16/08/2016

BBC Intro West celebrates 'Blues Lines' at 25


I did not realize when I first started my Bristol project late 2014 that my book would be out the year of Blue Lines's 25th anniversary....

But what a wonderful coincidence!

So let's celebrate.

Bristol indeed will, like this:


MASSIVE ATTACK REINTERPRETED 

at The Cube Microplex cinema, in Bristol, UK

Fri 2 September 2016 from 08:00 pm



BBC Introducing in the West presents a night of music, spoken word and film, celebrating the influence of Massive Attack’s seminal album Blue Lines on the culture of modern Bristol. 

Featuring new local musicians Andy Oliveri, Jilk, Kayla Painter and ThisisDA as well as spoken word artists Sally Jenkinson, Stephanie Kempson and Vanessa Kisuule, the gig will take place the night before Massive Attack’s live return to the city. 

There will also be an exclusive showing of a BBC documentary on the making of Blue Lines. 

Oh, and Sam Bonham and Richard Pitt from BBC Introducing in the West will be broadcasting the whole thing!







All details here: bit.ly/2apPagG




Schedule: 

7.30 pm - Doors open, Etched (DJ) perform in foyer, bar open
8.30 pm - ThisisDA music performance
8.50 pm - Stephanie Kempson spoken word performance
9.00 pm - Film 
10.50pm - Close, Etched (DJ) perform in foyer, bar open
11.30pm - Doors shut


Le nouveau livre de Karine Tuil, L'Insousiance, en librairie le 18 août : entretien


In France, if you know a little of the country's rituals, September is a moment of start-over.
August being so quiet, most places closing for holidays, the end of August sees everyone, especially schools, publishers and the art world, prepare for La Rentrée.

In the world of publishing it is name "La Rentrée littéraire" and it's the greatest event of the year, where the most famous novelists publish their new book, yes, all at once... Sometimes more than 600 books get published between the third week of August and the end of September.

So one can easily imagine how difficult it is to find which book you'd like or to get sure not to miss the most important of the novels.

Here is my choice for 2016. Though I haven't read all the others, I sense this novel will be a very important one for France, especially after the two years we've had.

Karine Tuil is a great writer and a beautiful mind. She is talented and committed and believe literature tells us a lot about our world. So do I, of course.

I interviewed her in July. The novel is out in France on August 18th.
Her previous one, The Age of Reinvention - L'Invention de nos vie in French - can be found in the UK here:
http://www.simonandschuster.com/books/The-Age-of-Reinvention/Karine-Tuil/9781476776347

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Notre entretien, en français, pour Toute La Culture :

http://toutelaculture.com/livres/fictions/interview-karine-tuil-linsouciance/







Karine Tuil
L’Insouciance
Entretien avec Mélissa Chemam


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Roman choral, radiographie imaginaire d’une France en pleine ébullition sociale et politique, L’Insouciance de Karine Tuil pousse le lecteur à se poser des questions qui souvent dérangent. Inspirée par l’injustice faite à de nombreux soldats après leur retour traumatisant d’Afghanistan, la romancière tisse tout un monde autour du personnage de Roman Roller, un jeune lieutenant qui tombe amoureux d’une journaliste récemment mariée à un homme d’affaires richissime, Français Vély. Originaire de Clichy-sous-Bois, Romain, dans son errance, essaie de sauver son mariage ébranlé par le post-trauma de la guerre la plus inutile de sa vie… Il va aussi renouer avec ses anciens camarades de banlieue, dont la nouvelle star montante de la politique, Osman Dibula, nommé parmi les conseillers du « Président », mais dont le parcours, en tant que jeune noir sans diplôme de grande école, se révèle plus que chaotique. Le livre est un des sommets de l’auteur. Et de toute évidence un des romans qui marquera la rentrée littéraire 2016.

Pour en parler au mieux, nous avons proposé à l’auteur de nous accorder un long entretien.

Rencontre.

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D’où vous est venue l’inspiration d’écrire sur le retour des soldats d’Afghanistan ?

Je n’avais pas d’éléments précis pour commencer ce livre, mais j’avais été très marquée par l’embuscade d’Uzbin, en Afghanistan, à l’été 2008, au cours de laquelle dix soldats français ainsi que leur interprète afghan avaient été tués par les talibans. Je me suis alors intéressée aux effets psychologiques de la guerre, au syndrome de stress post-traumatique. C’est une question qui a longtemps été taboue en France, alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, des écrivains, des cinéastes, s’étaient emparés de ce sujet avec la guerre du Vietnam et d’Irak. J’ai lu beaucoup de livres, notamment Dispatches de Michael Heer (en français, Putain de mort), et vu des documentaires qui m’ont marquée comme Let there be light de John Huston sur le traumatisme psychologique des soldats américains après la seconde guerre mondiale. J’ai rencontré des soldats, par moi-même,  d’abord, par le bouche-à-oreille, en toute liberté, sans contacter l’armée. Ils m’ont parlé sans tabou, sans censure, et m’ont beaucoup aidée. Par la suite, j’ai suivi, avec le concours des services de l’armée, les rencontres militaires « blessures et sports » - pendant une semaine, des soldats blessés physiques ou psychologiques font des activités sportives pour tenter de se reconstruire. Mon désir d’écrire naît souvent d’une rencontre. Mais le thème central du livre, c’est l’épreuve. Comment une épreuve survient dans une vie et comme on y réagit.

Je voulais également aborder la question de la violence, celle des conflits internationaux, mais aussi de la violence sociale, des inégalités, de la difficulté à trouver sa place dans une société toujours plus compétitive. L’insouciance est, de ce point de vue, dans la continuité de mon précédent livre, L’Invention de nos vies, qui abordait la question de la place sociale et de l’identité.


Vous avez effectué un travail de recherches et réfléchi sur le journalisme, avec un souci de réalisme : pensez-vous la littérature comme reflet de notre monde ?

Je voulais écrire un grand roman social sur la fin de l’insouciance. Depuis quelques années, nous traversons une période particulièrement âpre, marquée par des attentats, des conflits sociaux. Nous nous sentons démunis et vulnérables. Le rôle de l’écrivain, c’est de raconter la société dans toutes ses ambiguïtés, sa complexité. Dans mes livres, je ne peux que transmettre ma vision du monde – une vision sombre, tourmentée, mais pas sans espoir. Les héros luttent contre des forces obscures, puisent dans leurs propres ressources : c’est, d’une certaine façon, un roman sur la combativité, notre capacité à surmonter l’adversité – à vivre ou survivre.

Mais ce livre est aussi une réflexion sur le rôle de la littérature, celui qu’on lui assigne. Pour moi, un livre doit être une mise en danger, il peut mettre mal à l’aise, questionner, bouleverser. J’aime beaucoup cette phrase de James Baldwin dans Chronique d’un pays natal : « Cela fait partie du rôle de l’écrivain tel que je le conçois, d’étudier les attitudes, d’aller en profondeur, de remonter aux sources. »


Vous écrivez d’ailleurs à un moment « la littérature, c’est la guerre »…

C’est une phrase de l’écrivain Jacques Chessex dont j’aimais beaucoup le travail. Philippe Murray disait aussi : « la littérature, c’est le conflit et l’aggravation du conflit. » On écrit forcément contre quelqu’un ou quelque chose. Si on était apaisé, on n’écrirait pas. Il y a une situation de mise en danger, à partir de laquelle, pour moi, la littérature devient une forme de réparation et de consolation. Elle est une tentative pour comprendre le monde ou au moins pour tenter d’en discerner ses aspects les plus contradictoires.

La grande question en jeu n’est-elle pas aussi celle du rapport à l’autre ?

Absolument… Dans ce livre, je raconte notamment le délitement d’un amour, l’impossibilité soudaine, pour des couples, de communiquer autrement que par la violence. Lorsque le lieutenant Romain Roller revient d’Afghanistan, il est dévasté et ne parvient plus à aimer sa femme. Il a le sentiment qu’elle ne peut pas comprendre ce qu’il a vécu. Je souhaitais démonter le mécanisme cruel, l’ambivalence du rapport amoureux où tout est remis en cause, à chaque minute. Car l’amour est aussi régi par les rapports sociaux. C’est ce qu’incarne le personnage de l’homme d’affaires François Vély, pour qui l’amour est une forme de conquête. Le suicide de sa femme, Katherine, au moment où il décide de s’engager avec la jeune journaliste, Marion, dont il est amoureux engendre alors un dilemme : peut-on construire son propre bonheur sur le malheur de quelqu’un d’autre ? J’aime que le roman soit aussi porteur de questionnements moraux, politiques, que les personnages soient placés dans des situations conflictuelles qui révèlent leur vraie nature.

Cela donne un livre choral, comme le précédent, où les personnages qui se rencontrent charrient des pans de réalité très distincts…

Je n’ai qu’une règle : écrire sur ce qui m’intéresse. Et bien sûr, quand on commence à écrire, tout n’est pas maîtrisable. Je ne suis pas toujours capable d’expliquer comment les choses ont évolué au fil de l’écriture. Il y a un mystère de l’écriture. Au départ, je me suis basée sur ce retour d’un soldat d’Afghanistan avec l’envie de raconter une histoire d’amour sur fond de tensions sociales. Et puis j’ai toujours eu un intérêt pour le milieu politique, d’où le personnage d’Osman Diboula. J’avais déjà fait des recherches sur ce milieu pour L’Invention de nos vies. Et là, je voulais créer un personnage central qui serait noir et qui, au sein d’un système politique clanique, aurait du mal à trouver sa place, subirait discrimination et racisme. Le mépris social, les luttes de pouvoir, la ronde des courtisans sont aussi des sujets de ce livre.

Vous n’hésitez pas non plus à décrire l’opulence voire l’indécence du mode de vie des Vély…

Je raconte tout simplement le réel, en décrivant une élite, la grande bourgeoisie, et les rapports de classes qu’elle impose. Comment trouver sa place dans les milieux de pouvoir quand vous êtes issu d’un milieu défavorisé ?  Le roman est l’espace de l’expression totale : tout ce qui ne veut pas être entendu dans la société peut être dit. J’aime l’idée qu’un roman ait le pouvoir de susciter des réactions et des débats.

Vous traitez aussi des conflits de mémoires et du racisme, vous faites citer Frantz Fanon au personnage d’Osman, qui rappelle que « le colonialisme est la violence à l’état pur qui ne peut s’incliner que devant une plus grande violence ». Est-ce un sujet plus délicat ?

J’ai beaucoup réfléchi à ce problème de conflits des mémoires, qui crée des crispations et une concurrence entre les victimes. Je pense que cela est dû à un manque de travail de mémoire sur certaines questions, dont l’esclavage. Et cela s’empire dans une société qui divise. Au cours de l’écriture, j’ai lu « Les damnés de la terre » de Fanon et j’ai été saisie de constater à quel point ses réflexions étaient d’actualité et expliquaient certains drames actuels.

La question du racisme aussi est très difficile à aborder. Et c’est ce qui rend l’exercice stimulant. J’ai eu de nombreuses discussions sur le sujet, j’ai aussi entendu et retenu des conversations, lu des propos sur les réseaux sociaux, des prises de positions, qui ont alimenté mes descriptions.

Tous ces thèmes se rejoignent sur la dualité entre vie et mort et sur la question de la perte…

J’invente beaucoup d’anti-héros, de personnages qui sont incarnés au moment où ils chutent. C’est un roman sur la fin de l’insouciance, sur la perte oui, et sur le renoncement. Le personnage de Farid, soldat qui rentre tétraplégique d’Afghanistan, interroge sur ce point : où placer le curseur de la douleur ? Katherine, la femme de l’homme d’affaires François Vély, préfère se suicider que d’affronter un divorce… Les forces de vie de chacun sont différentes et parfois surprenantes.


Mes personnages se retrouvent obligés de faire des choix, que ce soit Osman en politique ou Marion en tant que journaliste ou en tant que femme amoureuse de ce soldat, Romain, qui ne lui apportera jamais le confort matériel que lui offre son mari, l’homme d’affaires, François Vély. Pour certains, leur amour peut être perçu comme une indécence, ils s’aiment dans un monde qui s’écroule, mais ils incarnent l’envie de vivre. Finalement, le plus souvent, la vie est plus forte que tout. Mais il faut se reconstruire pour y arriver, et chacun fait comme il peut. Comme le dit le personnage du psychiatre des armées dans le roman : « peut-être qu’il ne faut pas chercher à être heureux mais seulement à rendre la vie supportable. »

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Lire un extrait sur le site de l'éditeur, Gallimard : 




The thing about Britain...


 Ah England... Even after the Brexit referendum, even after the most wonderful weeks in the equally as wonderful Sicily, you manage to remain such a source of inspiration for me! Why...? How come?! You know, a friend even suggested that we may have been deeply linked in a past life...

 Anyway, England, as much as things are changing right now, as awkward as the political prospects remain, I'm still deeply connected to your culture.

 It's not only about England... It's the whole of the British Isles!

 I was reading some poems from the great William Butler Yeats and it's obvious that in terms of history and politics, Ireland is a special source of inspiration. Samuel Beckett is indeed one of my favourite writers. And Dubliners have always shown to me how incredibly welcoming they are...

It's about how London has managed to remain connected to the world, I guess, to preserve its openness and intelligence from bigoterie.

So here are a few events that I want to share, currently in or soon to take place in London.

I'll be back soon in West England too. Then I hope to visit Glasgow and Northern Ireland before the end of the year. Next summer, I have to be in Edinburgh for the literary festival. And I don't even mention my long-overdue visit to Liverpool where a dear friend is from.

And so on and so on.

Below for the events!

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First, art:


BLACK CHRONICLES
PHOTOGRAPHIC PORTRAITS 1862-1948

18 MAY - 11 DECEMBER 2016

NATIONAL PORTRAIT GALLERY

LONDON, UK
Free display


The National Portrait Gallery in partnership with Autograph ABP presents a unique ‘snapshot’ of black lives and experiences in Britain.
An important display of photographs, which will reveal some of the stories of Black and Asian lives in Britain from the 1860s through to the 1940s, opens in May at the National Portrait Gallery.
Black Chronicles: Photographic Portraits 1862-1948 will bring together some of the earliest photographs of Black and Asian sitters in the National Portrait Gallery’s Collection.
These will be exhibited alongside recently discovered images from the Hulton Archive, a division of Getty Images. The display of over 40 photographs will highlight an important and complex black presence in Britain before 1948, a watershed moment when the Empire Windrush brought the first group of Caribbean migrants to Great Britain.
In addition, Black Chronicles: Photographic Portraits 1862-1948 will highlight new acquisitions including a series of portraits by Angus McBean, of Les Ballets Nègres, Britain’s first all-black ballet company and a selection of photographs of the pioneer of classical Indian dance in Britain, Pandit Ram Gopal, by George Hurrell.
Individuals with extraordinary stories, from performers to dignitaries, politicians and musicians, alongside unidentified sitters, will collectively reveal the diversity of representation within 19th and 20th century photography and British society, often absent from historical narratives of the period. 
They will include the celebrated portraits by Camille Silvy of Sarah Forbes Bonetta, one of the earliest photographic portraits of a black sitter in the Gallery’s Collection. Born in West Africa of Yoruba descent, Sarah was captured at the age of five during the Okeadon War. She was thought to be of royal lineage and was presented to Queen Victoria, as if a gift, from King Gezo of Dahomy. As Queen Victoria’s protégée, Sarah was raised among the British upper class and educated in both England and Sierra Leone. In 1862, she married the merchant and philanthropist James Pinson Labulo Davies.
Black Chronicles: Photographic Portraits 1862-1948 will also feature Samuel Coleridge-Taylor, a celebrated British composer of English and Sierra Leonean descent who was once called the ‘African Mahler’; Dadabhai Naoroji, the first British Indian MP for Finsbury in 1892; members of the African Choir, a troupe of entertainers from South Africa who performed for Queen Victoria in 1891; international boxing champion Peter Jackson a.k.a ‘The Black Prince’ from the island of St Croix; and Ndugu M’Hali (Kalulu), the ‘servant’ of British explorer Sir Henry Morton Stanley, who inspired Stanley’s 1873 book My Kalulu, Prince, King and Slave: A Story of Central Africa.
Black Chronicles: Photographic Portraits 1862-1948 will include original albumen cartes-de-visite and cabinet cards from the Gallery’s permanent Collection, presented alongside a series of large-scale modern prints from 19th century glass plates in the Hulton Archive’s London Stereoscopic Company collection, which were recently unearthed by Autograph ABP for the first time in 135 years and first shown in the critically acclaimed exhibition ‘Black Chronicles II’ at Rivington Place in 2014.
Dr Nicholas Cullinan, Director, National Portrait Gallery, London says: “We are delighted to have the opportunity to collaborate with Autograph ABP and present this important display - bringing together some of the earliest photographs from our Collection alongside new acquisitions and striking images from Hulton Archive’s London Stereoscopic Company collection.”
Renée Mussai, Curator and Head of Archive at Autograph ABP, says: “We are very pleased to share our ongoing research with new audiences at the National Portrait Gallery.  The aim of the Black Chronicles series is to open up critical inquiry into the archive to locate new knowledge and support our mission to continuously expand and enrich photography’s cultural histories. Not only does the sitters’ visual presence in Britain bear direct witness to the complexities of colonial history, they also offer a fascinating array of personal narratives that defy pre-conceived notions of cultural diversity prior to the Second World War.”
Liz Smith, Director of Participation and Learning, National Portrait Gallery, says:  “Beyond the significant display, the partnership with Autograph ABP will enable the National Portrait Gallery to provide a rich programme for schools, families and young people and a one-day conference. This will enable a fuller exploration of perspectives on identity and representation and for the images to reach a wider audience.”
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UK FILM PREMIERE AND DISCUSSION
DREAMS IN TRANSIT

TUE 6 SEPT, 7 - 9PM

RIVINGTON PLACE

LONDON, UK
£3


Join us for the UK premiere of award-winning director Karen Martinez's Dreams in Transit, a poetic documentary reflecting on the theme of identity and contemporary migration.
First screened to much acclaim at the Trinidad & Tobago Film Festival in September 2015, the film is narrated by a Trinidadian based in London, who returns to the Caribbean to explore what 'home' and ‘belonging’ really mean for both migrants and non-migrants, particularly in the age of cheap air travel and Skype. The film uses a kaleidoscopic approach that mixes interviews, actuality, a meditative narration delivered by the actor Martina Laird and an evocative acoustic score by acclaimed London-based Trinidadian composer Dominique Le Gendre.
After the screening independent film and moving image curator Karen Alexander will be in discussion with director Karen Martinez.
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Theatre / Musical

Groundhog Day

Join us this summer for the world premiere of Groundhog Day a new musical directed by Old Vic Artistic Director Matthew Warchus.
Groundhog Day is the story of Phil Connors (Andy Karl), a cynical Pittsburgh TV weatherman who is sent to cover the annual Groundhog Day event in the isolated small town of Punxsutawney, Pennsylvania, when he finds himself caught in a time loop, forced to repeat the same day again and again…and again. As each day plays out exactly the same as before Phil becomes increasingly despondent, but is there a lesson to be learnt through his experiences, will he ever unlock the secret and break the cycle?
Director Matthew Warchus, composer and lyricist Tim Minchin, choreographer Peter Darling and designer Rob Howell, four of the creators of the international sensation Matilda The Musical, have joined forces with writer Danny Rubin to collaborate on this new musical based on his 1993 hit film.
Andy Karl’s numerous Broadway credits include On the Twentieth Century, Rocky, The Mystery of Edwin Drood, Jersey Boys, Wicked, 9 to 5, Legally Blonde, The Wedding Singer and Saturday Night Fever.
Groundhog Day will play a strictly limited 10-week season from Friday 15 July – Saturday 17 September 2016.
[Andy Karl is appearing with the support of UK Equity, incorporating the Variety Artistes’ Federation, pursuant to an exchange program between American Equity and UK Equity].

At the Old Vic Theatre
Fri 15 Jul – Sat 17 Sep 2016
(Previews Fri 15 Jul – Mon 15 Aug)
Mon – Sat 7.30pm; Wed & Sat 2.30pm
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See you soon England.

11/08/2016

Full line-up for Massive Attack's "The Downs Festival" announced



Via Crack Magazine :


ADDITIONAL SUPPORT ACTS ANNOUNCED FOR MASSIVE ATTACK BRISTOL SHOW

A DJ line-up has also been announced for the Clifton Downs festival
The full line-up for The Downs Festival with Massive Attack has now been announced.
Additional support acts Savages and Khruangbin will join Primal Scream, Skepta and local support on the main stage, while on the second stage, Smith and Mighty, DJ Krust, Pinch, Sam Binga, Bristol Hi-Fi, Stryda and Idle Hands will complete the DJ line-up.
The Downs Festival will take place on Saturday 3 September from 1-11pm on Clifton Downs. 
Tickets are now sold out.

09/08/2016

THE COLOR LINE: Quai Branly (4 octobre 2016 - 15 janvier 2017)







THE COLOR LINE
Les artistes africains-américains et la ségrégation

4 octobre 2016 - 15 janvier 2017


L'exposition The Color Line, présentée au musée du quai Branly à partir du 4 octobre retrace 150 ans d'histoire de l'art africain-américain, à travers les œuvres d'artistes emblématiques, David Hammons, Jacob Lawrence, Aaron Douglas, Elizabeth Catlett, Ellen Gallagher...


Titre d'un article du grand leader loir Frederick Douglass, l'expression The Color Line désigne la ségrégation des Noirs apparue aux États-Unis après la fin de la guerre de Sécession en 1865. La ratification du 13e amendement allait ouvrir une nouvelle période de l'histoire américaine, et l'esclavage laissait place à un siècle de ségrégation (qui connaîtra son terme en 1964, après de nombreuses luttes, avec la signature du Civil Rights Act par le Président Johnson).

Rassemblant  pour  l'une des  premières  fois  en  France les grands   noms   de   l'art    africain-américain,   encore   trop largement méconnus en dehors des frontières  américaines, l'exposition  du  musée  du  quai  Branly  -  Jacques  Chirac s'articule autour  d'un parcours chronologique. Il débute en 1865  par  la  fin  de  la  guerre  de  Sécession,  l'abolition  de l'esclavage et le début de la ségrégation et s'achève avec  les productions contemporaines dont celles traitant du Civil Rights Act, portant les marques indélébiles de cette période de l'histoire des africains-américains.

Le parcours intègre également quelques focus thématiques sur de grandes figures ou mouvements liés à la ségrégation : le quartier de Harlem, la figure emblématique de Rosa Parks, ou encore le cinéma noir des années 1920-1930.

A travers un ensemble exceptionnel de 600 œuvres et documents, l'exposition présente cette période de l'histoire américaine du point de vue de ceux qui étaient les victimes de cette « ligne de couleur »discriminatoire.


 Exposition Galerie Jardin 
Commissaire de l'exposition : Daniel Soutif
Reginald A. Gammon, Jr, Martin Luther King Jr © Adagp, Paris, 2016

Mickalene Thomas, Origin of the Universe I © Adagp, Paris, 2016



01/08/2016

That Window...




“The 100th Window is the one you don’t close. It’s the one you’ve got no real control over. It sounded celestial to me, almost Buddhist. It’s a window in your head where people can look in and you can see out without fear.”

- Robert Del Naja, in The Big Issue, February 2003



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'Future Proof', live in Paris, February 2016: 




De Massive Attack à Banksy, l’histoire d’un groupe d’artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions


On October the 6th, 2016, my book will be out in France.
Then I hope in 2017 in the UK...

Thanks a million to all the wonderful artists who agreed to be interviewed, in Bristol and beyond. See you soon in the West Country.

Pour les francophones, rendez-vous le 6 octobre dans toutes les bonnes librairies!

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En dehors de la zone de confort

De Massive Attack à Banksy, l’histoire d’un groupe d’artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions

Mélissa CHEMAM

Editions Anne Carrière




Copyright / crédit : Robert Del Naja



Qu’ont en commun le Pont suspendu d’Isambart Brunel, l’acteur Cary Grant, le groupe Massive Attack, le plasticien Damian Hirst et l’artiste de rue Banksy ? Ils sont tous originaires de Bristol, une ville moyenne de l’ouest de l’Angleterre. Une ville marquée par une histoire riche et complexe, mais encore jamais racontée !

Marquée par une fortune précoce liée à l’ouverture de l’Angleterre vers l’Amérique, elle devient aussi un des points névralgiques du commerce triangulaire. C’est justement cette histoire qui va nourrir, de manière inédite et radicale, la génération d’artistes éclose à Bristol à partir de la fin des années 1970. Post-punk et reggae se rencontrent autour de groupes comme Black Roots, le Pop Group puis The Wild Bunch.

Tout prend forme lorsque qu’un jeune graffeur anglo-italien du nom de Robert Del Naja signe du pseudonyme de 3D sa première œuvre de rue sur un mur de la ville en 1983. Avant de fonder le groupe Massive Attack en 1988 avec les DJs Grantley Marshall et Andrew Vowles, il rencontrera sur sa route les pionniers du post-punk de Londres et Bristol, les passionnées de reggae antillais du quartier de Saint Pauls, puis la chanteuse Neneh Cherry et le rappeur Tricky. Creuset inattendu mêlant hip-hop, reggae, soul et guitares rebelles, le premier album de Massive Attack, Blue Lines, sort en 1991 et provoque une révolution dans la culture populaire britannique. Massive Attack devient l’incarnation du succès d’un métissage à la britannique, et parviendra à toujours se renouveler, tenter de nouvelles révolutions et durer au-delà de nombreux mouvements musicaux des années 1990 et 2000, telles la Brit Pop, l’electronica et le drum and bass.

Dans le sillage de cette créativité débridée mêlant musique, art et implication sociale profonde, naissent aussi les groupes Portishead et Roni Size, les mouvements nommés trip-hop et dubstep, et le génial Banksy, inspiré dès son plus jeune âge par les graffitis de Robert Del Naja. Depuis, la profondeur artistique de ces artistes et leur engagement n’ont fait que se renforcer, tout comme leur lien avec leur ville. Ce lien va devenir le tremplin qui les porte jusqu’à l’autre bout du monde, de l’Amérique à Gaza. Il pousse aussi très tôt Robert Del Naja à se mobiliser – contre la guerre d’Irak, pour les droits des Palestiniens ou plus récemment pour l’accueil des réfugiés jetés sur les routes européennes. Rébellion, art, musique, engagement, Bristol synthétise ainsi une autre histoire du Royaume-Uni. Une histoire qui amène au sommet des charts et sur le devant de la scène de parfaits autodidactes et la part plurielle et afro-antillaise de la culture britannique.


L'auteur
Journaliste depuis 2004, passée par Paris, Prague, Miami, Londres, Nairobi et Bangui avant d’atterrir à Bristol, Mélissa Chemam est allée à la rencontre de tous les artistes de la ville anglaise, chez eux, et sur les routes qu’ils parcourent.

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Lien vers le site de l'éditeur:
http://www.anne-carriere.fr/ouvrage_en-dehors-de-la-zone-de-confort-melissa-chemam-302.html


Sicile : Art's Oasis, l'île en art



 Back from Sicily, here the first of my articles about the art scene.
Enjoy and thanks to the wonderful people I met in this beautiful island!!


« ART'S OASIS », DÉBARQUEMENT D’ART EN SICILE



En Sicile, la petite ville de Petronino, dans l’ouest de l’île, a été littéralement transformée par l’art. C’est une nouvelle équipe municipale emmenée par le maire Gaspare Giacalone qui a réussi à redonner à ce village délaissé ses lettres de noblesses : bord de mer radieux, plantes méditerranéennes et services publics y sont désormais les atouts qui redonnent aux quelque 8500 habitants leur dignité. Pour fêter cela, l’équipe municipale a créé le projet Art's Oasis, qui invite des artistes à redécorer la ville tous les étés. Compte-rendu de la deuxième édition.



Les sculptures sont posées face à la mer, comme le mégaphone géant créé par Giuseppe Zumma, artiste et commissaire d’exposition originaire de la petite ville de Gibellina, formé à Rome. Les murs des maisons bénéficient quant à eux de murals, pour la plupart des œuvres peintes par des artistes et plasticiens, avec l’aide de quelques graffeurs et street artistes. Gaspare Giacalone et son équipe ont été élus en 2012, après que Gaspare, banquier spécialisé dans l’aide au développement basé à Londres mais originaire de Petrosino, a lancé une campagne pour empêcher un promoteur immobilier peu scrupuleux de défigurer la côte avec un projet imposant. Petrosino, où « seulement 15% des habitants payaient alors leurs impôts », selon Gaspare, avait besoin d’un renouveau politique. Depuis cette élection, la population de la ville est passée de 7000 à 8500 habitants, des jeunes partis chercher du travail ailleurs étant revenus pour aider au renouveau. A cela s’ajoute un influx de 4000 personnes l’été.
« Mes grandes priorités ont été de ramener la propreté, de rouvrir les écoles, de replanter les fleurs et de faire venir de l’art », insiste Gaspare, entouré de son adjointe, la souriante Federica, du jeune Gianvito, en charge de la communication pour la municipalité, et de Sergio qui a convaincu les artistes invités cette année de passer une partie de leur été à Petrosino. C’est ainsi qu’est née l’initiative Art's Oasis, qui fait venir musiciens et artistes du monde entier dans la petite ville sicilienne.

Tour du monde artistique

De Milan à Naples en passant par Bruxelles, Santiago de Cuba et Rio Les artistes invités cette année viennent de plusieurs continents : de Milan à Cuba, en passant par le Brésil. Le célèbre Dzia est également venu de Belgique mi-juillet. Paopao, graffeur et artiste du nord de l’Italie, est arrivé en famille, avec sa femme, qui l’aide depuis ses débuts, et leurs deux petits garçons. Ce qui lui plaît le plus en Sicile est le sens de l’hospitalité : « Ici, tout le monde est plus ouvert. Je connais de nombreux artistes de Catane et de Palerme, et je pense que la Sicile est en train de connaître une période artistique très intéressante », explique Paopao, Paolo de son vrai nom. « Peut-être parce que les Siciliens vivent sur une île, ils s’investissent pour établir de nombreuses connections, ils vont à la recherche d’influences ». Il cite en exemple le travail du sculpteur Domenico Pellegrino et du peintre Max Ferrigno.
Pour Art's Oasis, Paopao a réalisé une œuvre de 9 mètres de haut représentant son animal totem, un pingouin, entouré par un paysage sicilien. Il s’inspire notamment du travail d’un artiste qu’il connaît bien, le célèbre Blu, un des pionniers du street art italien, originaire de la région de Bologne et connu pour ses fresques gigantesques, dont une bonne partie est réalisée à la main.
Comme tous les artistes invités, Paopao a d’abord rencontré le propriétaire du mur sur lequel il a peint, par l’intermédiaire de Sergio, bras droit du maire dans ce projet. C’est Sergio qui a aussi guidé Danis Ascanio, 28 ans, un artiste originaire de Santiago de Cuba et installé à Milan depuis plusieurs années. « J’ai participé à un concours d’art contemporain organisé par la présidente de CubeArt, Ana Pedroso, et c’est comme cela que j’ai été invité en Italie », raconte Ascanio. La Sicile lui a inspiré une œuvre murale représentant la rencontre du désert et de la mer. « J’ai analysé le contexte autour de moi en arrivant, la mer face à nous, et la situation de sécheresse des villages, mon œuvre raconte la connexion entre les deux, et elle fait partie d’un projet que je mets en place, qui s’appellera « Climbing the Future ». 
Ascanio, qui a étudié à La Havane et est le fils d’un professeur d’histoire de l’art, pratique aussi la sérigraphie et crée des t-shirts. Il peint ses murs au pinceau et n’a jamais utilisé de bombe de peinture. Une autre de ses particularités est d’adorer transmettre : pendant qu’il travaille, il invite les enfants à participer !
C’est ce que nous confirme Julia Debasse, une artiste et musicienne de Rio, qui a découvert le travail d’Ascanio lors de ce séjour en Sicile. Pour son œuvre sicilienne, Julia, dont le nom d’artiste – Debasse – vient d’un de ses ancêtres d’origine syrienne, s’est inspirée d’une nouvelle de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, La Sirena. « Le livre raconte l’histoire d’un vieil homme amer de Turin qui raconte à un jeune homme son histoire d’amour passée avec une sirène… Dans ma peinture murale, j’ai représenté la sirène et l’une des tours symbolique de Turin. Et j’ai constaté que les habitants, ici, y lisaient une métaphore politique… Sur les Siciliens obligés de partir travailler dans le nord du pays ». Pour Julia, c’est également le lien avec la population de Petrosino qui restera le plus fort souvenir. « C’est la première fois que je peins sur un mur et c’est une expérience que j’ai partagé de manière unique », ajoute-t- elle, « je suis très touchée par l’hospitalité sicilienne ! »

Hospitalité et diversité à l’honneur

Aventure sociale autant qu’artistique, Arts’ Oasis est merveilleusement représentée par l’œuvre de la Napolitaine Roxy In The Box : ‘StARTer’ est un encouragement, un appel à commencer quelque chose de nouveau, une nouvelle vie, et une métaphore du courage en art. Pour Roxy, qui elle aussi est peintre, c’est ce qu’incarne la peinture murale. Elle a dû se battre pour assumer son statut d’artiste, et son œuvre, représentant des nageurs prêts à se jeter à l’eau, a été inspirée par ce courage de quitter un travail pour se consacrer à l’art. Roxy vient du quartier dit « espagnol » de Naples, l’un des plus populaires d’Italie. Elle s’intéresse essentiellement à la relation entre l’art et les cultures populaires, et travaille sur des photos, des installations et des performances qui ancre sa créativité dans la ville et en interaction avec ses habitants. A Petrosino, elle a organisé une petite performance où des plongeurs grandeur nature ont posé à côté de son œuvre…
A Naples, elle est connue pour ses collages inspirés de portraits de Fridal Kahlo, Marina Abramovic, Barack Obama ou encore Amy Winehouse, apposés sur les murs des bassi, les maisons des quartiers pauvres de Naples où les familles utilisent la rue comme seconde pièce tellement leurs logements sont exigus… « Les gens ont commencé à interagir avec les peintures et collages », raconte Roxy. Elle prépare à présent une performance inspirée d’une pièce de Shakespeare… Petrosino, à l’image de la riche histoire de la Sicile, a ainsi créé avec Arts’ Oasis plus qu’un rendez-vous de démonstration artistique, un petit laboratoire de changement social et de créativité multiculturel.

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Quelques photos :

Ascanio: 




Dzia:



Pao:





Roxy In The Box - 'StARTer':


La Sirena - Julia Debasse