30/11/2014

Timbuktu d'Abderrahmane Sissako


Mon article pour Toute la culture : http://toutelaculture.com/cinema/a-laffiche/timbuktu-ombres-et-lumieres-au-nord/


TIMBUKTU - ENTRE OMBRES ET LUMIERES AU NORD

Par Mélissa Chemam


Présenté en ouverture du festival Maghreb des Films, lancé à Paris le 24 novembre, ‘Timbuktu’ d’Abderrahmane Sissako, très repéré à Cannes, rend un vibrant hommage à l’esprit des résistances des Maliens du nord du pays, dont le quotidien a basculé avec l’invasion djihadiste en 2012, sans même évoquer la géographie de son film, hymne universaliste à la tolérance muni d’une puissante photographie. L’un des plus attendus du cru Cannes 2014, sur les écrans français le 10 décembre prochain.

Il y a beaucoup d’amour dans le regard de Sissako sur ses personnages et une magnifique lumière. Il y a même quelques touches d’humour, malgré le contexte sévère voire tragique de la rébellion djihadiste qui s’étend dans le nord du Sahel. Il y parvient par quelques choix très simples de réalisateurs : des histoires universelles entre un père, une mère et leur fille, le déroulé paisible des journées au bord du fleuve de cette famille d’éleveurs, les rues d’une ville mythique qui essaie de survivre malgré la catastrophe.
La musique vient ensuite soutenir cette photographie chiadée, celle composée par Amine Bouhafa pour Abderrahmane Sissako. Et puis le film trouve ses points les plus forts dans des moments de poésie pure, qui sortent la situation malienne du temps présent, comme celle de ces jeunes qui jouent, sans balle – le sport étant interdit par les djihadistes, et courent sur ce terrain soulevant poussière et enthousiasme pour braver l’interdit tout en prônant la vie.
Le quotidien bouleversé des habitants de la ville, Tombouctou l’éternelle, prend alors forme dans des tentatives de survie, autour de thèmes profonds, traités avec incarnation : celui de la justice, après que les djihadistes décident de condamner à mort Kidane qui a tué le pêcheur Amadou après une dispute autour de la mort de la génisse de sa fille sous le javelot du pêcheur… Œil pour œil, dent pour dent, voilà la nouvelle justice de ces fous d’extrémisme religieux. Le thème de la faute est également très présent, et les membres de cette police islamiste passe ainsi leur temps à chasser dans la nuit du désert les pourfendeurs de l’interdiction de jouer de la musique, jusqu’aux portes des mosquées, pourtant parmi les plus vieilles et les plus pieuses d’Afrique de l’Ouest… Et puis l’amour et le mariage vont devoir aussi être redéfinis en ces temps obscurs… Les djihadistes, eux, ne manquent pas d’occasion de remise en question non plus, perdus dans leur dessein trop grand pour eux, sans pitié mais trahis par leurs propres faiblesses…
Passant ainsi de moments très doux, presqu’hors du temps, à une irruption de violence ponctuelle, brève mais quasi insoutenable, le film prend le spectateur au cœur et au corps. Le tout forme un plaidoyer fort pour la tolérance.
‘Timbuktu’ est le premier film du Mauritanien Abderrahmane Sissako présent en compétition à Cannes. Il sera également présenté aux Oscars aux Etats-Unis début 2015 en compétition pour la statuette de meilleur film étranger. Saluons particulièrement le travail de son chef opérateur, Sofian El Fani, qui a créé une image intemporelle et sublime ! Un grand moment de cinéma.
Alors que le film sort le 10 décembre, le Festival Maghreb des films se poursuit lui jusqu’au 18, dans plusieurs cinémas parisiens et franciliens, dont bien sûr l’Institut du Monde Arabe et cette année le Louxor, Paris 10ème. Cette édition fait une part de choix au cinéma algérien et à la représentation du quartier de la Goutte d’Or, longtemps passerelle entre le Maghreb et la France… justement face au fameux Louxor.


28/11/2014

Art and mind



Hell yeah...


Here is your Daily Horoscope for Saturday, November 29


"A work of art you hadn't noticed before is shaking up the way you see the world -- which is exactly what it's supposed to do! Let it guide your next few steps and see what you think".

Roma, mi amore


Rome, it will be.

I was looking for a place to spent a few days away from daily life and news.
Rome, it will be.
Rome, that I visited nine times, for holidays, exhibitions, interviews or some reporting, Rome, as Italy, one of my favourite places on Earth.

Here is a little insight into Rome in December 2014:

MACRO

http://www.museomacro.org/

MACRO
indirizzo
via Nizza 138 — 00198 Roma(via Reggio Emilia 54)
come arrivare



Cyril de Commarque. Frontiers



Frontiers è la prima mostra personale in Italia dell’artista francese Cyril de Commarque(Francia 1970), composta da una grande installazione formata da tre opere e ha per soggetto il rapporto tra l’individuo ed il concetto di “confine”, articolato in tutte le sue sfumature semantiche: emotive, culturali e sociali. 
La racine perdue, le père de mon père-Die Verlorene Würzel, die Vater meines Vaters (2007), è una video-installazione sonora che, traendo spunto da un episodio di cronaca familiare, riflette sull’idea di dolore e di memoria. Esodo è un ciclo di lavori su carta avviato nel 2010 incentrato sul dramma dei profughi in viaggio dalle loro terre d’origine. Migrants (2012-13), una scultura in vetro, lattice e metallo, liberamente ispirata a Le radeau de la Méduse di Theodore Gericault, trasmette in forma sonora i messaggi di esuli in fuga, mentre la serieFrontiers (2013) è composta da sagome dei territori di Israele, Russia, Turchia in alluminio placcato in oro ove ciascun strato di metallo corrisponde ad una stagione della storia recente del luogo. 




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MACRO

From Vera to Veruschka



From Vera to Veruschka, nell'ambito della XIII edizione del FOTOGRAFIA Festival Internazionale di Roma, presenta scatti inediti del fotografo di moda Johnny Moncada. In mostra sono 43 ritratti che hanno come protagonista la giovanissima modella tedesca Vera von Lehndorff-Steinort, presto nota come Veruschka, che indossa abiti dell'alta moda italiana.
In mostra anche il video a cura di Giorgio e Chiara Horn per devisualclinic.com realizzato a partire dall'idea che un'immagine possa riportare in vita l'esperienza vissuta tra il fotografo e la modella, il loro viaggio in Italia, la magia della camera oscura. Una dimensione in cui le scansioni fotografiche sono montate e composte tra di loro in un processo poetico-onirico di grande impatto visivo, ricalcando la scelta operata nella pubblicazione.





Sécession et Avant-garde


boccioni-umberto-idolo-moderno-1911Du 31 octobre 2014 au 15 février 2015
L'art en Italie avant la Grande Guerre (1905 - 1915)
GNAM. Galerie Nationale d'Art Moderne


La galerie nationale d'Art Moderne prépare pour l'automne une grande exposition sur la période qui a précédé la Première Guerre mondiale. Une brève période en Italie, idéologiquement marquée par des conflits politiques et sociaux, au cours de laquelle les artistes et les critiques remettent en question les concepts de modernité et d'avant-garde.
Seront exposés environ 150 œuvres de 70 artistes.

Informations

Lieu 
GNAM (Galleria Nazionale d'Arte Moderna)
Viale delle Belle Arti 131
00196 Roma
tel. +39 06 32298221
Horaires et tarifs :
Ouvert de mardi à dimanche de 8h30 à 19h30. Fermé les lundi.
Entrées jusqu'à 45 minutes avant la fermeture.

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Henri Cartier Bresson


henri-cartier-bresson-expo
Du 26 septembre 2014 au 6 janvier 2015
Rétrospective du célèbre photographe à l'Ara Pacis.
La rétrospective Henri Cartier-Bresson est exposée à Rome après Le Centre Pompidou à Paris, au musée de l'Ara Pacis.
Elle se tient dix ans après la mort de l'artiste, proposant une nouvelle lecture de l'immense corpus d'images que Cartier-Bresson nous a laissés, couvrant l'ensemble de la carrière du grand photographe. C'est le résultat d'un long travail de recherche où seront exposées plus de 500 photographies, dessins, peintures, films et documents, dont les images les plus célèbres et d'autres moins connues.

Informations

Lieu Ara Pacis
Lungotevere in Augusta
Horaires :
Du mardi au dimanche de 9h à 19h, entrées jusqu'à 18h
Fermé les lundis, le 25 décembre et le 1er janvier
http://www.arapacis.it/

26/09/2014 - 25/01/2015
Nuovo spazio espositivo Ara Pacis
MOSTRE
Mostra retrospettiva proveniente dal Centre Pompidou di Parigi 


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Villa Medici






Les jeudis à la Villa Médicis

À partir de cette année, l’entrée des expositions temporaires à la Villa Médicis est gratuite tous les jeudis de 17h00 à 19h00. C’est aussi l’occasion de découvrir notre cafeteria après la visite de l’exposition actuellement en cours, Les Bas-fonds du baroque. La Rome du vice et de la misère. Dernière entrée à 18h45.
http://www.villamedici.it/fr/programme-culturel/programme-culturel/


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Old times in Rome in (my) pictures :


Colours of Summer


Old...



... and new



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Spring in the fields

At the centre...




... in the outskirts




Trinità dei Monti!


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See you soon bella.


27/11/2014

Poésie, encore : Apollinaire, au-delà de nous

L'Avenir


Soulevons la paille
Regardons la neige
Écrivons des lettres
Attendons des ordres

Fumons la pipe
En songeant à l’amour
Les gabions sont là
Regardons la rose

La fontaine n’a pas tari
Pas plus que l’or de la paille ne s’est terni
Regardons l’abeille
Et ne songeons pas à l’avenir

Regardons nos mains
Qui sont la neige
La rose et l’abeille
Ainsi que l’avenir

Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916)



"L'Avenir"



In Calligrammes


Apollinaire, de Paris au reste de monde




Zone

À la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine

Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X
Et toi que les fenêtres observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin
Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers

J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belles sténodactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent
Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent
J'aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes

Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant
Ta mère ne t'habille que de bleu et de blanc
Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize
Vous n'aimez rien tant que les pompes de l'Église
Il est neuf heures le gaz est baissé tout bleu vous sortez du dortoir en cachette
Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège
Tandis qu'éternelle et adorable profondeur améthyste
Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ
C'est le beau lys que tous nous cultivons
C'est la torche aux cheveux roux que n'éteint pas le vent
C'est le fils pâle et vermeil de la douloureuse mère
C'est l'arbre toujours touffu de toutes les prières
C'est la double potence de l'honneur et de l'éternité
C'est l'étoile à six branches
C'est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche
C'est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs
Il détient le record du monde pour la hauteur

Pupille Christ de l'oeil
Vingtième pupille des siècles il sait y faire
Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air
Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder
Ils disent qu'il imite Simon Mage en Judée
Ils crient s'il sait voler qu'on l'appelle voleur
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Icare Énoch Élie Apollonius de Thyane
Flottent autour du premier aéroplane
Ils s'écartent parfois pour laisser passer ceux qui portent la Sainte-Eucharistie
Ces prêtres qui montent éternellement en élevant l'hostie
L'avion se pose enfin sans refermer les ailes
Le ciel s'emplit alors de millions d'hirondelles
À tire d'aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux
D'Afrique arrivent les ibis les flamands les marabouts
L'oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes
Plane tenant dans les serres le crâne d'Adam la première tête
L'aigle fond de l'horizon en poussant un grand cri
Et d'Amérique vient le petit colibri
De Chine sont venus les pihis longs et souples
Qui n'ont qu'une seule aile et qui volent par couples
Puis voici la colombe esprit immaculé
Qu'escortent l'oiseau-lyre et le paon ocellé
Le phénix ce bûcher qui soi-même s'engendre
Un instant voile tout de son ardente cendre
Les sirènes laissant les périlleux détroits
Arrivent en chantant bellement toutes trois
Et tous aigle phénix et pihis de la Chine
Fraternisent avec la volante machine

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
Des troupeaux d'autobus mugissants près de toi roulent
L'angoisse de l'amour te serre le gosier
Comme si tu ne devais jamais plus être aimé
Si tu vivais dans l'ancien temps tu entrerais dans un monastère
Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière
Tu te moques de toi et comme le feu de l'Enfer ton rire pétille
Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie
C'est un tableau pendu dans un sombre musée
Et quelquefois tu vas la regarder de près

Aujourd'hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées
C'était et je voudrais ne pas m'en souvenir c'était au déclin de la beauté

Entourée de flammes ferventes Notre-Dame m'a regardé à Chartres
Le sang de votre Sacré-Coeur m'a inondé à Montmartre
Je suis malade d'ouïr les paroles bienheureuses
L'amour dont je souffre est une maladie honteuse
Et l'image qui te possède te fait survivre dans l'insomnie et dans l'angoisse
C'est toujours près de toi cette image qui passe

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée
Sous les citronniers qui sont en fleur toute l'année
Avec tes amis tu te promènes en barque
L'un est Nissard il y a un Mentonasque et deux Turbiasques
Nous regardons avec effroi les poulpes des profondeurs
Et parmi les algues nagent les poissons images du Sauveur

Tu es dans le jardin d'une auberge aux environs de Prague
Tu te sens tout heureux une rose est sur la table
Et tu observes au lieu d'écrire ton conte en prose
La cétoine qui dort dans le coeur de la rose
Épouvanté tu te vois dessiné dans les agates de Saint-Vit
Tu étais triste à mourir le jour où tu t'y vis
Tu ressembles au Lazare affolé par le jour
Les aiguilles de l'horloge du quartier juif vont à rebours
Et tu recules aussi dans ta vie lentement
En montant au Hradchin et le soir en écoutant
Dans les tavernes chanter des chansons tchèques

Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l'hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide
Elle doit se marier avec un étudiant de Leyde
On y loue des chambres en latin Cubicula locanda
Je me souviens j'y ai passé trois jours et autant à Gouda

Tu es à Paris chez le juge d'instruction
Comme un criminel on te met en état d'arrestation

Tu as fait de douloureux et de joyeux voyages
Avant de t'apercevoir du mensonge et de l'âge
Tu as souffert de l'amour à vingt et à trente ans
J'ai vécu comme un fou et j'ai perdu mon temps

Tu n'oses plus regarder tes mains et à tous moments je voudrais sangloter
Sur toi sur celle que j'aime sur tout ce qui t'a épouvanté

Tu regardes les yeux pleins de larmes ces pauvres émigrants
Ils croient en Dieu ils prient les femmes allaitent les enfants
Ils emplissent de leur odeur le hall de la gare Saint-Lazare
Ils ont foi dans leur étoile comme les rois-mages
Ils espèrent gagner de l'argent dans l'Argentine
Et revenir dans leur pays après avoir fait fortune
Une famille transporte un édredon rouge comme vous transportez votre coeur
Cet édredon et nos rêves sont aussi irréels
Quelques-uns de ces émigrants restent ici et se logent
Rue des Rosiers ou rue des Écouffes dans des bouges
Je les ai vu souvent le soir ils prennent l'air dans la rue
Et se déplacent rarement comme les pièces aux échecs
Il y a surtout des juifs leurs femmes portent perruque
Elles restent assises exsangues au fond des boutiques

Tu es debout devant le zinc d'un bar crapuleux
Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant

Ces femmes ne sont pas méchantes elles ont des soucis cependant
Toutes même la plus laide a fait souffrir son amant

Elle est la fille d'un sergent de ville de Jersey

Ses mains que je n'avais pas vues sont dures et gercées

J'ai une pitié immense pour les coutures de son ventre

J'humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

Tu es seul le matin va venir
Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s'éloigne ainsi qu'une belle Métive
C'est Ferdine la fausse ou Léa l'attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
Dormir parmi tes fétiches d'Océanie et de Guinée
Ils sont des Christ d'une autre forme et d'une autre croyance
Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances

Adieu Adieu

Soleil cou coupé


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26/11/2014

Ombres et lumières au Quai Branly


Comme un mercredi...







Et une peinture aborigène contemporaine :


L’ÉCLAT DES OMBRES

L’Art en noir et blanc des Îles Salomon



DU MARDI 18 NOVEMBRE 2014 AU DIMANCHE 1ER FÉVRIER 2015

COMMISSARIAT

  • Magali Mélandri, responsable de collections Océanie au musée du quai Branly

CONSEILLER SCIENTIFIQUE

  • Sandra Revolon, ethnologue, Université Aix-Marseille – CREDO

AUTOUR DE L'EXPOSITION

  • Visites, publications et événements (à venir)

Affiche de l'exposition "L'Éclat des ombres, l'art en noir et blanc des Îles Salomon"


Affiche de l'exposition "L'Éclat des ombres, l'art en noir et blanc des Îles Salomon" - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre


À propos de l'exposition

Composé de douze îles principales (parmi neuf-cents îles et îlots au total), l'archipel des Salomon décline selon les groupes une multitude de tendances culturelles. On connaît de ces îles des œuvres emblématiques comme les figures de proue de canot de guerre, des reliquaires, des monnaies de plumes ou encore des armes.
En regardant les artefacts traditionnels des îles Salomon, l’œil du visiteur, même non initié, perçoit les effets visuels des coquillages polis, transformés en parures et monnaies, des contrastes entre la surface brillante de la nacre ou celle éclatante de la chaux de corail et la matité sombre du bois couvert de résine ou de charbon qui sont un trait stylistique commun à l’archipel des Salomon.
Ces jeux de contraste visuel renvoient à une multitude de référents culturels, et constituent le fil conducteur du parcours de l’exposition. Parcourant les provinces occidentales, orientales et les enclaves polynésiennes de l’archipel, l'exposition présente ainsi la façon dont les objets matérialisent, par leurs caractéristiques techniques et visuelles, les relations entre les humains, et entre les humains et les entités surnaturelles.

Partenaires médias

       
           

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25/11/2014

Maghreb des films - suites



LETTRE D'INFORMATION N°108 DU 25 NOVEMBRE 2014……………………….……………………….……………………….……………………….……………….…………………………………


ETOILES AUX DENTS OU POULOU LE MAGNIFIQUEUn film de de Derri Berkani (France/1971/83’)

Jeudi 27 novembre à 20h00
Le Louxor, palais du cinéma, 170 Boulevard de Magenta, 75010 Paris

Avec Bernadette Lafont, Benaïssa, Malek Kateb, Charlotte Maury Sentier, Catherine Arditi, …

Un jeune écrivain public algérien mène à Paris une vie désinvolte avec ses amis Poulou, boxeur raté, et Ama, voleur maladroit. Ce n’est qu’après leur départ qu’il comprend son isolement et sa marginalisation. Les images aussi bien que les sons contribuent à renforcer le sentiment que Paris est une ville où il est à la fois chez lui et terriblement étranger.

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le Journal du Maghreb des Films 2014

La séance débutera par un court métrage, ALGERIENS EN FRANCE de José Maria Berzosa (France/1972/30’)

Une famille d’émigrés tous musiciens (non professionnels) joue dans le quartier de Barbès


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Quand Idan Raichel rencontre Vieux Farka Touré


Ce soir au New Morning :


Idan Raichel (Piano)Vieux Farka Touré (Guitare,Voix)
Infos
La rencontre entre Idan Raichel et Vieux Farka Touré remonte à 2008 dans les couloirs d'un aéroport. En 2011, ils enregistrent The Tel Aviv Session. Après une tournée internationale de plus de 2 ans, ils ont eu envie de continuer. Le second album aurait dû s'enregistrer à Bamako, c'est finalement Paris qui les accueille. Ils s'isolent 3 jours au studio Malambo, privilégiant les musiques improvisées, les voix, des instruments variés et la présence d'invités.

Une nouvelle fois avec « The Paris Session », la magie opère, sincère et spontanée.

20H30 :
TOURÉ RAICHEL COLLECTIVE


Festival Jazz 'N' Klezmer
Klezmer
Le succès du Touré-Raichel Collective - un claviériste israélien et un guitariste malien - nous rappelle le pouvoir de la musique capable de gommer les différences géographiques, ethniques, politiques et religieuses.



24/11/2014

New era - old times: looking back at Robert Del Naja and Massive Attack's artwork


Remembering the 90s, i am digging into my Massive Attack's discotheque...

A few songs and references...


WHEN MUSIC MET STREET ART

Del Naja said: "Painting is difficult for me because I'm colour blind. Back in the day, I had to label my spray cans with what colour they were because I couldn't tell ... It's like the emperor's new clothes: [people] telling me it's great, and me pretending that's what I intended"...


Read more here:
http://www.theguardian.com/music/2010/feb/06/massive-attack

Massive Attack's art of darkness

With the tour for new album Heligoland spawning pop-up exhibitions, Massive Attack's Robert '3D' Del Naja looks back on his work with a who's who of creative collaborators
, Robert "3D" Del Naja talks us through the band's visual adventures.

GOLDIE AND GRAFFITI (1985) 3D becomes a spraycan hero to Banksy, and paint partner to future jungle star Goldie

GoldiePhotograph: Getty Images
"Graffiti was a perfect way out. I didn't finish my education, I was a bit of a layabout, but between 1983 and 1986 I was painting all over Bristol. Through that I got into more abstract work from New York, Jean Michel Basquiat and Keith Haring, then I started stenciling. That's the stuff Banksy always says made the most impact on him. I first met Goldie at the Bristol Arnolfini exhibition in 1985, which I think was the first in this country to put graffiti in a gallery and suddenly validate us. I spent a mad night painting with him on this massive municipal housing estate in Wolverhampton. We painted until dawn and then found out someone had painted "Niggers did this" on it as soon as we'd crashed out; it'd gone before we'd had a chance to look at it but Goldie found the guy. He almost beheaded him with a spade."
(...)

HELIGOLAND (2010) New Massive Attack album art banned on London Underground

Heligoland
"We can't use any of the Heligoland artwork I've painted for the posters on London Underground. They won't allow anything on the tube that looks like 'street art'. They want us to remove all drips and fuzz from it so it doesn't look like it's been spray-painted, which is fucking ridiculous. It's the most absurd censorship I've ever seen. We're hosting pop-up galleries [on] tour this year. We've got UnitedVisualArtists; Steve Bliss's No Protection artwork which was like an early prototype for his Grand Theft Auto stuff; and all the extras from Mezzanine and 100th Window."

'Paradise Circus':



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WHERE BRITAIN MEETS AFRICA 

Massive Attack's Robert Del Naja's second release on his Battle Box label is a heavy, electronic collaboration with Congolese musician Jupiter Robert Del Naja & Jupiter Bokonjdi, the pair having met on an Afrika Express adventure in 2012.

Released on October 17 by The Vinyl Factory as a limited hand-numbered pressing of 300 with exclusive sleeve artwork by Paul Insect.





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VISUALS, SOUNDS AND MORE


See more painting on this blog: http://propracthat.blogspot.fr/2013/01/robert-del-naja.html

Similar to Goldie, Del Naja often works with stencils, and his output varies greatly from Goldie's and other previously mentioned stencil artists such as Banksy. These in combination can be used to effectively demonstrate the flexibility offered by a single technique and medium, something which I am seeking to incorporate in my accessibility vision.



Del Naja's work also needs to be carefully considered, as a lot of it is politically motivated and the imagery used can be quite alienating, similar visually to that of Francis Bacon's paintings. Again, setting and context need to be considered before I use these examples.



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Another article: https://artformusic.wordpress.com/2013/05/30/massive-attack-robert-3d-del-naja/


MASSIVE ATTACK’S ROBERT “3D” DEL NAJA | FIRE SALE



3D | Fire Sale | 24th May – 20th June | Lazarides Rathbone – Photo credit: Ian Cox 2013
Robert “3D” Del Naja started out as a graffiti artist (he was an influence on Banksy’s formative years) and was also member of “The Wild Bunch” a sound system collective formed in Bristol during the 1980s. The collective was”a confluence of hip-hop DJs, sound-system operators and graffiti artists partly inspired by, and not dissimilar to, the late 70s New York hip-hop scene that spawned Jean-Michel Basquait.” Del Naja is similar to the likes of Basquait and Haring in the way that they all started out painting the walls on the street, only to find themselves on the walls of galleries.

The iconic flame on Blue Lines album cover (1991), 3D has this tattooed on his arm.
It was from this collective that the hugely influential group Massive Attack emerged, the three founding members being Del Naja, Andrew “Mushroom” Vowles and Grant “Daddy G” Marshall. The group has been hugely influential and their 1991 album, Blue Lines has been “credited with revitalizing British dance music,” the seminal debut album creating a distinctive sound that became regularly imitated. They followed upBlue Lines with Protection (1994), Mezzanine(1998), 100th Window (2003) and Heligoland(2010) with a few compilation albums and soundtracks in between. Mezzanine, the groups most successful commercial album marked the departure of Andrew Vowles from the group shortly after the release due to creative differences. For 100th Window, Del Naja was the only member of the original trio to a feature with Vowles no longer in the group and Grant Marshall unwilling to take part in the making of the record. Marshall later rejoined Del Naja for the creation of Heligoland.
3D’s background in graffiti has since expanded into painting and digital art. He created the artwork for all of Massive Attack’s albums, often collaborating with Tom Hingston. Together they created album artwork and packaging for the studio albums Mezzanine, 100th Window and Heligoland and compilation album Collected often enlisting the help of photographer Nick Knight to generate imageryYou can see photographs of their work on Hingston’s portfolio under clients. Hingston describes the process of working with Del Naja as organic,
Del Naja seems fascinated with how the listener interacts with the music they create. This can be seen with the packaging for Massive Attacks Singles 90/98 boxset which featured heat sensitive packaging. The thermally sensitive ink turned white when heat was applied or was touched. Scroll down a page from this link to see a photo. Packaging like this is not surprising however as the original intentions for Massive Attack were to have a multimedia aspect in order to ‘create music around art.’ It is interesting how this group placed an emphasis on the multimedia aspect of music and also their performances, becoming well known for having impressive lighting during shows made with the help of United Visual Artists.
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MORE ABOUT STREET ART IN BRISTOL

Link: http://www.culturalweekly.com/bristol-street-art/


An Introduction to Bristol Street Art and Graffiti

Bristol's See No Evil public street art project. Photo: Ben Merrington
Bristol’s See No Evil public street art project. Photo: Ben Merrington
Nestled beneath one of the world’s most famous bridges, designed and built by one of history’s most famous engineers, Brunel’s Clifton suspension bridge acts as an all seeing eye. Gazing over an area of the United Kingdom that has become a leader in creativity, largely with its foundations in non-traditional and non-academic platforms, Bristol continues to amaze, break new ground and be ahead of the game, time after time.
The work of Aryz on Bristols world-famous Nelson Street.
The work of Aryz on Bristol’s world-famous Nelson Street.
If you are not aware of Bristol, you should be. Actually, you probably are, but you just don’t know it yet. When cities boast of their achievements, the traditionalists amongst us turn to the pot of statistics that all local authorities have, such as crime, schooling and financial wealth. Bristol though has the alternative, balancing heritage with free-thinking progression. If Bristol was a person it would be Richard Branson, tattooed from head to toe. You know the type: those who work damn hard, take the right risks and don’t really care for convention.
So why this type of introduction to an article about Bristol’s world renowned street art and graffiti? Well for those of you that haven’t had the pleasure of spending time in our happy city, the photos you’ll see of 50 metre tall painted buildings and whole streets decorated from top to bottom just don’t do it justice. It’s like your first visit to New York City—those skyscrapers are truly wonderful, but similarly to Bristol, it’s the content in which they live that really give it that indescribable X factor.
Referencing New York is no mistake and although early forms of graffiti go back to ancient times, it was the resurgence in the late 70s and early 80s in the subways of New York that caught the attention and imagination of the creative and, some might say, destructive streak of a few lads in the smaller, lesser known city of Bristol.
Epok and Smug collaboration at Upfest 2012
Epok and Smug collaboration at Upfest 2012
A catalyst of underground music, rebel attitude, and the introduction of aerosol paint fused together to bring the world the Wild Bunch. Active member ‘3D,’ alternatively known as Robert Del Naja and member of the UK band Massive Attack, is one of the most widely known names and influencers of this era. The wild style lettering continues to influence today’s graffiti artists, otherwise known as graffiti writers.
It was the second and third generation of Bristol graffiti artists inspired by the Wild Bunch that has really given Bristol its reputation as a publicly creative hub. Artists such as Inkie, Cheo, Paris, Nick Walker, Xenz, Jody, Kato, FLX One, Lokey, Turo, Dicy, Dale Vn Marshall, Feek and some guy called Banksy, to name but a few, went a long way to paving the way for the rest of us.
Since the Walls On Fire graffiti event in 1998, the city and its artist have led the way as street art has reached further into the accepted public realm, drawing in all manner of artist from illustrators such as Andy Council and Mr Jago, fine artists such as Andrew Colwill and Guy Denning, to contemporary artists like Lee Ellis.
For those within Bristol’s urban art scene, the explosion of community and council support can in a large part be attributed to one artist: Banksy.
Ok, we had to show one Banksy! Naked Man is found on Bristol's Park Street.
Ok, we had to show one Banksy! Naked Man is found on Bristol’s Park Street.
From the city’s perspective, the Banksy Vs Bristol Museum exhibition in 2009, which saw over 300,000 visitors, reportedly brought £10 million into the Bristol economy. These allowed Bristol to strengthen its position as one of the world’s foremost cities for this form of public art.  In 2013, Bristol played host to Europe’s largest street art festival,Upfest – The Urban Paint Festival, accommodating 300 artists from across the globe and 30,000 visitors.  After a year off, the festival will return in August of 2015, once again drawing the attention of international observers on to our extraordinarily colorful and creative city, Bristol.
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More soon.

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