12/10/2016

Banksy's everywhere


Forum Auctions is selling more of Banksy's art, today in London/

Wanted: Banksy 


The Westbury Hotel, 37 Conduit Street, London W1S 2YF

Wednesday 12th October 2016 4:00pm BST






Sample:



Banksy (b.1974)
Rude Copper
Screenprint in black, 2002, stamped Banksy in red ink as issued, numbered from the edition of 250 in pencil, on wove paper, printed and published by Pictures on Walls, London, 560 x 410mm (22 x 16 1/8in) (I)
This work is accompanied by a certificate of authenticity issued by Pest Control Office.

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Viewing Times (+)
220 Queenstown Road, London SW8 4LP
Tuesday 4th October
10.00am – 5.30pm
Wednesday 5th October
10.00am – 5.30pm
Thursday 6th October
10.00am – 5.30pm

The Westbury Hotel, London W1S 2YF
Sunday 9th October
12.00 noon – 4.00pm
Monday 10th October
9.30am – 8.00pm
Tuesday 11th October
9.30am – 6.00pm
Wednesday 12th October, from 9.30am


11/10/2016

BRISTOL SUR OUI FM, LA RADIO ROCK



UK BEATS #182 SPÉCIAL BRISTOL


Publié le 7 octobre 2016 à 23:00



uk-beats-gif



Entre rock, littérature et histoire, Marjorie Hache vous a préparé une émission 100% dédiée à la ville anglaise. Au programme : Kate Tempest, Melissa Chemam, et une programmation spéciale, à redécouvrir ici.

Le nouvel album de Kate Tempest s’intitule Let Them Eat Chaos, un clin d’œil à la fameuse citation de Marie Antoinette, « Qu’ils mangent de la brioche« .
À travers son flow, elle nous fait voyager dans le quotidien de britanniques divers et variés et de la ville de Londres. Un quotidien tellement bien retranscrit qu’il pourrait avoir n’importe quelle autre ville britannique comme cadre. Tous submergés par leur problèmes personnels, les personnages ne se soucient guère des problèmes sociaux, politiques et écologiques auxquels leurs voisins doivent faire face, et auxquels ils devront eux-même faire face.
« Je pense qu’il est difficile pour les gens d’avoir envie d’agir quand la vie en général est très difficile » nous explique-t-elle.
Bien qu’il semble toucher à l’actualité mondiale et britannique, cet album a été écrit bien avent que le Brexit ne soit voté outre-Manche… Une attente due à la sortie de son premier roman, The bricks that built the house, pour lequel elle a dû passer une bonne partie de année à promouvoir. L’artiste est d’autant plus surprise par la pertinence du propos du disque au regarde de l’actu. Un roman qui a fortement contribué à sa façon de composé sa musique.
« Le rôle de tout artiste est de remarquer, d’observer, de regarder autour de soi, mais aussi d’être ému et de ressentir les choses. Mais nous devons aussi examiner les conditions de ces sentiments. »
Son expérience d’auteur, elle la partage également avec les étudiants de divers facs britanniques en y donnant des cours. Elle a également rédigé une pièce pour la Royal Shakespear Company. « Il faut essayer de créer une connexion entre soi et sa communauté. Selon moi, les arts sont la seule chose qui nous reste pour réparer les dégâts qui ont été faits à notre esprit de communauté, d’appartenance et d’humanité. »
D’après Kate Tempest, le fait d’être un artiste engagé est primordial. Je pense qu’il est impossible en 2016 de faire un album qui, d’une manière ou d’une autre, ne réponde pas à ou n’examine pas les inquiétudes sociales ou politiques auxquelles nous faisons face. Je ne sais pas si c’était le cas il y a 3,4 ou même 5 ans, mais c’est clairement le cas maintenant. Nous avons eu assez d’évasion – d’évasion intellectuelle aussi -, et je pense que c’est l’un des plus grands problèmes que nous avons, parce que nous avons tellement hâte de fuir la réalité que l’illusion se perpetue. Je pense qu’on a besoin de moins d’évasion, et de plus d’arrivisme. Il faut qu’on arrive et qu’on soit là. »
Kate Tempest sera en concert le 28 octobre à la Gaîté Lyrique (Paris)
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Marjorie Hache a également rencontré Melissa Chemam, auteure du livre En dehors de La zone de confort. De Massive Attack à Banksy, l’histoire d’un groupe d’artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions (aux éditions Anne Carrière). 
Elle a passé presque deux ans à côtoyer les artistes de la ville de Bristol, ville du west country qui s’est enrichi au fil des siècles grâce à l’esclavage et dont l’héritage post-colonial a donné lieu à un melting pot culturel, dans lequel bon nombre d’artistes engagés ont émergé. 
Pour ce livre, Melissa a pu, entre autre, interviewer 3D de Massive AttackUne rare rencontre avec ce membre fondateur du groupe, qui contribua à mettre le Trip-Hop et Bristol sur la carte musicale internationale. Au fil des pages on y parle de musique, art de rue, et politique.

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Pour Réécouter :
 http://www.ouifm.fr/uk-beats-182-special-bristol/



L'inquiétude des lycées français


Retour en France. Demain plusieurs lycées longtemps classés en "zones d'éducation prioritaire" (ZEP) seront de nouveau en grève demain pour dénoncer leur condition de travail : jusqu'à 35 élèves par classe, locaux insuffisants et inadaptés, manque de place et de moyens, nombre d'heures de cours par professeurs et par salle très élevés, etc.

J'étais à Sarcelles ce lundi au Lycée Jean-Jacques Rousseau où quelques enseignants et parents d'élèves ont organisés une réunion pour discuter des moyens d'actions.

Ils seront donc en grève ce mardi 11 octobre dans un premier temps, comme les les professeurs d'une cinquantaine de lycées en ZEP, et comme le jeudi 29 septembre.

Dans le Val-d’Oise, les lycées Romain Rolland à Goussainville, Simone-de-Beauvoir à Garges-lès-Gonesse, Jean-Jaurès à Argenteuil et Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles ont participé à ce mouvement.

Le mouvement « Touche pas à ma Zep » rassemble les lycées en Zone d’éducation prioritaire. Il se appelle à une manifestation ce mardi 11 octobre à 14 heures, place le Corbusier (Paris VIème). Les manifestants se dirigeront vers le ministère de l’Education Nationale.

Quatorze établissements des Hauts-de-Seine participent aussi au mouvement par une grève et via le défilé : Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe à Nanterre, Prony à Asnières-sur-Seine, Léonard de Vinci à Bagneux, Guy de Maupassant et Claude Garamont à Colombes, Galilée à Gennevilliers, Michel-Ange et Charles Petiet à Villeneuve-la-Garenne, La Tournelle à La Garenne-Colombes, René Auffray à Clichy-la-Garenne, et enfin Maurice Genevoix à Montrouge.

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Voici le résumé de la journée d'action du 29 septembre :



EDUCATION

Entre ZEP et REP, les lycées de l'éducation prioritaire s'inquiètent pour leur statut

Par  — 29 septembre 2016 à 19:05


Les enseignants d'une trentaine de lycées de ZEP étaient rassemblés ce jeudi devant le ministère de l'Education. Ils craignent que les lycées soient rayés de la carte de l'éducation prioritaire.


Pour les garanties, il faudra repasser. Les enseignants d’une trentaine de lycées estampillés «Education prioritaire» étaient rassemblés cet après-midi devant le ministère de l’Education dans l’espoir d’être reçus par Najat Vallaud-Belkacem. Membre du collectif «Touche pas ma ZEP», ils craignent que les lycées soient rayés de la carte de l’éducation prioritaire. Ils ont finalement dû se contenter d’une entrevue avec des membres du cabinet de la ministre qui leur ont assuré que leur indemnité spécifique serait prolongée sans pour autant leur promettre que leur établissements seraient intégrés à la réforme qui a transformé les ZEP en REP. 

Pour comprendre, un retour en arrière s’impose. APV, RAR, CLAIR, ÉCLAIR, ZEP… L’éducation prioritaire, créée en 1981 par François Mitterrand, a endossé à peu près tous les noms. Tendance acronyme, toujours. L’idée : cibler les établissements les plus en difficultés, abritant les élèves socialement et scolairement fragiles, et leur allouer plus de moyens. Sauf qu’au fil du temps, le dispositif s’est dilué, de plus en plus d’établissements y entrant sans que d’autres n’en sortent. 

En 2014, Vincent Peillon, alors ministre de l’Education, entreprend donc de réformer tout ça, nouvel acronyme à l’appui. Et voilà que les ZEP (zones d’éducation prioritaires) deviennent des REP (réseaux d’éducation prioritaire), ou des REP + (le noyau dur). Avec ce nouvel estampillage, de nouvelles mesures : les enseignants concernés ont désormais une heure et demie de cours en moins par semaine au collège - neuf jours en moins par an en primaire, la prime qu’ils touchaient en ZEP est augmentée (de 50% pour les REP, doublées pour les REP+) et les enseignants ont trois jours de formation continue par an. 

«On nous a expliqué qu’on s’occuperait des lycées plus tard»


Les syndicats applaudissent mais dans l’histoire, les lycées qui étaient labellisés ZEP sont laissés de côté. Sur la liste des établissements concernés, seulement des primaires et des collèges. «En 2014, au moment de la réforme, la question a été abordée. On nous a alors expliqué qu’on s’occuperait des lycées plus tard, raconte Claire Vidallet, professeur au lycée Joliot-Curie de Nanterre, le premier à avoir voté la grève à la rentrée - d’autres en Ile-de-France ont suivi ensuite. En janvier 2015 après l’attentat contre Charlie Hebdo, au moment où il y a eu des tensions dans des lycées de banlieue, on nous a répété qu’on allait avoir le même statut que les collèges, qu’on deviendrait des REP». 
Les lycées qui étaient labellisés ZEP gardent donc leur statut et attendent d’être intégrés à la réforme. Jusqu’à la lecture de cette phrase, au printemps dernier : «Comme vous le savez, la refondation de l’éducation prioritaire que nous avons engagée est axée sur la scolarité obligatoire.» Elle est extraite d’un courrier de Najat Vallaud-Belkacem adressé au député PS Sébastien Pietrasanta qui lui avait écrit pour lui faire part des inquiétudes relayées par les enseignants d’un lycée de ZEP de sa circonscription. Rebelote, mot pour mot, dans une missive cette fois envoyée au maire de Nanterre qui l’avait interpellé pour les mêmes motifs. 
Si les enseignants assurent qu’on leur avait dit que leur tour viendrait, du côté du ministère, on explique aujourd’hui qu’il n’en a jamais été question. «Il n’y a pas d’alignement prévu sur les REP pour les lycées», explique-t-on très clairement, avant d’insister sur le fait que les moyens alloués aux lycées concernés n’ont pas bougé depuis la réforme de 2014. 

«Peu importe le nom, l’important ce sont les moyens»

Dans une lettre adressée aux enseignants du lycée Joliot-Curie, la cheffe de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem assure ainsi que «les critères d’allocation des moyens pour les lycées en éducation prioritaire ne sont nullement remis en cause». Une clause de sauvegarde, gravée dans un décret paru en 2015, garantit en outre aux enseignants des ex ZEP les indemnités spécifiques auxquelles ils avaient droit. Seulement jusqu'en 2017 sur le papier, mais le ministère leur a promis hier que la mesure serait prolongée. 
Preuve de la disparition future des lycées sur la carte de l’éducation prioritaire selon Claire Vidallet, le blocage du «compteur» des profs. Jusqu’en 2014, les enseignants de ZEP, en primaire, au collège ou au lycée, cumulaient en fait des «points de bonification» qui pouvaient servir à obtenir des avantages en termes d’avancement de carrière. Avec la réforme de l’éducation prioritaire, ils doivent périmer en 2017. Pour les ZEP devenues REP, un «effet rétroactif» est prévu. Pour les lycées, ce n’est pas le cas. 
Le décret cité plus haut servirait donc selon eux à masquer la fin programmée de l’éducation prioritaire dans les lycées, en faisant les choses progressivement. Et en laissant ces lycées dans une zone grise, entre ZEP et REP. «Peu importe le nom, l’important ce sont les moyens», se défend-on au ministère quand, interrogé sur la façon dont on peut dorénavant qualifier ces établissements, on ne sait que répondre. 

«Les difficultés scolaires ne disparaissent pas par magie à l’issue du collège»


Un discours qui peine à convaincre les enseignants. Dans un communiqué, signé par le collectif «Touche pas ma ZEP» et les syndicats enseignants, ils s’inquiètent déjà des conséquences d’une sortie de l’éducation prioritaire : «les effectifs par classe augmenteront, les cours en demi-groupe seront moins nombreux et la fin des bonifications risque de conduire les enseignants les plus expérimentés à faire jouer leurs points de mutation, laissant dans ces établissements une majorité de collègues inexpérimentés.»
«Par ailleurs, il est incompréhensible de considérer que l’éducation prioritaire puisse s’arrêter à la fin du collège. Les lycées qui étaient classés ZEP recrutent dans des bassins où l’essentiel des collèges sont classés REP ou REP+. Les difficultés sociales et scolaires des élèves ne disparaissent pas par magie à l’issue du collège», poursuivent-ils. 
Hasard du calendrier, il y a deux jours, le Conseil national de l’évaluation du système scolaire publiait les résultats d’une enquête sur les trente dernières années de politiques publiques en matière d’éducation. Conclusion : les inégalités progressent, notamment dans l’éducation prioritaire, qui de fait, tolère la ségrégation sociale et scolaire. «Il faut justement en faire plus, assure Claire Vidallet. Il y a un problème de ségrégation c’est vrai, mais ce n’est pas parce qu’on enlève le label "éducation prioritaire" que la réputation d’un lycée va changer». 
Charlotte Belaich (Libération)

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Les actions du 11 octobre :


« Touche pas à ma ZEP »

Trajet / parcours : Départ 14h, Place le Corbusier (métro Sèvres-Babylone)
Place le Corbusier > Bd Raspail > Rue de Grenelle
Le collectif "Touche pas à ma ZEP" et les lycées mobilisés pour l'éducation prioritaire appellent à la grève mardi 11 octobre.
  • Occupation des établissements la nuit du 10 au 11 octobre 2016,
  • mardi 11 octobre, matin action locale, dans les lycées
  • mardi 11 octobre à 14h - rendez-vous à Sèvres Babylone

Les lycées se mobilisent pour l'éducation prioritaire. Rejoignez l'appel et la lutte !

Loin de la com' ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l'éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu'ils ont conservé le label REP : "REP = Rien En Plus !".
Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d'une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d'Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d'annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.
L'argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l'éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d'afficher comme un de ses objectifs principaux d'en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or ​ la difficulté scolaire ne s'arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l'éducation prioritaire ?
La première conséquence sera la dégradation des conditions d'enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d'élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l'offre d'options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d'enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d'établissement.
Nous contestons la sortie des lycées relevant de l'éducation prioritaire. ​ Nous exigeons la mise en place d'un statut et d'une carte élargie de l'éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l'ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.
Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n'étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : ​

les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d'Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Jean Zay d'Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d'Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, George Braque et Cognacq-Jay d'Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Maurice Eliot d'Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d'Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13)...
Avec le soutien ​des personnels mobilisés en Réseau d'Education Prioritaire (REP/REP ) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St Exépury de Villiers-le-Bel (95)...

Avec le soutien de :

​ CGT éduc'action Créteil et Versailles, UD CGT 92, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, SUD éducation, UNL Ile-de-France, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92)...
*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l'inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d'Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.


Le compte twitter : https://twitter.com/tpamz


A message from Haiti


 I haven't mentioned it often here - it was in my previous life, pre-2009 - but in 2008 I travelled to Haiti. I was a freelance correspondent for different French media based in Miami, Florida, and Port-au-Prince is only 90 minutes away from the city by plane.

Moreover, a few years before then, I had worked with a unique filmmaker, Mr Raoul Peck, and Raoul is from Haiti. Indeed, I did arrive in Miami thanks to his advice, and covered the 2008 American election from a Floridian / hispanic / Caribbean angle.

Anyway, as most people know, Haiti has throughout its incredible history survived many disasters and turmoils. Hurricanes, dictatorship, torture, hunger, and in 2010 a devastating earthquake. But the island also suffers from another disaster, less expected: the mismanagement and political recuperation of the international aid.

Raoul Peck made his voice heard more than once on this issue and it's time to do it again.

If you want to help the Haitian people to recover from Hurricane Matthew, please wait and read this before your donate to any charity, to another U.N. agency. The UN and the aid system have harmed Haiti much more than necessary and it's time for its people to now decide for themselves how to choose what they need and what they want.

Here below is a message from Raoul. Please read and share.

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Sent by Raoul: 
A quelques kilometres de Port à Piment. (c: Damassin)


Dear family, friends and colleagues,

The situation on the ground in the Haiti's 
Southern peninsula is devastating. In its wake, hurricane Matthieu has left death and destruction that will affect the region for the unseen future. 

In the immediate short term survivors need our help.
I'm currently in Port au Prince and on my way to Port a Piment, my family's hometown, and received some distressing reports: destroyed homes, lack of clean drinking water and food, as well as adequate safe shelter.

In the long term, families will need seeds to replant their crops, tools and construction material to rebuild their homes.

We are looking into an immediate solution to get money in the hands of families so they can make their own decisions and help themselves by purchasing what they need locally from Haitian vendors and suppliers instead of flooding their town with “free” supplies from outside, which would drown their local economy even further.

For now and until the central government is able to develop its own plan, we need as citizen to do whatever we can to help. 

We would like to establish a fund from which the people of Port à Piment (and around) can profit.
These funds will be managed by a non-partisan, non-profit elected council adivising the city of Port a Piment: Le Conseil des Sages (The Council of the wise).

Their names and profession:

Phedo Lubin (Engineer)
Mme Gina Bonne Anney Regis (Teacher, Photographer)
M. Rody Charles (Minister)
M. Clarel Hyppolite (Teacher)
Mme Béranger Gentil (Businesswoman)
M. Dary Borgelas (Notary Public)
M. Aguillnaire (School Superintendent)

The council is helping the mayor and all other entities in their task and it maintains good relations with the different communities. They are best suited to determine how to triage the town’s emergency needs with local officials. They will also ensure appropriate financial management and accounting of the funds, as well as provide regular updates and progress.

 I would like to ask you to contribute with what you can. No amount is too small.

Thank you for your generosity.

Raoul Peck

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A plateform will be set up via Indiegogo soon.
Watch this space.

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More on the situation on the ground in Haiti: 

One week on from Hurricane Matthew the death toll in Haiti tops 1,000

A cloak of havoc and ruin has descended across the country, most particularly in the south, which bore the brunt of the hurricane





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More on Raoul Peck's film here: http://velvet-film.com

Raoul Peck (born 1953, Port-au-Prince, Haiti) is a Haitian filmmaker, of both documentary and feature films, and a political activist. Briefly, from March 1996 to September 1997, he was also Haiti's Minister of Culture.

He is notably known for Quelques jours en avril (HBO, 2005) shot in Rwanda about the genocide, Lumumba: La mort du prophète (1990) and Lumumba (2000), about DR Congo's independence.

He lives between Paris, Miami and Port-à-Piment and currently president the French school of cinema, la FEMIS.

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Raoul Peck’s complex body of work includes films “The Man by the Shore” (Competition Cannes 1993); “Lumumba” (Director’s Fortnight, Cannes 2000, also bought and aired by HBO); He directed and produced “Sometimes in April” for HBO (Berlinale 2005); “Moloch Tropical” (Toronto 2009, Berlin 2010); and his latest film “Murder in Pacot” (Toronto 2014, Berlin 2015).
His documentaries include “Lumumba, Death of a Prophet” (1990); “Desounen” (1994, BBC); “Fatal Assistance” (BerlinaleHot Docs 2013) supported by the Sundance Institute and BritdocFoundation (UK), broadcasted on major TV channels (Canal+, ARTE, etc.)
He served as jury member at the 2012 Cannes Film Festival, is presently chairman of the National French film school La Femis, and is the subject of numerous retrospectives worldwide. In 2001, the Human Rights Watch Organization awarded him with the Irene Diamond Lifetime Achievement Award.
He recently completed shooting his latest feature film, “The Young Karl Marx”, a European coproduction, shot in Germany and Belgium (produced by Velvet Film, in coproduction with Agat Films).

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In 2013, Raoul Peck also made a film about the problems created by the vicious circle of the "aid" manipulation in Haiti:



Trailer "Fatal Assistance", by Raoul Peck - Trailer: 




Award-winning Haitian born filmmaker Raoul Peck takes us on a 2-year journey inside the challenging, contradictory and colossal rebuilding efforts in post-earthquake Haiti.

Through its provocative and radical point of view, the film offers a devastating indictment of the international community's post-disaster idealism. While noting that a major portion of the money pledged was never disbursed, nor made it into the actual reconstruction.

A documentary film by Raoul Peck
France / Haiti / USA / Belgium - 2013 - Documentary - 1h40mn



06/10/2016

'Out of the Comfort Zone' / 'En dehors de la zone de confort'


Hello everyone, hello from Paris.

I'm home and not in England or Italy or Africa or any other island because today my book is released in French, in Belgium, France and Switzerland.

Named in English 'Out of the Comfort Zone', it is the story behind the rare group of politically aware bands in the UK, bands who produced a revolutionary sound and always tried to also bring a form of consciousness in their discourse.

 The book is inspired by Massive Attack's first album, the remarkable and inimitable Blue Lines, and goes back to their first influences. This includes their very own hometown, Bristol, a port city that has been enriched by the colonies in America, the sugar and the slave trade in the eighteenth century. That very history also provoked a counter reaction and a sense of rebellion in its inhabitants, who fought against slavery a few decades later and rioted against unfair political decisions, inequalities, big corporations, etc.

This sense of rebellion materialized in the city's culture from the 1960s and mainly the 1970s, when the Caribbean population imported their very onw reggae music in the city's homes and clubs just before Bristol gave birth to its own punk and post-punk movement.

Then started Bristol's homegrown sound with the unforgettable band The Pop Group - and friends like Nick Sheppard and his band, The Cortinas, Maximum Joy, the Glaxo Babies, etc.

(The book cover is an astonishing and mesmerizing creation by Robert Del Naja himself, originally designed in 2009 for the E.P. named 'Atlas Air'. Deep recognition for his generous agreement to use it for this book).

From then started a new movement.

A few years later, hip hop and electronic music started to pour into Bristol's records shops and nightclubs and a new generation of DJs started to bloom. From that trend came to life the now legendary Wild Bunch, a collective that changed the game and gave to Bristol its gateway into the history of music. The Wild Bunch was originally an informal posse composed of the joined efforts of two young Black DJs, Miles Johnson, known as DJ Milo, and Grantley Marshall, nicknamed Daddy G. They were quickly joined by Nellee Hooper, a massive fan of punk music, who acted as a sort of producer / manager.


The Wild Bunch was quickly enriched in 1983 by a couple of MCs and by the first blooming and generally admired graffiti artist in the city, nicknamed 3D, aka in real life Robert Del Naja, an 18 year-old music junkie.

After years of adventures that this book retells, Grant and 3D formed Massive Attack in 1988 with their young friend DJ Mushroom and their talent soon outburst everywhere else in the UK when they released their first album in 1991.

In their path came to form a large number of other bands, producers and DJs, including the well-known Tricky and Portishead. A few years later, the graffiti movement 3D invigorated and revolutioned also took off in a wider scale.

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I wanted to write about Massive Attack's relationship with their city, Bristol, to show the roots of their greatness & mention their predecessors. To demonstrate how the city's history had a major influence on these self-taught and conscious, rebellious artists.

I then realized it would also be fascinating to retell the band's links with the artists and musicians who followed them, with their many brilliant collaborators and with those they inspired, from UNKLE to Gorillaz.

The book also follows Massive Attack's journey in the UK and further away around the world, via their tours and collaborations, in America and in the Middle East notably.

Therefore, the book becomes a form of parallel history of British culture, from an underground and unorthodox point of view. Bristol epitomizes another side of England, less known and much more humorous and rebellious!

I spent 18 months coming to Bristol, interviewing its musicians, artists and other local actors - and first and foremost the brilliant, intelligent, over talented Robert Del Naja, a real artist, an incredibly open, curious and cultivated mind, too discrete and so humble it was hard to believe so much modesty could match his bubbling and unstoppable creativity. He is also deeply aware of world affairs and engaged into holding a discourse though his music and his art; and for that rare boldness we should all be thankful.

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The English version of the book is on its way and it mentions today's music scene in Bristol, from the latest E.P. produced by Massive Attack to the return of the Pop Group and the birth of new musical trends.

For the French speakers, enjoy the French version!
/ Profitez pour l'instant de la version française!





You can order it here: https://www.amazon.fr/dehors-confort-massive-Attack-Bansky/dp/2843378095/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1475738468&sr=1-1&keywords=melissa


En dehors de la zone de confort - De Massive Attack à Banksy, l’histoire d’un groupe d’artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions


See the publisher's page here: http://www.anne-carriere.fr/ouvrage_en-dehors-de-la-zone-de-confort-melissa-chemam-302.html


Qu’ont en commun le Pont suspendu d’Isambart Brunel, l’acteur Cary Grant, le groupe Massive Attack, le plasticien Damien Hirst et l’artiste de rue Banksy ? Ils sont tous originaires de Bristol, une ville moyenne de l’ouest de l’Angleterre. Une ville marquée par une histoire riche et complexe, mais encore jamais racontée !

Marquée par une fortune précoce liée à l’ouverture de l’Angleterre vers l’Amérique, elle devient aussi un des points névralgiques du commerce triangulaire. C’est justement cette histoire qui va nourrir, de manière inédite et radicale, la génération d’artistes éclose à Bristol à partir de la fin des années 1970. Post-punk et reggae se rencontrent autour de groupes comme Black Roots, le Pop Group puis The Wild Bunch.

Tout prend forme lorsque qu’un jeune graffeur anglo-italien du nom de Robert Del Naja signe du pseudonyme de 3D sa première œuvre de rue sur un mur de la ville en 1983. Avant de fonder le groupe Massive Attack en 1988 avec les DJs Grantley Marshall et Andrew Vowles, il rencontrera sur sa route les pionniers du post-punk de Londres et Bristol, les passionnées de reggae antillais du quartier de Saint Pauls, puis la chanteuse Neneh Cherry et le rappeur Tricky. 

Creuset inattendu mêlant hip-hop, reggae, soul et guitares rebelles, le premier album de Massive Attack, Blue Lines, sort en 1991 et provoque une révolution dans la culture populaire britannique. Massive Attack devient l’incarnation du succès d’un métissage à la britannique, et parviendra à toujours se renouveler, tenter de nouvelles révolutions et durer au-delà de nombreux mouvements musicaux des années 1990 et 2000, telles la Brit Pop, l’electronica et le drum and bass.

Dans le sillage de cette créativité débridée mêlant musique, art et implication sociale profonde, naissent aussi les groupes Portishead et Roni Size, les mouvements nommés trip-hop et dubstep, et le génial Banksy, inspiré dès son plus jeune âge par les graffitis de Robert Del Naja. Depuis, la profondeur artistique de ces artistes et leur engagement n’ont fait que se renforcer, tout comme leur lien avec leur ville. Ce lien va devenir le tremplin qui les porte jusqu’à l’autre bout du monde, de l’Amérique à Gaza. Il pousse aussi très tôt Robert Del Naja à se mobiliser – contre la guerre d’Irak, pour les droits des Palestiniens ou plus récemment pour l’accueil des réfugiés jetés sur les routes européennes. Rébellion, art, musique, engagement, Bristol synthétise ainsi une autre histoire du Royaume-Uni. Une histoire qui amène au sommet des charts et sur le devant de la scène de parfaits autodidactes et la part plurielle et afro-antillaise de la culture britannique.


05/10/2016

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