14/07/2023

Sudan's international partners try to stop the civil war

 

Egypt and Sudan's international partners try to stop the civil war: here are the positions of each ally, Egypt, Kenya, the USA, Saudi Arabia, Russia, the UAE

- My latest article for RFI English:
https://www.rfi.fr/en/africa/20230714-egypt-and-sudan-s-international-partners-try-to-stop-the-civil-war?ref=tw


SUDAN CRISIS

Egypt and Sudan's international partners try to stop the civil war

 Leaders from Sudan’s seven neighboring countries agreed on Thursday in Cairo to a new Egyptian-led initiative seeking to resolve the deepening conflict in the African country.


Egyptian President Abdel-Fattah el-Sissi speaks during the summit on the Sudan conflict, in Cairo, Egypt, Thursday, July 13, 2023.
Egyptian President Abdel-Fattah el-Sissi speaks during the summit on the Sudan conflict, 
in Cairo, Egypt, Thursday, July 13, 2023. © Egyptian Presidency Media Office via AP

Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi received Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed, Chad’s President Idriss Déby, Eritrea’s President Isaias Afwerki, South Sudan’s President Salva Kiir, and a representative of Libya.

South Sudan’s President Kiir said their vision for resolving the Sudan crisis is based on a ceasefire and cessation of hostilities.

Regional impact

Fighting in Sudan started three months ago, on 15 April, when army chief Abdel Fattah al-Burhan fell out with his former deputy, Mohamed Hamdan Daglo, known as Hemedti.

Hemedti now commands the paramilitary Rapid Support Forces (RSF) who are fighting Burhan's forces (the SAF) around Khartoum, in Darfur and in South Kordofan.

More than 3,000 people have been killed in the violence, according to the Armed Conflict Location and Event Data Project, and more than three million have been displaced.

 

Refugees have fled to neighbouring Egypt, ChadCentral African Republic and South Sudan.

Thursday's meeting in Cairo follows multiple diplomatic efforts to end the violence in Sudan.

Since the beginning of the conflict, the United States and Saudi Arabia have tried impose unsuccessful ceasefires.

Middle Eastern scholar Talal Mohammad recently wrote in Foreign Policy: "Sudan is a bridge that links the Middle East and Africa, and its abundant natural resources mean the battle for Khartoum has taken on a regional dimension."

One of the main challenges faced by Sudan's partners is that they are all accused of taking sides. Here is where they stand

Egypt

Up until this point, Egypt has supported Saudi-hosted talks in Jeddah.

But the proximity and similarities between Sudan and Egypt seem to have forced Egypt's al-Sisi to act.

Approximately 256,000 Sudanese refugees have entered Egypt since mid-April, and Egyptians worry about a further influx of  people displaced by the war.

Egypt and Sudan also have economic ties. The war  is impacting Egypt's exports in Sudan.

Politcally, Egypt's leader is a military general, and a fierce opponent of Hemedti's rebellion.

It is believed that if the negotiations fail again, Egypt might have to support Burhan more openly and maybe even get involved in the conflict on his side.

Kenya

The east African regional bloc IGAD on Monday held renewed talks, calling on the warring parties to sign an unconditional ceasefire.

The talks were led by Kenyan President William Ruto.

However, the Sudanese army boycotted the gathering in Addis Ababa, after Khartoum's foreign ministry objected to Ruto's leadership, accusing Nairobi of siding with the RSF.

Ths reaction dampened hopes for an end to the three-month-old conflict.

USA and Saudi Arabia

Both the US and Saudi Arabia have reacted quickly to try and broker a ceasefire as both have an interest in stabilising the region and especially the Red Sea. 

The US also offered a major donation for humanitarian aid in June.

Saudi Arabia, for its part, is a long-time investor in Sudan.

Port Sudan remains a key access for trade between north-eastern Africa and the Arab world.

But Russia also has interests in the region and has helped Sudan extract gold from its largest mines.

The US, for itst part, is concerned about the growing involvement of Moscow in both Sudanese camps.

The US and Saudi Arabia remain the main providers of arms in Sudan.

Christopher Tounsel, the director of the African Studies Program at the University of Washington, told RFI English that Riyadh could secure the involvement of the whole of the Arab League, which could have a major role in stopping the conflict.

UAE

While Saudi Arabia supports Burhan, the United Arab Emirates (UAE) have backed Hemedti, because of his links with rebels in the Libyan and Yemeni conflicts, where the UAE are also involved.

The UAE are interested in controlling Sudan's economic resources. 

The UAE has also collaborated with Russia in supporting the RSF, through the paramilitary Wagner Group, active in Sudan since 2017.

Al-Sisi hopes to secure the support of both Qatar and the United Arab Emirates on his side and thus Burhan's, to help weaken the Hemedti's RSF.


"Bastille Day"...

 


Pourquoi et comment les autorités françaises ont-elles associé un défilé militaire à la date du 14 juillet, marquant la prise d'une prison et la rebellion contre une autorité abusive?





>> Fête populaire à l'origine en 1790, les réjouissances du 14 Juillet deviennent militaires pendant le Directoire.


Puis, sous Napoléon Ier, la fête perd considérablement de son importance, et il faut attendre la fin du XIXe siècle et la Troisième République pour que le 14 Juillet revienne à l'honneur.

En 1880, la prise de la Bastille et la fête de la Fédération deviennent fête nationale par une loi promulguée le 6 juillet. Politiquement, il s'agit alors de montrer le redressement militaire de la France après la défaite de 1870... Et d'entretenir dans l'opinion publique l'esprit de mobilisation pour recouvrer, grâce à l'armée, les provinces perdues (Alsace et une partie de la Lorraine).

>> On nous impose des défilés militaires depuis à l'exception de quelques années (1940-44 par exemple...).

>> Cette année le président Macron invite le Premier ministre indien, auquel Dassault vend des armes en large quantité : 26 rafales commandés à cette "belle occasion"... 



13/07/2023

France : Amnesty International publie son analyse sur la mort de Nahel et le rôle de la police

 

Amnesty International publie aujourd'hui son analyse des faits et de leur contexte : La mort de Nahel M. est un homicide illégal.


Le groupe appelle à une révision des règles d'utilisation des armes à feu et à la fin du racisme systémique dans l'application des lois par les forces de l'ordre.

https://twitter.com/amnestyfrance/status/1679398632422817793




Nahel M. est au moins la 15e personne tuée par la police lors de contrôles routiers depuis 2022. 

En 2017, un article ajouté au Code de la sécurité intérieure avait élargi les motifs d'utilisation des armes à feu.

Résultat : une liberté d’interprétation trop large laissée aux forces de l'ordre pour déterminer si le refus d'arrêter un véhicule est une menace suffisante pour justifier l’usage de la force meurtrière. 

Au lieu d’être restrictif, le cadre juridique est permissif.

L’homicide de Nahel illustre les failles de cet article du Code de la sécurité intérieure. 

Rappel : le fait qu’une personne tente de s’enfuir, sans mettre en danger la vie d'autrui, n’est pas une raison suffisante pour utiliser une arme à feu.

L’homicide de Nahel est aussi la conséquence directe de pratiques discriminatoires et racistes de la police. 

Selon Reuters, la majorité des personnes tuées par la police dans un véhicule étaient des hommes noirs et arabes. Nahel était lui-même français d’origine algérienne.

L’un des domaines dans lesquels le racisme systémique à l’égard des populations racisées en France a été le plus observé est celui du maintien de l’ordre. 

Les autorités persistent à nier ce constat, dénoncé même par les Nations Unies.

Et le déni des autorités nourrit le climat d’impunité dont jouit la police.

En refusant de reconnaître l'usage excessif de la force et le racisme dans les opérations de maintien de l’ordre, les autorités couvrent les injustices. 

Stop au déni, place aux réformes !

Donner notamment la priorité à l’obligation de rendre des comptes pourrait apaiser la colère exprimée par la population française depuis la mort de Nahel. 

Nous soutenons les marches pour demander justice pour Nahel et pour les victimes de violences policières.

Combien de Nahel n’ont pas été filmés ? Combien de policiers n’ont pas été jugés ? Combien de familles de victimes attendent que justice soit rendue ?


A lire en intégralité ici : 




MORT DE NAHEL 

IL FAUT RÉFORMER LES RÈGLES D'UTILISATION DES ARMES À FEU ET METTRE FIN AU RACISME SYSTÉMIQUE DANS LA POLICE


Publié le 13.07.2023 | Mis à jour le 13.07.2023


Nahel est mort. Il a été tué à bout portant par un policier. Il avait 17 ans. Nous publions une analyse du contexte dans lequel sa mort s’inscrit. Nous appelons à la justice, mais aussi à une révision des règles d’utilisation des armes à feu par la police et à la fin du racisme systémique dans l'application des lois.

Mardi 27 juin 2023, à 8h 15. Un policier tue par balle Nahel, un mineur de 17 ans, lors d’un contrôle routier à Nanterre, en banlieue parisienne. Dans la voiture se trouvent deux autres garçons âgés de 17 et 14 ans. Deux jours plus tard, le policier auteur du tir mortel est mis en examen pour « homicide volontaire par une personne dépositaire de l’autorité publique ». Maintenu en détention provisoire, il fait actuellement l’objet d’une enquête officielle de l’Inspection générale de la police (IGPN). 


A lire en intégralité ici : 

Le jour de la mort de Nahel, la député Caroline Abadie, vice-présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale, a déclaré dans une interview : « C’est quand même la police qui détient le droit de faire usage de la force. […] On est dans un état de droit, il faut […] rappeler les fondamentaux, quand il y a un barrage de police, on s’arrête, point barre […] Il faut aussi rappeler ces principes basiques17. » Ce raisonnement, largement répandu, est erroné. 

Selon le droit international, le simple fait qu’une personne refuse d’obtempérer ou tente de s’enfuir, sans mettre en danger la vie de quiconque, n’est pas une raison suffisante pour utiliser une arme à feu. Un refus d’obtempérer à un ordre d’arrêter une voiture ne constitue pas en soi un motif légitime de recours à la force.  L’usage d’une arme à feu dans une telle situation ne peut être justifié que par des considérations autres que le simple fait qu’un véhicule a forcé un poste de contrôle : il doit y avoir une menace imminente de mort ou de blessure grave pour des tiers.



A lire en intégralité ici : 


👉 Ce que nous dénonçons.

Le cadre juridique français n'est pas conforme au droit international relatif aux droits humains ni aux normes internationales en la matière. 

👉 Ce que nous demandons.

Les responsables de l’application des lois ne doivent être autorisés à utiliser leurs armes à feu qu’en dernier recours, en situation de légitime défense ou pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave. 


A lire en intégralité ici : 


Le poids du racisme systémique 

Si les autorités doivent revoir la politique générale de la police en matière d'utilisation des armes à feu, elles doivent aussi prendre des mesures significatives pour lutter contre le racisme systémique dans le maintien de l'ordre.  

En France, l’utilisation illégale des armes à feu dans le contexte de contrôles routiers semble en effet être associée à un préjugé raciste, puisque beaucoup des victimes d’homicides illégaux survenus dans ce contexte sont des personnes racisées. Selon l'agence de presse Reuters, la majorité des personnes tuées par la police dans un véhicule étaient racisées. Nahel était lui-même français d’origine algérienne.  

En 2021, avec une coalition d’organisations (la Maison communautaire pour un développement solidaire, Pazapas, le Réseau Égalité, Antidiscrimination, Justice interdisciplinaire, Human Rights Watch et Open Society Justice Initiative) nous avons engagé une action de groupe contre l’État français pour son inaction depuis des années. Nous avons saisi la plus haute juridiction administrative française, reprochant aux autorités de n’avoir pas pris les mesures nécessaires pour empêcher et sanctionner les contrôles d’identité au faciès menés par la police, malgré des preuves accablantes faisant état de discrimination systémique.  

Les pratiques de contrôle au faciès ne naissent pas de rien.  

Le profilage racial est à la fois une cause et une conséquence du racisme systémique. De telles pratiques n’existent pas dans un contexte vierge et leur prévalence en France peut être considérée comme un reflet de la persistance d’un racisme sociétal systémique.

TendayiAchiume,Ex-rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance

👉 Ce que nous dénonçons.

L'incapacité de longue date à mettre fin au profilage racial.

👉 Ce que nous demandons.

La fin du dangereux déni des autorités concernant les effets du racisme systémique dans le maintien de l'ordre.


A lire en intégralité ici : 



12/07/2023

20th day of strike for the French weekly JDD

 

The editorial staff of the JDD has been on strike since 22 June. Their worries were caused by the appointment of far-right editor Geoffroy Lejeune. They're renewing their strike. And in an open letter, their journalists called on Emmanuel Macron to protect the independence of the press.


Journalists from the weekly newspaper voted onTuesday to renew their strike.

The movement has reached its 20th day.


This Sunday was the third with no JDD in France.

The editorial staff shared on open letter, published by the daily newspaper Ouest-France, to call on President Macron for support.

“Information is not a commodity like the others”, JDD's staff wrote in its letter, insisting on the “urgency” to guarantee “the editorial independence and impartial information”.

They ask President Macron to “seize this question as quickly as possible. First by taking a public position on this decisive question, then by changing the legal framework”.


Unacceptable far-right editor

Many observers see in the appointment of editor Geoffroy Lejeune, who's close to the far right, as a choice from billionaire owner Vincent Bolloré.

Yet, Arnaud Lagardère, the head of the group that owns the Journal du Dimanche (JDD), denies it.

The nomination of Lejeune came just after the Vivendi group of Mr. Bolloré received the the green light from Brussels to buy the Lagardère group.

The length of the strike movement is unprecedented; the previous strike of 2016 at Le JDD had affected only one Sunday of publication.

The JDD editorial staff said in a statement that "under Geoffroy Lejeune, Valeurs Actuelles spread hateful attacks and fake news. We refuse that the JDD follows this path."



Waiting for political support

Culture Minister Rima Abdul Malak received a delegation of JDD journalists last week, a few days after expressing her deep concern for “republican values” on Twitter.

Yet, Olivier Véran, spokesperson for the government, on June 27 at the National Assembly, declared that “it is not up to the State today to interfere in the choice of a drafting of the private domain.”

The NGO Reporters without Borders (RSF) expressed its worries, and published a report on Bolloré's constant attacks against free press in 2021.

"Bolloré is a specialist in taking an axe to media that he buys," Christophe Deloire, secretary general of RSF, wrote on Twitter.

"He is a businessman who bullies his media employees and could destabilise the sector."



"I was born here, and I'll die here, against my will"

 

Last April, I wrote this words, in French, and posted them on Facebook


Call for help: 

Paris has been depressing me so much since February... 

Despite the breath carried by the demonstrators, the negative atmosphere, the general suffering of the people, the metro crowded, where people become violent, the dire problem of housing, the lack of joy, anonymity and indifference between each other, people too busy, in too much of a hurry, the gaps in inequality greater than ever... 

My heart is aching. 

I used to be my city's biggest fan for a while, but I'm dying there now... 

What else to do but leave?


Since 2015 though, I have felt that France has sunk into its worst habits, and racism is haunting me.

Now with the death of Nahel, and the denial of our own government about the worst of our problems: racism, discrimination, post-colonial hatred, police brutality, harassement, segregation...

...I have no more hope we can change the situation.

But I also no longer the hope to escape it by leaving.

I've learned my lessons the hard way: If you leave letting your ghosts thrive in a feast, they will haunt you and eat your dreams up...

There is no escape.



11/07/2023

France : Nouvelle manifestation ce samedi 15 juillet place de la République en soutien au comité Adama

 

Nouvelle manifestation en soutien au comité Adama : ce samedi 15 juillet, place de la République à Paris



Assa Traoré lors de la conférence de presse improvisée à Paris, le 8 juillet 2023
© Jérémy Paoloni / Reporterre


La coordination nationale d'associations et syndicats contre les violences policières appelle à une mobilisation large ce samedi 15 juillet à 15h Place République.

La CGT, EELV ou encore LFI ont appelé à rejoindre la marche, ainsi que de nombreuses associations, des collectifs, des syndicats... 


Tous les signataires :

Syndicats : 

CGT, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, Syndicat des avocats de Frances (SAF) Solidaires, UNEF, l’union étudiante

 Associations : 

Attac France, Collectif Enfants Lallia, Coudes à Coudes, DAL, Dernière Rénovation, Fondation copernic, Fédération nationale de la Libre Pensée, Fasti, Femmes Egalite, Fuiqp, Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrées), Memorial 98, Planning familial, Observatoire national de l’extrême-droite, Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes-RAAR 

Collectifs : 

Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre collectif, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Collective des mères isolées, Collectif National pour les Droits des Femmes, Comité Ali Ziri, Comité Lumière pour Sabri, Coordination des comités pour La Défense des quartiers, Coordination Nationale Contre les Violences Policières, Le collectif la chapelle debout !, La Révolution est en marche, Le Peuple Uni 

Organisations politiques : 

ENSEMBLE ! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI), Gauche démocratique et sociale , GDS) Gauche Ecosocialiste (GES) Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), POI, Révolution permanente, Révolution Écologique pour le Vivant (REV)



09/07/2023

Substack Newsletter - New Post on 9 July 2023

 Read from here:

https://melissa.substack.com/p/twelve-days-after-the-killing-of 


Twelve days after the killing of Nahel, his death and the other killings at the hands of French police are in everyone's minds, still


French authorities struggle to face the facts, but French people do


9 JUL 2023

Since the late June events and the killing of 17-year-Old Algerian French Nahel in Nanterre, France is still obsessively trying to assess its mistake.

When it comes to police brutality, the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination (CERD), made up of 18 independent experts, flagged concerns on racial profiling and the excessive use of force by law enforcement" in France. 

Yet the current French government remains stubbornly in denial.

Last Sunday, I was invited to comment on the events, as I live nearby, grew up around in the western suburbs of Paris, and followed the issue of police brutality for a decade, as well as the “quartier”s for over 15 years.

First, here is what I said on Channel 4 News, the British channel:

‘People feel like the police are constantly attacking them’, says French-Algerian journalist Melissa Chemam

https://www.channel4.com/news/people-feel-like-the-police-are-constantly-attacking-them-says-french-algerian-journalist-melissa-cheman




They invited me to speak live from the Champs Élysées, where their reporter had been filming some protests the night before.

It was the first time I walked by the famous avenue in years…

I couldn’t help but notice how unaffected central Paris was, and mostly always is, by these issues: poverty, segregation, violence, police brutality. Only the 18th and 19th district, where I lived most of my adult life, bear resemblance with the rest of the problematic suburban areas of big cities, Paris, Lyon, Lille, Marseille…

Later that night, I was invited to speak on the British news radio LBC.

And the next morning, to write a piece for the i newspaper, also British.

Here is the piece:

‘Nothing can change if we’re in denial’: French-Algerian journalist on the riots that have rocked her hometown

https://inews.co.uk/news/world/french-algerian-journalist-riots-rocked-hometown-2449948

There would be more to say.


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Continue reading here:

https://melissa.substack.com/p/twelve-days-after-the-killing-of