30/07/2015

Focus sur le Festival Les Escales de Saint-Nazaire (7 et 8 août 2015)



Le Festival multiculturel Les Escales de Saint-Nazaire a annoncé sa programmation éclectique et transfrontalières - enrichis de "musiques d’aujourd’hui" selon la présentation : electro, pop, soul, jazz, world… 

Les 7 et 8 août à Saint-Nazaire donc. 

Au programme :


CARIBBEAN DANDEE feat. JOEYSTARR & NATHY(Tüco) X DJ PONE X CUT KILLER X B.A.G.A.R.R.E

2MANYDJS

YAEL NAIM

CERRONE en dj set

GROUNDATION

Les Ambassadeurs Internationaux feat. SALIF KEITA, CHEICK TIDIANE SECK & AMADOU BAGAYOKO

MALTED MILK & TONI GREEN

DHAFER YOUSSEF

LE BAL DE L’AFRIQUE ENCHANTEE

DAKHABRAKHA

JUNGLE BY NIGHT

VAUDOU GAME

CHICO TRUJILLO

PASCUALA ILABACA Y FAUNA

PODER GUADAÑA


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Cette année, Valparaiso est la ville invitée, notamment avec un groupe d'artistes de rue :



GRAFFS, UN ART URBAIN AU

 COEUR DE VALPARAÌSO



Paradis de l’art urbain, à Valparaiso, tous les coins de rue laissent entrevoir les couleurs d’une murale ou les traces d’un graff. Et cet ensemble chaotique de peintures à même les murs s’accorde à merveille avec l’architecture tarabiscotée de la ville. D’après le graffeur La Robot de Madera, il s’y peint en moyenne deux murales par semaine. Et en effet, chaque jour réserve de nouvelles surprises. + d’infos en cliquant sur l’image !
Street-Art aux Escales
Il nous a donc semblé évident d’inviter 3 graffeurs parmi les plus emblématiques de Valparaiso:

INTI., à qui nous devons aussi le visuel de ces Escales 2015, 


et CHARQUIPUNK ! 

Quelques jours avant l’ouverture des portes du festival, tous les 3 investiront le port de Saint-Nazaire pour créer 3 fresques murales qui marqueront pour longtemps notre Festival, le port et la Ville de Saint-Nazaire ! Nous vous donnerons prochainement plus de détails pour savoir comment ce projet à pu voir le jour !

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Focus sur le street art chilien et La Robot de Madera :



LA ROBOT DE MADERA 

(VALPARAISO, CHILI)

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PRÉSENTATION DE LA ROBOT DE MADERA


Simon Paulo Arancibia Gutierrez (AKA La Robot de Madera), tout comme ses compatriotes Inti et Charquipunk, s’inspire de la culture latino-américaine, de l’histoire du Chili pour réaliser ses œuvres monumentales. D’après La Robot de Madera, A Valparaiso, il s’y peint en moyenne deux « murales »  par semaine. Et en effet, chaque jour réserve son lot de nouvelles surprises !
Simon affectionne tout particulièrement s’associer aux graffeurs les plus connus de la ville  avec lesquels il se retrouve régulièrement pour peindre conjointement de nombreuses « murales »  à 6, 8 ou 10 mains.
 » Des fois, tu pars peindre, tu ne sais pas encore où, ni quoi, puis tu croises des potes qui vont faire pareil, alors tu cherches un coin à deux et nous peignons ensemble [...] Ici, les graffeurs et les habitants respectent relativement le travail des autres, alors qu’à Santiago les pièces sont rayées et détruites en quelques jours par d’autres.  » 

Son nom d’artiste « La Robot de Madera » signifie le pouvoir de créer l’impossible!

« La Robot » affectionne particulièrement de travailler sur l’expression humaine,  les émotions, les sensations du moment, sans préméditation. Son travail très expressif s’inspire aussi de l’atmosphère de la Ville, de la rue, des personnes dont il croise le regard… Il aime capturer l’instant présent ! Simon accompagnera Inti dans son voyage vers Saint-Nazaire. En effet, il se verra également confier un mur sur lequel il pourra s’exprimer seul…ou avec son pote Inti, selon l’envie, l’humeur et l’inspiration du moment !

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Le site de l'artiste :
http://larobotdemadera.cl/


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Celui du festival:
http://www.les-escales.com/


29/07/2015

"I Want You"



Coming back from Bristol, going through notes and interviews, it's a very inspirational time... Lots of discovery, and revisiting cultural history. Lots of love too.

After the rainbow-inspired themes yesterday, today, we're bringing back the Beatles :


I Want You (She's So Heavy)





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Talk to you soon with more tunes.


Thinking about Bristol: Remembering my North Street neighbourhood



What makes us like places so much? Get attached so quickly to a place, because it feels so honest, so genuine, so giving? Because you suddenly feel you belong?

Second time I was staying in North Street, in Bristol, between Southville and Bedminster, and I just suddenly have these memories rushing back from last week of a place full with fond moments and sincerity.


Humble pictures, by myself:







At the Tobacco factory's lovely café: 



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Lovely flowery city:







Local street art:







North Street still, near the Tobacco factory:




Inkie's: 



Southville, the view from Truro Road:








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Man Booker Prize's longlist



Man Booker Prize announces 2015 longlist

29 July 2015

The longlist, or ‘Man Booker Dozen’, for the £50,000 Man Booker Prize is announced today, Wednesday 29 July 2015.
This year’s longlist of 13 books was selected by a panel of five judges chaired by Michael Wood, and also comprising Ellah Wakatama AllfreyJohn BurnsideSam Leith and Frances Osborne. The judges considered 156 books for this year’s prize.
This is the second year that the prize, first awarded in 1969, has been open to writers of any nationality, writing originally in English and published in the UK.  Previously, the prize was open only to authors from the UK & Commonwealth, Republic of Ireland and Zimbabwe.

The 2015 longlist, or Man Booker ‘Dozen’, of 13 novels, is:

Author (nationality) - Title (imprint)

Bill Clegg (US) - Did You Ever Have a Family (Jonathan Cape)            
Anne Enright (Ireland) - The Green Road (Jonathan Cape)
Marlon James (Jamaica) - A Brief History of Seven Killings(Oneworld Publications)
Laila Lalami (US) - The Moor's Account (Periscope, Garnet Publishing)
Tom McCarthy (UK) - Satin Island (Jonathan Cape)
Chigozie Obioma (Nigeria) - The Fishermen (ONE, Pushkin Press)
Andrew O’Hagan (UK) - The Illuminations (Faber & Faber)
Marilynne Robinson (US) - Lila (Virago)            
Anuradha Roy (India) - Sleeping on Jupiter (MacLehose Press, Quercus)
Sunjeev Sahota (UK) - The Year of the Runaways (Picador)
Anna Smaill (New Zealand) - The Chimes (Sceptre)
Anne Tyler (US) - A Spool of Blue Thread (Chatto & Windus)
Hanya Yanagihara (US) - A Little Life (Picador)

28/07/2015

Encore un article sur le WOMAD 2015 : pour Rfi Musique !



http://www.rfimusique.com/actu-musique/musique-africaine/20150728-womad-festival-mbongwana-star



Festival

WOMAD 2015
Reportage

Womad 2015 sous la pluie.
© M.Chemam
Womad 2015 sous la pluie.
28/07/2015 - 

Le festival WOMAD –World of Music, Arts and Dance – créé en 1982 par Peter Gabriel et quelques acolytes passionnés de musique, dans le Somerset, comté du sud-ouest de l’Angleterre, s’est depuis étendu sur d’autres continents. Cette 33e édition anglaise se tenait à Charlton Park, dans le Wiltshire près de Bristol, et confirme son statut de plus grand festival en matière de musique du monde, avec des têtes d'affiche comme le chanteur sénégalais Cheikh Lô, ou l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly, mais aussi quelques groupes en devenir comme les Congolais du Mbongwana Star.

Un festival anglais sans pluie ni boue ne serait pas un festival digne de ce nom… Le WOMAD 2015 s’est donc ouvert le jeudi 23 juillet au soir sous une pluie battante. Cela n’a pas empêché les festivaliers et campeurs d’arriver en masse sur le site de Charlton Park, où se tient l’édition historique de ce festival à déclinaison.
Ce qui caractérise le WOMAD est un mélange de découvertes locales britanniques et des performances des meilleurs musiciens des cinq continents, associées à de nombreux ateliers, des événements parallèles, des débats et projections de films.

Cette année, parmi les artistes attendus dès le premier jour de concert, le vendredi, figuraient le duo des Franco-Cubaines Ibeyi, l’électro franco-orientale d’Orange Blossom et la formation nigérienne de Tal National. Pour la première soirée, la scène de la Siam Tent a ensuite accueilli le blues du désert des Maliens de Kidal Tinariwen sous des tonnerres d’applaudissements.

C'est la performance radieuse de la chanteuse algérienne Souad Massi, entourée de son groupe dont un percussionniste grandiose, qui suivit, soit une heure entre chaâbi, chants traditionnels, rock mêlé de folk, pop, fado portugais et flamenco, auxquels s’ajoutaient les inspirations poétiques arabo-andalouses de son dernier album.
Pendant ce temps, sur la scène principale, l’Open Air Stage rebondissait aux vibrations du célèbre collectif de rap américain De La Soul. L’un des credo du WOMAD est de faire se côtoyer les stars anglaises et les nouveaux talents du monde entier.

Parmi les sept scènes du festival, celle du Molly’s Bar a reçu les formations plus intimes. Vendredi, s’y sont produits les percussionnistes ghanéens de Kakatsi Drummers suivis de la chanteuse de Bristol,Lady Nade. De son vrai nom Nadine Gingell, elle fait partie des groupes qui montent dans l’ouest de l’Angleterre. Venue l’an dernier en spectatrice, Lady Nade a depuis produit un premier single, Mind’s Made Up, et joué intensément dans la région sa soul musique qu’elle qualifie de "folky et moderne", inspirée par les ladies du jazz Nina Simone, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, ainsi que par Leonard Cohen, Lianne La Havas, Katy Perry ou encore Anthony and the Johnsons.

Mbongwana Star, Womad 2015.
Autre star de Bristol en vedette, le DJ pionnier Daddy G, membre du groupe Massive Attack, s’est produit sur la scène de la RedTent samedi soir, pour une soirée de mix reggae et dub, accompagné du jeune britannique MC Deemas J.

À l’autre bout du spectre musical, l’un des temps forts de la soirée de samedi, reste la prestation jazz de l’Israélienne d’origine éthiopienne Ester Rada et de son groupe aux trois magnifiques cuivres, sur l’Open Air Stage. Elle a été suivie dans un immense enthousiasme par l’apparition de l’IvoirienTiken Jah Fakoly.

Pour avoir une idée de la diversité des artistes invités, il fallait parvenir à voir dans la même après-midi le funk-rock mêlé de pop soudanaise de l’Anglo-Soudanais installé à New York Sinkane alias Ahmed Gallab, le blues folk du Néo-Zélandais Delaney Davidon qui décline à sa sauce, une forme de country music venue du sud-ouest des États-Unis dans les grands espaces des Antipodes, et la vitalité balkanique de l’ensemble Magnifico, venu de Slovénie.

Les stars viennent de Kinshasa 

Samedi, alors que le temps se lève, impossible de manquer le collectif époustouflant Mbongwana Star. Il réunit deux chanteurs kinois, Coco et Théo, leur guitariste également de Kinshasa surnommé Erneuf et le bassiste Liam Farrell, dit Doctor L., originaire d’Irlande, mais basé à Paris. Délivrant une performance inouïe, à l’énergie hors du commun, le groupe électriquement congolais a déchaîné les foules. Son premier album, From Kinshasa, est en passe de devenir un succès en Grande-Bretagne.

Coco et Theo se sont connus en participant à l’orchestre Staff Benda Bilili, composés de nombreux musiciens handicapés, créé en 2005. Avec Mbongwana Star, ils ont voulu créer "un style de musique différent" explique Erneuf, comme le prouve leur chanson phare Malukayi : "une chanson dans l’esprit traditionnel, mais avec un son bizarre !", résume Erneuf. Coco et Théo chantent principalement en lingala, mais aussi dans d’autres langues de RDC et parfois en français.

Enfin, dimanche, le festival recevait également les très attendus Ghostpoet et Laura Mvula, ainsi qu’une seconde performance du chanteur sénégalais Cheikh Lô, ovationné, et celle du Français surdoué Chassol. L’Analog Africa Sound System a clos les festivités par un DJ set multiculturel.
 
Mélissa Chemam

Site du Festival : http://womad.co.uk/

"Tokyo"



Talking about Tokyo... as I was last week, and I have been for months - since December - for a project that is now postponed, but Tokyo comes back to me via another window:




This is certainly not lost in translation...

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Lianne La Havas' new album, Blood, comes out July 31.

Courtesy of the artist


Lianne La Havas' new album, Blood, comes out July 31.

BLOOD

  • 1. Unstoppable
  • 2. Green & Gold
  • 3. What You Don't Do
  • 4. Tokyo
  • 5. Wonderful
  • 6. Midnight
  • 7. Grow
  • 8. Ghost
  • 9. Never Get Enough
  • 10. Good Goodbye

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Is Your Love Big Enough? was one of my favourite albums of 2012/13.
Special thanks to Marjorie Hache for taking me to her concert in Paris at Le Trianon.

See Lianne's cover of Radiohead's 'Weird Fishes':






More about Marjorie and her show on British music: http://www.ouifm.fr/animateurs/marjorie-hache/
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Read also her recent interview with the BBC:

Lianne La Havas: How 

I write songs

http://www.bbc.com/news/entertainment-arts-33412433 




Lianne La Havas

Is Your Love Big Enough?, released in 2012,
introduced the world to the song writing and singing
talent of Lianne La Havas.


Thinking about rainbows...




Rome, December 2014, pictures by myself:











Double rainbow, can you see it?






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Artwork for Radiohead's In Rainbows





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Heligoland's album cover, 2010, by 3D (Massive Attack) - regular version:





Heligoland's cover, the version I have:





Recent discovery, shared by 3D:


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When a motive obsesses you... What do you want to do?
Dorothy I remain...


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..."Car paint blue, green, primer and zinc
Take it to extremities my purple and pink
I feel the colours fill my room beneath the patter of the rain
I can't stand the drops they're dripping down my windowpane
They wash away my shadow and don't even leave a spark upon my soul
They leave the rainbows in the dark"...


(...)

"The solar system watches in wisdom
The children dance as the moonlight kissed them"...




27/07/2015

WOMAD, festival de toutes les musiques - reportage pour TLC







WOMAD, de l’ouest anglais au reste du monde, le festival de toutes les musiques

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Mélissa Chemam
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Le festival WOMAD – World of Music, Art and Dance – lancé en 1982 par Peter Gabriel dans le sud-ouest de l’Angleterre, s’est depuis étendu sur d’autres continents (Espagne, Italie, Australie, Nouvelle-Zélande, etc). Pour cette 33ème édition, il brille encore une fois par sa diversité : du chanteur sénégalais Cheikh Lô au groupe de hip-hop légendaire De La Soul, de l’Ethiopienne israélienne Ester Rada à l’Ivoirien légende du reggae ouest-africain Tiken Jah Fakoly, en passant par le DJ pionnier de Bristol, Daddy G, membre du groupe Massive Attack. Reportage à Chalton Park, dans le Wiltshire, Angleterre.






Le WOMAD est le point de rencontre entre un pays extrêmement riche musicalement, le Royaume-Uni, sur ses terres culturellement fertiles du sud-ouest, et de ses multiples influences et passions, venant des cinq continents. Rendez-vous de multiples talents, le festival attire forcément des artistes locaux.


Incarnation de la musique de l’ouest de l’Angleterre

C’est le cas de Lady Nade, de son vrai nom Nadine Gingell, venue de Bristol. C’est sous une pluie battante qu’elle quitte vendredi matin son quartier de St Werburghs, connu pour sa superbe ferme urbaine et ses légendaires soirées sound systems reggae, qui ont fait le son de Bristol. Ce concert est son premier lors du festival de renom. « Je suis venue l’an dernier en spectatrice et je savais que l’année suivante je serai ici sur scène ! », s’enthousiasme Nade. Tentes, parapluies, sandwiches et rhum coca sont prêts ; le mini van peut démarrer !
Au sein de sa formation, Nade est accompagnée par trois musiciens : le guitariste Seb Gutiez, un Français vivant à Bath, le contrebassiste de Bristol Dan Everett, qui compose avec elle nombre de ses morceaux, et le jeune batteur Mike Cooper. Nade travaille également avec Allan Keen, son producteur et co-auteur, également fondateur du label indépendant Kitchen Studio.
Le groupe est déjà bien connu de la scène de Bristol, où il se produit régulièrement comme ce dimanche dans le quartier de Clifton, après ses deux concerts du WOMAD. Lady Nade a produit cette année un premier single, ‘Mind’s Made Up’, qu’elle a présenté sur la scène du Molly’s Bar du WOMAD, qui accueille de nombreux musiciens de l’ouest de l’Angleterre. Née à Bristol en 1988, d’une mère anglaise et d’un père de Sainte-Lucie et La Barbade, Lady Nade s’est formée au chant et à la guitare à partir de seize ans et se produit dans la région depuis trois ans. Sa musique, qu’elle décrit comme de la « folky soul moderne » s’inspire aussi bien des grandes ‘ladies’ du jazz, dont Nina Simone et Ella Fitzgerald en tête, que de Leonard Cohen, Lianne La Havas ou encore Anthony and the Johnsons et Maroon 5.

Pour ses textes, elle construit un univers personnel qui parle d’amour, de pertes et déceptions mais surtout d’espoir. « Bristol a beaucoup à offrir aux jeunes musiciens, mais il est temps pour moi d’en sortir et de partir en tournée », explique Nade, qui rêve de jouer à Paris. Son premier album sortira en en octobre, suivi d’un second single en novembre et d’une tournée en Angleterre.
D’un petit village anglais au monde

L’un des crédo du WOMAD est d’associer ces nouveaux talents aux grandes stars, de lier des Britanniques et des artistes connus aux quatre coins du monde, mais aussi de présenter au-delà de la musique de la danse, des performances, des conférences, débats et films.
Parmi les grands noms invités cette année : sur la scène de la Siam Tent, vendredi soir, la chanteuse algérienne Souad Massi a offert une performance éblouissante, pleine de ravissements, mêlant percussions traditionnelles, guitares rock, chants d’une superbe profondeur, pour la plupart en arabe, et envolées soul. Son batteur et son percussionniste traditionnel ont immédiatement séduit l’assemblée.
Egalement au programme de cette édition : les Maliens du désert de Tinariwen, le nigériens de Tal National, les jumelles franco-cubaines incontournables cette année d’Ibeyi, le mythique groupe de hip-hop new-yorkais De La Soul, ou encore les stars montantes en Grande-Bretagne, Ghostpoet et Laura Mvula, le dernier soir. Parmi les incontournables : l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly a délivré une prestation enthousiasmante de son reggae ouest-africain, et le DJ Daddy G, membre du groupe culte de Bristol Massive Attack, a littéralement enflammé la Red Tent du festival, remplie à craquer d’un public de fans de reggae et dubstep de tout âge.
Parmi les découvertes, citons la merveilleuse chanteuse de jazz israélienne Ester Rada. D’origine éthiopienne, elle mêle chant en anglais, percussions et cuivres à la new-yorkaise et rythmes traditionnels est-africains à sa voix puissante. Un ravissement. Son hommage à Nina Simone restera dans les annales du festival.
Autres découvertes : l’Anglo-soudanais installé à New York Ahmed Gallab ou encore le Néo-zélandais qui décline à sa sauce une forme de country music entre blues et folk, Delaney Davidon.
Mentionnons également le collectif congolais époustouflant Mbongwana Star. Il réunit deux chanteurs, Coco et Théo, leur guitariste surnommé Erneuf, tous de Kinshasa, et le bassiste Doctor L., de son vrai nom Liam Farrell, irlandais basé entre Paris et le Congo.
Cette édition du WOMAD anglais confirme son statut de plus grand festival de « musique du monde », une expression dans laquelle la plupart des musiciens présents ne se reconnaissent plus, mais qui a le mérite de décrire la diversité musicale rassemblée par ses programmateurs.
visuels : MC