Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films.
As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper...
Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa...
This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
Though UN agencies are working on helping Internally displaced people in Bangui to return to their homes, most Muslim families still have nowhere else to go than the mosque camp.
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Les agences de l'ONU espèrent aider ces familles de déplacés de Bangui à rentrer chez elles, mais la plupart des musulmans n'ont nulle part ou aller a part ce camp près de la mosquée centrale.
La mosquée principale de Bangui :
Alors que les hommes du camp espèrent trouver du travail, les femmes sont souvent très occupées, elles cuisinent quand la nourriture est la, s'occupent des nombreux enfants, essaient de tenir les abris en ordre, et de distraire leurs proches affectes par la crise depuis des mois...
Ces familles survivent grace aux distributions de nourritures et l'aide de nombreuses ONG...
Elles patientent encore à la Mosquée, au PK12, a quelques mètres du quartier chrétiens ou sont encore actifs de nombreux anti-balakas, et espèrent soit retourner chez elles, soit quitter le pays...
Il y a les noms et les couleurs, les noms qui font que vos voisins pensent automatiquement que vous n’êtes pas d’ici, les couleurs de cheveux, de peaux qui attirent la curiosité voire parfois l’hostilité. Nés en France, ces « enfants d’étrangers » sont français, citoyens et donc en théorie électeurs. Ils sont des ‘primo-votants’ un peu spéciaux, la « première génération » de leur famille à participer au scrutin français. Les élections municipales de 2014 se sont organisées sans le droit de vote aux élections locales pour les étrangers, pourtant promis depuis les années 1980 par le Parti socialiste. Cette génération a dû se préparer à voter dans ce contexte.
Avec :
Faiza, Sonia et sa fille Elsa ;
Moussa Sylla, éducateur du Centre socio-culturel d’Asnières, et les enfants Amine, Manal, Séphor ;
Maxime Verner, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2012 ;
Abdel-Malik Djermoune, fondateur du Parti de la Banlieue à Aubervilliers, et Sadia Djerroud, responsable au sein du parti ;
Nourdine Mohamed, directeur du Centre social et culturel des Fossés-Jean à Colombes, avec Sarah, Ouria et Nicolas ;
Octave Nitkowski, auteur de « Le Front National des villes et le Front National des champs. La France perd le nord », éditions Jacob-Duvernet ;
Le centre pédiatrique de Bangui, le CPB, est le seul du pays.
Le nouveau nutritionniste du PAM est en visite au Centre. Il sera à Bangui pour trois mois.
Rosalie est l'infirmière principale du Centre :
Ces enfants souffrent de malnutrition aiguë, modérée à sévère
Leurs mères les amènent au Centre pédiatrique une fois par semaine pour qu'ils soient suivis et reçoivent de la nourriture du PAM, avec l'aide d'Action contre la Faim, et surtout des compléments ultra-nutritifs comme le Plumpy Sup.
Mais cela n'empêche pas toujours les tragédies. Ce matin, une maman a pleure de toute son ame à l'annonce du décès de son bébé au centre...
Des centaines d'enfants frôlent ainsi le stade de la malnutrition aiguë sévère.
Trop d'enfants qu'il va falloir aider pendant encore des mois, alors que l'agriculture du pays est largement détruite ; le secteur a souffert de l'amputation de 37% de son activité avec la crise entamée il y a un an avec le coup d'Etat de la Seleka.
Gisca et son père au Centre Pédiatrique de Bangui.
A peine de retour à Bangui, et le secrétaire général de l'ONU nous rend une petite visite...
Après avoir visité des camps de déplacés et rencontré les autorités, M. Ban Ki-moon est venu saluer ses équipes des différentes agences des Nations Unies et a meme entonné quelques mots en songo à l'attention des employés centrafricains de l'ONU, sous les applaudissements généraux. Il s'est rendu au Bureau Intégré des Nations Unies pour la Centrafrique, où nous l'avons rencontré après une longue discussions avec les représentants de la mission française Sangaris et de la MISCA.
Il a ensuite donné une courte conférence de presse.
L'essentiel de son propos a été d'appeler à éviter un nouveau massacre et une situation déjà qualifiée par beaucoup d'ONG de défense des droits de l'homme d' "épuration ethnique", à l'heure où le monde entier a les yeux tournés vers le Rwanda pour les commémorations des 20 ans du génocide.
La présidente centrafricaine de la transition Catherine Samba-Panza accueille le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon à l'aéroport de Bangui, le 5 avril 2014.PHOTO/MIGUEL MEDINA
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, en route pour
Kigali où il doit participer aux célébrations du 20e anniversaire du génocide
rwandais, a effectué ce samedi une visite surprise à Bangui. Une visite
destinée à afficher la détermination des Nations unies à déployer une force de
maintien de la paix en Centrafrique. Devant le Parlement provisoire à
Bangui, Ban-Ki-moon a lancé un appel aux leaders centrafricains pour qu'ils
empêchent un nouveau génocide en Afrique.
Dans un discours à la tribune du Conseil national de transition (CNT), le
Parlement provisoire à Bangui, Ban Ki-moon a déclaré : « D'ici je vais directement à Kigali pour
commémorer le 20e anniversaire du génocide rwandais », tout en
ajoutant « C'est votre
responsabilité à tous - en tant que leaders - d'assurer que nous n'aurons
jamais à commémorer un tel anniversaire en Centrafrique. Ne répétez pas les
erreurs du passé, n'oubliez pas d'en tirer les leçons ».
« Une épuration
ethnico-religieuse est une réalité » en Centrafrique, a
souligné Ban Ki-moon. «De
nombreux membres de la minorité musulmane ont fui. Musulmans et chrétiens sont
exposés à un danger mortel du simple fait de leur appartenance à une communauté
ou de leur croyance », a précisé le secrétaire général des Nations
unies.
« La communauté internationale a
fait défaut aux Rwandais il y a 20 ans. Et nous risquons de ne pas en faire
assez pour les Centrafricains aujourd'hui », a poursuivi Ban Ki-moon
devant les parlementaires centrafricains, tout en soulignant que « des crimes atroces sont commis » en
Centrafrique.
« La sécurité de l'État a cédé
la place à un état d'anarchie », a déclaré le secrétaire général des
Nations unies, qui a félicité les forces de l'Union africaine et les forces
françaises dont « l'action rapide a
pu empêcher à ce jour le pire », mais dont les moyens sont
« insuffisants ». Ces forces sont « submergées par l'ampleur des besoins », a également précisé
Ban Ki-moon.
Remplacer les soldats tchadiens
Ban Ki-moon s’est aussi exprimé au sujet du désengagement des forces
tchadiennes de la Misca, annoncé jeudi par Ndjamena et qui s’est concrétisé dès
vendredi par le départ de 200 militaires de Bangui.
« Effectivement, cela pourrait causer un vide, compte tenu du nombre de
contingents présents dans le pays », a affirmé le secrétaire général
des Nations unies, qui s’est entretenu à ce propos avec le président tchadien
Idriss Deby. « Je lui ai dit qu’il
fallait qu’il travaille en coopération avec l’Union africaine et les Nations
unies, afin de mettre en place une procédure de retrait, qui permettrait de
causer le moins de difficultés possibles sur le terrain », a précisé
le secrétaire général de l’Onu.
Les 850 soldats tchadiens de la Misca sont déployés dans des villes du nord
du pays, où ils assurent la sécurité de plusieurs milliers de musulmans encore
présents. Leur départ brutal, sans solution préalable pour les remplacer,
pourrait avoir de graves conséquences sur ces populations, toujours menacées
par les anti-Balaka.
Ban Ki-moon a par ailleurs annoncé que le Conseil de sécurité des Nations
unies était sur le point d’autoriser une nouvelle opération de maintien de la
paix en Centrafrique, qui serait composée d’environ 12 000 hommes. Une
nécessité qui passera, selon le numéro un des Nations unies par une
détermination sans faille des Centrafricains.
du lundi au jeudi de 17h à 17h55 Durée moyenne : 53 minutes
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Mon projet de ce semestre - l'un des projets, le plus personnel, est ce documentaire à diffuser sur France Culture le 16 avril prochain, dans l'émission SUR LES DOCKS. Il est consacré à la notion de citoyenneté chez les enfants français de parents étrangers.
En filigrane, quelques questions : qu'est-ce que la chose publique? qu'est-ce qu'être citoyen ou le devenir? Est-on forcément différent parce qu'on est d'ailleurs? Comment s'implique-t-on en politique quand on est enfants de non-citoyens? Les étrangers sont-ils concdamnés à etre exclus du processus de sélection de leur représentants meme à l'échelon local?
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« Première Génération »
Un documentaire d’Anna Szmuc et Melissa Chemam.
Prise de
son : Yves Lehors et Alexandre James.
Il y a les noms et les couleurs. Les noms qui font que vos voisins pensent
automatiquement que vous n’êtes pas d’ici. Les couleurs, de cheveux, de peaux,
de regards, qui attirent la curiosité voire parfois l’hostilité, dans une
France dont on dit de plus en plus qu’elle exclut ceux qui sont arrivés les
derniers... Nés en France, ces « enfants d’étrangers » sont français,
citoyens, et donc en théorie électeurs. Ils sont des ‘primo-votants’ un peu
spéciaux, la « première génération » de leur famille à participer aux
scrutins français. Alors que les partis politiques débattent encore du droit de
vote des étrangers aux élections locales, les élections municipales de 2014 se sont
organisées une fois de plus sans le droit de vote aux élections locales pour
les étrangers, pourtant promis depuis les années 1980 par le Parti socialiste.
Et cette première génération a dû dans ce contexte se prépare à voter.
Comment
forme-t-on ses opinions politiques quand il n’y a pas de tradition dans la
famille, que l’on a obtenu le droit de voter en France que n’ont pas nos
parents? Le rôle de l’école devient-il primordial, des journaux, de
l’expérience sociale et professionnelle ? D’où viennent les influences
politiques ? Vote-t-on de la même façon que les citoyens de plusieurs
générations ? Et s’implique-t-on autant dans la vie civique ? Tel est
le questionnement de ce documentaire qui va à la rencontre de différent acteur
de notre vie politique, nés de parents étrangers, mais aussi de citoyens
ordinaires de la banlieue parisienne.
Colombes, quartier des Fossés-Jean
Avec :
Fazia, Sonia et sa fille Elsa
Moussa Sylla, éducateur du Centre socio-culturel
d’Asnières, et les enfants Amine, Manal, Séphora
Maxime Verner, ancien candidat à l’élection
présidentielle de 2012
Abdel-Malik Djermoune,
fondateur du Parti de la Banlieue à Aubervilliers, et Sadia Djerroud,
responsable au sein du parti
Nourdine Mohamed,
directeur du Centre social et culturel des Fossés-Jean à Colombes, avec Sarah,
Ouria et Nicolas
Octave Nitkowski, auteur
de « Le Front National des villes et le Front National des champs. La
France perd le nord », éditions Jacob-Duvernet,
184 p., 17,90 euros Samira Brahmia, chanteuse
Octave Nitkowski a intégré Sciences Po Paris à 17 ans après avoir travaillé sur la présence du FN dans sa ville pendant deux ans sur son blog puis à travers cet essai. Les tomes II et III paraîtront bientôt.
Le livre et les 89 propositions de Maxime Verner ont été consultés par plusieurs députés grace à son immense investissement et sa campagne pour l'éligibilité à 18 ans
"Springfield", le préfabriqué du Centre socio-culturel d'Asnières où Moussa est revenu travailler après y avoir été lui-meme aidé des années plus tot. Les enfants l'ont rebaptisé ainsi, du nom de la ville où vivent les personnages des "Simpsons", le fameux dessin animé américain...
Maxime Verner nous cite l'exemple du film "Mayrig" d'Henri Verneuil : "La France pour un étranger ou un fils d'étranger, ce sera toujours un peu au dessus", constate-t-il...
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Rendez-vous le 16 avril sur France Culture dans l'émission Sur Les Docks :