10/06/2016

Africa calling


Bonjour aux lecteurs de ce blog...
Un petit mot en français pour changer.
Et quelques articles que j'ai écrit récemment sur l'environnement en Afrique pour le blog du site Djouman.com.

Quelques projets pourraient d'ailleurs me ramener sur le continent prochainement. A suivre.


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Assemblée des Nations Unies pour l’environnementle 06/06/16


Le sommet des Nations Unies pour l’Environnement s’est tenu du 23 au 27 mai à Nairobi, au Kenya, siège du Programme de l’ONU pour l’Environnement (le PNUE). Il s’est déroulé en présence de tous les ministres de l’Environnement des pays membres de l’ONU, de hautes personnalités et de plus de 1.300 délégations, soient plus de 3000 participants. Le but de cette réunion était de prolonger le travail de la COP21 pour l’environnement et de faire respecter les objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable, un agenda qui a notamment pour but la protection des milieux marins et des ressources aquatiques.

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Les milliers de participants ont discuté de la pollution atmosphérique ou encore du commerce illicite des espèces sauvages à l’occasion de cette Assemblée, considérée par de nombreux acteurs comme le « Parlement de l’Environnement ».
L’Assemblée de l’ONU pour l’environnement (ANUE) a été créée lors de la conférence des Nations Unies sur le développement durable en 2012, pour renforcer et rehausser le rôle du PNUE. L’ANUE est depuis le principal organe directeur du PNUE et a le mandat de prendre des décisions stratégiques, apporter des orientations politiques au travail du PNUE et promouvoir une forte interface entre la science et la politique.
« Le monde doit saisir cette opportunité pour examiner et accélérer les progrès vers un avenir meilleur et plus vert pour tous », a déclaré le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Achim Steiner. « L’ANUE fournit au monde une chance de s’unir dans une lutte commune contre les forces de la faim, de la pauvreté, des changements climatiques et des dommages environnementaux. Nous devons utiliser la deuxième édition de l’ANUE pour montrer que nous pouvons aller assez vite et assez fort pour créer une planète saine, avec des gens en bonne santé, en ne laissant personne de côté », a ajouté Achim Steiner.
Le PNUE a réclamé « un avenir plus vert pour tous ». Et 25 résolutions ont été adoptées : elles ont pour but d’obliger les gouvernements, les entreprises privés et la société civile à renforcer leur agenda écologique, en luttant contre la pollution des océans et de l’air notamment, mais aussi contre le braconnage qui décime la faune mondiale et pour encourager le rôle de leaders de communauté et celui des femmes dans la protection de l’environnement. Sept moniteurs de la pollution de l’air vont aussi être installés à Nairobi, au siège du PNUE. La question de la pollution des eaux a également été largement évoquée.
En Afrique de l’Est par exemple, l’enjeu de la protection des eaux est particulièrement important, alors que les côtes de l’Océan indien et du Lac Victoria, entre autres, vivent de la pêche et du tourisme balnéaire. Le gigantesque Lac Victoria fait ainsi vivre plusieurs dizaines de millions de personnes, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Mais son écosystème est mis en danger par la pollution et la surpêche ; la biodiversité diminue. Mettre un frein à cette pente négative repose souvent entre les mains des acteurs locaux du secteur, pour la pêche comme pour le tourisme.
Si certaines ONG craignent de nouvelles promesses sans lendemain, pour les experts, ces engagements sont tangibles. Greenpeace International a par exemple souligné « un pas en avant important pour le PNUE », qui se fait « de plus en plus entendre » au sein du système des Nations Unies, selon l’ONG environnementale.
Pour rappel, la première session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement avait eu lieu en juin 2014 à Nairobi. Ce sera ensuite au tour du Maroc d’accueillir en novembre prochain la 22ème Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) à Marrakech.

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Préserver la forêt de la Casamance au Sénégal
Entre initiatives de reforestation et normes de protection des zones boisées, institutions internationales, ONG et Etats tentent de lutter contre la diminution des espaces forestiers, aux quatre coins du monde. Mais malheureusement, la lutte est rude. En Afrique, de nombreuses forêts restent menacées, comme en Casamance, au Sénégal, et les efforts nécessaires pour limiter les dégâts sont parfois immenses.
La région la plus boisée du Sénégal se trouve en Casamance, mais elle est tristement menacée de disparition. D’ici deux ans seulement selon une étude dirigée par l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement, Haidar El Ali.
Située près de la frontière gambienne, à l’extrême sud du Sénégal, la forêt de Medina Yoro Foula a déjà perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010, selon l’étude, et les autorités gambiennes et sénégalaises seraient responsables de la dégradation de la situation selon le rapport.
« Le pillage de la forêt en Casamance a atteint un seuil de non-retour et d’ici deux ans, ce sera trop tard », a affirmé à la presse Haidar El Ali, fin mai 2016. « Nous tirons la sonnette d’alarme. Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (21 millions d’euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années ».
Militant écologiste de longue date, l’ancien ministre de l’Environnement a de nombreux documents photographiques et vidéo pour étayer ses révélations. Il mentionne notamment l’explosion des importations de bois provenant d’Afrique via des statistiques des douanes chinoises, désormais élevé au rang de « pillage ». Une contrebande qui se fait, selon lui, avec la complicité « d’exploitants et de Chinois mafieux qui installent le désert dans notre pays » mais aussi de Gambiens et de Sénégalais…
La destruction des forêts risque de plus de diminuer drastiquement la fertilité des sols, entraînant aussi une chute du taux de précipitations, impactant également l’agriculture et le tourisme, et ce « dans l’une des régions les plus pauvres du pays », insiste le militant écologiste. Il ne faut pas oublier de rappeler que la région de la Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), et que ce conflit encourage les trafics…
Seulement l’urgence de lutter contre ses trafics et la surexploitation ne doit pas être vaincue par la résignation. « Ce n’est pas un combat facile parce que les intérêts en jeu sont énormes », insiste Haidar El Ali. « Le gouvernement sénégalais ne met pas les moyens » pour juguler le phénomène, a ajouté l’ancien ministre, qui estime pourtant qu’il s’agit « d’une question de volonté politique ».
Heureusement, si l’Etat sénégalais ne semble pas avoir pris conscience de l’ampleur et de l’imminence des dégâts, des initiatives privées redonnent espoirs aux Casamançais. L’Association pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (APES) a ainsi inauguré en 2008 le Casamance Ecoparc, un projet qui se veut un champ d’expérimentation des espèces végétales et des plantes en disparition. Son but est de sauvegarder plus de 32 ha de forêt par le biais d’une protection efficace. Comme M. El Ali, l’association recommande la création dans chaque village de Casamance de « poumons verts », des réserves forestières. Les étudiants de l’université de Ziguinchor pourraient venir y étudier la faune et la flore afin de mieux les comprendre et de mieux les préserver.
Augustin Diatta, à la tête de ce projet, veut sauver une partie de forêt endémique sur le littoral sud-ouest du Sénégal, près de Diembereng en Basse Casamance. Augustin et son association « ont déjà sécurisé les droits légaux pour la forêt et l’ont ainsi sauvée de la spéculation foncière », expliquent les représentants du projet. Ils en appellent à l’aide financière pour protéger durablement la forêt. « Pour notre communauté rurale, il s’agit d’un partenariat gagnant – gagnant entre nature, tourisme et économie », selon Augustin.
Entrepreneur sénégalais, propriétaire d’un campement touristique en Casamance, il s’est engagé il y a 5 ans dans la réalisation de son projet d’Ecoparc avec l’aide de sa famille et de ses amis. « Pour nous la forêt est sacrée. En plus, ses fruits nous apportent depuis des générations une importante valeur nutritive et médicale. La forêt nous permet aussi d’attirer un tourisme écologique et responsable, ce qui fait prospérer notre économie locale », conclut Augustin.
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Pour une Italie plus africaine 

Il y a quelques jours a eu lieu à Rome la première Conférence ministérielle Italie – Afrique (le 18 mai 2016). En marge des discussions sur la lutte antiterroriste, les débats ont aussi mis l’accent sur une question qui pourrait se révéler cruciale pour le continent : le développement rural et la croissance par l’agriculture.
« Investir dans le développement rural permettra de stabiliser les communautés africaines », a déclaré le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA) à la conférence ministérielle Italie – Afrique. Pendant deux jours, la coopération entre l’Italie et l’Afrique était au centre des débats à Rome et les ministres de 50 pays africains étaient présents.
Les liens entre le continent africain et l’Italie sont plus que jamais en cours d’approfondissement. La situation géographique de l’Italie, les questions migratoires et la gestion des ressources en Méditerranée sont aujourd’hui centrales. A la tribune de la Farnesina, bâtiment du ministère italien des Affaires étrangères, en bordure de Rome, les ministres ont mis en valeur le besoin de proximité. « De par sa condition géographique, son histoire et sa culture, l’Italie est un pont entre l’Afrique et l’Europe. C’est un pont libre de tous les préjugés, respectueux de la spécificité des interlocuteurs et prêt au face-à-face pragmatique et ouvert », a souligné le président italien, Sergio Mattarella.
C’est avec l’Afrique que l’Italie entend lutter contre les défis qui s’imposent aux deux continents, selon lui, pour la croissance économique mais aussi contre la menace du terrorisme, le mouvement de l’Etat islamique ayant pris pied en Libye, à 300 kilomètres de l’Italie. Rome veut donc faire de l’Afrique sa première zone de référence, selon le ministre des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, car « l’Afrique est tout, sauf un continent perdu », a-t-il soutenu.
« L’instruction, la formation, l’acquisition et la valorisation des compétences par la population, à commencer par la population féminine, dont le potentiel ne s’est pas encore largement exprimé, et par les jeunes, constituent les objectifs vers lesquels nous pouvons et devons tendre ensemble dans la recherche commune d’un développement durable et inclusif », a ajouté le président. Un discours positif et prometteur dans le contexte tendu de la crise des réfugiés et le rejet des migrants par la plupart des pays de l’Union européenne.
Dans ce cadre, l’un des discours les plus constructifs fut celui du Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Kanayo F. Nwanze. Soulignant le rôle fondamental du développement rural dans la stabilisation des communautés et dans la réduction des impacts du changement climatique et de la migration, le Président a défendu l’importance de l’investissement dans l’agriculture, et notamment l’agriculture familiale.
Organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome, le FIDA investit dans les populations rurales dans le but de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, il a octroyé 17.7 milliards de dollars sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché quelque 459 millions de personnes.
« Le FIDA et l’Italie sont convaincus qu’un secteur agricole dynamique dépend de l’agriculture à petite échelle – et que les petits exploitants ont un rôle crucial à jouer dans la sécurité alimentaire, la nutrition, et la réduction de la pauvreté », a déclaré Nwanze. « L’Italie a une longue histoire d’investir dans le développement de l’Afrique sub-saharienne, où va également presque la moitié des financements du FIDA ».
Lors de son discours ouvrant la session intitulée « La durabilité économique: Italie et l’Afrique », le Président du FIDA a également parlé du rôle crucial que les investissements dans l’agriculture peuvent jouer dans le développement des économies africaines et dans la création des opportunités pour les quelques 224 millions de jeunes africains qui seront à la recherche d’un emploi au cours de la prochaine décennie.
L’Italie est le cinquième contributeur aux ressources du Fonds international de développement agricole, avec une participation accumulée d’un montant de 509 millions USD. En plus de ses contributions régulières, l’Italie a mobilisé environ 60 millions de dollars supplémentaires et cofinancé des initiatives spécifiques dans des domaines thématiques et géographiques ponctuels. Depuis 1994, la moitié des fonds supplémentaires donnés par l’Italie ont été utilisés pour promouvoir de la sécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne, notamment en Mauritanie, au Libéria, au Ghana, au Burkina Faso, au Kenya, en Sierra Leone, au Niger, en Guinée Bissau, et en Guinée.


09/06/2016

Exposition des photographies de Livia Saavedra pour WAHA International



A l'occasion de la Journée Mondiale des Réfugiés, le 20 juin, l'association WAHA International a le plaisir de vous inviter à son événement :

"La Route"
Exposition des photographies de Livia Saavedra pour WAHA International
Grèce / Serbie : Sur la route des réfugiés
A la Mairie du 10e arrt de Paris




 Afghanistan, Afrique de l'est, Irak, Pakistan, Syrie...

Depuis l'aggravation récente de ces crises et conflits, les déplacements de population dans le monde ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 1945. Les personnes fuyant combats, horreurs et bombardements ont dû chercher refuge de plus en plus loin de chez eux. De nombreux déplacés, notamment Syriens, ont ainsi été poussés vers l'Europe, sur une nouvelle route, de la Turquie aux îles grecques et aux Balkans, dans l'espoir de rejoindre les pays stables d'Europe occidentale.

Depuis septembre 2015, l’association WAHA International travaille en Grèce, en Turquie, dans les Balkans, pour venir en aide aux réfugiés et aux déplacés sur cette route vers des lieux plus sûrs. L'association d'aide médicale, crée en 2009 à Paris, envoie du personnel médical sur place et aide à la formation de médecins, infirmières et sages-femmes. Nous travaillons notamment en partenariat avec le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et le Ministère français des Affaires étrangères. Depuis février 2016, WAHA International est également présente en Syrie et en Irak, pour venir en aide aux déplacés au des zones de conflit.

La photographe Livia Saavedra s’est rendue en septembre et octobre 2015 à Lesbos, en Grèce, et à Horgos en Serbie, à la rencontre du personnel de WAHA International. Elle s'est de nouveau rendue sur l'île grecque de Chios en février 2016 et dans la région d'Idomeni. Cette exposition est le reflet de leur travail et de ces situations de crise.

Nous vous attendons avec impatience, à la Mairie du 10e arrt de Paris, le 21 juin.

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"La Route" - Exposition des photographies de Livia Saavedra pour WAHA International
Lieu : Mairie du 10e arrt de Paris, 75 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Dates : du lundi 20 juin au jeudi 30 juin 2016
Vernissage : mardi 21 juin 2016, à partir de 19h

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Le site de WAHA International : http://www.waha-international.org/
Facebook : https://www.facebook.com/wahainternational
Twitter : @Wahaint

Instagram : waha_international

07/06/2016



 Pour Emmanuel Lévinas, l'insomnie est "l'impossibilité de déchirer l'envahissant, l'inévitable et l'anonyme bruissement de l'existence" et parle d'un "devoir de Corybantes" (...) il n'y a plus de temps, plus de commencement (...) vigilance, sans refuge d'inconscience, sans possibilité de se retirer dans le sommeil comme dans un domaine privé. 

(...) il faut précisément se demander si, impensable comme limite ou négation de l'être, le néant n'est pas possible en tant qu'intervalle et interruption, si la conscience avec son pouvoir de sommeil, de suspension, d'épochè, n'est pas le lieu de ce néant-intervalle (...) la conscience a paru trancher sur le il y a par sa possibilité de l'oublier et de le suspendre, par sa possibilité de dormir. 

(...) il faut se demander si la vigilance définit la conscience, si la conscience n'est pas bien plutôt la possibilité de s'arracher à la vigilance (...) de conserver toujours la possibilité de se retirer "derrière" pour dormir. 

La conscience est la possibilité de dormir. On ne peut suspendre l'activité sans se coucher, c'est-à-dire accepter de "précisément borner l'existence au lieu, à la position. Le lieu n'est pas un quelque part indifférent, mais une base, une condition 

(...) En nous couchant, en nous blottissant dans un coin pour dormir, nous nous abandonnons à un lieu, "chez-soi".


Banksy's name has been given to a Bristol school - And he offers this mural in return



That's just how they do it in the West 
WHERE THE WALL
13 hrs
New BANKSY IN BRISTOL  BREAKING IT ON HERE BEFORE THE LOCAL MEDIA 😁😁
New ‪#‎Banksy‬ mural is painted at Bridge Farm Primary school in Whitchurch, Bristol. After painting it, he left a letter saying that he hopes the school don't mind him doing it!


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In The Guardian :

Banksy leaves mural and cheeky note in Bristol school as thanks for tribute

Artist shows gratitude to Bridge Farm primary for naming house after him, but tells pupils ‘forgiveness is easier to get than permission’



The street artist Banksy has painted a primary school playground wall and left a note that could cause havoc with the school’s code of discipline – “remember it’s always easier to get forgiveness than permission” – in gratitude for the honour of having one of the houses of the school in Bristol named after him.
The painting, of a scribbly school girl bowling an alarmingly realistic burning tyre along the 14ft wall, and the note left for the school caretaker, appeared overnight at Bridge Farm primary school, in the city where the anonymous artist’s meteoric career began.
Pest Control, his agents who authenticate his work, promptly confirmed to the Guardian that the work is genuine – despite their warning “because many Banksy pieces are created in an advanced state of intoxication the authentication process can be lengthy and challenging” – and that the school has framed the note. Unusually the mural includes a signature, but in the tricky world of real and fake Banksy, that is no guarantee of authenticity.
The pupils had written to Banksy before Easter, telling him that they had voted to rename one of their four school houses in his honour. He is in good company: the others are Cabot, after the 15th-century Italian explorer John Cabot, who mounted three voyages of exploration from Bristol; Brunel after the engineer Isambard Kingdom Brunel, who slung the famous suspension bridge over the city’s Avon Gorge; and Blackbeard after the pirate said to have been born in Bristol. 

Site manager Jason Brady holding a letter left by Banksy at Bridge Farm primary in Bristol
Pinterest
 Site manager Jason Brady holding a letter left by Banksy at Bridge Farm primary in Bristol after he painted a mural on the side of one of the classrooms. Photograph: Claire Hayhurst/PA

Although many Banksy street pieces have been expensively peeled off their walls and dispatched to the auction room, to the anguish of local people who regarded them as gifts to their community, the school’s headteacher Geoff Mason has confirmed that they have no plans to sell it, and regard it as “inspirational and aspirational” for the pupils.
He will not be allowing the pupils to act on the artist’s suggestion that if they do not like the picture, they can add to it. The note to the school read: “Dear Bridge Farm, thanks for your letter and naming a house after me. Please have a picture. If you don’t like it, feel free to add stuff – I’m sure the teachers wont mind. Remember – it’s always easier to get forgiveness than permission. With love, Banksy.”
The anonymous artist’s career began in Bristol, and his works now fetch huge prices at auction – Kissing Coppers, originally a mural in Brighton, sold in Miami for nearly $500,000 (£345,000) in 2014. Several of his early works have been preserved on walls in Bristol, and are thought to add enormously to the value of properties – one dilapidated pub with a Banksy sold for twice the original estimate.
Last summer, he invited a collection of anarchic artists to create a spoof funfair, Dismaland, in a derelict lido in Weston-super-Mare – which had people queueing for up to four hours to take in jokes about security paranoia, state repression, immigration and capitalism. The desolate installation, with staff ordered to look as sullen and wretched as possible, is believed to have added millions to the local economy.



06/06/2016

"The Morning They Came For Us - Dispatches From Syria"


For all the journalists who keep on telling me to not do what I do, try to work independently and cover zones that are in turmoil, I met with Janine Di Giovanni today, and I'm glad there are still reporters out there trying to do what we are meant to do: report on issues that are difficult, that people won't always want to hear about, but that desperately need to be addressed.

Here is the New York Times review of her book, 

"The Morning They Came For Us - Dispatches From Syria":





CreditPatricia Wall/The New York Times



It's hard enough to travel to war zones, to cover post-conflict eras that people care even less about...

But when you get back home and even your colleagues despise what you do, try to silence you, how are you supposed to keep on? And to cope on your own with what you've seen?

Coming back from Central African Republic was appalling. Questions from fellow journalists were only about expats' well-being, food and social events I had been to. No interest on the people's experience during the civil war.

Not much better after I came back from Iraq...

Only random people, lovely encounters asked me deep, sometimes naive and very genuine questions.

Artists, musicians are in our days so much more profound in their analysis than most journalists I know in Paris. It is a shame really.

This is why I needed a break from newsrooms and network events.

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For others, don't be afraid to read, learn, face issues, grow, be aware.

We're only each of us trying our best in this world, and still searching for the light. But there'll be no light without darkness...

Don't remain blind about what's happening hoping to see what is beautiful only just by magic!

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Janine will be on CBC tonight, on an interview that I help recording in Paris, and will give a talkin Paris' bookstore Shakespeare and Co.


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Here is the NYT's review:




The title of Janine di Giovanni’s devastating new book, “The Morning They Came for Us,” refers to those terrible moments in ordinary Syrians’ lives when the war in their country becomes personal. Those moments when there is a knock on the door and the police or intelligence services take a family member away. Those moments when a government-delivered barrel bomb falls on your home, your school, your hospital, and daily life is forever ruptured.
“The water stops, taps run dry, banks go, and a sniper kills your brother,” she writes. Garbage is everywhere because there are no longer any functioning city services, and entire neighborhoods are turned into fields of rubble. Victorian diseases like polio, typhoid and cholera resurface. Children wear rubber sandals in the winter cold because they do not have shoes. People are forced to do without “toothpaste, money, vitamins, birth-control pills, X-rays, chemotherapy, insulin, painkillers.”
In the five years since the Assad regime cracked down on peaceful antigovernment protests and the conflict escalated into full-blown civil war, more than 250,000 Syrians have been killed and some 12 million people — more than half the country’s prewar population — have been displaced, including five million who have fled to neighboring countries and to Europe in what the United Nations calls the largest refugee crisis since World War II.
In “The Morning They Came for Us,” Ms. di Giovanni gives us a visceral understanding of what it is like to live in wartime Syria, recounting some of the individual stories behind the numbing statistics: students who were whisked away by the police and interrogated and tortured; children who died from common infections because medicine and doctors were unavailable; women who were raped by soldiers at checkpoints and in jail; families who fled besieged cities like Homs, only to return because there was no place else to go.
The fact that much of the book’s on-the-ground reporting is confined to the early stages of the war only serves to remind the reader that the horrors she witnessed would escalate in the years to come — with still no end in sight.
Photo

Janine di GiovanniCreditRannjan Joawn 
Ms. di Giovanni introduces us to a baker named Mohammed, who received messages from the government that he would be kidnapped and killed if he did not stop manning the bread factory that helped feed an opposition-held neighborhood in Aleppo. And to Nada, who brought sandwiches and medical supplies to fellow students on the front lines, and who later helped spread the opposition’s message through Facebook and Twitter. Nada was arrested at her parents’ home and held captive for eight months and three days — during which she was beaten, whipped and raped, while her jailers told her family that she was dead.
Another student, Hussein, had helped organize some of the early peaceful demonstrations that sprang up in Syria, after the Arab Spring protests in Tunisia and Egypt. He was shot, taken captive by pro-Assad forces and savagely beaten and tortured. He tells Ms. di Giovanni that his abdomen was cut, his intestines were pulled out and he was then crudely sewn back up; he survived, he says, only because a pro-regime doctor, who took pity on him, declared him dead and allowed him to escape from the morgue. Ms. di Giovanni quotes a senior researcher at Human Rights Watch, who says, “The Syrian government is running a virtual archipelago of torture centers scattered around the country.”
Like the work of the Belarussian Nobel laureate Svetlana Alexievich, Ms. di Giovanni’s book gives voice to ordinary people living through a dark time in history; and like Anthony Shadid’s powerful 2005 book, “Night Draws Near” (which recounted the aftermath of the American invasion of Iraq), it chronicles the intimate fallout that war has on women, children and families.
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A barrel bomb exploded in Aleppo last year. CreditReuters 
A longtime reporter who covered the wars in Bosnia, Chechnya and Sierra Leone, Ms. di Giovanni writes here with urgency and anguish — determined to testify to what she has witnessed because she wants “people never to forget.” Her sorrow comes through in the writing — in the book’s staccato sentences, in its flashbacks to similar scenes of suffering in the Balkans, in its helpless empathy for people she met in Syria, like the ailing woman in a hospital who begged her to take her children away to some place safe.
Most of Ms. di Giovanni’s travels in Syria, described in detail here, were in 2012, a year into the conflict. In that spring and early summer, she notes, wealthy elites in Damascus were still in denial about the war — though explosions from the shelling could be heard during pool parties at the Dama Rose Hotel. By year’s end, the country had slipped down “the rabbit-hole of war.” The government was targeting civilian neighborhoods, and in the case of Aleppo, “opposition forces had cut off nearly all supply routes.” In that city, she writes, there were two criteria for staying alive: “hiding from the regime’s barrel bombs, and finding food.”
As the war ground on, more and more foreigners were being kidnapped. Ms. di Giovanni met the young American aid worker Kayla Mueller, who was abducted in the summer of 2013 in northern Syria and held captive as a sex slave by the Islamic State before dying in a Jordanian airstrike on Feb. 6, 2015. And she draws a heartbreaking portrait here of her friend, the journalist Steven Sotloff, who would be killed by the Islamic State in 2014. “His slangy language, his Americanism,” his “kidlike curiosity,” she writes, helped her forget “the cold, the anxiety, the gnawing fear in my stomach” in Aleppo. She could not imagine that “this smiling, laughing boy, who told jokes and avidly followed the basketball scores of the Miami team he loved,” would be beheaded by the Islamic State militants he called the “bearded guys.”
Within months, Ms. di Giovanni says she saw Syria undergo a metamorphosis — one that would grow even darker in the years to come. Opposition fighters were becoming radicalized and sectarianism had grown increasingly bitter: “Syrians who called themselves Syrians a few years ago were now saying they were Alawites, Christians, Sunnis, Shias, Druze.” Leaving Aleppo, she writes, she did her best “to take photographs inside my head, pictures that I would remember, that would show a country that no longer existed.” Her testimony is contained here in this searing and necessary book.