07/12/2023

On 500 years of European colonialism and imperialism

 


Michael McEachrane, the UN rapporteur of the permanent forum on people of African descent, who helped organise a joint European Commission and European parliament event commemorating the abolition of slavery on Tuesday, said this Wednesday: 

“No historical period has had a more profound effect on shaping the world and its social and international orders than 500 years of European colonialism and imperialism.

 By the 1930s, nearly 90% of the world had been colonised by European countries.

Consider how it has shaped the largely extractive relationship of developed countries to developing countries.”


- I couldn't agree more.


More on this soon.


06/12/2023

Africolor 2023

 

Concert électro Afro House de Twende Pamoja et du groupe Wamoto Music Band - Festival Africolor - 9 déc. 20h Canal 93 - Bobigny :

-Twende Pamoja est un projet initié par le violoniste Théo Ceccaldi
-Wamoto Music Band est composé de trois ambassadrices féminines du singeli tanzanien



03/12/2023

Paris: demonstration against racism and the latest immigration bill

 



Dimitar DILKOFF / AFP


People take part in a demonstration against racism and an immigration law at the occasion of 40th anniversary of 1983 equality march, in Paris on 3 December 2023. 

France's upper house Senate on 14 November 2023 passed a bill aimed at controlling immigration, toughening the language and measures of the legislation in a manner likely to complicate the government's search for compromise in the lower house. 

Originally proposed by the government with a mix of steps to expel more undocumented people and improve integration, the text -- voted through by 210 to 115 -- now leans firmly towards enforcement after its passage through the Senate, which is controlled by the right.


-


For more: 

https://www.rfi.fr/en/france/20231204-protest-in-paris-against-immigration-law-as-parliamentary-debate-continues

New post on Substack: Stories from the Sahel

 

Melissa on the Road


Stories from the Sahel


Let's travel with a filmmaker, some news from far away, and a singer.

Dear readers,


This week, I’ve been focusing on what is one of my main goals in journalism: writing about countries beyond the western trope, less covered in the news.


Read here:

Stories from the Sahel




'Sira': a story of Burkinabé women resisting jihadists




02/12/2023

28/11/2023

Interview with Apolline Traoré

 


'Sira': a story of Burkinabé women resisting jihadists

• RFI English


Ten days ago, I interviewed the Burkinabé filmmaker Apolline Traore about her film on the islamist insurgency in the Sahel, for the film fest Afrika Eye Festival.

Here below is a short extract of our conversation, in a video for RFI English.

Article to come this weekend.

"Sira" tells the story of a young woman abducted by jihadists who draws on her wits and courage to survive. Offering a rare insight into the lives of thousands living with Islamist violence in the Sahel, the film has already won prizes at home and abroad – and is now in the running for the 2024 Academy Awards.

Burkinabé director Apolline Traoré spoke to RFI about her experience making the film:






16/11/2023

Azawad: Après la défaite des rebelles touaregs, quel risque pour la région?


L'armée malienne a annoncé le 14 novembre 2023 avoir repris la ville stratégique de Kidal, dans le nord du pays, fief de la rébellion touareg du Cadre stratégique permanent (CSP). 


Dans un communiqué publié en fin de journée, le CSP a reconnu s'être retiré de son fief de Kidal, mais a assuré continuer le combat contre l'État central.


Voici le point de vue de l'un de leur membre sur la situation sécuritaire au Mali et au Sahel.



Azawad - Wagner : Un tournant risqué pour la stabilité au Sahel



15 Novembre 2023 , Rédigé par Abdoulahi ATTAYOUB

 

Le 14 novembre 2023, les mouvements politico-militaires de l’Azawad ont annoncé leur retrait de Kidal afin de minimiser les pertes et de se repositionner autour de la ville. 

En effet, depuis quelques mois les autorités de Bamako ont décidé de relancer les affrontements militaires avec l’Azawad en faisant appel à des mercenaires du groupe russe Wagner et aux autres pays de la nouvelle alliance des États du Sahel (Niger, Burkina). 

Le conflit prend ainsi une dimension internationale qui risque d’éloigner davantage toute solution politique, pourtant privilégiée par la signature d’un accord de paix en 2015 sous l’égide de l’Algérie comme chef de file de la médiation internationale.

Huit ans après, la junte a donc choisi l’option militaire, menée essentiellement par une armée de mercenaires étrangers dotée de matériels inédits dans ce conflit. Il serait par conséquent difficile pour le Mali de se prévaloir aujourd’hui d’une quelconque victoire dans ces conditions.

En 2014, l’armée malienne avait subi une humiliation sans précédent dans cette même localité de Kidal à la suite d’une bataille qui avait vu l’engagement de plus de deux mille soldats. Traumatisée par cette défaite, l’armée n’a pu revenir à Kidal que dans les bagages d’un groupe de mercenaires étrangers.

L’actuel épisode de Kidal vient conforter ceux qui pensent que la solution de la question de l’Azawad ne pourra être que l‘indépendance totale de ce territoire. La détermination du peuple de l’Azawad finira par venir à bout des réticences de la communauté internationale qui bloque depuis des décennies l’accès de ce peuple à l’autodétermination, pourtant brandie ailleurs au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, principe inscrit dans la Charte des Nations unies et considéré comme un des piliers essentiels du droit international.

Les combattants de l’Azawad qui ont fait le choix de la dignité et de l’avenir laisseront sur le trottoir de l’Histoire les quelques faibles esprits instrumentalisés dans une collaboration active avec les ennemis de leur peuple. L’histoire leur réservera sans aucun doute le sort qui est généralement celui des insignifiants et des traitres aux nobles causes.

D’autre part, se profile à l’horizon le risque d’une extension de ce conflit aux autres pays de l’AES (Alliance des Etats du Sahel) qui affichent ouvertement leur soutien à la junte malienne dans cette aventure de Kidal. 

Le Niger tout particulièrement ne tirerait aucun profit à s’engager dans ce conflit car cela risque de mettre à mal sa propre cohésion nationale. Personne n’est dupe des ressorts inavouables sous-tendus par ce soutien. 

La sagesse et la responsabilité auraient commandé de tenir compte des réalités sous-régionales et du fait que les équilibres communautaires soient encore à trouver. L’armée malienne n’est toujours pas une armée nationale. Elle demeure une armée au service d’une conception ethno-centrée du pays dont nombre de communautés sont encore largement exclues.

Loin de résoudre le problème de fond, cet épisode militaire à Kidal constitue un nouveau tournant de l’instabilité au Sahel. Chacun sait qu’à travers Kidal, c’est une communauté qui est visée et tout soutien à l’armée malienne non recomposée peut être par conséquent ressentie comme une agression à l’encontre d’une composante particulière de la population.


 

Abdoulahi ATTAYOUB

Lyon (France)                                                                                               

Le 15 novembre 2023