29/09/2015

"I Am A Migrant"



This is an extract of the #IAmAMigrant campaign to raise awareness on the complex and rich sides of migrations.

Kidum is a really famous musician in Kenya. He comes from neighbouring Burundi and is an idol among the Burundian community in Nairobi.

Please read:


Jean-Pierre "Kidum"
Current Country: 
Kenya




 
Country of Origin: 
Burundi



"I use my music as a force for social change. Kenyans identify with my music and this is important."
Born in Burundi in 1974, Jean Pierre Nimbona, popularly known in East Africa as ‘Kidum’ fled the country in 1995, after it was thrown into turmoil following a civil war. He moved to Kenya where he later launched a successful music career and became a household name. As part of efforts to contribute to peace in his home country, in 2001, he participated in a peace concert at the invitation of the country’s former President, Pierre Buyoya. Rwandan President Paul Kagame has also invited him to perform at a peace concert. The crooner, who sings both secular and gospel songs, has also performed in Belgium and London, amongst other locations. 

Kidum is still connected to Burundi in many ways. For instance, with a keen interest in farming, he is a productive subsistence farmer in Burundi. Though he still lives in Kenya, he aspires in future to play a greater role in changing the social economic sectors of his motherland. 

In 1995, I was forced to flee my home country, Burundi, following a long running civil war. Fearing I might join the fighting, my father gave me USD 60 and told me to flee to Kenya and pursue my dream as a musician there. 

Upon my arrival in Kenya, I teamed up with a Tanzanian national, Saidi Kinyunda and we formed a band and performed in various entertainment spots. 

For three years, recording studios turned us down and in 1999 we formed Hot Rod band and approached a Nairobi based producer, Maurice Ayado, who agreed to record our first hit ‘Yaramenje’. It was an instant hit amongst the fans who were familiar with our genre of music. At the beginning life in Kenya wasn’t easy. I got arrested many times in police swoops on suspected undocumented migrants. The swoops targeted urban refugees with an intention of soliciting bribes in exchange for our short lived freedom. Kenyans on the other hand, viewed us as petty thieves, cheats and miscreants. 

When I arrived in Kenya, the majority of Kenyans mostly listened to foreign music. So we started singing in Swahili, and within years, we became a household name. I can proudly say I was one of the artists who made Kenyans listen to Swahili songs. Today, 90 percent of songs including mine that are sung or played in most entertainment venues are in Swahili. I was also one of the first artists to perform both secular and religious songs too. 

But i also think that IT’S IMPORTANT THAT MIGRANTS SHOULD CONTRIBUTE TO THE HOST COUNTRY; THEY SHOULD PAY TAXES AS WELL AS CONTRIBUTE ECONOMICALLY. IN MY CASE, KENYA IS HOME AWAY FROM HOME. I have tried TO EMPOWER BURUNDIAN MIGRANTS HERE IN KENYA through music. This is my fifth band, since 1995, most of the back-up musicians, are not only Burundians, but also Tanzanians and Rwandese. I use my music as a force for social change. Kenyans identify with my music and this is important.

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About

i am a migrant is about humanizing migrants’ stories of migration and providing a platform to present their narratives in their own words.This project can help change the lens through which people view migrants and migration.
This joint International Organization for Migration (IOM) and Joint Council for the Welfare of Immigrants (JCWI) global campaign seeks to challenge prevailing unfavourable media and public discourses which have an important impact on public perceptions of migration by creating one of the greatest audio archives on migration in the world.
With one person in seven people migrating across the world, it is important to show that behind every migrant, there is a story worth hearing.

28/09/2015

Relire Karl Marx


Voir cet article:



Marx et les NBIC
Publication: 22/09/2015 07h03 CEST Mis à jour: 23/09/2015 11h17 CEST

 
Économiste, directeur du cabinet de conseil Asterès 

ÉCONOMIE - Les faits changent mais les grandes théories restent. C'est pourquoi la fréquentation de Darwin (Charles, mais j'aurais pu citer le grand père Erasmus), Smith, Schumpeter, Nietzsche ou Marx est indiquée. Ces auteurs nous accompagnent dans la compréhension de la grande révolution industrielle qui a tout juste commencé, celle des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, informations et sciences cognitives) mais elle nous aide aussi à mieux la vivre. Ces penseurs voient large, à la fois techniciens d'une discipline (ils comprennent ce qui advient) et philosophes (ils nous donnent des clés pour agir). En particulier la scission entre économie et philosophie semble consommée. Il faudra néanmoins y revenir ce qui va heurter les esprits étroits.

Les noms cités ont tous une réputation sulfureuse, sans doute parce qu'ils ne sont plus vraiment lus, victimes de l'étiolement de la culture. On associe bêtement Schumpeter au libéralisme, Nietzsche au nihilisme (alors que toute son œuvre est une critique du nihilisme), Darwin à l'oppression des faibles par les forts (idée fausse de bout en bout) et Marx au socialisme. Or Marx est un théoricien du socialisme contestable. Il est en revanche un remarquable théoricien du capitalisme et, plus exactement, du mode de fonctionnement de l'entreprise capitaliste. Là où le péché des économistes sera, longtemps encore après Marx, de concentrer leur analyse sur le marché (d'où vient le prix ? comment se forment l'offre et la demande ? la concurrence est-elle toujours efficace ?), Marx pénètre à l'intérieur même de l'entreprise, pour comprendre comment s'articulent les rapports entre individus et comme se forme la valeur. C'est en connaissant (notamment grâce au savoir de son ami Engel) et en comprenant l'entreprise qu'il déroule une science sociale riche pour comprendre le 21ème siècle des NBIC.

Marx aimait la "vie réelle". Il a sans cesse réalisé des allers retours entre sa pensée et la réalité. Comme il était fasciné par l'électricité de la place de la Concorde, lorsqu'il vivait rue Vanneau, à Paris, entre 1843 et 1845, il adorerait l'intelligence artificielle et la génétique et en comprendrait l'extrême importance. Son legs le plus important pour les implications des NBIC réside dans sa méthodologie, dans le lien entre ces innovations et la société, ce que l'on appelle la "conception matérialiste de l'histoire" résumée dans l'une de ses phrases les plus connues : "Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, mais leur existence sociale qui détermine leur conscience" (1).

Ce qui détermine le cours de l'histoire, ce sont les technologies, les rapports sociaux, c'est, au fond, ce que vivent les gens plus que ce qu'ils pensent. Idée trop simple pour être totalement vraie mais Marx veut renverser la logique couramment admise et naïve selon laquelle seules les idées guident le monde. Typiquement, les conditions matérielles dans lesquelles vivent les ouvriers au début du 19ème siècle les amènent à revendiquer des droits, par opposition aux intérêts de court terme des capitalistes. Cela ne signifie pas qu'ils ne s'intéressent pas à leurs amours, à leurs enfants ou à leurs passions diverses et variées. Cela signifie que la réalité concrète de leur vie les conduit à développer une conscience de classe qui les guidera vers certaines idées, en l'occurrence les idées socialistes, un fait désormais historiquement avéré.

Comme le résume de façon lumineuse Karl Popper, admirateur de Marx mais non marxiste : "les facteurs psychologiques jouent un rôle, mais souvent très secondaires par rapport à ce que l'on peut appeler la logique de la situation" (2).

Le point de départ de la pensée marxiste se situe donc logiquement dans les "forces productives" matérielles, jargon qui recouvre les techniques de production : moulin, machines, ordinateurs, intelligence artificielle... Ce sont ces forces productives, que Marx appelle "l'infrastructure", qui vont déterminer les "rapports sociaux" : échange de bons procédés comme sous la société féodale, salariat dans la société capitaliste, flexibilité du travail (travail indépendant) dans la société contemporaine... Cette idée, il la résume dans sa célèbre formule extraite de son ouvrage Misère de la Philosophie (en 1847): "Le moulin à bras vous donnera la société avec le suzerain ; le moulin à vapeur, la société avec le capitaliste industriel". Aujourd'hui on dirait : "les NBIC vous donnent le travail indépendant". Ces rapports de production génèrent la formation de "classes sociales". Hier les salariés (prolétaires) étaient exploités par les détenteurs de capitaux (bourgeois). Mon hypothèse, c'est que les NBIC généralisent le travail indépendant et que l'opposition entre "gros" et "petits" ne fait plus sens. Ce qui importe désormais, c'est la capacité à utiliser un savoir pour se différencier des machines. Ainsi ce sont ceux qui savent utiliser ce savoir (les "manipulateurs de symboles") qui exploitent les autres. Au passage, nos socialistes français pensent que les inégalités se réduisent par la redistribution fiscale alors que le sujet, c'est l'éducation. Ils sont restés bloqués à la première révolution industrielle.

La puissance marxiste va bien au-delà de la théorie de l'exploitation d'une classe par une autre. Son matérialisme historique nous rappelle que, si les rapports de production changent, ce sont toutes les "superstructures" qui évoluent. Les classes dominantes (par exemple aujourd'hui les manipulateurs de symbole de la Silicon Valley) pensent, réfléchissent, agissent en fonction de leur "conscience de classe". La politique, le droit, les arts, la philosophie, les religions reflètent la volonté de la "classe dominante". Par exemple, les problématiques liées à la santé et à la recherche de l'immortalité vont considérablement se développer ces prochaines années, sous l'impulsion des "transhumanistes" californiens (en Europe on les trouve surtout en Suède et au Royaume-Uni). Problème : au départ d'un nouveau cycle d'innovations, exactement comme aujourd'hui, les anciennes classes dominantes veulent conserver leur pouvoir et les nouvelles veulent le prendre, exactement comme l'aristocratie sicilienne a du mal à céder la place à la bourgeoisie dans le Guépard de Visconti.

La superstructure est donc inerte, car l'ancienne classe dominante veut conserver son influence. Mais le progrès technique, qui détermine l'état des "forces productives", évolue sans cesse. Le conflit se résout finalement chez Marx, non pas par un grand bal de réconciliation mais par une révolution. Bien sûr, les révolutions sociales sont sans doute évitables, mais là encore, Marx fait preuve d'une redoutable audace d'esprit : beaucoup des difficultés sociales que connaissent nos sociétés aujourd'hui proviennent du décalage entre des évolutions économiques rapides (l'infrastructure change vite) et des conditions politiques et juridiques qu'on dirait gravées dans le marbre. On perçoit aisément la fécondité du matérialisme historique, à une époque où le progrès technique est sur le point de générer une vague de "destruction créatrice" colossale.Marx ne nous dit rien de moins que la chose suivante : les NBIC vont redéfinir les rapports de production, entraîner la formation de nouvelles classes sociales, et, sans doute au prix d'une révolution, changer la politique, le droit, la philosophie et l'art ! Qui dira que Marx est périmé ?

1- La phrase est extraite de La Contribution à la Critique de l'Economie Politique (1859).
2 - La Société Ouverte et ses Ennemis, tome 2, p. 68.


Nicolas Bouzou intervient en tant qu'expert dans le cadre de l'Apm (www.apm.fr) auprès des dirigeants adhérents, et notamment lors de la convention des 1er et 2 octobre 2015 à Lille. 3 200 chefs d'entreprises se réunissent autour du thème de l'aventure pour écouter, échanger, débattre et réfléchir avec 180 experts, aventuriers, philosophes, économistes, scientifiques... L'Apm rassemble près de 7 000 dirigeants francophones, répartis dans 350 clubs, présents dans 23 pays. Chaque dirigeant s'engage à se perfectionner dans le but de faire progresser durablement son entreprise et ses collaborateurs.

UK: John McDonnell and Karl Marx


Here is a summary of the first day of the British Labour Party conference taking place in Brighton, England:


Labour conference: John McDonnell says Marx 'has come back into fashion' - Politics live


Rolling coverage of all the day’s events at the Labour conference in Brighton, including John McDonnell’s speech on the economy

Link: http://www.theguardian.com/politics/blog/live/2015/sep/28/labour-conference-john-mcdonnells-economy-speech-politics-live?CMP=twt_gu

John McDonnell, the shadow chancellor, is speaking at the Labour conference today. John McDonnell, the shadow chancellor, is speaking at the Labour conference today. Photograph: Jonathan Brady/PA

John McDonnell's morning interviews - Summary

Here are the key points from John McDonnell’s interview with Today and other broadcasters. I’ve taken some of the quotes from the Press Association and from PoliticsHome.
  • McDonnell defended the use of non-violent direct action in some circumstances, saying that the government only started to address corporate tax avoidance seriously after the protests from UK Uncut.This came when he was asked about speeches he has given in the past defending “insurrection”. He said:
I will give you one example, on tax justice. Years ago I was part of a tax justice campaign where we had meeting after meeting about how we make sure we tackle tax evasion, tax avoidance in this country. Along come a group of young people called UK Uncut and they took some direct action - they protested in the street, they occupied a couple of offices that were not paying their taxes. Eventually that meant that we started addressing the issue and even George Osborne then had to start addressing the issue. So sometimes, in addition to parliamentary debates, we do need a bit of protest in this country. That is exactly what I have been advocating. But it is purely non-violent protest.
  • He dismissed as “absolute rubbish” a report saying Unite is organise to kick out moderate MPs. This is reported in today’s Times.
  • McDonnell said he speech was going to be “stultifyingly boring” and that it was going to be “like talking to your local bank manager in the old days”.
  • He dismissed claims that he was proposing massive tax rises for the middle classes as “fantasy”. He was responding to these headlines.

  • He said Karl Marx has “come back into fashion”.
If you look at our capitalist system, one of the definitive analysts of how it works - not whether it is condemned, or whether it is right or wrong, just the mechanics of how it works, when it was first formed and how it would be developed - actually was Marx. If you look at most of the institutions that are teaching economics today, Marx has come back in to fashion because people have gone back to his analysis of just the basics of how the system works.
People might disagree with his conclusions about what to do with the system, but actually to understand how the system works he comes up with some interesting analyses that have been built in to traditional and fairly classical economics.


Karl Marx, who has "come back into fashion", according to John McDonnell
 Karl Marx, who has “come back into fashion”, according to John McDonnell Photograph: Michael Nicholson/Michael Nicholson/CORBIS

  • He confirmed that he would be announcing a review of HM Revenue and Customs.
  • He said he wanted to start “the most engaging debate about the state of our economy and the future of our economy that I think this country has ever seen.”
  • He said he would review the mandate given to the Bank of England. It was failing to meet its inflation target, he said.
  • He said that he regretted the fact that the Labour conference decided not to have a debate on Trident.
  • He said he would only propose using quantitative easing (QE) for investment at the right time in the economic cycle.
  • He said he would announce a review of the case for a financial transaction tax, but that current policy was for it to be introduced globally, not unilaterally.
  • He said people should not “confuse democracy with disunity”.
This new politics that’s been introduced since Jeremy Corbyn’s election is basically saying our members are the people who own this party, it’s our members who will make the policy. But all of us - MPs, members of the shadow cabinet - will all be participating in our debate and our policy making. We believe in equality and that’s what we’ve got now. We’re all equal now and we will all be involved in this debate and it will be democracy. Don’t confuse democracy with disunity.

27/09/2015

Banksy's last post on the Dismaland's website...



... Is about Calais, the shame of my country.



The park closes today at 10pm, permanently.

Coming soon… Dismaland Calais.

All the timber and fixtures from Dismaland are being sent to the ‘jungle’ refugee camp near Calais to build shelters. No online tickets will be available.






26/09/2015

Bristol "Palestinian Embassy"

























Banksy's Dismaland in pictures



When you arrive...






























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Inside the Castle:


























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In the park, on a sunny day: 








What an odd suggestion ;) 



Broken fairy tales...




Films are shown here: 



A bit of politics:



And lots of love:



Messaging us:











Dismaler:






Banksy's own pieces:










More messages:















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Insights into the Gallery:

















 














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More soon!!

Last day tomorrow.