07/09/2016

Bansky and 3D - final round


Je lève le mystère pour Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/actu/le-mystere-autour-de-bansky-fait-toujours-courir/



Pochoir par le Bristolien John Doh



Le mystère autour de Bansky fait toujours courir…

Mélissa Chemam

7 septembre 2016



Depuis vendredi, le web s’est enflammé pour une nouvelle rumeur. Elle ne concerne ni un mannequin à la mode, ni une actrice vedette mais le street artiste le plus connu du monde, le Bristolien Banksy. Le plus connu mais aussi le plus anonyme.


Un Parlement londonien rempli de singes en lieu et place de députés, un mannequin représentant un prisonnier de Guantanamo installé à Disneyworld, une esclave afro-américaine sortant d’un tableau dans lequel elle travaille aux champs pour fumer une cigarette, un émeutier qui lance violemment un bouquet de fleurs… Autant d’images au pochoir iconiques qui décorent depuis 1998 les murs des métropoles mondiales, assortis d’une signature mystérieuse : Banksy. Et depuis, le graffeur originaire de la ville anglaise de Bristol a réussi la prouesse de rester anonyme !

Enfin jusqu’à vendredi dernier. Ce jour, elle a été découverte, affirment certains tabloïds britanniques. Le Daily Mail et le Sun notamment rapportent en effet le 2 septembre dernier les réflexions d’un bloggeur de Glasgow, Craig Williams, qui croit avoir démasqué Banksy avec une méthode personnelle, depuis sa chambre et son ordinateur. Ce qu’a remarqué le bloggeur est un secret de polichinelle : depuis 2006, de nombreux graffitis et œuvres de Banksy sont apparus, notamment aux Etats-Unis dans des villes que le légendaire groupe de Bristol Massive Attack visitait lors de ses tournées. L’apprenti enquête en conclut que l’identité de Bansky ne peut être que liée au groupe ! Surtout que le principal fondateur du collectif, connu sous le pseudonyme de 3D, est lui-même un pionnier du street art.

Cette réflexion sur son blog a d’abord été publiée en mai dernier alors que le groupe annonçait programmer son premier concert en 11 ans dans sa ville natale. Elle est repostée comme par hasard le 2 septembre, la veille du concert. Il n’en faut pas moins aux tabloïds pour sauter sur cette belle occasion de faire du clic. Le web reprend la rumeur… et les journaux sérieux s’interrogent. Une belle histoire, non ? Sauf qu’elle est trop belle, justement. Banksy, qui serait né à Bristol vers 1974, a plusieurs fois affirmé avoir été inspiré dans sa vocation par les premiers graffs de 3D, idole de la jeunesse bristolienne au milieu des années 1980, et lui-même né en 1965. Malgré tout, la rumeur s’emballe. Si bien que le soir de son concert 3D s’adresse à la foule en introduisant son compère Tricky pour nous dire : « la rumeur sur mon identité secrète est très exagérée… il (Tricky) est Bansky ! En fait… nous sommes tous Banksy ».  

Cette touche d’humour n’empêche pas la planète web de continuer à se poser des questions… Mais l’anonymat de Banksy est probablement le secret le mieux gardé de Bristol et ce n’est pas 3D qui le dévoilera. Croyez-moi, ce n’est pas prêt d’arriver, j’ai essayé !

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Pour en savoir plus, lisez En dehors de la zone de confort – De Massive Attack à Bansky, l’histoire de Bristol. Sortie le 6 octobre prochain aux éditions Anne Carrière.




06/09/2016

Massive Attack Reinterpreted



So, Bristol, amazing as usual!

This past Friday, I was, among other things, invited to this show at the legendary Cube Cinema to talk about Blue Lines and more generally about the brilliant creations of Massive Attack.

You can listen online for a month here: http://www.bbc.co.uk/programmes/p044yn1m






Massive Attack Reinterpreted


BBC Introducing in the West presents a night of music, spoken word and film, celebrating the influence of Massive Attack’s seminal album Blue Lines on the culture of modern Bristol. Featuring new local musicians Andy Oliveri, Jilk, Kayla Painter and ThisisDA as well as spoken word artists Sally Jenkinson and Stephanie Kempson.

Link: http://www.bbc.co.uk/programmes/p044yn1m


"Autour de Banksy : une rencontre de rue"


Demain :

LA RÉSERVE MALAKOFF PRÉSENTE LE GRAND 8 DE L‘ART URBAINEXPOSITION "Autour de Banksy : une rencontre de rue" du 1/09 au 11/09

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Les infos de Time Out pour l'instant : 

Banksy à La Réserve Malakoff du 1er au 10 septembre 2016




Pour démarrer la rentrée en beauté, le parc d’attraction du street art parisien expose une collection privée de Banksy par Béru

« Banksy ? A La Réserve de Malakoff ? Pincez-moi, je rêve : l’association est trop belle pour être vraie ! Où est la caméra cachée ? » Voilà ce qu’on s’est dit en apprenant la nouvelle. Mais, après vérification, pas de caméra cachée. Juste un événement Facebook et la date du vernissage sur le site de La Réserve nous confirmant que, non, nous n’hallucinions pas. Le pochoiriste et graffeur de génie Banksy, artiste internationalement connu – mais jamais reconnu –, sera bien le sujet central de la prochaine exposition des lieux.

De l'art, mais aussi beaucoup d'humain

Après nous avoir émerveillé avec son Grand 8 du street art (visible jusqu’au mois d’octobre), après avoir ouvert sa galerie au bestiaire fabuleux de Mosko et organisé maintes performances live avec de talentueux artistes comme BojanSpazm ou Osons et MORNE, ce Q.G. culturel éphémère nous fait, encore une fois, un magnifique cadeau artistique avec cette rétrospective unique. Banksy, remueur de pensées militant avec une bombe de peinture, un peu d’humour et beaucoup de poésie, n’a en effet jamais fait l’objet d’une exposition personnelle à Paris. Certes, on a pu croiser ses œuvres originales à l’Urban Art Fair du Carreau du Temple, en avril dernier, ou lors d’un collective show au musée de la Poste, il y a trois ans, parmi celles de Miss.Tic et C 215. Mais de rendez-vous comme ça, entièrement consacré à sa personne, jamais.
Car ‘Autour de Banksy : une rencontre de rue’, qui se tiendra du 1er au 10 septembre, n’est pas une simple exhibition artistique. Plutôt une découverte du créateur de Dismaland, être anonyme et insaisissable, à travers des centaines d’objets de prime abord sans grande valeur. Des vinyles illustrés, des stickers et des pochoirs utilisés par l’artiste dans ses réalisations, des affiches d’expositions, des cartes postales, des dessins ou encore des lithographies à faible tirage… Autant de vestiges que le comédien de rue Béru, alias François Berardino, a collectionné pendant dix ans, après avoir rencontré par hasard Banksy durant le Greenwich + Docklands International Festival en 2007. Présentées pour la première fois, ces reliques inédites permettront donc au public de cerner (un peu) mieux l’homme derrière la st(art). 
Le vernissage de l’exposition ‘Autour de Banksy : une rencontre de rue’ aura lieu le jeudi 1er septembre à partir de 19h à La Réserve, en présence de François Berardino. Et qui sait, peut-être de Banksy, incognito…

Quoi ? • Exposition ‘Autour de Banksy : une rencontre de rue’.
Où ? • A La Réserve de Malakoff, 7 rue Paul Bert (92).
Quand ? • 
Du 1er au 10 septembre. Vernissage le jeudi 1er septembre à partir de 19h.

"Take It There" - in Bristol


Watch 3D introduce Tricky for the first time on the same stage with Massive Attack in Bristol, and D comment on his "secret identity":

"rumors have been quite exaggerated... In fact, he (Tricky) is Banksy! We are all Banksy".



Massive Attack perform 'Take It There' - 

live on Bristol Downs 2016






This video also shows the marvelous light installation used during this part of the band's show, created by 3D and United Visual Artists.


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Link:

https://www.youtube.com/watch?v=7H-pxCEdu54&feature=youtu.be


05/09/2016

Is Banksy 3D from Massive Attack? My interview translated



Banksy is it 3D from Massive Attack? The informed advice of a specialist

03/09/2016

Sur la relation entre 3D de Massive Attack et Banksy


Comme la rumeur a repris de plus belle... j'ai répondu aux questions de Laure Narlian, journaliste pour Culture Box.



Massive Attack à Rock en Seine le 27 août dernier, par Christophe Crénel

Banksy est-il 3D de Massive Attack ? L'avis éclairé d'une spécialiste

Mis à jour à 21h56, publié le 02/09/2016 à 20H24
La rumeur va et vient ces derniers temps : Banksy, le plus célèbre et le plus mystérieux des street-artistes, ne serait autre que 3D, le leader de Massive Attack. Alors que cette théorie alléchante mais douteuse a rebondi ces dernières heures dans la presse anglaise, nous avons interrogé Melissa Chemam, auteur d'un livre à paraître ces jours-ci sur la scène de Bristol, pour trier le vrai du faux.
Tenter de lever le voile sur l'identité de Banksy, le street artist subversif le plus connu au monde mais qui cache soigneusement son identité, est un exercice sans fin. En mars dernier, une très sérieuse étude du l'Université Queen Mary pensait avoir décroché la timbale grâce au profilage géographique. En recoupant les déplacements supposés de Banksy par ses traces laissées autour du monde, les soupçons se portaient sur un certain Robin Gunningham. Qui a toujours nié être Banksy.

Depuis jeudi, la toile s'enflamme à nouveau pour une nouvelle théorie. Moins scientifique, mais qui a des arguments et soulève quelques questions dignes d'être examinées. Banksy et 3D,  le leader de Massive Attack, ne feraient qu'un. Selon le Daily Mail, qui cite le travail d'un blogueur écossais, Craig Williams, Banksy serait peut-être même pluriel. Il s'agirait d'un collectif d'artistes se déplaçant dans le sillage de la caravane Massive Attack lorsqu'elle est en tournée.

Pour y voir plus clair, nous avons demandé son avis à une spécialiste de la question, la journaliste Melissa Chemam, auteure du livre "En dehors de la Zone de Confort - de Massive Attack à Banksy, l'histoire d'un groupe d'artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions" (éditions Anne Carrière).
Dans cet ouvrage à paraître le 6 octobre, cette journaliste bilingue pour Radio France et la BBC explore les racines de la scène artistique de Bristol. Etayée de très nombreuses rencontres avec les principaux acteurs de ce bouillonnement artistique, à commencer par 3D, elle raconte comment l'histoire de la ville mais aussi l'esprit anarchiste de Clash et le regard particulier de la communauté caribéenne locale, ont inspiré la démarche de Massive Attack et de Banksy. Et comment leur insoumission mâtinée d'humour est devenue le phare à deux têtes non seulement d'une ville mais aussi de toute une génération. Ne font-ils qu'un?
Décryptage point par point de la rumeur
1.

Qui parle et quel est le contexte ?

Dans son article, liké déjà par 27.000 personnes, le Daily Mail parle de Craig Williams, à l'origine de cette rumeur, comme d'un journaliste "enquêteur" âgé de 31 ans. On le voit déjà la loupe de Sherlock Holmes à la main. Il s'agit en fait d'un blogueur écossais amateur de musique. Le Daily Mail reprend son post de blog mais se garde bien d'aller vérifier les infos, boostant au contraire son alléchante théorie avec une infographie efficace et des photos.

Selon Melissa Chemam, ce post de blog a déjà été publié plusieurs fois. "Il l'a notamment publié fin mai au moment où Massive Attack a annoncé qu'il organisait son propre festival dans un lieu inédit de Bristol ce samedi (3 septembre). Et il l'a opportunément reposté sur son blog mercredi. La presse à scandales britannique s'est jetée dessus cette fois parce qu'il y a un beau contexte avec ce festival de Massive Attack (détails dans l'encadré en bas de page). Et puis on n'oublie pas qu'il y a un an exactement avait lieu Dismaland, le parc d'attraction-exposition de Banksy".
2.

Les déplacements de Banksy et de Massive Attack coincident 

C'est le principal argument du blogueur et il faut reconnaître qu'il tape fort. Nous n'avons pas été vérifier mais selon Craig Williams, des œuvres de Banksy sont régulièrement apparues sur les murs de villes visitées au même moment par Massive Attack. Ainsi, alors que le groupe emmené par Robert Del Naja (3D) était en tournée à Melbourne en mars 2003, des traces de Banksy étaient découvertes sur des murs de la ville le mois suivant. Idem à San Francisco : Massive Attack était sur scène les 25 avril et 27 avril 2010 et des œuvres du street-artist étaient repérées dans la ville le 1er mai, moins d'une semaine plus tard. Rebelote à Toronto : Massive Attack y était en concert le 7 mai 2010 et des œuvres de Banksy y fleurissaient le 14 mai.

Melissa Chemam admet que le blogueur marque un point. "Cet argument n'est pas complètement abruti. Il remarque des choses notables. Notamment que Massive Attack est en tournée en Californie en 2006, lorsque Banksy fait sa première exposition en dehors de l'Europe, à Los Angeles. Une exposition qui va changer totalement son statut parce que des stars comme Brad Pitt et Angelina Jolie se mettent alors à acheter ses œuvres pour des sommes folles. On se souvient aussi de cette exposition pour l'éléphant rose et doré qui s'y promenait en tant qu'œuvre d'art."
3.

Banksy est-il plusieurs personnes ?

Le blogueur Craig Cunningham émet une autre hypothèse tout aussi crédible : "Et si Banksy n'était pas la seule personne qu'on imagine ? Et si Banksy était un groupe de personnes qui faisaient des pochoirs à la fois à la maison et à l'étranger ?" Selon lui, une telle quantité d'œuvres réalisées en une décennie autour du monde, pose en tout cas question. Il pense qu'il pourrait s'agir d'un groupe de street-artists qui suivent la tournée de Massive Attack.

Melissa Chemam ne penche pas pour cette hypothèse, même si elle reconnaît que c'est ce que pensent la plupart des journalistes britanniques. "Ce qui est certain, c’est que lorsque Banksy fait une expo comme celle de Los Angeles, celle de New York ou encore comme Dismaland l’an dernier, il ne le fait pas tout seul. Mais ayant interviewé tous les artistes de graffiti de Bristol, ils m'ont répondu "c’est un génie, mais cela ne veut pas dire que personne ne lui a tenu sa bombe de peinture à l’occasion". C'est comme JR. Qui peut faire un collage en haut d'un immeuble de Rio sans aide ? Personne. Mais que Banksy puisse demander à d'autres de faire des pochoirs pour lui à l'étranger, de donner des ordres, ça ne lui ressemble pas. La multinationale Banksy ce n'est pas son ethos. Banksy est un artiste, ce n’est pas un collectif, et sa prouesse absolue c’est sans doute d’être aussi célèbre en ayant réussi à rester totalement anonyme."
4.

Banksy et 3D ont beaucoup de points communs 

Là en revanche, tout le monde est d'accord. Et Melissa Chemam la première. "Déjà, Banksy et 3D ont la même vision politique du monde. C’est à dire qu’ils sont très engagés, ils se sont beaucoup rendus au Proche Orient, Banksy à Gaza et 3D au Liban. Ils ont tous les deux un côté un peu anarchiste mais aussi très humaniste et en même temps bourré d’humour. Ils n'imposent pas leurs idées, il y a chez eux quelque chose de l’ordre de l’éveil, de la remise en question. Dans une de mes premières interviews avec 3D au sujet du graffiti il m’a dit : "on nous qualifie de vandales mais on a le droit d’avoir d’autres choses sur nos murs que des panneaux d’interdiction et des publicités, moi j'essaye juste de rééquilibrer." Or, toute l’idée du street art de Banksy est celle là.

Ensuite ils ont tous deux un goût prononcé pour le pochoir, qui est devenu la marque de fabrique de Banksy. Or c'est 3D qui a lancé le pochoir à Bristol dans la seconde partie des années 80, une technique que Banksy a repris 10 ans plus tard. Et ils ont des goûts musicaux très proches.
5.

Pourquoi Banksy n'est pas 3D selon Melissa Chemam 

"Déjà, il y a un gap générationnel. Il faut savoir que 3D a commencé comme graffiti artist en 1983 et a été vraiment pionnier. Il a été l'un des tout premiers artistes du pays à faire des œuvres qu'on appelle murales, ce qui était vraiment fort à l'époque parce que cela prenait des heures à faire, que 3D est daltonien et que c'était totalement interdit. Il a aussi lancé le pochoir dans les années 86-87. Et on voit bien que Banksy a été inspiré par lui. Mais Banksy n'est vraiment apparu qu'en 1998, soit dix ans plus tard."

"La seule chose qui pourrait nous faire dire que c’est la même personne, mais là on est vraiment dans la science-fiction, c’est d'imaginer que 3D, après le succès de "Mezzanine" s’invente une nouvelle vie de graffiti artist sous le nom de Banksy. Je n'y crois pas. Parce que 3D est quelqu’un de très très occupé. Massive Attack a beau sortir des albums tous les quatre-cinq ans, il crée beaucoup de musique qu'il ne publie pas, c’est un accro au travail, il voyage énormément, donc ce serait vraiment Superman. Il fait non seulement la musique pour le groupe, mais aussi tous les visuels au sein de United Visual Artists, il a fait des musiques de films (notamment pour le documentaire "Gomorra" dont il a fini par estimer que la musique était de trop, ne laissant sa musique qu'au générique), il est artiste, il est peintre, il a des tas de projets, c’est un fou de technologie donc ce n'est pas possible, il n'a pas le temps."
6.

Conclusion : on penche pour deux potes qui partagent le même esprit

"Banksy et 3D font partie d'une bande d'amis artistes, qui exposent ensemble (beaucoup d'entre eux étaient à Dismaland), qui se regardent et se nourrissent les uns les autres mais qui ont chacun envie d'avoir leur singularité", analyse Melissa Chemam. "Ils sont assez fiers de ce qu'ils font, ils ne sont pas du genre à imiter qui que ce soit. Cela leur tient à cœur d'être différents, d'être pionniers, de mener chacun leur propre chemin. Par exemple, je ne pense pas que Banksy soit content qu'on le prenne pour 3D, ce qui revient à dire que son travail ne serait que le hobby d'un des artistes les plus occupés de Grande Bretagne. Et 3D ne doit pas prendre très bien qu'on dise qu'il est Banksy : il a tellement travaillé comme un fou que c'est énervant d'être pris pour quelqu'un d'autre. En tout cas, s'il est Banksy c'est vraiment un double génie. Parce que ce qu'il fait depuis dix ans en peinture n'a vraiment rien à voir avec ce que fait Banksy. Cependant, il restera toujours un petit doute, soyons honnête. Et la rumeur resurgira sans doute. C'est vrai que Banksy a l'air de beaucoup aimer les tournées de Massive Attack ! (rires).
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UN MINI-FESTIVAL ET UN NOUVEL EP DE MASSIVE ATTACK SAMEDI
Massive Attack organise donc ce samedi à Bristol de midi à minuit, un mini-festival baptisé Massive Attack at the Downs, du nom du lieu qui se trouve en haut d'une colline. Au programme entre autres : Primal Scream, Skepta, Savages, Smith And Mighty, Dj Krust. A cette occasion, le groupe a prévu de distribuer un nouvel EP en édition limitée, "Dear Friend" avec James Massiah. Les versions normales, vinyle et numérique, seront disponibles fin septembre.
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L'ouvrage de Melissa Chemam "En dehors de la Zone de Confort - de Massive Attack à Banksy, l'histoire d'un groupe d'artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions" (éditions Anne Carrière) sort le 6 octobre.

Par Laure Narlian

 @Nijikid
Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox

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Lien : http://m.culturebox.francetvinfo.fr/tendances/street-art/banksy-est-il-3d-de-massive-attack-l-avis-eclaire-d-une-specialiste-245483#xtref=https://t.co/ucwreIHRLf


31/08/2016

Massive Attack's New Single, “Dear Friend”, will premiere at their Downs' event



Posting this here notably because I find this sleeve strickingly beautiful...




Massive Attack Announce New Single “Dear Friend”

Featuring spoken word artist James Massiah




Massive Attack have announced a new single:
 “Dear Friend,” which they’ll sell on limited 12” at their show in Bristol this Saturday. 

A wider digital and 12” release will follow “soon,” according to a press release.

 The song, previewed last month via their Fantom app, features spoken word artist James Massiah. It was co-written by Massive Attack’s Robert Del Naja and Euan Dickinson. 

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According to the Vinyl Factory:


MASSIVE ATTACK TO RELEASE NEW SINGLE ‘DEAR FRIEND’ ON LIMITED BLUE VINYL


Massive Attack will release their new single ‘Dear Friend’ on stunning blue 12″ vinyl via Battle Box and The Vinyl Factory.

Housed in a screen-printed red PVC sleeve, the single will be on sale at the band’s Bristol show this Saturday before getting a wider vinyl release on 30th September as well as a subsequent digital release.

Co-written by Massive Attack’s Robert del Naja and Euan Dickinson, ‘Dear Friend’ was previewed last month on the band’s Fantom app and features poet and vocalist James Massiah. It will now appear on vinyl on the Battle Box imprint, set up by del Naja with The Vinyl Factory, and through which he has released a string of collaborative EPs.

It’s been a busy few months for the band, who have already released a number of stunning videos to accompany their Ritual Spirit EP which also dropped on vinyl earlier this year, the limited screen-printed edition of which sold out in no time. 

Although not yet up for pre-order, you can check out the ‘Dear Friend’ vinyl edition in more detail below.




30/08/2016

About my book


Hello people.

Since I'll be in England soon, I thought I'd post some information about my book here in English.






En dehors de la zone de confort
By Melissa Chemam





            Introduction
            What happened in Bristol with the release of Blue Lines, Massive Attack’s first album, in 1991, had not been seen in the UK since the end of the punk movement. A new cultural era was born, grown out of the Thatcher 1980s, in the West Country. A mix of influences, from Jamaican music to hip-hop new trends, from street art to new music venues, the 80s have completely changed Bristol’s social and cultural expressions, with the birth of a number of artists and musicians both revolutionary and fed by a few decades of social change in the city, with the arrivals of a new surge of migrants from the Caribbean and Africa and the effect of the austerity measures and the toughest conservative government the UK had know in the whole century, under Mrs Margaret Thatcher.
A record like Blue Lines epitomised all of this and more. It embodied a home-grown sound immerged in reggae, soul and a sound system culture very typical of Bristol but also offered new wonderful ventures into new territories, musically and visually, along with a new way of writing lyrics, between rap and punk styles, a fantastic input into the art of music video, and atmospheres that, as all critics agreed to write, revolutionised dance music. Blue Lines and Massive Attack suddenly put Bristol on the UK’s cultural map, but few could predict at the time how the band would deeply evolve, taking its time to move forward sonically and artistically. With it also grew a sense of a reflexive art, always aware of its context around it, included direct references to their many influences – almost as painters would do in paying homage to masters of the brush in a new canvas, or modern writers would start a new book from the ashes of a masterpiece. Blue Lines can be seen as a sort of Ulysses of the music scene, a palimpsest, using sampling techniques as a way to grow music out of music itself. At the time of the record’s re-release in 2012, remastered, the French magazine Les Inrockuptibles therefore defined the album as the “first post-modern masterpiece”.




            Book presentation
  
Out Of The Comfort Zone
From Massive Attack to Banksy -
 The story of Bristol, of a group of unique artists and of their revolutions
By Melissa Chemam

In tracing the history of Massive Attack, this book draws the portrait of their city, Bristol, in an investigation that combines music, art and politics.

From post-punk and reggae movements – born in the 1970s – to trip-hop and the revolutionary Banksy, the author retells the destinies of Mark Stewart and the Pop Group, Smith & Mighty, Portishead, Tricky, the Insects, Inkie and, of course, Massive Attack – whom she spent months interviewing.

In 1983, while young Anglo-Italian graffiti artist Robert Del Naja signs of his pseudonym - 3D - his first work on the city’s walls, the original West Indian DJs Grant Marshall and Miles Johnson are detonating their collective, The Wild Bunch. They quickly call 3D to join them. D and Grant then form Massive Attack in 1988 with the young Andrew Vowles and experience a dazzling success with their first album, Blue Lines. The group becomes the embodiment of miscegenation in the UK. From 1998, inspired by 3D, Banksy seizes Bristol’s walls, while Massive Attack change their tone with their album Mezzanine. And the city itself seems to fit more and more with their tone, committed, militant and revolutionary.

Bristol, as Liverpool, Detroit or Nashville, thus began to shine in the world as the birthplace of a great creative movement. This book brings the readers through a special journey, with a band that developed its art in three dimensions, sonically, visually and politically, and with their friends and collaborators. 

The author went to meet Bristol’s artists for over a year, interviewing its best musicians, renowned graffiti artists and their close collaborators. From Massive Attack's studio to Banksy’s Dismaland, via art galleries and concert halls, in Bristol and elsewhere, she asked them to retell their own story and to return to their inspirations, motivations and commitments.

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Journalist since 2004, Melissa Chemam lived in Paris, Prague, Miami, London, Nairobi and Bangui. She travelled to over 40 countries. She has collaborated with the BBC, RFI and France Culture, among other media houses.

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En dehors de la zone de confort will be out in French first, on the the 6th of October 2016, in France, Belgium and Switzerland.

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