les proches craignant de les prendre en charge ou leurs déplacements étant contrariés par la quarantaine.

    L'ONU soutient néanmoins au mieux de ses possibilités cette méthode pour enrayer la propagation du virus, notamment à Kenema. Le Programme Alimentaire Mondial met par exemple en place des systèmes de distributions alimentaires en porte à porte.



    24/09/2014

    Centrafrique : la CPI ouvre une enquête sur une « liste interminable d'atrocités »




    Statement: 24/09/2014



    Statement of the Prosecutor of the International Criminal Court, Fatou Bensouda, on opening  a second investigation in the Central African Republic

    Today, I am announcing that I have made the decision to open a second investigation in the Central African Republic (CAR) with respect to crimes allegedly committed since 2012.  I was clear from the outset in firm, unequivocal and consistent public statements that attacks against civilians would not be tolerated and the perpetrators of such crimes could face justice at the International Criminal Court (ICC).  The law is clear in this regard and today’s decision to proceed to the investigation phase is based on my legal obligations under the Court’s founding treaty, the Rome Statute. 

    In February this year, following escalating violence in CAR, I opened a new preliminary examination to assess whether or not I could proceed with an investigation into what was a dire situation in CAR.  The transitional government of CAR decided to refer the situation to my Office on 30 May 2014 requesting that I investigate alleged crimes falling within ICC jurisdiction committed in the country since 1 August 2012.

    My Office has gathered and scrupulously analysed relevant information from multiple reliable sources. Based on this independent and comprehensive analysis, I have concluded that an investigation is warranted. The information available provides a reasonable basis to believe that both the Séléka and the anti-balaka groups have committed crimes against humanity and war crimes including murder, rape, forced displacement, persecution, pillaging, attacks against humanitarian missions and the use of children under fifteen in combat. The list of atrocities is endless. I cannot ignore these alleged crimes. 

    The 30 May 2014 referral by the CAR authorities demonstrates a commitment to fight impunity for mass crimes and to bring justice to the victims. We look forward to their full cooperation as we conduct our investigation into these crimes.

    My Office will now work to directly collect criminal evidence with a view to identifying and prosecuting those responsible for the most serious crimes.  As always, our investigation will be conducted in an independent and impartial manner and will be led only by the evidence. 

    As the investigation moves forward, we will continue to record any new crime against civilians that might be committed in CAR.  Mass crimes shock the conscience of humanity and tear at the social fabric of society.  Let this be a message to would-be perpetrators in CAR and beyond: such crimes will not be tolerated and will be met with the full force of the law.


    Background information

    The Central African Republic (CAR) deposited its instrument of ratification to the Rome Statute on 3 October 2001. The International Criminal Court therefore has jurisdiction to try the crimes designated by the Statute committed on Central African territory, or by Central African nationals, from 1 July 2002. On 7 February 2014, the ICC Prosecutor, Fatou Bensouda, announced the opening of a preliminary examination of crimes allegedly committed in the Central African Republic since September 2012 in connection with a situation separate from the one referred by the Central African authorities in December 2004. On 30 May 2004, the Central African Republic authorities referred the situation on the territory of the Central African Republic since 1 August 2012 to the Prosecutor. This was the second referral received from the CAR after the December 2004 referral relating to the events of 2002-2003 and the sixth referral received from a State Party since the Rome Statute came into force on 1 July 2002. Previous referrals were submitted by Uganda, in December 2003; the Democratic Republic of the Congo, in April 2004; Mali, in July 2012; and the Union of the Comoros in May 2013. In December 2010 and May 2011, the Presidency of the Republic of Côte d’Ivoire confirmed acceptance of the Court’s jurisdiction, and invited the Prosecutor to open an investigation into the alleged crimes committed in that country.

    Source: Office of the Prosecutor 




    Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, concernant l’ouverture d’une deuxième enquête en République centrafricaine

    Aujourd’hui, j’annonce que j’ai pris la décision d’ouvrir une deuxième enquête en République centrafricaine concernant des crimes présumés commis depuis 2012. J’ai indiqué très clairement dès le départ et avec la plus grande fermeté, dans des communiqués réguliers et sans équivoque, que les attaques visant la population civile ne seraient pas tolérées et que les auteurs de tels crimes pourraient être amenés à rendre des comptes devant la Cour pénale internationale (la « Cour »). Le droit est clair à cet égard et la décision de passer à ce jour au stade de l’enquête découle de mes obligations juridiques au regard du traité fondateur de la Cour, le Statut de Rome. 

    En février de cette année, face à la recrudescence de la violence en République centrafricaine, j’ai amorcé un examen préliminaire pour déterminer si je pouvais procéder à une enquête à propos de la situation désastreuse qui prévalait en République centrafricaine. Le Gouvernement de transition de ce pays a décidé de renvoyer cette situation devant mon Bureau le 30 mai 2014 et m’a demandé d’enquêter sur les crimes relevant de la compétence de la Cour, présumés commis sur son territoire à compter du 1er août 2012.

    Mon Bureau a rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables. Au terme de cette analyse indépendante et approfondie, je suis parvenue à la conclusion qu’il était justifié de procéder à une enquête. Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka et les groupes anti-balaka ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de quinze ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable. Je ne peux pas ignorer ces crimes présumés. 

    Le renvoi de la situation du 30 mai 2014 par les autorités centrafricaines démontre une volonté de lutter contre l’impunité pour les crimes commis à grande échelle et de rendre justice aux victimes. Nous escomptons leur coopération totale lors de notre enquête sur ces crimes.

    Mon Bureau va désormais s’atteler à recueillir directement des éléments de preuve afin d’identifier les auteurs des crimes les plus graves et d’engager des poursuites à leur encontre. Comme toujours, nous accomplirons notre travail d’enquête de manière indépendante et impartiale et nous nous en tiendrons aux éléments de preuve que nous aurons recueillis. 

    Au fil de l’enquête, nous continuerons à consigner les nouveaux crimes éventuellement commis à l’encontre de la population civile sur le territoire centrafricain. Les crimes à grande échelle heurtent profondément la conscience humaine et déchirent le tissu social. Je tiens à dire ceci aux criminels en puissance en République centrafricaine et ailleurs : de tels crimes ne sauraient être tolérés et la loi sera pleinement appliquée contre leurs auteurs.


    Contexte

    La République centrafricaine (RCA) a déposé son instrument de ratification du Statut de Rome le 3 octobre 2001. La Cour pénale internationale est par conséquent compétente pour juger les crimes visés par le Statut commis sur le territoire centrafricain ou par des ressortissants de ce pays à compter du 1er juillet 2002. Le 7 février 2014, le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, avait annoncé l’ouverture d’un examen préliminaire sur des crimes présumés commis depuis septembre 2012 en République centrafricaine, dans le cadre d’une situation distincte de celle déférée par les autorités centrafricaines en décembre 2004. Le 30 mai 2004, les autorités centrafricaines ont renvoyé au Procureur la situation sur leur territoire depuis le 1er août 2012. Il s’agit du deuxième renvoi émanant de ce pays après celui qui avait été adressé en décembre 2004 au sujet des événements survenus en 2002 et 2003 et du sixième émanant d’un État partie depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002. Auparavant, l’Ouganda en décembre 2003, la République démocratique du Congo en avril 2004, le Mali en juillet 2012 et l’Union des Comores ont également déféré des situations à la Cour. En décembre 2010 et mai 2011, la présidence de la République de Côte d’Ivoire a confirmé accepter la compétence de la Cour et invité le Procureur à ouvrir une enquête sur des crimes présumés commis dans ce pays.

    Source : Bureau du Procureur 

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    Centrafrique : la CPI ouvre une enquête sur une « liste interminable d'atrocités »



    Le Monde.fr avec AFP | 
    La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur une liste « interminable » d'atrocités présumées commises en République centrafricaine (RCA) par des milices armées depuis août 2012, a-t-elle annoncé mercredi 24 septembre. Fatou Bensouda a dressé dans un communiqué toute une série de « crimes présumés » :
    « Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka [rebelles essentiellement musulmans] et les groupes anti-balaka [milices chrétiennes] ont commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d'aide humanitaire et le fait defaire participer des enfants âgés de moins de 15 ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable. »
    « RECUEILLIR DIRECTEMENT DES ÉLÉMENTS DE PREUVE  »
    Cette décision fait suite à un examen préliminaire ouvert en février afin de déterminer si son bureau devait enquêter ou pas sur les violences intercommunautaires qui avaient mis le pays à feu et à sang pendant dix-huit mois. Le bureau de la procureure « va désormais s'atteler à recueillir directement des éléments de preuve afin d'identifier les auteurs des crimes les plus graves et d'engager des poursuites à leur encontre »

    La situation en RCA s'était détériorée après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, une coalition de plusieurs factions rebelles qui avaient pris les armes à la fin de 2012. Ils avaient finalement été chassés du pouvoir en janvier 2014.

    Entrée en fonction à La Haye en 2003, la CPI est le premier tribunal pénal international permanent chargé de juger les responsables présumés de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

    Rencontre entre jeunes chercheurs sur l'Afrique, Paris, octobre 2014



     2èmes Rencontres nationales des Jeunes Chercheur.e.s en Etudes Africaines

    3 et 4 octobre 2014
    Paris (EHESS, Sciences Po, Université Paris 1)

    Ces rencontres proposent un état des lieux des recherches actuellement menées sur les Afriques sans exclusive (pays d’Afrique subsaharienne, Maghreb, Libye, Égypte, Madagascar...) et ses différentes diasporas. Elles s’efforcent de croiser des communications et des problématiques relevant de différentes disciplines au sein de quatre axes de recherche proposés. Les panels qui composent ces axes ont pour objectif principal d’offrir un espace aux débats scientifiques interdisciplinaires pour les jeunes chercheur.e.s.
    Les rencontres seront organisées autour de 4 axes : Ordre et désordre - Circulations, fronts, frontières - Sensorialités - Savoirs et pouvoirs                                

    RENCONTRE DES JEUNES CHERCHEUR.E.S EN ETUDES AFRICAINES 2014
    La deuxième édition de la rencontre des jeunes chercheur.e.s en études africaines aura lieu les 3 et 4 octobre 2014 à Paris.

    L'objectif de la rencontre est toujours de s'inscrire dans la création d'un espace d'échanges scientifiques entre jeunes chercheurs dont les travaux portent sur les Afriques sans exclusive (pays d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du nord) et ses différentes diasporas. Vous trouverez plus de détails dans l'appel à communications : Appel à communications JCEA 2014

    L'appel à communications et l'appel à poster sont clos. 

    Contact du comité d'organisation : jcea2014 (a) gmail.com

    Hervé Gourdel, otage français en Algérie depuis dimanche soir, vient d'etre été décapité


    L'otage français en Algérie a été décapité

    mediaHervé Gourdel, guide de haute montagne niçois enlevé dimanche soir dans la région de Tizi Ouzou, a été assassiné.Page de soutien à Hervé Gourdel
      L'otage français enlevé en Algérie Hervé Gourdel a été décapité. Les ravisseurs l'affirment dans une vidéo. Depuis New York, François Hollande a confirmé l'assassinat de l'otage. Il a réaffirmé la fermeté de la France à l'égard des groupes extrémistes.



      François Hollande a confirmé à New York le fait qu'Hervé Gourdel a été « assassiné lâchement, cruellement ». Le président français a réaffirmé que la France continuera  les opérations militaires contre le groupe Etat islamique et notamment ses frappes sur l'Irak. Plus tôt dans la journée, devant le Parlement français, Manuel Valls avait déclaré qu'il ne pouvait pas encore confirmer la mort de l'otage : « Je n'ai pas confirmation [...], on me passe un mot, malheureusement les informations nous avaient déjà été données ce midi. »
      La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et qui montre la décapitation de l'otage français est intitulée « Message de sang pour le gouvernement français ». Cette vidéo qui semble avoir été tournée au lever du jour dure un peu moins de cinq minutes et commence par des images de François Hollande annonçant le début des frappes françaises en Irak contre des positions du groupe Etat islamique. Viennent ensuite des extraits d'un discours récent du président français traduits par une voix off en arabe, dans lequel le président Hollande annonce les premières frappes françaises contre l'organisation Etat islamique.
      Et puis, apparaît l'otage français à genoux entouré de quatre jihadistes armés de kalashnikov et le visage masqué. Hervé Gourdel s'adresse à Francois Hollande en ces termes : « Hollande tu as suivi Obama », puis il délivre un court message à ses proches et à sa famille en leur disant simplement qu'il les aime.
      L'un des hommes lit ensuite un message dans lequel il dénonce l'intervention des « croisés criminels français contre les musulmans en Algérie, au Mali et en Irak » notamment. Il affirme qu'au terme du délai accordé à la France pour cesser sa « campagne contre l'Etat islamique et sauver » son ressortissant, le groupe a décidé de le tuer « pour venger les victimes en Algérie [...] et en soutien au califat », proclamé par l'EI sur les régions qu'il contrôle en Irak et en Syrie. Puis les quatre membres de Jund al-Khilafa procèdent à l'exécution par décapitation d'Hervé Gourdel.


      23/09/2014

      A Djibouti : Rien ne change (FIDH)


      Djibouti : la répression continue

      Dernière modification le : 23 septembre 2014

        En février 2013, le régime djiboutien s’est proclamé vainqueur des élections législatives. D’importantes manifestations ont alors eu lieu pour contester le déroulement de ces élections. Elles ont été violemment réprimées. Depuis lors, la répression policière et judiciaire à l’encontre des opposants politiques, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits humains se poursuit et s’est même intensifiée ces derniers mois. 
        Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=nEQd8VQOhCc#t=10 
        Sur le site de la FIDH : http://www.fidh.org/fr/afrique/djibouti/16073-en-fevrier-2013-le-regime-djiboutien-s-est?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+Fidh_afrique+%28FIDH+%3E+Droits+de+l%27Homme+en+Afrique%29

        Published on 22 Sep 2014
        En février 2013, le régime djiboutien s'est proclamé vainqueur des élections législatives. D'importantes manifestations ont alors eu lieu pour contester le déroulement de ces élections. Elles ont été violemment réprimées. Depuis lors, la répression policière et judiciaire à l'encontre des opposants politiques, des journalistes indépendants et des défenseurs des droits humains se poursuit et s'est même intensifiée ces derniers mois.

        Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), lui même arrêté le 23 janvier 2014 et détenu pendant cinq jours, fait un point sur la situation actuelle à Djibouti.

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        In February 2013, the Djibouti regime proclaimed itself winner of the legislative elections. Important demonstrations took place to contest the election proceedings. These demonstrations were violently repressed. Since then, the political and judical repression against political opponents, independent journalists and human rights defenders continues and has even intensified thes past few months.

        Zakaria Abdillahi, President of the Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), who was himself arrested on 23 January 2014 and detained for 5 days, updates us on the current situation in Djibouti.
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