Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films. As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper... Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa... This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
15/03/2014
QUITTER BANGUI...
... La priorité de centaines de Centrafricains, rassemblés à la Gare routière tot ce matin pour monter dans les camions, déchargés, qui repartent vide vers le Cameroun :
Sous controle de la MISCA :
Les familles se rassemblent et attendent leur tour :
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Visite d'une délégation européenne à Bangui
Le ministre français du Développement Pascal Canfin, son homologue allemand Gerd Muller et le Commissaire européen Andris Piebalgs ont visité la base logistique du PAM à Bangui, ce vendredi.
Le portfolio du PAM / WFP à cette occasion ici:
http://fr.wfp.org/photos/gallery/visite-ministre-canfin-ministre-muller-commissaire-europeen-piebalgs-base-logistique-PAM-bangui?utm_source=twitter.com&utm_medium=twitter_update&utm_campaign=content.french
Visite du ministre Canfin, du ministre Muller et du Commissaire européen Piebalgs à la base logistique du PAM à Bangui
Publié le 14 mars 2014

Le ministre Canfin signe un accord avec le PAM
Le ministre Canfin et le PAM se félicitent de la contribution de 0,5M€ de la France à l'opération d'urgence EMOP en Centrafrique.
Copyright: WFP/Melissa Chemam

Arrivée de la délégation à Bangui
Le ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin s'est rendu en Centrafrique les 13 et 14 mars accompagné du Commissaire européen au développement, Andris Piebalgs et du ministre fédéral de la Coopération économique et du Dévéloppement d'Allemagne, Gerd Muller. Sur la photo, Carlos Veloso, coordinateur humanitaire adjoint du PAM avec le Ministre Muller à gauche et le Commissaire européen Piebalgs à droite.

A la base logistique du PAM
Carlos Veloso du PAM montre les doses de Plumpy Sup au Ministre Muller et au Ministre Canfin. Depuis la mi-février, le PAM fournit des rations alimentaires supplémentaires pour les enfants (Plumpy Sup, Plumpy Doz, Super Cereals Plus) afin de prévenir la malnutrition.
Copyright: WFP/Melissa Chemam

Visite des lieux
La délégation visite la base logistique du PAM. Grâce au récent pont aérien et aux trois convois venant du Cameroun, le PAM a été en mesure de commencer un nouveau cycle de distributions alimentaires dans plusieurs sites abritant des réfugiés dans la capitale.
Copyright: WFP/Melissa Chemam

Le ministre Canfin examine les rations alimentaires du PAM
Le PAM distribue aux réfugiés en Centrafrique des rations de farine de maïs, de pois cassés, d'huile végétale, de sel, et des complémentaires alimentaires pour les enfants. En effet, des centaines d'enfants ont été diagnostiqués en situation de malnutrition sévère ou modérée dans les sites accueillant les personnes déplacées par la violence.
Copyright: WFP/Melissa Chemam

Faire le point sur l'urgence humanitaire
La délégation échange avec Carlos Veloso du PAM, sur la situation humanitaire en Centrafrique.
Copyright: WFP/Melissa Chemam
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13/03/2014
L'UE offre une nouvelle aide pour la Centrafrique

COMMISSION EUROPÉENNE
Communiqué de presse
Bruxelles, le 13 mars 2014
Le commissaire européen annonce une nouvelle aide en faveur de la République centrafricaine à l'occasion d'une visite à haut niveau
M. Andris Piebalgs, commissaire européen au développement, annoncera aujourd’hui l'octroi, par l’UE, d'une nouvelle aide de 81 millions € à la République centrafricaine, à l'occasion d'une visite conjointe avec M. Pascal Canfin, ministre français du développement, et M. Gerd Müller, ministre allemand de la coopération.
Ce montant, qui constitue un renforcement important de l’aide accordée au pays par l’UE, contribuera à rétablir les services sociaux de base et les moyens de subsistance, en particulier dans les domaines de l’éducation (par exemple pour aider au redémarrage des écoles fermées en raison du conflit), de la santé (pour remettre en état et rééquiper les centres de santé) et de la sécurité alimentaire et de la nutrition (pour assurer la continuité de l’agriculture, par exemple en fournissant des semences).
Avant son départ, le commissaire Piebalgs s'est exprimé en ces termes: «La République centrafricaine et ses citoyens font face à des défis sans précédent et, plus que jamais, nous devons agir maintenant pour jeter les bases de la stabilité et du développement futur.
Voilà pourquoi nous sommes déterminés à soutenir le nouveau chef de l’État dans sa volonté de rétablir la sécurité et la paix dans le pays. Le conflit n’est pas résolu, mais nous ne pouvons pas nous permettre de perdre de vue nos objectifs de développement économique et social du pays à long terme; pour ce faire, il faut commencer par répondre aux besoins fondamentaux de la population. Le développement est essentiel pour la stabilité et c’est pour cette raison que nous continuons à lui donner notre plein appui».
Programme du commissaire Piebalgs
Au cours de sa visite en République centrafricaine, le commissaire Piebalgs rencontrera Mme Catherine Samba‑Panza, nouveau chef de l’État de transition. Il se rendra aussi auprès de l’Autorité nationale pour les élections, dont il rencontrera les membres. Ensemble, ils discuteront des plans relatifs à la préparation des élections.
Le commissaire se rendra également sur les sites où des programmes dans les domaines de la santé et de l'aide alimentaire ainsi que des activités rémunérées ("argent contre travail") sont mis en œuvre. Il fera un déplacement au palais de justice et rencontrera des représentants de la société civile. M. Erik Solheim, président du Comité d'aide au développement (CAD) de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prendra aussi part à cette mission conjointe.
Historique
Le nouveau financement annoncé aujourd’hui s’inscrit dans le droit fil de l’approche de la Commission consistant à établir un lien entre l'aide d'urgence, la réhabilitation et le développement (Linking Relief, Rehabilitation and Development - LRRD). Il vient s’ajouter à la somme de 20 millions € promise au début de 2014 pour soutenir le processus électoral. Au total, c’est un montant supplémentaire de 101 millions € qui a été débloqué en 2014 en faveur de la République centrafricaine en réponse immédiate à la crise. Cette aide relève du mécanisme de transition entre le 10e Fonds européen de développement (qui couvre la période 2008-2013) et le 11e FED (2014‑2020).
Entre 2008 et 2013, quelque 225 millions € ont été alloués au pays par l'intermédiaire des différents instruments financiers de l’UE (160 millions € au titre du 10e FED et 65 millions € sur le budget de l’UE).
La République centrafricaine couvre une superficie aussi grande que celle de la France et de la Belgique réunies. La crise actuelle touche la majorité de la population (4,6 millions de personnes, dont la moitié sont des enfants). Plus de 50 % des habitants ont cruellement besoin d’aide. Au 31 janvier, plus 825 000 personnes étaient déplacées à l'intérieur de leur pays (PDI). L’année dernière, plus de 245 000 Centrafricains sont partis se réfugier dans les pays voisins. L’absence d’accès rend difficile l’acheminement de l’aide d’urgence à ceux qui souffrent des conséquences de la violence.
Partenaire privilégié et donateur essentiel du pays, l’UE est le principal défenseur de la cause centrafricaine et le premier bailleur de fonds parmi les fournisseurs d'aide d’urgence. Ces relations sont régies par l’accord de Cotonou. Le rétablissement de la sécurité demeure la priorité immédiate pour stabiliser le pays et soutenir les avancées politiques; il est au cœur de l’aide au développement.
L’annonce faite aujourd’hui par le commissaire Piebalgs précède le 4e sommet Afrique-UE, qui aura lieu à Bruxelles les 2 et 3 avril 2014.
Le sommet de Bruxelles aura pour thème «Investir dans l'élément humain, la prospérité et la paix». Il devrait constituer une nouvelle avancée significative dans le partenariat entre l’UE et l’Afrique dans les trois domaines recensés.
Pour plus d'informations
Site internet de la direction générale du développement et de la coopération – EuropeAid:
Site internet de M. Andris Piebalgs, commissaire européen au développement:
Contacts:
Alexandre Polack (+32 2 299 06 77)
Maria Sanchez Aponte (+32 2 298 10 35)
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08/03/2014
WFP and Women - in Bangui
March 8 is a symbolic date for Women's rights, not for women as such.
In one day in the whole year, what can be done?
Just willing to show examples of courage from those women I meet every day in the Central African Republic.
Here at the Freres Castors' church, quartier Castor, Bangui, 3th arrondissement, women struggling to get some food for their whole family:
In one day in the whole year, what can be done?
Just willing to show examples of courage from those women I meet every day in the Central African Republic.
Here at the Freres Castors' church, quartier Castor, Bangui, 3th arrondissement, women struggling to get some food for their whole family:
06/03/2014
UN OCHA warns about "the implistic notion of a ‘religious conflict’ in CAR"
CAR: The simplistic notion of a ‘religious conflict’
The town of Bambari in the Central African Republic’s Ouaka Province, has been spared the spiral of violence that has left countless communities torn apart across the country. It serves as a reminder that the crisis in CAR cannot be easily defined as a ‘religious conflict’.
Bambari’s Muslim, Catholic and Protestant leaders regularly organize gatherings – bringing together the different groups in an effort to maintain and strengthen the town’s cohesion. Gael Koumsoupon, a young Christian truck driver is an eager attendee.
He says he does not mind when these meetings are held at the local Mosque. Like other members of his community, he has always lived in peaceful, understated coexistence with his Muslim neighbours.
“Everybody in town supports peace initiatives,” he says, matter-of-factly. “If civilians are threatened in other parts of the country, they can seek refuge here, whatever their religious beliefs.”
Singa Edith, a mother of three agrees. “In Bambari things are different and I regret what is happening elsewhere. Muslim people should not have to leave the country.”
Feb 2014, Bambari, CAR: Students from Bamabari's Christian and Muslim communities during a lesson at the town's school. The peaceful coexistence of different religious groups in Bambari and in towns across the country serves as a reminder that the crisis in CAR cannot be easily defined as a 'religious conflict'. Credit: TRIANGLE/Erwin Daragne
As important as water or food
Maintaining this dialogue and trust between Bambari’s communities is one of the priorities of the humanitarian groups in the town.
“The humanitarian community in the region is doing its utmost to preserve this cohesion,” says Narcisco Rosa-Berlanga, the Head of OCHA’s sub-office in Bambari. “It is as important as providing water or food.”
The groups are in constant contact with the town’s religious leaders, a dialogue that includes ongoing discussions about the possibility of relocating at-risk Muslim communities from other parts of CAR to Bambari.
“We feel safe here”
Bambari is not an exception. Over the past several weeks, more than 600 Muslim Fulani, fleeing attacks by armed militias, have taken refuge in the village of Tatale, in Ouham-Pende Province in the country’s north-west. The Christian population there is determined to protect them.
“We feel safe here,” says the Imam, who is still visibly shaken and exhausted. “The population of the village and surrounding areas have even collected food for us.”
A young woman cradling a baby in her arms explains that her community has nowhere to go and will stay in Tatale. “Christian women are helping us here. We go to the market and fetch water at the well together.”
Shared history, poverty and fear
Some Fulani children are now attending the school in Tatale, even though many of them lost their school books when they fled their homes.
Despite the strong sense of cohesion, life is difficult in Bambari and Tatale. Potable water is scarce, and food is running low as farmers have been too afraid to attend their fields. Livestock has been stolen and health centres looted and ransacked by armed groups. All live in fear of future attacks by ex-Seleka and Anti-Balaka militias, a shared experience that further strengthens the bonds between the communities.
Humanitarian actors have managed to expand their presence in Bambari but have remained cut off from Tatale after the bridge leading to the village collapsed.
“It is too easy and far too simplistic to call the crisis in the country a religious conflict,” says Barbara Shenstone, OCHA Head of Office in CAR.
“However, there is no doubt that across the country, the targeting of communities based on their religious beliefs has eroded the social fabric. It will take a long time for the country to heal from these wounds.”
CENTRAFRIQUE : ACF ALERTE FACE A L’EXPLOSION DE LA MALNUTRITION
Mardi 03 Mars 2014 COMMUNIQUE DE PRESSE |
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE :
ACTION CONTRE LA FAIM ALERTE FACE A L’EXPLOSION DE LA MALNUTRITION
Action contre la Faim alerte face à l’explosion à Bangui du nombre de personnes prises en charge pour la forme la plus grave de malnutrition ; la malnutrition aigüe sévère. L’insécurité et l’effondrement économique du pays ajoutés aux causes structurelles de la malnutrition ont un véritable impact sur les personnes les plus vulnérables. Le nombre de personnes souffrant de malnutrition risque d’encore augmenter avec l’entrée dans la période de soudure* jusqu’en août/septembre prochain.
En janvier et février 2014, les équipes d’Action contre la Faim constatent le triplement des admissions d’enfants malnutris dans les programmes nutritionnels de l’association par rapport aux mêmes mois les années précédentes. Plus de 1200 enfants ont été admis en traitement en février, et 1000 en janvier. A la même période les années précédentes, ces programmes accueillaient autour de 350 enfants. La couverture des programmes d’ACF s’est améliorée au long des années, mais une telle augmentation est le signe d’une dégradation forte de la situation nutritionnelle pour les plus pauvres.
Si une certaine amélioration de la sécurité dans Bangui a pu permettre à la plupart des centres de santé de ré-ouvrir et aux familles d’y accéder plus facilement, contrairement à décembre 2013, les 10 structures de santé soutenues par Action contre la Faim sont aujourd’hui débordées par la situation.
C’est particulièrement le cas du Complexe Pédiatrique de Bangui qui reçoit les cas les plus graves nécessitant une hospitalisation : « L’hôpital pédiatrique compte à la base 56 lits pour les hospitalisations d’enfants malnutris. Or en février 256 enfants pour ce seul hôpital ont dû être admis dans l’unité nutritionnelle. Des équipes supplémentaires ont été embauchées et Action contre la Faim a déjà ajouté 3 grandes tentes pour faire face à l’afflux. Nous allons sans doute devoir en construire une quatrième. Tout le monde est débordé là-bas et l’hôpital a atteint les limites de ses capacités » explique Nicolas Fuchs, responsable de la mission d’Action contre la Faim en République centrafricaine.
En plus du soutien aux structures de santé de quartier, des équipes mobiles circulent d’un site de regroupement à l’autre pour dépister et prendre en charge les enfants atteints de malnutrition. Lors de ces dépistages actifs, les taux de malnutrition relevés sont extrêmement inquiétants avec notamment plus de 7% de malnutrition aigüe sévère parmi les 5000 enfants dépistés en février. On parle généralement d’urgence lorsque ce taux se situe au-dessus de 2%.
« Nous voyons également de plus en plus de personnes venant de la lointaine périphérie de Bangui pour se faire soigner en ville car les centres de santé et la prise en charge nutritionnelle n’ont pas pu reprendre dans une grande partie du pays. Dans l’arrière-pays, nombreuses sont les familles qui vivent cachées en brousse dans des conditions sanitaires effroyables. Il est extrêmement difficile de les atteindre tant qu’elles sont cachées. Cela laisse présager une potentielle aggravation de la malnutrition. La situation en province nous préoccupe donc également beaucoup » ajoute Nicolas Fuchs.
Les équipes d’ACF suspectent également des cas de malnutrition aiguë sévère chez des adultes dans des sites particulièrement enclavés : phénomène extrêmement rare, c’est un signe fort de la gravité de la situation.
Action contre la Faim alerte sur l’impact énorme que la crise politique et sécuritaire a pour les familles centrafricaines. « La catastrophe humanitaire est immense et s’aggrave. La communauté internationale et humanitaire doit renforcer ces efforts tant humains que logistiques et financiers pour y faire face » poursuit Nicolas Fuchs.
*La période de soudure correspond à la période entre deux récoltes où les agriculteurs ont épuisé leur stock précédent et doivent attendre la récolte suivante.
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