24/06/2015

"Meurtre à Pacot" de Raoul Peck, sur Arte jeudi 25 jun 2015



Meurtre à Pacot
Une fiction de Raoul Peck


Avec Alex Descas, Ayo
(Haïti/France/Norvège, 2014, 2h08mn)
Jeudi 25 juin 2015 à 22h55




Meurtre à Pacot

Avec Meurtre à Pacot, Raoul Peck signe
un huis clos implacable sur la lutte des
classes, dans les ruines du tremblement de

terre en Haïti. 

Port-au-Prince, peu de temps après le séisme du 12 janvier
2010. Dans le quartier chic de Pacot, un couple de
bourgeois aisé campe dans ce qui reste de sa luxueuse
villa, en partie en ruines. Pour tenter d’éviter la démolition,
l’homme décide de louer le premier étage, encore
habitable. Avec ses bagages, son chauffeur, son 4x4 et
son autosatisfaction, Alex, un «humanitaire», amène aussi
sa maîtresse haïtienne, Andrémise, une jeune femme affranchie,
bien décidée à échapper au désastre ambiant
par le seul moyen dont elle dispose : son corps. Entre les
anciens et les nouveaux maîtres de la maison, la tension
s’installe d’emblée. Il y a aussi l’évocation du «petit», un
enfant pauvre que le couple avait adopté, mais qui est
toujours porté disparu sous les décombres...

Andrémise affirme avec insolence son appétit de vivre,
sa sexualité et sa liberté face aux trois personnages qui
l’entourent, chacun enfermé dans ses chimères : la femme
inconsolable (à laquelle la chanteuse Ayo insuffle une
part de mystère), qui pleure sur elle-même plus que sur
les innombrables victimes du séisme, le mari, qui cache
son humiliation derrière un froid détachement, le «blanc»
qui prétend «aider» quand il vient seulement profiter de la
misère d’Haïti. Elle va ainsi les pousser dans leurs derniers
retranchements.

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Un extrait:



Raoul Peck

Scénariste, réalisateur et producteur, Raoul Peck est né en Haïti, et a grandi entre le
Congo, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis. Il a créé une œuvre riche et variée,
que ce soit en documentaire, de Lumumba, la Mort du Prophète (1990) à Assistance
Mortelle (2013), en fiction avec L’Homme sur les Quais (Sélection officielle, Cannes
1993), Lumumba (Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2000), ou encore Moloch Tropical
(2009, présenté à la Berlinale et au Festival international du film de Toronto).
En 2005, il produit et réalise Sometimes in April pour HBO (Berlinale 2005), premier
film sur le génocide rwandais à être tourné sur place.
Après avoir tourné des mini-séries (L’Affaire Villemin et L’école du Pouvoir) notamment
pour ARTE, il réalise en 2014 Meurtre à Pacot (présenté au Festival international
du film de Toronto).
Raoul Peck a reçu le Prix Irene Diamond de Human Rights Watch, pour l’ensemble de
son travail en faveur des Droits Humains. Il a par ailleurs été Ministre de la Culture de
la République d’Haïti, et a été nommé en janvier 2010 Président du Conseil d’administration
de l’école Nationale Supérieure des Métiers de l'Image et du Son (La Fémis).

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Lien : http://www.velvet-film.com/

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A few words in English:


Murder In Pacot
After the terrible January 2010 earthquake in Port-au-Prince, an intellectual bourgeois couple struggles to reinvent a life amid the rubbles of their luxurious home.
Needing money to survive, the couple decides to rent the remaining habitable part of the villa to “Alex”, a high-level foreign relief worker. He brings with him in the house, Andrémise, an ambitious 17 years old Haitian girl of modest background. Now the couple, strained by the loss of their social position, their ideals, their dreams and desires must face this toxic intrusion.

Haitian born fllmmaker Raoul Peck takes us on a 2 year journey inside the challenging contradictory and colossal rebuilding efforts in post-earthquake Haiti.
Through its provocative and radical point of view, the film dives headlong into the complexity of the reconstruction process and the practice and impact of worldwide humanitarian and development aid, revealing in the most disturbing way, the extent of a general failure. This crushing fact based documentary film leads to the only plausible outcome: immediate stop of current aid policies and practice.

22/06/2015

Meanwhile in New York: Basquiat's notebook is on display at the Brooklyn Museum




Exhibitions:
 Basquiat: The Unknown Notebooks


Tamra Davis (American, b. 1962). Still from A Conversation with Basquiat, 2006. 23 min., 22 sec. © Tamra Davis. Courtesy of the artist. By permission of the Estate of Jean-Michel Basquiat, all rights reserved. Photo: Jonathan Dorado, Brooklyn Museum



April 3–August 23, 2015
Morris A. and Meyer Schapiro Wing, 4th Floor

Brooklyn-born artist Jean-Michel Basquiat filled numerous notebooks with poetry fragments, wordplay, sketches, and personal observations ranging from street life and popular culture to themes of race, class, and world history. The first major exhibition of the artist's notebooks, Basquiat: The Unknown Notebooks features 160 pages of these rarely seen documents, along with related works on paper and large-scale paintings.

A self-taught artist with encyclopedic and cross-cultural interests, Basquiat was influenced by comics, advertising, children's sketches, Pop art, hip-hop, politics, and everyday life. Basquiat: The Unknown Notebooks emphasizes the distinct interplay of text and images in Basquiat’s art, providing unprecedented insight into the importance of writing in the artist’s process. The notebook pages on display contain early renderings of iconic imagery—tepees, crowns, skeleton-like figures, and grimacing faces—that also appear throughout his large-scale works, as well as an early drawing related to his series of works titled Famous Negro Athletes.
  
Basquiat: The Unknown Notebooks is organized by the Brooklyn Museum and is curated by Dieter Buchhart, guest curator, with Tricia Laughlin Bloom, former Associate Curator of Exhibitions, Brooklyn Museum. A fully illustrated catalogue accompanies the exhibition.
Support for this exhibition is provided by the Steven & Alexandra Cohen Foundation and Christie's.

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Jean-Michel Basquiat: Untitled (Ter Borch), circa 1987–88 EL135.11


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200 Eastern Parkway
Brooklyn, New York 11238-6052
2 or 3 line Eastern Parkway/Brooklyn Museum
Wednesday: 11 a.m.–6 p.m.
Thursday: 11 a.m.–10 p.m.
Friday–Sunday: 11 a.m.–6 p.m.
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Link: http://www.brooklynmuseum.org/exhibitions/basquiat_notebooks/#


"John Lee Hooker" - Terry Callier





"John Lee Hooker" - 

Robert Del Naja

(feat. Terry Callier)






From Terry Callier's album Hidden Conversations

Bristol inspiration - watercolours


 Bristol did inspire me a lot as followers of this blog may have seen. I've met wonderful artists in the beautiful and wholehearted city and now all I want is to be the best of myself in return.

My last week there, early June, I had the opportunity to spend time at the Other Art Fair - Bristol, where the painters and artists I met and interviewed were in an other dimension compared to who I met in dozens of FIACs in Paris and Frieze Art Fair in London. Warm, sharing ideas, having time to talk about their work and the art world in general, they were a true inspiration!

See my previous post for details:

http://melissa-on-the-road.blogspot.fr/2015/06/insights-into-other-art-fair-bristol.html

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Today I painted my first watercolours thanks to the beautiful memories of paintings from Emma Davis and Abigail McDougall, and also inspired by my friend Anne Cazaubon (see http://www.annecazaubonart.com/).


And it was enough to make me very happy...




 Une prairie :





Mosquée Bleue :





Tiken Jah Fakoly rend hommage au reggae : "Is It Because I'm Black?" With Ken Boothe



Tiken Jah Fakoly - "Is It Because I'm Black?"

feat. Ken Boothe






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Lien : https://www.youtube.com/watch?v=uyFzSsMrqgE

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Voici aussi un extrait d'un article de Télérama sur son prochain album :


http://www.telerama.fr/musique/regardez-un-premier-clip-extrait-du-nouveau-disque-de-tiken-jah-fakoly,128228.php

 En septembre prochain, Tiken Jah Fakoly publiera
Racines, un album hommage à l’âge d’or du reggae jamaïcain. Un disque exclusivement composé de standards de Bob Marley, Buju Banton, Burning Spear, Peter Tosh… réarrangés « à l’africaine ». Quelques figures légendaires – et tutélaires – ont pris part à l’enregistrement, croisant leur voix avec celle du chanteur ivoirien. Parmi eux, Ken Boothe, alias Mr Rocksteady, interprète d’exception, cinquante ans de carrière au compteur. Ensemble, ils reprennent Is it Because I’m Black ?l’une des premières (et magnifique) chansons soul sur l’identité afro-américaine, écrite en 1968 par Syl Johnson, soul-bluesman du Mississippi. 
Un choix évident pour Tiken Jah Fakoly. Et pas seulement parce que Ken Boothe en enregistra une version reggae cuivrée en 1974 : « C’est une chanson sur les préjugés qui parle pour moi et pour tous les Noirs victimes du racisme à travers le monde. Elle aurait du servir de bande-son à tous les reportages télévisés sur les émeutes raciales de Ferguson et de Baltimore. »
Ken Boothe ne connaissait pas Tiken Jah Fakoly. Ils se sont rencontrés à Kingston quelques jours avant l’enregistrement au studio Tuff Gong de Bob Marley. En deux prises l’affaire était pliée. Ne restait plus qu’à greffer sur le duo vocal les instruments traditionnels africains qui donnent une couleur inédite à cette intemporelle complainte.
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Plus de détails bientôt! 

21/06/2015

Public Image Ltd. - 'Poptones'



"I can't forget the impression you made
You left a hole in the back of my head"

Public Image Ltd. - 'Poptones' 







https://youtu.be/IQtO6R4qkg0 



16/06/2015

LE POP GROUP, en un article. En tournée en Grande-Bretagne


Ravie, ravie d'avoir pu parler longuement à Mark Stewart du Pop Group lors de mon dernier séjour à Bristol dont le groupe est originaire!

Mon dernier article pour Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/musique/pop-rock/le-pop-group-legende-du-post-punk-de-bristol-revient-et-debarque-a-paris/

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Le groupe devait jouer à Paris samedi 20 juin, mais pour des raisons logistiques, le concert a été annulé et sera reporté à septembre.

En attendant le Pop Group sera à Bristol le 26 juin, à l'Exchange de Paul Horlick, et au Festival de Glastonbury le 27 juin.





LE POP GROUP, LÉGENDE DU POST PUNK DE BRISTOL, REVIENT SUR SCene


15 juin 2015 Par Melissa Chemam



Avec un album sorti en février, Citizen Zombie, le Pop Group revient avec un son toujours aussi percutant que sur son dernier, Where There’s A Will… sorti en 1980 ! Ces pionniers du post punk britannique n’ont pourtant pas disparu pendant tout ce temps, et ont surtout inspiré tous les musiciens de Bristol pendant les décennies qui les ont suivi. Le groupe est en tournée et passe par Paris le 20 juin au Social Club. Retour sur le parcours d’une musique qui a marqué les esprits.



Il fut un temps où Mark Stewart, le leader du Pop Group, était le colocataire de Tricky à Bristol, à la fin des années 1980s, c’est même avec lui que le musicien de génie à découvert l’une de ses chanteuses de prédilection, la sublime et ultra talentueuse Martina Topley Bird. Mais il n’a pas influencé que Tricky à Bristol, tout le monde le connaît, et il a partagé de nombreux soirs les platines avec Daddy G, ou Grant Marshall, l’un des DJ les plus connus de Bristol, alors membre du collectif The Wild Bunch et depuis de Massive Attack.

Le Pop Group, à l’origine des débuts musicaux de Bristol
Mark Stewart a fondé le Pop Group en 1977 avec le guitariste et multi instrumentiste Gareth Sager, le batteur Bruce Smith, et les bassistes Dan Catsis, John Waddington et Simon Underwood. Les deux derniers ont depuis quitté le groupe. « Bristol est une petite ville », raconte Mark que j’ai joint lors du passage en concert à Londres. « La plupart des musiciens qui travaillent encore dans la ville sont des amis de longues dates, nous avons fait nos armes dans les mêmes clubs. Nous avons gardé contact. Moi, depuis les années 1981/82 et la fin du Pop Group, j’ai eu des projets solo, j’ai croisé Björk, Nine Inch Nails, Massive Attack ».
Et tous lui disent régulièrement que la musique du Pop Group a été une inspiration pour eux, son énergie, ses paroles radicales, son héritage punk. Et c’est ainsi que récemment est venue l’idée de ressortir certains morceaux. Mais les membres du groupe décident qu’il est important de produire de nouveaux titres. « Je vivais à Berlin à cette époque et en 2010 le festival All Tomorrow’s Party avait choisi le réalisateur de la série américaine The Simpson, Matt Groening, comme curateur. Il a voulu inviter aussi bien Iggy Pop que moi et nous a demandé de reformer nos groupes ! Ce fut une véritable explosion volcanique ! ».

Une rébellion libératrice menée depuis les années Thatcher
L’expression convient bien à Mark Stewart. Doté d’une énergie sans borne, d’un talent d’orateur, d’un humour très West Country, et d’une voix puissante, il a toujours cru dans le pouvoir débridé de la musique, dans son caractère libérateur et rebelle. « Sans le mouvement punk, des gens comme moi auraient passé leur vie dans une usine », insiste Mark Stewart.
Les membres de son groupe et ses collaborateurs ont en effet fait leurs armes dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, aux heures noires de la récession, « et cette musique nous a donné une confiance folle », ajoute-t-il, « le punk fut une véritable révolution, une sorte de ‘prise de la Bastille’ culturelle, qui nous a permis d’ouvrir les frontières de notre créativité, de remettre en question l’essentiel, aussi bien la politique que nos relations personnelles. Les Clash, les Sex Pistols, le slogan ‘No Future’, ils étaient brillants et avaient une colère qui devenait une énergie positive ». Le Pop Group, tout comme ses idoles punk avant lui, s’engage alors politiquement, dans ses paroles mais aussi dans ses concerts, inspiré par série de live nommée Rock Against Racism, lancée en 1976 par plusieurs groupes punk.

Citizen Zombie
Pour leur dernier album, le groupe a voulu un titre qui reflète leurs opinions. « Citizen Zombie est une déclaration sur notre civilisation à un tournant technologique, où les citoyens sont désormais plus enfermés dans leur cage digitale que libérés par les nouvelles technologies », explique Mark. « Et nous souffrons tous de la distraction constante qu’est devenue l’obsession de la consommation. Je vis mon travail de compositeur comme celui d’un journaliste, pour moi il est important de regarder le monde en face et de s’interroger pour aider les autres à faire de même ». Le dernier clip pour le titre ‘Mad Truth’, réalisé par l’actrice et réalisatrice italienne Asia Argento, témoigne de cette énergie.
L’album, « Citizen Zombie » est de ce point de vue un des meilleurs du groupe. Même énergie, même son post punk, mais contemporain, enduit de paroles coup de point comme dans le titre ‘Nations’, sur nos nations modernes et ses citoyens, concluant : ‘We’re all addicted to something / Money / Sex / Television / Paranoia / Notoriety’. « Nous sommes tous dépendant à quelque chose… ». Et il s’agit de s’en libérer, en musique !
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Le clip d’Asia Argento:


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14/06/2015

Conflict Armament Reaseach's report show Sudanese arms spread in South Sudan and further


 My latest report for Rfi English:

Sudanese arms spread in East Africa

A town in Jonglei State after fightings.
Jonglei State, South Sudan
UN/Isaac Billy
A town in Jonglei State after fightings.

By Melissa Chemam

Sudan has been supplying weapons to South Sudanese rebels, according to a report by Conflict Armament Research (CAR) released earlier this month. Meanwhile, in northern Kenya, Sudanese guns have been found among pastoralists.

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link to the audio:
http://www.english.rfi.fr/africa/20150614-sudanese-arms-spread-east-africa

Arms from Sudan in east Africa


More
  14/06/2015 by Melissa Chemam
 
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 While Sudan has been the main source of arms and ammunitions in east Africa for decades, the latest report from the Conflict Armament Research Group may add to concerns in the region.
Dossier: Independence for South Sudan
It shows that weapons and ammunition captured by pro-government forces from opposition forces in Jonglei state late last year had come from neighbouring Sudan.

For Claudio Gramizzi, the group's main expert, the report proves the weapons are falling in the hands of south Sudanese rebels. But they also end up further away, in northern Kenya, for instance, and in the Central African Republic.

In Northern Kenya Turkana North MP Christopher Nakuleu claimed this week that a flow of guns are coming into the country from South Sudan, most of them of made in Sudan. The arms have been used by different tribes in pastoralists' groups, fueling more violence in a dry, poor region.

It is unclear whether Khartoum is deliberately supplying rebels. But for Roland Marchal, French senior researcher on central and east Africa, there will be no end to the trade without a political solution to the conflict.

The surge of Sudanese arms in east and central Africa might therefore worsen the weak political response to the ongoing conflict in South Sudan, with the looming danger of increasingly affecting the entire region.

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