27/12/2014

Si loin, si proche : "Quand tu aimes il faut partir" - Par Blaise Cendrars


Cette fois, ce n'est plus moi qui pars, moi je veux rester. Paris, je t'aime. Mais ce n'est pas une raison pour interdire aux autres de poursuivre leur chemin.


Ici :



Par là :



L'hiver, la fin de l'année, n'est-ce pas une période de transition? Transit en Capricorne, vitesse saturnienne... Il y a ces voyages que l'on rêve d'entreprendre et ces déplacements que l'on doit accomplir. Mais à un moment, comme le conte si bien Blaise Cendrars, il faut partir!

J'espère seulement que tu reviendras.

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Quand tu aimes il faut partir




Par Blaise Cendrars



Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir
Le monde est plein de nègres et de négresses
Des femmes des hommes des hommes des femmes
Regarde les beaux magasins
Ce fiacre cet homme cette femme ce fiacre
Et toutes les belles marchandises
II y a l'air il y a le vent
Les montagnes l'eau le ciel la terre
Les enfants les animaux
Les plantes et le charbon de terre
Apprends à vendre à acheter à revendre
Donne prends donne prends
Quand tu aimes il faut savoir
Chanter courir manger boire
Siffler
Et apprendre à travailler
Quand tu aimes il faut partir
Ne larmoie pas en souriant
Ne te niche pas entre deux seins
Respire marche pars va-t'en
Je prends mon bain et je regarde
Je vois la bouche que je connais
La main la jambe l'œil
Je prends mon bain et je regarde
Le monde entier est toujours là
La vie pleine de choses surprenantes
Je sors de la pharmacie
Je descends juste de la bascule
Je pèse mes 80 kilos
Je t'aime 
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Ailleurs ?

Poetry: "The Road Not Taken"


I'm travelling online, as usual, tonight between music, painting and poetry.

Here is what of these thoughts deserves to remain.


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The Road Not Taken
 
 
TWO roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both
And be one traveler, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth;        
 
Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear;
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same,        
 
And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads on to way,
I doubted if I should ever come back.        
 
I shall be telling this with a sigh
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I—
I took the one less traveled by,
And that has made all the difference.



Robert Frost (1874–1963), Mountain Interval, 1920.


Music: A night with Orange Blossom


Lots of music and poetry tonight. Let's travel both in time and location...

It's winter and the year is ending, perfect in-between moment for it.

Lots of love, on top.



Orange Blossom, 'Ya Sidi':




Orange Blossom - Ya Sidi
Album: Under the Shades of Violets (2014)

ORANGE BLOSSOM est de retour avec un album exceptionnel, profond, fascinant. Un album où les chansons s'étendent, s'étirent, s'élèvent dans des tourbillons électriques, avec le plaisir comme seule ligne directrice.
« Under the Shades of Violets » est le genre d'album que l'on entend plus. A cause du temps qu'il exige, symptôme d'un temps qui n'en a plus. A cause de son audace. Aller où personne ne va, en éclaireur, en explorateur, aux quatre coins des musiques du monde, de l'Occident à l'Orient, du Mexique, au Brésil, et de faire un disque mondial où les talents se retrouvent en regardant loin devant, sous l'égide d'un architecte, Carlos ROBLES, et de son comparse, PJ CHABOT.

Aujourd'hui, ORANGE BLOSSOM revient encore plus fort. Ce qui était analogique est devenu acoustique, logique. Et la nouvelle voix qui a rejoint le groupe est encore plus viscérale, vibrionnante. Ensemble ils présentent un nouvel album précieux, novateur, qui sera assurément un des chocs musicaux de la rentrée 2014.


Free download track on facebook "Orange Blossom Officiel"

4 tracks available here: https://itunes.apple.com/fr/album/ya-...
Listen an other track here: http://youtu.be/wjHayhuk2Zk

Invictus - William Ernest Henle





Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate :
I am the captain of my soul.





Invictus 

William Ernest Henle


Baudelaire, « De Profundis clamavi »


Poème d'hiver, "sous le signe de Saturne"...

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J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,

Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé. 


C'est un univers morne à l'horizon plombé, 


Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;



Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois, 


Et les six autres mois la nuit couvre la terre ; 


C'est un pays plus nu que la terre polaire ; 


– Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !



Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse 


La froide cruauté de ce soleil de glace 


Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;



Je jalouse le sort des plus vils animaux 


Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide. 


Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !



Baudelaire, « De Profundis clamavi »

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26/12/2014

Chanson, vieille mélodie et poésie de saison : "Fascination"



Fascination est une chanson française composée par Dante Pilade Marchetti, en 1904, dont les paroles ont été écrites par Maurice de Féraudy, en 1905. Cette chanson, très représentative de la Belle Époque, connaît le succès depuis plus d'un siècle. Féraudy met des paroles sur cette musique, à la demande de la chanteuse Paulette Darty, « reine des valses lentes », qui crée la valse chantée Fascination.
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Maurice de Féraudy - "Fascination"

 Je t'ai rencontré simplement
Et tu n'as rien fait pour chercher à me plaire
Je t'aime pourtant
D'un amour ardent
Dont rien, je le sens, ne pourra me défaire.
Tu seras toujours mon amant
Et je crois en toi comme au bonheur suprême.
Je te fuis parfois, mais je reviens quand même
C'est plus fort que moi… je t'aime !

Lorsque je souffre, il me faut tes yeux
Profonds et joyeux
Afin que j'y meure,
Et j'ai besoin pour revivre, amour,
De t'avoir un jour
Moins qu'un jour, une heure,
De me bercer un peu dans tes bras
Quand mon cœur est las,
Quand parfois je pleure.
Ah ! crois-le bien, mon chéri, mon aimé, mon roi,
Je n'ai de bonheur qu'avec toi.
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Ecouter :


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English version by Nat King Cole



24/12/2014

Merry Christmas!!


Time Out, on the special day of the year - and in ordre to cheer up a pretty grim year I quote it here - set up a list of people's faourite Christmas movies :)

My choices :

Brazil (1985)

    Yes, Terry Gilliam’s dystopian cult classic is indeed set at Christmas – there’s even a scary Santa Claus in this Orwellian nightmare, which stars Jonathan Pryce as the man who goes in search of the woman of his dreams.

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    The Nightmare Before Christmas (1993)

      Leave it to Tim Burton to give Christmas a dark edge, although this stop-motion animation still has plenty of heart, too. Jack Skellington is the anti-hero who decides he’s had enough of Halloween and wants to stand in for Santa. Terrific fun.

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      8 Women (2001)

        Eight women gather to celebrate Christmas in a snowy cottage, but all fall under suspicion when a man is found murdered. French filmmaker François Ozon’s dark comedy musical is a delight, with an impressive roll call of actresses including Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart and Fanny Ardant.

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        Edward Scissorhands (1990)

        Christmas is a time of both joy and fear for Edward (Johnny Depp) after he and his new host family are ostracised from the community. It’s a typically bittersweet story from Tim Burton which, with Danny Elfman’s score, has a magical festive feel: just picture Winona Ryder dancing around that ice sculpture.

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        Home Alone (1990)

        ‘Home Alone’ is such a perfect kids’ fantasy, it’s a wonder nobody thought of it before. Parents go on holiday, forget a kid, he can eat ice cream and watch movies as much as he likes, before getting the chance to invent some booby traps to catch burglars. Four sequels followed.

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        It’s A Wonderful Life (1946)

        A moving tribute to the power of the individual, Frank Capra’s snowy festive classic is a true delight, as entertaining as it is message-driven. James Stewart puts in the performance of a lifetime as a potential suicide who’s given a chance to look at life with fresh eyes. Merry Christmas George!
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