23/01/2015

"Bangui, le Miroir des ghettos" : expo - rencontre - débats à partir du 5 février





MSF organise une exposition photo intitulée « Bangui, le miroir des ghettos » au Point Ephémère, à Paris, du 5 au 15 février, ainsi que plusieurs évènements :

Café-débat le 5 février à 18h avec différents intervenants dont notamment :

– Delphine Chedorge, chef de mission MSF de retour de RCA
– Jean-Marie Fardeau, Directeur du bureau français de Human Rights Watch
– Johnny Bissakonou, journaliste et blogueur centrafricain 
Plus d'infos : www.msf.fr/actualite/evenements/cafe-debat-republique-centrafricaine-missions-impossibles-quelles-perspectives-

Page Facebook : https://www.facebook.com/events/1490091744580300/?ref_newsfeed_story_type=regular

► Vernissage de l'exposition le 5 février à 19h


► Performance de street artists le 14 ou 15 février
Plus d’informations à venir


--

Le contexte :

Depuis décembre 2013, la grande majorité des musulmans de République centrafricaine a dû fuir la moitié ouest du pays pour échapper aux exactions et massacres perpétrés par les milices anti-Balakas, groupes d'auto-défense majoritairement chrétiens. Cette violence sectaire a suivi la chute du régime du président Michel Djotodia, porté au pouvoir en mars 2013 lors du coup d'Etat dirigé par la Séléka, une coalition de groupes rebelles musulmans.

Environ 10 000 Centrafricains se sont rassemblés autour de la grande mosquée centrale de Bangui dans le quartier de PK5. Ces musulmans, parmi les derniers de la capitale, comptent sur les forces internationales pour leur sécurité. Reclus, ils vivent dans une situation tendue et précaire. A quelques centaines de mètres de là, l'aéroport international MPoko accueille environ 30 000 déplacés chrétiens dans des conditions tout aussi déplorables. Beaucoup vivaient dans les zones à majorité musulmane, dont PK5, et peuvent difficilement rentrer chez eux.

Après plus d'un an de violences, des populations qui auparavant cohabitaient dans les mêmes quartiers sont aujourd'hui enclavées. Pourtant, chacune dans son ghetto, communautés chrétiennes et musulmanes sont confrontées aux mêmes conditions de vie précaires, au même système de santé défaillant, aux mêmes urgences médicales comme le paludisme ou la malnutrition, aux mêmes histoires d'exode, de séparation et de deuil.
Les diptyques de l'exposition « Bangui, miroir des ghettos » mettent en regard des instantanés de vie quotidienne à PK5 et à MPoko pour en faire émerger les similitudes.

--



► Exposition « Bangui, le miroir des ghettos » du 5 au 15 février au Point Ephémère
Photos de Yann Libessart
200 quai de Valmy, 75010 Paris


Le blog de Yann Libessart: http://blogs.msf.org/en/staff/authors/yann-libessart

Autres RDV MSF sur la Centrafrique : http://www.msf.fr/actualite/evenements/cafe-debat-republique-centrafricaine-missions-impossibles-quelles-perspectives


"Demain, dès l'aube (...) Je partirai"





Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Victor Hugo, in Les Contemplations 



22/01/2015

Paris, janvier 2015


 Quelques clichés, vite vus, vite attrapés, de mon iPhone, pour regarder ma ville passer à travers cette tempête.

Paris, je ne le répéterai jamais assez, je t'aime.

--


Paris populaire, 11ème :







--


Paris éternel, Seine :






--


7ème, Expo Street Art @ Fondation EDF : 




--


Paris populaire, version II, 10ème, Strasbourg - Saint-Denis :








 --


Evasion champêtre, Parc Monceau, 17ème








--


Paris 13ème, du Quai d'Austerlitz à la rue des Frigos :


"Murs précaires"












"Amour"








"Soleil sur la Ville", Bibliothèque :



Un mot d'adieu, ou de début ?


--


Trocadéro, 16ème, Parvis des Droits de l'Homme, dimanche 18 janvier, manifestation au nom de #JeSuisNigerian et #StopBokoHaram :



--



Paris 18ème :  #MyHood


"Vivre ensemble"





10ème >> 18ème, by night :



--

To be continued...


[EXPO] DENIS ROBERT « HORS-CHAMP»






EXPOSITION du 30 janvier au 15 mars 2015
DENIS ROBERT « HORS-CHAMP» [EXPO]
VERNISSAGE jeudi 29 janvier à partir de 19h. 

2008 ... Eric Landau : « Je suis saisi par la singularité et la puissance de son travail artistique. Il donne à voir les rouages des mouvements financiers et au-delà. Il est dans quelque chose de très international. Denis Robert est un mouvement à lui tout seul. ». 

2011 ... La Cour de Cassation : « Rejette de façon définitive toutes les demandes de la société Clearstream à l’encontre de Denis Robert, et relève l’intérêt général du sujet traité et le sérieux de l’enquête diligentée par lui ». Et crée une jurisprudence sur la liberté d’enquêter des media.

2015 ... L'Enquête : « Scandale financier, affaire d’État, thriller politique, le film inspiré de faits réels dont Denis Robert est le héros [incarné par Gilles Lellouche] est en salle à partir du 11 février 2015. »



Galerie W
44 rue Lepic, 75018 Paris, France
Art Gallery

01 42 54 80 24


--

À PROPOS DE L'ARTISTE : DENIS ROBERT


Denis Robert est né en 1958. C'est une personnalité aux multiples talents. Son œuvre est faite de romans, d'essais, de journalisme d'investigation, de documentaires.

Après des études de psychologie et l’obtention d’un DEA de psycholinguistique, il lance en 1982 le fanzine Santiag en Lorraine. Journaliste au quotidien "Libération" de 1982 à 1995, il est reconnu pour le sérieux de ses enquêtes et sa manière professionnelle et personnelle de les mener.

Son déclic artistique ? Un de ses livres – édité, publié, distribué – a été interdit à la vente. Il a été retiré des librairies. Interdit d’écrire, il lui fallait trouver un ressort. Aucun article, aucun livre, aucun film ne pouvait, à ses yeux restituer son histoire personnelle, la rendre intelligible. 

Selon lui "l’art évite les palabres inutiles. Tout est sur la toile." Au centre de ce cirque médiatique, l'histoire de Denis Robert quitte le champ politique pour devenir artistique. Sa matière: le journalisme, l’enquête, la finance, la vie politique, le pouvoir, la solitude, la détresse, la mémoire, ses renoncements, nos espoirs, l’avenir.

--

Lien sur Artsper :

http://www.artsper.com/fr/artistes-contemporains/france/1187/denis-robert



20/01/2015

England is calling...



.. 
Listening to its best singers all day long - such a great day by the way -, this music which came with me from London to Nairobi, and which, when listened to, brings me back to so many great memories, including the powerful Kenyan nature.



England is calling.



If I cannot go back to Kenya this winter, then I'll at least go to
 England... 
smile emoticon


https://www.youtube.com/watch?v=lHACHdNFH0Y




--

England is calling!!





Centrafrique : le rapport de Conflict Armament Research prouve que des armes sont entrées du Soudan


Mon interview avec l'un des chercheurs pour RFI :

RCA SOUDAN SELEKA MICHEL DJOTODIA 

Centrafrique: un rapport confirme le soutien du Soudan à la Seleka

mediaSoldats de la Seleka en patrouille à Bangui, Centrafrique, le 5 décembre 2013.REUTERS/Emmanuel Braun
L’ONG Conflict Armament Research (CAR) a publié ce lundi 19 janvier un rapport sur les armes et munitions entre les mains des groupes armés en RCA. Il a été finalisé après des mois d'enquête sur le terrain. Le Soudan a bel et bien été l'un des parrains de la Seleka avant que ce groupe rebelle centrafricain n'explose en plusieurs factions. Ce sont les armes et les munitions utilisées par les ex-Seleka qui le révèlent. Certains véhicules également.





 Le rapport qui vient d'être publié confirme ce que les chefs de la Seleka disaient déjà en 2013, à savoir que les rebelles ont trouvé une partie de leur armement dans des stocks constitués par le président déchu, François Bozizé. Cependant, le texte documente surtout l'appui apporté, à l’époque, par le Soudan. Les chercheurs de Conflict Armament Research disent avoir les preuves de la livraison par Khartoum à la Seleka d'au moins deux cargaisons d'armes par voie aérienne. Au moment où Michel Djotodia était au pouvoir, « autorisation avait été donnée à un avion militaire soudanais d'atterrir à volonté en Centrafrique », dit le rapport.
Une autre preuve de l'implication de Khartoum concerne les forces internationales qui ont trouvé sur les sites rebelles, après le départ des éléments de la Seleka de Bangui, des armes et des munitions de fabrication soudanaise. Elles ont même retrouvé des véhicules tactiques légers « Karaba » produits au Soudan. Des chefs de la Seleka ont reconnu que les véhicules avaient été convoyés par avion depuis le territoire soudanais quand la rébellion tenait Bangui.
Non seulement le Soudan a fourni à la Seleka du matériel qu'il a produit mais il a également remis de l'équipement acheté à l'étranger, notamment en Iran. Des armes et des munitions de fabrication iranienne ont été trouvées en Centrafrique dans un conditionnement soudanais.
Claudio Gramizzi est un des chercheurs de l’organisation Conflict Armament Research qui mène des enquêtes dans les zones de conflit avec, entre autres, un mandat de l'Union européenne. Joint par RFI, il confirme le pillage des stocks d'armes de l'ancien gouvernement de Bozizé par anti-balaka et Seleka, ainsi que la présence de nombreuses armes en provenance du Soudan voisin.


Une bonne partie des armes qui ont circulé provenaient en fait d’opérations de saisie de la part des éléments de la Seleka à partir des stocks nationaux, mais également de l’approvisionnement qui venait de pays frontaliers.
Claudio GramizziChercheur de l’ONG Conflict Armament Research.19/01/2015 - par Mélissa ChemamÉcouter



19/01/2015

RDC: interruption de signal de deux télévisions privées


Mon interview pour Rfi :


RDC

RDC: des télévisions privées signalent une interruption de diffusion

mediaAntennes de réception pour la télévision à Kinshasa, RDC.Veronique DURRUTY/Gamma-Rapho via Getty Images

Les chaînes de télévision privées Canal Kin et Radio télévision catholique, proches de l'opposition, ont annoncé l'interruption de leur signal d'émission. Canal Kin, la télévision de Jean-Pierre Bemba est donc interrompue depuis vendredi soir. Pour son directeur général, Moïse Musangana, cette coupure est intervenue après la diffusion d'un appel à manifester de l'opposition, même si les autorités refusent de reconnaître cette sanction.

Depuis le samedi 17 janvier, 21 heures, il y a une coupure de signal.
Moïse MusanganaDirecteur de Canal Kin télévision19/01/2015 - par RFIÉcouter
--


Lutter contre Boko Haram au Cameroun : mon dernier papier pour Rfi


Mon dernier papier sur les violences de Boko Haram au Cameroun, dimanche, alors que le Tchad s'implique, diffusé ce matin sur Rfi, à lire sur Rfi.fr :

CAMEROUNBOKO HARAMNIGERIATCHAD

Raid de Boko Haram au Cameroun: une partie des otages libérés

mediaDes membres du groupe Boko Haram dans une vidéo d'avril 2014.AFP PHOTO / BOKO HARAM

La journée de dimanche a été marquée par une nouvelle incursion de Boko Haram au nord du Cameroun. Des centaines de combattants du groupe islamiste ont attaqué deux villages proches de la ville de Mokolo dans la région de l'Extreme-Nord. Ils ont réussi à enlever des dizaines d'otages. 24 d'entre eux ont été libérés. L'attaque a fait trois morts et les deux villages ont été complètement détruits.






 Les attaquants sont arrivés par centaines, tôt dans la matinée dimanche dans la région de Mokolo, dans l’extrême nord du Cameroun. Repoussés pas les troupes de l'armée camerounaise, ils s'en sont alors pris aux deux villages de Mabassa et Maky, pillant, saccageant les maisons et prenant près de 80 personnes en otage, pour la plupart des femmes et des enfants. Les soldats de l’armée camerounaise les ont pourchassés et une vingtaine d’otages ont pu être libérés.
Beaucoup d'habitants de la zone, mais aussi des policiers et gendarmes en poste dans les localités proches de la frontière, ont commencé à fuir à l'intérieur des terres afin de mieux se protéger de ces raids. Il s'agit de la plus importante prise d'otages en territoire camerounais réalisée par les insurgés islamistes.
Déploiement de l'armée tchadienne
Ces violences sont intervenues alors que le Tchad déploie depuis samedi son armée sur le sol camerounais pour participer à un plan régional de lutte contre le groupe armé. Pour le porte-parole du gouvernement camerounais, si les assaillants de Boko Haram tentent de passer la frontière c'est pour se ravitailler. Et ça ne va pas durer, car les pays de la région sont désormais unis pour les contrer, explique-t-il : « Aussi longtemps que nous n’irons pas les attaquer dans leur forteresse, ils garderont toujours leur avantage. Mais ils savent désormais que l’armée camerounaise, qui s’y frotte s’y pique, souligne Issa Tchiroma Bakary.Ils ne peuvent plus franchir nos frontières et que quand bien même ils le feraient, c’est impossible de s’installer au Cameroun. Les forces tchadiennes viennent désormais se battre aux côtés des forces camerounaises pour faire face à cette agression. Tous les pays de la ligne de front, à savoir le Cameroun, le Tchad, le Niger, le Bénin, plus le Nigeria, sont sur le qui-vive. »
Le but de l'intervention tchadienne serait de reprendre la ville de Baga, une ville stratégique du nord-est du Nigeria, et tombée aux mains du groupe islamiste début janvier. 400 véhicules militaires tchadiens sont ainsi entrés en territoire camerounais, accompagné d'hélicoptères de combat, et pourraient ensuite entrer au Nigeria si besoin. Abuja a assuré que tout soutien à ses opérations contre Boko Haram sera le bienvenu.


18/01/2015

Reportage à la manifestation #JeSuisNigérian : Paris, dimanche 18 janvier 2015




Un rassemblement à Paris a réuni plusieurs centaines de personnes ce dimanche en hommage aux victimes de Boko Haram. Reportage de Mélissa Chemam avec Daniel Finnan pour RFI 
--
Comme Naïma et Patrick, ils sont quelques centaines à avoir bravé le froid pour dire que les victimes du terrorisme en Afrique et en particulier de Boko Haram doivent compter en tant que les autres. Mobilisés spontanément sur les médias sociaux, la plupart des personnes réunies sur le Parvis des Droits de l'Homme au Trocadéro sont jeunes et beaucoup sont Français d'origines camerounaises, tchadiennes ou nigériennes.
Naïma est étudiante en sociologie à Paris et elle est venue pour dire que les Parisiens doivent autant se mobiliser contre le terrorisme qui touche Paris que contre celui qui fait encore plus de morts sur le continent africains.
Réuni à l'initiative d'association comme Générations Futur, ce rassemblement entendait rappeler qu'au-delà de l'effroi provoqué par les attentats djihadistes, la jeunesse, parisienne et issue de la diaspora africaine, veut répondre par un espoir de solidarité nouvelle.

Ecoutez-les ici :




--