03/10/2014

Exposition de dessins d'Algérie à l'IReMMO



Dessiner l'Algérie

« Sommes-nous des témoins ou des bouffons ? » C'est la question que se pose Mehdi Djelil, l'un des artistes du webdocumentaire Fabriq Algeria (réalisé par Camille Leprince) dont sont extraits les dessins ci-dessous. Entre dérision, griserie, désenchantement et impertinence, la nouvelle génération d’artistes présentée dans ce webdocumentaire fait émerger un puzzle de l’Algérie d’aujourd’hui. Une exposition est aussi organisée à Paris, à l’IReMMO jusqu’au 11 octobre.
Entrée libre !
Du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 19h

iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)




Cette exposition est née à partir du projet de webdocumentaire Fabriq Algeria, consacré à la nouvelle création en Algérie et réalisé par Camille Leprince, chargée de mission Maghreb-Machreq au CCFD-Terre Solidaire. A travers leurs images, les jeunes artistes tels que Lamine Ammar-Khodja et Hassen Ferhani se révèlent des témoins et des passeurs incontournables pour saisir ce qui se joue de l’autre côté de la Méditerranée. Appréhender l’Algérie d’aujourd’hui, son rapport complexe au monde hérité du passé colonial, mais aussi le poids des violences des années 90 et, enfin, la force d’inertie ambiante alors que les sociétés voisines sont en ébullition. Ce sont ces interrogations qui apparaissent en filigrane dans les photographies de ces deux artistes, à travers un prisme particulier : celui de jeunes Algériens qui négocient une place dans leur société autant qu’ils cherchent à créer une brèche, entre mélancolie et pulsations de vie.
Les deux réalisateurs Hassen Ferhani et Lamine Ammar-Khodja sont passés à une pratique photographique depuis peu et développent avec ce médium un nouveau rapport au quotidien. La photographie devient témoignage spontané. Tous deux s’interrogent sur le sens politique des images et le rapport au sensible. Dépeindre Alger sous la pluie, faire apparaître les marginaux de cette ville, capter les regards échangés par des amoureux, mettre en scène l’ennui… Ils adoptent dans leur démarche photographique la même approche que dans le documentaire : montrer des images qu’on ne voit ni à la sur l’écran TV ni dans le « fennec cinéma » ou dans le cinéma destiné à l’exportation.
Photographie de Lamine Ammar-Khodja
Lamine a grandi à Bab Ezzouar, une banlieue d’Alger. À 19 ans, il est parti à Paris juste pour partir. Il dit aimer les images donc la littérature, mais la musique plus que tout… et donc le cinéma puisqu’il peut rassembler tout ça. Il est allé à Lussas étudier la chose en 2009-2010 puis a réalisé plusieurs courts-métrages autour de l’identité, de la mémoire et de la jeunesse. Il a obtenu le prix du Premier Film au Festival International du Documentaire Marseille en 2012 pour son premier long métrage Demande à ton ombre, carnet d’un retour au pays natal lors des révoltes de 2011.
Photographie de Hassen Ferhani
Hassen est né en 1986 à Alger et a passé ces dernières années entre Paris et l’Algérie. Tour à tour photographe, chef opérateur, assistant et acteur dans plusieurs documentaires et fictions filmés en Algérie, il a réalisé les courts-métrages Les Baies d’Alger qui capte l’intimité des Algérois derrière leurs fenêtres puis Afric Hotel ou le quotidien des migrants subsahariens et Tarzan, Don Quichotte et Nous, balade dans les quartier populaire de Cervantès à Alger.

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Voir aussi sur le site de Mediapart :



© Adel Bentounsi



© Adel Bentounsi




© Mehdi Djelil



© Maya Benchikh El Fegoun



02/10/2014

Prochain Tchekhov : 'Oncle Vania' au Theatre de Sceaux


Le lien : http://www.lesgemeaux.com/pratique/

et les infos :


SPECTACLES - THÉÂTRE

Oncle Vania

Adaptation et mise en scène Éric Lacascade

D’après Oncle Vania et L’homme des bois D’Anton Tchekhov








D’après la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan publiée aux éditions Babel Actes-Sud. Avec Jean Boissery, Arnaud Chéron, , Philippe Frécon, Alain d’Haeyer, Stéphane E. Jais, Ambre Kahan, Norah Krief, Eric Lacascade, Jean-Baptiste Malartre, Maud Raye, Laure Werckmann

mer. 08 oct. 20h45
jeu. 09 oct. 20h45
ven. 10 oct. 20h45
sam. 11 oct. 20h45
dim. 12 oct. 17h00
mer. 15 oct. 20h45
jeu. 16 oct. 20h45
ven. 17 oct. 20h45
sam. 18 oct. 20h45
dim. 19 oct. 17h00



















Depuis de nombreuses années j’explore régulièrement l’oeuvre de Tchekhov. Elle est une source à laquelle je reviens régulièrement. Il est vrai que ce fut mon premier amour d’auteur, et qu’un premier amour vous marque à jamais. Au fil du temps, au fil de ces rendez-vous, je me suis senti en empathie, en symbiose avec les personnages – plus que des personnages nous dirions des gens – et les situations qui les traversent : Ivanov, Les Trois Soeurs, puis la Mouette et Platonov.

Aujourd’hui Vania, L’homme des bois. Incontournable. Tchekhov peint ici un microcosme familial étouffant, et ça me plait. Son portrait d’une bourgeoisie mi-campagnarde, mi-intellectuelle en train de sombrer me parle. Je crois à cette fin du monde-là. Les plaintes et les pleurs de Vania sur sa jeunesse envolée m’attirent aussi. Et la noirceur d’Astrov. De même que ces histoires d’amour sans espoir, ces histoires d’amitié sans pitié. Et la vie qu’on dit ratée aussi. Et cet écart entre ce que l’on croit être, ou pouvoir devenir, et ce que l’on est, à la fin. La violence des propos et des sentiments, la faiblesse des propos et des sentiments, l’exigence des êtres envers eux-mêmes, leur clairvoyance et leur exhibitionnisme, et pourtant leur incapacité à agir ou à évoluer.

Dieu sait pourtant qu’ils luttent ! Et cela nous bouleverse, car avant la résignation mentale ou physique ces hommes et ces femmes luttent. Au bord de l’abîme, maladroitement, dans tous les sens, pour eux et contre les autres, pour les autres et contre eux-mêmes, ils luttent. C’est cette lutte que je vais montrer.

Ce déferlement d’humanité, ce bouillonnement des passions qui se mêlent et s’entrechoquent sur scène, nous sont d’un coup renvoyés en pleine figure et là, c’est avec  nous-mêmes que nous avons à faire.

Tchekhov a écrit une première version d’Oncle Vania qui s’appelle L’homme des bois. Il m’a semblé tentant de réunir ces deux textes en un seul, pour la première fois. La famille chez Tchekhov est un espace difficile, douloureux, nœud gordien de violence. Chacun dans cette famille élargie est en questionnement, en dépression diront certains. Pas une dépression à rester cloîtré, mais un état de crise dans lequel les sentiments, les émotions, les questions sont envoyés à la face des autres. Lucides quant à leur état, ils sont en grande souffrance, et l’humour naît du désespoir et peut conduire à l’élégance. Chacun d’entre eux traverse une crise identitaire. Vania se dit : « Mais je suis passé à côté de ma vie ! Serait-il possible de recommencer ? ». Non. La vie n’est pas un brouillon. On ne peut pas la recommencer. Il faut vivre avec les regrets, les réussites, les échecs, les plaisirs passés, et continuer. Il est passé à côté d’une vie, d’une voie plus personnelle, plus intérieure. C’est dans cet état de crise identitaire que nous le découvrons au début de la pièce, amer, déçu par Alexandre Sérébriakov, écrivain qu’il a soutenu et admiré, dont il désire la femme : Éléna. Belle, intelligente, elle travaille à son émancipation, sous les regards de désir que porte chaque homme sur elle. Traversée par plusieurs histoires d’amour qui ne sont pas de même nature, la pièce parle de plusieurs couples se faisant et se défaisant, de solitudes, de tentatives de vivre ensemble, de désirs, de pulsions…

Rien ne se dénoue, les conflits restent, mais maintenant tout le monde les taira. La vie ne fait que continuer, on ne s’invente pas de « nouvelle vie ». Les rêves ont disparu… Reste le réel. L’espoir de Tchekhov réside dans la génération qui vient, qui comprendra et ne reproduira pas nos erreurs ; elle sera en capacité de créer « une autre vie », forte du regard qu’elle portera sur nous, qui avons été incapables de le faire. L’optimisme de Tchekhov est de suggérer que l’histoire pourrait prendre un autre tour. Réflexion au coeur de cet Oncle Vania. Nous n’avons pas pris le bon tournant. Les jeunes générations doivent prendre d’autres chemins, ne pas se laisser rattraper par la routine, une forme sociale, un devoir, la famille, les modèles, les idées toutes faites sur ce que doit être la vie ou le bonheur… Résister ! Et résister c’est créer !

Éric Lacascade, décembre 2012

Renseignements/Réservations :
Les Gémeaux / Scène Nationale
49, avenue Georges Clemenceau
92330 Sceaux
Tél. administration :
01 46 60 05 64
Réservations :
01 46 61 36 67
Contact mail :
 
Crédits photographiques : Didier Pruvot

"La Mouette" d'Anton Tchekhov aux Amandiers, à Nanterre - Critique


Pour Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/spectacles/theatre/une-mouette-plus-profonde-que-legere-aux-amandiers/





UNE MOUETTE PLUS PROFONDE QUE LÉGÈRE  

AUX AMANDIERS


2 octobre 2014 Par Melissa Chemam 

Tchekhov est sur toutes les scènes françaises cette année, à commencer par le Théâtre des Amandiers qui accueille La Mouette et Frédéric Bélier-Garcia en ouverture de saison. Une belle réussite, malgré quelques facilités.
Note de la rédaction : 

Crédit photo : Marc Enguerand

Nicole Garcia avait déjà incarné une certaine version de l’actrice tchékhovienne Irina Nikolaevna Arkadina, mais au cinéma, chez Claude Miller, dans sa ‘Petite Lili’, librement inspirée de La Mouette, face à une Ludivine Saigner archétypalement comédienne, crispante et touchante malgré tout. Elle prend cette fois le rôle à bras le corps dans une mise en scène de son propre fils, Frédéric Bélier-Garcia. Voilà des lourdes fondations pour porter ce rôle sur scène, celui d’une mère castratrice, comédienne adulée qui refuse de vieillir et par la même occasion de laisser à son fils unique la place pour exister dans ce monde de textes et de théâtre qui a fait la richesse de sa propre vie.
La scène est d’une charmante beauté. Les décors, très léchés, légèrement surannés, reflètent pertinemment l’univers de la campagne ukrainienne bourgeoise, havre de paix pas si paisible de la bohême moscovite dépeinte par Anton Tchekhov dans SA pièce sur le théâtre. Au fond, une maison, un salon derrière des rideaux plus précisément, où paresse l’actrice adulée. Au premier plan, un jardin où s’affère le jeune Constantin Treplev, 25 ans, dit Kostia, prêt à montrer la mise en scène de sa première pièce à sa chère mère dont il rêve de gagner l’attention et la reconnaissance. Au centre de sa stratégie, Nina Zaretchnaïa, une jeune voisine qui fantasme le métier de comédienne et dont il est tombé amoureux.
Le piège de La Mouette semble s’être refermé sur les personnages à peine la première scène achevée. Comme il est évident, au mépris de la mère devant les premiers instants de jeu de Nina, qu’elle ne pourra tolérer ni les inventions formelles produites par son fils – qui les relèguent elle et son amant Boris Trigorine, écrivain à succès, à paraître démodés – ni la jeunesse et les promesses incarnées par Nina.

Le défi de la légèreté, le poids de la profondeur
Mettre en scène Tchekhov demande de relever un défi, celui du rythme, et du paradoxe entre la profondeur humaine et philosophie des propos et la légèreté voir l’insignifiance des événements qui se déroulent sur la scène. Ici, Kostia aime Nina, qui va se laisser séduire par Trigorine, pendant que Macha, la fille des intendants de la maison d’Irina et son frère, se meurt de brûler d’amour pour un Kostia indifférent. Loin de Moscou, loin de toute scène, les actes II à IV nous parlent de théâtre sans montrer la moindre répétition. Frédéric Bélier-Garcia relève le défi, en mettant l’accent sur la poésie des moments volés, presque hors du temps, entre Kostia et son oncle, et l’émotion fulgurante des cœurs brisés, qui pousse les personnages les plus jeunes et les plus prometteurs vers un profond désir de mort. Il aurait pu souligner aussi l’humour de ce texte, la dérision et l’ironie que représentent les personnages du frère d’Irina, Piotre Sorine, un fonctionnaire en fin de carrière pétri de déceptions, et du Docteur Evgueni Dorn, qui flirte avec toutes mais au fond n’aime personne sérieusement et est le seul à croire en Kostia, peut-être avec le secret espoir qu’il fasse tomber la reine Irina de son piédestal ?
Les deux heures trente passent en toute intensité, le rythme est bon, les changements de décor esthétiquement préparés, délicats. Les comédiens, eux, donnent le meilleur d’eux-mêmes dans les émotions les plus subtiles, les plus dramatiques, ce qui est une tour de force, comme lorsque Nina revient et reprend le fil de ses souffrances face à Kostia, obsédée par le motif de la mouette, celle que Kostia avait trouvée morte après leur échec sur scène, et dont Trigorine avait prédit qu’un homme la prendrait et la détruirait… Comme, aussi, lorsque Macha promet d’arracher de son cœur ‘son amour sans espoir’, en se mariant avec l’ennuyeux instituteur, reproduisant le destin de sa propre mère dans un monde où le petit peuple ne semble pas avoir droit aux mêmes émotions grandiloquentes que les bourgeois.
Après, sur cette scène, manquent un peu la ruse, le jeu, les rires et sourires, l’ironie, la dérision et la moquerie qui existent par petites touches dans le texte original… Ophélie Kolb est trop naïve en Nina ; Manuel Le Lièvre un peu pataud en Kostia ; les seconds rôles sont par contre savoureux. Et Nicole Garcia domine le tout, peut-être un peu trop ? Comme l’Arkadina ? Mais le dénouement est tout aussi tragique qu’il peut l’être. A voir, en tout cas, surtout pour les connaisseurs du texte.


01/10/2014

Ce soir, direction Nanterre et le Theatre des Amandiers pour 'La Mouette', premier Tchekhov de la rentrée




La Mouette d'Anton Tchekhov © Stéphane Tasse - 2014
AU THEATRE DES AMANDIERS, A NANTERRE :


La Mouette

Mise en scène Frédéric Bélier-Garcia
Texte d’Anton Tchekhov

Des êtres cherchent à retenir les promesses
de l’enfance, dans l’amour ou par l’art…
Garder vivant, en eux, le cadeau des espérances
premières, du temps des possibles. On annonce
une comédie, une tragédie survient. La Mouette
est un regret furieux de la vie. Les personnages
semblent y attendre une fête qui n’a pas eu lieu.
Frédéric Bélier-Garcia met en scène ce grand
cabaret de l’existence, qui marque le retour
au théâtre de Nicole Garcia.

Du 26 septembre au 12 octobre 2014

http://www.nanterre-amandiers.com/

EvénementsThéâtre

La Mouette d'Anton Tchekhov

du 26 Septembre au 12 Octobre Nanterre, Nanterre - Amandiers
Nanterre-Amandiers présente "La Mouette" d'Anton Tchekhov, mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia du 26 septembre au 12 octobre.
L'histoire :
"Des êtres cherchent à retenir les promesses de l'enfance, dans l'amour ou par l'art... Garder vivant, en eux, le cadeau des espérances premières, du temps des possibles. On annonce une comédie, une tragédie survient."La Mouette" est un regret furieux de la vie. Les personnages semblent y attendre une fête qui n'a pas eu lieu".
Distribution :
mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia
avec Nicole Garcia, Brigitte Roüan, Michel Hermon, Stéphane Roger, Manuel Le Lièvre, Eric Berger, Magne-Håvard Brekke, Jan Hammenecker, Ophélia Kolb, Agnès Pontier.
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Revue de presse :
Directeur du Nouveau Théâtre d’Angers, le metteur en scène, Frédéric Bélier Garcia aime travailler en famille. Pour La Mouette, l’une des plus émouvantes pièces d’Anton Tchekhov, il retrouve sa mère, Nicole Garcia. Après avoir joué Oncle Vania du même auteur en 1977, la comédienne endosse le rôle d’Arkadina, la génitrice indigne de Treplev, le mal aimé (formidable Manuel le Lièvre). Une égoïste narcissique "toujours tirée à quatre épingles", pingre et superficielle que compose une Nicolas Garcia toute en nuances... 

> Lire la critique de Nathalie Simon dans Théâtral magazine n°49
La Mouette, de Tchekhov, mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, avec Nicole Garcia, Michel Hermon, Ophelia Kolb, Manuel le Lièvre...(photo @Enguerand)
Théâtre Nanterre Amandiers, 7 av. Pablo-Picasso Nanterre, 01 46 14 70 00
du 26 septembre au 12 octobre

l'émission du vendredi 26 septembre 2014

Nicole Garcia - "Une femme


 comme les autres" ?



Je suis une femme comme les autres, il ne faut pas me parler comme ça... Ne me torture pas, Boris... J’ai peur...
Anton Tchekhov, La Mouette, Acte III.
  • Augustin Trapenard reçoit la réalisatrice, scénariste et comédienne Nicole Garcia qui sera à l'affiche de La Mouette, mis en scène par Frédéric Bélier Garcia, au Théâtre des Amandiers de Nanterre, du 26 Septembre au 12 Octobre.
  • Et pour suivre la prescription de Nicole Garcia, repassez-vous la dernière scène de La Fièvre dans le Sang, un film d'Elia Kazan, avec Nathalie Wood et Warren Beatty, réalisé en 1961.


"La mouette" ok © Nouveau Théâtre d'Angers - 2014

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30/09/2014

Andiamo a Torino



Ancienne capitale des ducs de Savoie, Turin est surtout connue pour être celle de l'automobile italienne avec la FIAT qui y naquit en 1889. 

Cependant, cette vocation industrielle de la cité ne doit pas faire oublier le charme prenant de son centre monumental pour une grande part dû aux architectes Juvara et Guarini, ni le dynamisme culturel d'une ville aux multiples festivals qui revendique fièrement son rôle de berceau du cinéma italien en consacrant au 7e Art un fabuleux musée.

Museo Nazionale del Cinema Vaut le voyage Vaut le voyage Vaut le voyage : L'avis du Guide Vert MICHELIN

Bibendum
Inauguré en l'an 2000, le musée doit son existence à la collectionneuse et critique Maria Adriana Prolo (1908-1991) qui l'imagina dès 1941. Un itinéraire interactif et fantastique y retrace les grands thèmes de l'histoire du cinéma et les premières expérimentations sur le mouvement des images. Autour de la « salle du Temple » (2e étage), vous plongerez au coeur du 7 e art à travers projections, maquettes, témoignages, équipements, objets, affiches, le tout dans un décor très... cinématographique !

Informations Pratiques


Galleria Civica d'Arte Moderna e Contemporanea (GAM) Mérite le détour Mérite le détour : L'avis du Guide Vert MICHELIN

Bibendum
Consacrée à l'art italien des 19e et des 20 e s., cette grande collection de peintures et de sculptures porte une attention particulière au milieu artistique piémontais, en particulier l'artiste calabrais Antonio Fontanesi (1818-1882), dont les paysages sont marqués par une composition solennelle, une lumière voilée, la densité et la richesse dans la couleur. Le plupart des écoles italiennes des deux derniers siècles sont représentées, du groupe milanais du Novecento à l'Arte Povera

Informations Pratiques

  • Adresse : Via Magenta 31 I - 10128 Torino
  • Téléphone : 011 442 9518
  • Site : 
  • Tarifs : 10 €


http://www.gamtorino.it/




Otello

Teatro Regio, Martedì 14 Ottobre 2014 - Martedì 28 Ottobre 2014

Presentazione

William Mulready: Ritratto di Ira Aldridge nel ruolo di Otello
Nel dicembre 1879 Verdi, sessantaseienne, riceve nella sua villa di Sant’Agata il libretto che Arrigo Boito aveva tratto dall’Otello di Shakespeare. Nel 1880 il compositore chiede al pittore Domenico Merelli di dipingere alcuni soggetti dell’opera, ma solo nel 1884 comincia a comporla; sarà terminata il 18 dicembre 1886. La prima si svolse il 5 febbraio 1887 al Teatro alla Scala, dirigeva Franco Faccio, al termine un trionfo: 19 chiamate, Verdi venne riaccompagnato all’Hotel Milan in una carrozza alla quale gli ammiratori avevano staccato i cavalli, il compositore dovette ancora affacciarsi al balcone della sua camera e Francesco Tamagno, il primo Otello, dovette ricantare l’“Esultate!”. Dalla prima di Aida erano passati sedici anni, in mezzo c’erano state le nuove versioni di Simon Boccanegra eDon Carlos. L’ambiente musicale e culturale italiano era mutato: c’era la Scapigliatura, c’era il grande influsso a distanza del teatro wagneriano che molti critici polemicamente contrapponevano al teatro verdiano, considerato superato. Il settantatreenne compositore rispose con un’opera che tutti riconobbero come modernissima, senza però comprendere (come ci è dato fare oggi) che essa non rappresentava affatto l’abbandono dal percorso creativo precedente, ma semplicemente il suo maturo e naturale coronamento.

Dati essenziali

Compositore: Giuseppe Verdi
Librettista: Arrigo Boito
Prima rappresentazione: 1887 Milano, Teatro alla Scala













































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A Turin, les nombreux cafés historiques sont le symbole de la ville piémontaise. Ils ont su garder le charme d'antan. Vous pouvez y déguster le fameux espresso, chocolat chaud, thé et autres boissons toujours accompagnées d'une petite pâtisserie. 

Quelques établissements : 
  • caffè ristorante Del Cambio, sur la place devant le Palais Carignano,
  • caffé pasticceria Al Bicerin,
  • caffé gelateria Fiorio,
  • caffé San Carlo,
  • caffé Platti,
  • caffé confetteria Baratti,
  • caffé Torino,
  • caffé Mulassano.
Vous ne pouvez pas quitter un de ces cafés sans avoir goûté le Bicerin, un café au cacao et à la cannelle.