05/08/2015

Sur l'évasion fiscale en Afrique



Je me permets de partager cette série de trois articles sur la situation en matière d'évasion fiscale de deux régions d'Afrique :  l'est (Kenya) et l'ouest (Mali et Sénégal), ainsi qu'un encadré.

Je les ai écrits pour le Monde Afrique, en février dernier, mais il ne sont pas disponible en ligne. Les voici donc ici.

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 Au Kenya, les hommes d’affaires asiatiques ne lésinent pas sur l’évasion fiscale

 Connus pour être parmi les plus grands propriétaires industriels du pays, les Kenyans d’origines indiennes et pakistanaises se sont aussi illustrés dans un nombre d’affaires de corruption et de fraude fiscale retentissant. Portrait de quelques grands noms discrets mais costauds.

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Mélissa Chemam
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Manu Chandaria est un philanthrope. Un des hommes les plus riches du Kenya, il est à la tête du groupe Comcraft depuis des décennies et a fait fortune dans l’import export, tant fortune qu’il est aujourd’hui président de sa propre fondation et membre de la Glocal Peace Foundation, organisation pacifiste basée aux Etats-Unis. Homme affable, plus médiatisé que la plupart des autres hommes d’affaire kenyans, il garde néanmoins sa porte fermée à la presse. Mais il est de toute évidence connu des organisations qui luttent contre l’évasion fiscale et la corruption pour avoir réussi dans les affaires grâce à des faveurs obtenues sous la présidence de Daniel Arap Moi au Kenya, dans les années 1980.

Plusieurs membres de la famille Chandaria figurent dans les registres de la HSBC. Ils y ont des comptes à Genève depuis 2004, recevant plusieurs milliers de dollars.

Selon la branche kenyane de l’organisation Tax Justice Africa, les placements financiers dans des banques étrangères ne sont pas illégaux au Kenya, ce qui peut être jugé comme crime est seulement l’origine des bénéfices obtenus en cas de malversation, d’acquisition illégale, de braconnage ou de blanchiment d’argent. « C’est pour cela qu’il est difficile pour la justice de mettre fin à ces pratiques d’évasion », explique un des conseillers de Tax Justice qui préfère rester anonyme. « Manu Chandaria s’est fabriqué une image de ‘Monsieur Propre’ mais au Kenya il représente le visage de la manipulation politico-financière », ajoute-t-il.

Dans ce domaine, la famille Shah fait figure de pionnière. Atul Shah, propriétaire de la chaine de distribution Nakumatt, très répandue en Afrique de l’est, est même accusé de n’utiliser ses activités économiques que pour couvrir ses trafics d’argent, ses pratiques de blanchiment et son trafic de drogue.

Atul Shah possède un compte à la HSBC de Genève depuis 1994, contenant jusqu’à 1 260 000 euros, et de nombreux autres membres de la famille Shah apparaissent sur la liste des hommes d’affaires étrangers envoyant leur bénéfices en Suisse.

Son groupe dispose en effet de son propre système bancaire très tourné vers l’extérieur des frontières. Il représente lui aussi, ainsi que les membres de sa famille parmi lesquels les fondateurs de son groupe, Nakumatt Holding, cette tendance du business qui frôle de trop près le pouvoir politique. 

Rappelons ici que le président kenyan Uhuru Kenyatta est lui-même l’un des hommes les plus riches du pays, à la tête de Brookside Cie, la laiterie la plus productive, et propriétaire de vastes terres dans la région de Nakuru notamment, dans la Vallée du Rift. Et depuis la période coloniale, ce lien entre les businessmen puissants, dont les premières familles asiatiques venues d’Inde et du Pakistan pour construire le chemin de fer est-africain entrepris par les Britanniques dès les années 1900/1910, et la puissance politique est resté indestructible. Les anciens colons britanniques et les businessmen dits « asiatiques » forment ainsi toujours les plus grandes fortunes du pays, soutenus par la classe politique très clivée ethniquement. 

Ce facteur ethnique continue de peser sur la vie économique dans la région. Et dans ce paysage, les Kenyans d’origines indiennes et pakistanaises restent à part : ils ne se sont pas mélangés aux autres Kenyans, ils vivent dans des quartiers circonscrits de Nairobi, comme Parklands, banlieue ouest du centre ville proche du centre commercial Westgate.

Deux des hommes d’affaires les plus connus de cette catégorie restent Kamlesh Pattni et Deepak Kamani. Il a pour sûr eu un compte HSBC à Genève entre  1991 et 1992. Le premier, connu désormais sous le surnom de « Frère Paul » depuis sa conversion au christianisme et la création de sa propre église, s’est retrouvé au cœur du scandale de corruption Goldenberg, du nom de son groupe. 

L’affaire remonte à la fin de la présidence de Daniel Arap Moi, en 1990, et reposait sur un trafic d’importation / exportation de diamants et d’or venant de pays tiers dans le but de produire des devises. Le tout aurait rapporté près de 80 millions de dollars aux autorités kenyanes corrompues, selon le procureur général kenyan Amos Wako en poste en 2006, au moment où le scandale a éclaté. 

Le pays aurait alors perdu des centaines de millions de dollars de taxes. Parti de rien, Kamlesh Pattni a fait fortune en se plaçant constamment dans les petits papiers du pouvoir sous l’ère d’Arap Moi. Pour beaucoup de Kenyans, il est le visage même de la corruption qui afflige le pays.

Les Kamani quant à eux, propriétaires du groupe Zuri, autres spécialistes du placement bancaire à l’étranger, ont été les protagonistes du scandale dit de l’Anglo Leasing, une affaire toujours en justice au Kenya. Deepak Kamani a envoyé plus de 3,5 millions d’euros sur son compte suisse de la HSBC.

Des noms qui font dire aux experts de Tax Justice ou d’autres ONGs nationales que « derrière chaque scandale financier kenyan, se trouvait une personnalité venue de cette caste des Asiatiques d’Afrique de l’est ; c’est triste et il ne faut pas en conclure des préjugés sociaux ou éthiques, mais c’est une réalité », conclut un de ces experts.


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 De Bamako à Dakar, Les Libanais, rois de l’évasion fiscale



 De nombreux chefs d’entreprises sénégalais et maliens d’origine libanaise apparaissent sur les comptes d’étrangers de la HSBC, plaçant ainsi une partie de leurs bénéfices à Genève qui pourraient ainsi échapper au contrôle fiscale du continent. Portrait en quelques grandes familles connues mais discrètes.


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Mélissa Chemam
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Usines de sucreries, parcs d’attraction, boulangeries, les entreprises qui peuplent la liste des clients de HSBC venant Afrique de l’ouest ont parfois des visages de candeur et de joie de vivre. Mais derrière les groupes AMI, Azar, ou encore IBG (Industries des Boissons et Glaces), ce sont surtout les activités de productions alimentaires, d’import-export et de distribution qui se retrouvent liés à ces pratiques d’évasion fiscale.


Bamako, paradis du business libanais

Antoine Azar, pionnier industriel libanais du Mali, se retrouve en haut de la liste avec une somme dépassant les 35 millions placés à Genève. Décédé il y a un an, Antoine Azar a laissé derrière lui un empire. Azar, un nom qui a pignon sur rue à Bamako. Il est le président du groupe IBG. Ses supermarchés sont aujourd’hui dirigés par ses héritiers dont Bassam Azar, 49 ans, un de ses cousins, et ses frères et cousins. 

Installés dans la distributions – les supermarchés Azar sont nombreux dans la capitale malienne – la restauration ou encore les boîtes de nuit, le groupe s’est construit dans les années 1970 et ses pionniers représentent la seconde vague d’immigration libanaise au Mali, celle due à la Guerre du Liban. Mais la plupart ont fait fortune dans les années 1990, après le changement de régime, notamment via l’indemnisation accordée aux commerces endommagés pendant la crise.

Antoine Azar, dit Tony, et sa société IBG SARL, étaient connus comme le loup blanc dans le milieu industriel bamakois. Impliqué dans de nombreux procès pour contrats frauduleux, ou impayés, y compris au sein de sa propre famille, il avait la réputation d’être protégé par le pouvoir quoi qu’il arrive.

Installée au Mali depuis trois générations, la famille Azar s’est enrichi sous le règne français puis a subi un revers à l'indépendance, en 1960, comme de nombreuse autres familles libanaises de l’ancienne colonie de l'Afrique Occidentale Française. Le père de Bassam Azar est parti alors ouvrir des magasins en Haute-Volta, l'actuel Burkina Faso, puis est retourné à Beyrouth, au Liban. C'est là que Bassam est né, avant de revenir en Haute-Volta, avec ses parents, à l'âge d’un an. Mais c’est au Mali qu'il a choisi de s'installer et fait fortune, fuyant notamment la guerre civile au Liban, en 1976.

La famille Achcar a un autre parcours. Fondé en 1950 par Emile Achcar, le groupe AMI possède aujourd’hui des confiseries, première activité du patriarche maronite arrivé au Mali en 1924, chassé par les violences anti-chrétiennes perpétrées en Turquie, mais aussi les Grands Moulins du Mali qui produisent 100 000 tonnes de farine de blé par an, des usines de pâtes alimentaires et d’aliments pour bétail ainsi qu’une Société des Eaux Minérales. Il a connu quelques succès dans les années 1930 puis de grosses pertes avant de se relancer dans les années 1940 et Emile Achcar a notamment fourni l’Armée française libre en grains et en sucre, obtenant ainsi la nationalité française.

« Notre groupe a connu son apogée dans les années 1950, 60, avant la crise de 1974 », raconte Cyril Achcar. « Puis au Mali, la démocratie a rimé avec anarchie », ajoute-t-il, « et avec le coup d’Etat de 1991, nous sommes rentrés dans l’ère des illettrés milliardaires ». En 1991, 50% du parc industriel de Bamako est détruit, brûlé. Malgré cela, le groupe AMI se relève. Il possède aujourd’hui six sociétés, dont la confiserie d’origine et une boulangerie qui a mis sur pied une école pour former les futurs boulangers. A présent, il entend opérer une mutation.

C’est Alain Emile et sa femme, né en 1950 et 1951, qui figurent sur la liste des industriels maliens ayant ouvert un compte à Genève auprès de la HSBC, un compte où se trouverait depuis 2003 plus d’un million de dollars. Le couple a des activités à eux dans la savonnerie et le thé au Mali, ainsi qu’au Burkina Faso et en Guinée. Gérard Achcar présidait le groupe jusqu’en 2006, avant la modification des statuts du groupe en 2007.

Cyril Achcar est le dernier des enfants Achcar encore actionnaire du groupe. Il déplore une situation difficile au Mali pour les affaires. « Le secteur privé y reste très informel. La première force économique du pays reste entre les mains des enfants et parents des hommes au pouvoir à la présidence et au gouvernement, surtout depuis ces dix dernières années ». Et selon lui, les familles d’origine libanaise sont loin d’être « les stars » du secteur privé. S’il reconnaît qu’elles gardent des liens privilégiés avec le commerce extérieur, un intérêt pour les importations, encouragés par le fait que les businessmen comme lui ont fait leurs études hors du Mali, il affirme que l’import-export n’est pas un monopole des descendants de Libanais au Mali. « De nos jours, de nombreux Maliens vont étudier aux Etats-Unis, en Europe, et rentrent pour investir ici ».

Quand on lui demande ce que les noms de membres de la famille font sur les comptes suisses de la HSBC, Cyril Achcar répond stoïquement : « avec la scène politique et les dirigeants de ce pays, la situation est délicate, mais je ne suis pas sûre que je conseillerais à qui que ce soit de placer son argent en Suisse de nos jours. Je ne vous confirmerai pas que les actifs de mes proches sont en Suisse, je ne suis pas informé à ce sujet, mais je dois dire, vue la situation des banques ici, pourquoi pas. Moi, je leur recommanderai plutôt de réinvestir dans la société que j’essaie de sauver ».


Au Sénégal, les noms libanais riment avec gros business et évasion fiscale

Au Sénégal, c’est le groupe de Youssouf Saleh, propriétaire et constructeur du Magic Land de Dakar qui figure en tête de liste de ces placements suisses. Arrêté lui-même en 2013 suite à un accident dans le parc d’attraction lors duquel un enfant est tombé d’un manège de dix mètres de haut, le patron du Magic Land a été libéré après une condamnation à un sursis de 3 mois, et le tribunal de Bamako a ordonné la fermeture de la Grande roue jusqu’à réfection totale.

Autres noms en haut de cette liste HSBC : Titulaire d’un compte HSBC basé à Genève de plus de trois millions de dollars, Roda Derwiche est également un des piliers du commerce libanais au Sénégal. Directeur général d’Aluminium du Sénégal, Roda Derviche a plusieurs fois été mis sous contrôle judiciaire pour détournement de fonds publics.

De même Ibrahim Aboukhalil, dit Bibo Bourgi, aurait placé plus de 3 millions de dollars à la HSBC de Genève depuis 1999. Né en 1966, il a été inculpé en 2012 aux côtés de Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais, dans des affaires de détournements de fonds publics. Sa mère appartient à la famille Bourgi, une des plus familles libanaises les plus riches du Sénégal. Son grand-père maternel, Abdou Karim Bourgi, s'était lancé dans les affaires dès les années 1930, dans l'immobilier, et participa en autre au congrès constitutif du Bloc démocratique sénégalais, le parti de Léopold Sédar Senghor, en 1948, qu'il a alors aidé à financer. Une rue du Plateau, dans le centre-ville de Dakar, porte toujours son nom. À sa mort, Adbou Karim Bourgi laissa à ses enfants un empire immobilier, hôtelier et industriel sans comparaison. 

Le groupe des Hoballah, Pourtrade SARL, dirigé aujourd’hui par Wassim Hoballah, a également de nombreux noms sur la liste HSBC. Fils du gérant de supermarchés connus à Dakar, il exerce à présent dans l’agro-alimentaire et l’import-export, important notamment de la viande des Etats-Unis. De même, la famille Yazback, des entreprises du même nom, revient régulièrement dans la liste. Joint par téléphone, Karim Yazback, neveu d’un des fondateurs du groupe, Hachem Yazback, a seulement précisé que son oncle travaille désormais en Gambie.



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Evasion fiscal : L’Union Africaine et l’ONU tirent la sonnette d’alarme pour l’Afrique


 Selon le dernier rapport du Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d'Afrique, l'Afrique souffre plus que jamais économiquement de l’évasion fiscale, un fléau qui grève l'État de droit, « entrave le commerce et aggravent les conditions macroéconomiques ».


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Mélissa Chemam
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L’Afrique a perdu entre 2000 et 2008 plus de 50 milliards de dollars US par an. Le montant de flux financiers illicites en provenance d'Afrique dépasse même l'aide officielle au développement du continent, qui représentait 46,1 milliards de dollars en 2012.

Voilà le constat alarmant qui prédomine dans ce rapport, présenté  le 1er février 2015, au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba, en Éthiopie par le groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique, présidé par l'ancien Président sud-africain Thabo Mbeki. Inauguré en février 2012 pour résoudre le problème exténuant des flux financiers illicites en provenance d’Afrique, le groupe s’est vu créer par une initiative conjointe de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine (UA), en 2011.

Ce rapport propose des recommandations « clés », notamment sur le plan juridique, pour contribuer à la lutte contre ces flux financiers illicites en Afrique. Un fléau, qui d’après les auteurs du rapport représente « une menace importante pour la gouvernance et le développement économique en Afrique ».

Suffiront-elles ?

Selon l’ONG américaine Global Financial Integrity, les flux financiers illicites quittant les pays d’Afrique subsaharienne auraient augmenté de plus de 13% en dix ans, entre 2003 et 2013. Le dernier rapport de l’organisation date de décembre dernier et montre que plus de 580 milliards de dollars ont ainsi échappé illégalement aux pays de cette région, notamment de pays comme le Nigéria, L’Afrique du Sud, et l’Egypte. Ce rapport appelle les Nations Unis à établir un plan de lutte contre ce fléau d’ici 2030, fixant l’objectif à une baisse de 50% de ces flux illicites. 


Jeremy Corbyn, Tony Blair and the ghost of the Iraq war


Must read, today in The Guardian:

http://www.theguardian.com/uk-news/2015/aug/05/tony-blair-could-face-trial-illegal-iraq-war-jeremy-corbyn?CMP=twt_gu




Tony Blair could face trial over 'illegal' Iraq war, says Jeremy Corbyn


Corbyn, the Labour leadership frontrunner, claims Chilcot report may lead to ‘consequences’ for former PM over decisions made during 2003 invasion


Tony Blair arriving at Basra airport in Iraq in December 2004 for meetings with senior military officers.
 Tony Blair arriving at Basra airport in Iraq in December 2004 for meetings with senior military officers. Photograph: Adrian Dennis/AFP/Getty Images

Tony Blair should stand trial on charges of war crimes if the evidence suggests he broke international law over the “illegal” Iraq war in 2003, the Labour leadership frontrunner Jeremy Corbyn has said.
Corbyn called on the former prime minister to “confess” the understandings he reached with George W Bush in the run up to the invasion.
Asked on BBC Newsnight whether Blair should stand trial on war crimes charges, Corbyn said: “If he has committed a war crime, yes. Everybody who has committed a war crime should be.”
The veteran MP for Islington North was a high-profile opponent of the war and became a leading member of the Stop the War coalition. He said: “It was an illegal war. I am confident about that. Indeed Kofi Annan [UN secretary general at the time of the war] confirmed it was an illegal war and therefore [Tony Blair] has to explain to that. Is he going to be tried for it? I don’t know. Could he be tried for it? Possibly.”
Corbyn said he expects the eventual publication of the Chilcot report will force Blair to explain his discussions with President Bush in the runup to the war.
He said: “The Chilcot report is going to come out sometime. I hope it comes out soon. I think there are some decisions Tony Blair has got to confess or tell us what actually happened. What happened in Crawford, Texas, in 2002 in his private meetings with George [W] Bush. Why has the Chilcot report still not come out because – apparently there is still debate about the release of information on one side or the other of the Atlantic. At that point Tony Blair and the others that have made the decisions are then going to have to deal with the consequences of it.”
On Newsnight, Corbyn made clear that he is opposed to British involvement in air strikes against Islamic State forces in Iraq and Syria. Prime minister David Cameron is hoping to win parliamentary support to extend Britain’s involvement in the aerial bombing of Isis targets from Iraq to Syria.
Corbyn said: “I would want to isolate Isis. I don’t think going on a bombing campaign in Syria is going to bring about their defeat. I think it would make them stronger. I am not a supporter of military intervention. I am a supporter of isolating Isis and bringing about a coalition of the region against them.”
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04/08/2015

ESCALE IMAGINAIRE A SAINT-NAZAIRE ET VALPARAISO


Avec mon article pour Toute la Culture - au menu : musique et street art...

[INTERVIEW]

LES ESCALES DE SAINT-NAZAIRE METTENT VALPARAISO À L’HONNEUR


4 août 2015 Par Melissa Chemam



Les Festival Les Escales de Saint-Nazaire tiendra sa 24ème édition les 7 et 8 août prochain, comme chaque année, dans la zone portuaire de la ville. Après Istanbul l’an dernier et Tucson, Arizona, il y a deux ans, cette année la ville invitée de ce festival dédié aux brassages culturels est la cité chilienne de Valparaiso. Plus d’une vingtaine d’artistes, musiciens et graffeurs, y sont attendus, dont les Chiliens DJ Nakeye et La Robot de Madera, mais aussi la chanteuse israélienne Yaël Naïm ou encore le jazzman tunisien Dhafer Youssef. 
Entretien avec Jérôme Gaboriau, le programmateur du festival
« L’île dite du Petit Maroc est entourée par les eaux, un bassin, l’estuaire de Saint-Nazaire et l’océan », explique Jérôme Gaboriau. « Cela en fait un lieu très poétique, invitant à découvrir les cultures qui ont fait escales au cours des siècles dans le port, c’est tout le sens du Festival ».
Valparaiso, capitale culturelle du Chili, est au cœur de la programmation de cette édition 2015, avec tout ce qu’elle révèle de la culture en plein renouveau du pays d’Amérique latine, où de nombreux artistes revisitent les traditions anciennes voire oubliées, à l’aune du récent boom économique et aidée par la distance historique. « Notre plateau d’invités est unique en Europe et notre but est d’exposer la diversité musicale et artistique de la ville », précise Jérôme Gaboriau. Le groupe traditionnelLa Isla de la Fantasia côtoiera les performances des dernières stars du hip-hop chilien comme DJ Nakeye.
Outre la diversité musicale de la ville, les Escales présentent aussi l’incontournable vitalité de l’univers du graffiti, en plein essor à Valparaiso, où la ville est recouverte de murales multicolores. Les graffeurs Inti et La Robot de Madera sont arrivés du Chili vendredi dernier pour entamer une immense fresque sur le port qui sera dévoilée vendredi 7 août.

Parmi les artistes des autres continents, notons la présence des musiciens maliens Salif Keita et Cheick Tidiane Seck & Amadou Bagayoko, du joueur d’oud tunisien Dhafer Youssef et de l’orchestre du Bal de L’Afrique Enchantée ainsi que du groupe de percussionnistes ukrainiennes Dakhabrakha, qui ont promis de faire passer un message politique, alors que les deux navires de guerres français commandés par Poutine et construits à Saint-Nazaire sont finalement restés au sol du fait de la crise entre l’Ukraine et la Russie…

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Deadly Milestone as Mediterranean Migrant Deaths Pass 2,000 (IOM)


From the International Organisation for Migration:

Deadly Milestone as Mediterranean Migrant Deaths Pass 2,000


Migrants rescued in the Channel of Sicily. © IOM/Francesco Malavolta 2015
Migrants rescued in the Channel of Sicily. © IOM/Francesco Malavolta 2015

Italy - Over 2,000 migrants have died so far this year trying to cross the Mediterranean to reach Europe, confirming this as the deadliest route for migrants in search of a better life. In the same period last year, 1,607 migrants perished. A total of 3,279 lost their lives in 2014.
As in 2014, the overwhelming majority died in the Channel of Sicily on the Central Mediterranean route connecting Libya and Italy, where unseaworthy vessels used by smugglers and traffickers significantly increase the likelihood of tragedies occurring.
Statistics suggest that the Central Mediterranean route is far more dangerous than other routes.  While Italy and Greece have this year experienced similar inflows of migrants (approximately 97,000 and 90,500 respectively), the death rates are very different. Approximately 1,930 people lost their lives trying to reach Italy, but only about 60 died trying to reach Greece.
The latest tragic loss of life which took the total number of deaths past 2,000 took place last week when a total of 19 people lost their lives in the Channel of Sicily. The remains of 14 of the migrants were brought to the Sicilian port of Messina on July 29 by the Irish Navy Ship Le Niamh. They were part of a larger group of 456 people rescued at sea.
According to IOM staff in southern Italy, who interviewed the survivors, the engine of the boat in which they were travelling overheated and the drinking water on board had to be used to cool it. Fourteen migrants subsequently died of heat exhaustion and thirst.
“It is unacceptable that in the 21st century people fleeing from conflict, persecutions, misery and land degradation must endure such terrible experiences in their home countries, not to mention en route, and then die on Europe’s doorstep,” said IOM Director General William Lacy Swing.
Despite these tragedies, IOM recognizes the extraordinary efforts of maritime forces in the Mediterranean, who continue to save migrants at sea on a daily basis. Loss of life has been greatly reduced in recent months and this is largely due to the enhancement of the Triton operation, which can now count on more vessels patrolling international waters, where most migrants run into difficulties.
Approximately 188,000 migrants have been rescued in the Mediterranean so far this year and IOM strongly supports the continuation of this level of response. The organization believes that more migrants will attempt to reach European shores as the summer progresses, and the 200,000 mark will be reached very soon.
Meanwhile, in a related and equally tragic event, media yesterday reported the death of a 27-year-old Moroccan man, who suffocated when hidden in a suitcase. He was in the trunk of a car on a ferry travelling from the Spanish North African enclave of Melilla to southern Spain.


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Link: http://www.iom.int/news/deadly-milestone-mediterranean-migrant-deaths-pass-2000

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Established in 1951, IOM is the leading inter-governmental organization in the field of migration and works closely with governmental, intergovernmental and non-governmental partners.





03/08/2015

Incantation





'Incantation'
(Everywhen)






My love
Your light
Incantations
Struck stars
Like tears fall
The sequence ends
Downtime
God speed
Everywhen
We concede
The sequence ends
And begins
Everything
You think you know
Everything
You think you know
You think you know
Blood ties
Blood ties
The sequence ends


02/08/2015

Three paintings from 3D - circa 1990-93


Three of the most beautiful paintings from 3D taken from his fascinating book '3D and The Art of Massive Attack':


'Happy Eater', from 1990:



'Naked Lunch', from 1993:




Famous and impressive 'In Baghdad', from 1993 too:


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More about the book:
http://melissa-on-the-road.blogspot.fr/2015/07/3d-and-art-of-massive-attack-by-robert.html






          3D and the art of Massive Attack VF NEWS
The Vinyl Factory is proud to present 3D and the art of Massive Attack by Robert Del Naja aka 3D. Spread across 300 pages, the 12" x 12" hardback book takes a look at the visual identity of the band that have sold over 11 million records worldwide.

3D, whose artwork has come to define the iconic style of the band, has compiled and designed the book himself using original artifacts and images from a personal archive. Featuring 280 illustrations and images and an in-depth interview with the artist, this is the definitive visual history of Massive Attack.

3D and the art of Massive Attack is available to order from the VF online shop, and from all good book shops.



Paris summertime...

01/08/2015

Most faithful mirror...





"Most faithful mirror

Fearless on my breath

Teardrop on the fire

Fearless on my breath

You stumble in the dark

You stumble in the dark"...