22/09/2013

Kenya: Nairobi's Westgate Mall Attacks - Latest news



An army helicopter currently circles this Sunday evening 

behind a billboard advertising the supermarket in Westgate 

Shopping Centre.

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BBC:

Key Points

  • A standoff at the upmarket Westgate shopping centre in the Kenyan capital, Nairobi, is now into its second day. All times GMT.
  • Three British nationals are confirmed as being among at least 59 people killed in the attack by Somali militants of al-Shabab on Saturday.
  • At least 175 people were injured in the attack while more than 1,000 were brought out of the shopping centre safely.
  • British Prime Minister David Cameron describes the incident as a "despicable attack" of "appalling brutality".
    • A number of hostages and an unknown number of attackers remain trapped inside as security forces try to end the siege.
    • The UK Foreign Office issues a phone number, +44 (0) 20 7008 0000, for British nationals to find out information about friends and relatives.


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A British man tells BBC News that his wife and young daughter are still trapped in the building.

"All I'm hoping is that they're safe, they're hiding and they're just waiting for time to [come] out."

He added: "Days are going by and it's killing us really.
"I've seen these incidents all over the world on the news and when you actually have it for yourself it's very heartbreaking and the emotion and not knowing what's going on is driving us mad.
"Your heart's constantly beating and what do you do? I'm looking at a building across the road and I'm thinking 'what are they doing in the darkness for so long?'"

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21/09/2013

Kenya : fusillade meurtrière et prise d'otage dans le centre commercial de Westgate à Nairobi


Kenya : fusillade meurtrière et prise d'otage dans un centre commercial à Nairobi


Au moins trente personnes, selon la Croix-Rouge, ont été tuées lors d’une fusillade, samedi, dans un centre commercial à Nairobi où une prise d’otage est toujours en cours. La police a arrêté un des assaillants et parle de "groupe terroriste".


Sur France 24, mon intervention dans le journal de 18h, heure de Paris :


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Plus d'infos - Sur le site de RFI :



Armés de grenades et d'armes automatiques, les assaillants ont tiré sur les clients et le personnel, faisant au moins vingt morts selon la Croix-Rouge kényane, ainsi qu'une cinquantaine de blessés. L'ONG affirme avoir apporté son assistance à quelque 200 rescapés marqués psychologiquement.
Quelques minutes après le début de l’attaque, les forces de l’ordre, présentes sur place en grand nombre, ont fait savoir que les assaillants s'étaient retranchés dans le centre commercial avec plusieurs otages. « Ils ont sept otages », a déclaré un agent de police à un journaliste de l'AFP présent sur place. Selon la police, l'un des assaillants a été blessé et arrêté.

La terreur parmi les clients
Des hélicoptères survolent les lieux. Autour du bâtiment, la foule est maintenue à distance par les forces de l’ordre. Agents de sécurité privés, policiers et militaires entourent les lieux. Des unités d'élite sont également sur place en renfort.
A l'intérieur du centre commercial, les troupes progressent magasin par magasin, afin d'évacuer les clients et les employés pris au piège. Plusieurs hommes et femmes ont fui la zone terrifiés. De nombreux enfants blessés ont été évacués sur des chariots.
Sur Twitter, le chef de la police kényane David Kimaiyo a prié les chaînes d'information de « cesser la couverture/retransmission des faits en direct (...) avec effet immédiat ». De son côté, le ministère de l'Intérieur ordonne de rester à l'écart de Westgate pendant les opérations.

Motivations encore floues
Les tireurs auraient lancé trois grenades dans le centre commercial vers midi, heure locale, selon un autre témoin. Impossible de savoir exactement, en ce début d'après-midi, qui sont ces assaillants, et pourquoi ils ont lancé cette attaque.
Le chef de la police de Nairobi a d'abord parlé d'un braquage qui aurait mal tourné. Mais d'après le secrétaire général du ministère de l'Intérieur, Mutea Iringo, il pourrait s'agir d'une opération terroriste. Ce centre commercial est régulièrement cité par les sociétés de sécurité comme une cible possible de groupes liés à al-Qaïda, comme les insurgés somaliens shebabs.

À l'extérieur du centre commercial Westgate, à Nairobi, ce samedi 21 septembre.
REUTERS/Thomas Mukoya

20/09/2013

Algérie - France - Sororité


«Toi, ma soeur étrangère» 


Centre Culturel Algérien 
171 Rue de la Croix Nivert 75015 Paris 
www.cca-paris.com

Jeudi 3 octobre à 18H30
Entrée libre 


Rencontre avec Karima BERGER et Christine RAY autour de leur ouvrage «Toi, ma soeur étrangère» (Edition du Rocher, 2012)






Une altérité proche, deux femmes sœurs étrangères. Karima Berger et Christine Ray se sont rencontrées il y a quelques années à peine à Paris mais avaient le sentiment de se connaître déjà dans leur enfance puis ensuite, dans leurs engagements respectifs. La sympathie entre les deux
femmes a été renforcée par leur goût commun pour l’écriture, pour l’Algérie et les convergences de leurs histoires personnelles.







19/09/2013

André Brink à Paris en octobre !


 Ah l'Afrique du Sud, quelle merveilleuse idée que cette saison culturelle sud-africaine en France.
Excellente nouvelle coté littérature :


Cycle Afrique du Sud, une nation en mouvement

5 octobre - 28 décembre / Dans 24 bibliothèques de la Ville de Paris
Afrique-du-sud-une-nation-en-mouvement
Terre d’apartheid jusqu’en 1991, puis lieu du miracle politique de la nation arc-en-ciel, si symboliquement incarnée par Nelson Mandela, l’Afrique du sud se raconte cet automne dans le cadre de la saison croisée France – Afrique du sud par la voix de 17 Personnalités sud-africaines : écrivains, Poètes, musiciens, conteurs, comédiens, historiens, journalistes…

Invité d’honneur, André Brink ouvre ce cycle en octobre avec trois rencontres. Découvrez le programme de ses interventions ainsi que des interviews en cliquant ici.



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André Brink, invité d’honneur du cycle Afrique du Sud

Cité Internationale des arts, Médiathèque Marguerite Duras...
Cet automne, André Brink est l’invité d’honneur du cycle Afrique du Sud, une nation en mouvement
(cycle organisé dans le cadre de la saison croisée France-Afrique du Sud.

Conversation avec André Brink

Vendredi 11 octobre 19 h / Cité Internationale des arts – 18, rue de l’Hôtel de ville (4e)
Réservation au 01 44 78 80 50.

Quel avenir pour les Sud-africains après l’apartheid ? Rencontre avec André Brink et Georges Lory

Jeudi 10 octobre 19 h / Médiathèque Marguerite Duras – 115, rue de Bagnolet (20e)
Réservation au 01 44 78 80 50.

& dans le cadre du Cycle Albert Camus :

Hommage à Albert Camus avec André Brink et Catherine Camus

Mardi 8 octobre 19 h 30 / Bibliothèque de l’Hôtel de Ville (4e)

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WEEK-END SUD-AFRICAIN AU THEATRE DE LA VILLE - 5/6 octobre 2013



WEEK-END AFRIQUE DU SUD 
CAPE TRADITIONNAL SINGERS 
FEZEKA YOUTH CHOIR 

AFRIQUE DU SUD


COPRODUCTION THÉÂTRE DE LA VILLE-PARIS - FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS
MANIFESTATION ORGANISÉE DANS LE CADRE DES SAISONS AFRIQUE DU SUD-FRANCE 2012-2013.


Le Théâtre de la Ville et le Festival d’Automne mettent l’Afrique du Sud à l’honneur les samedi 5 et dimanche 6 octobre.
Cinquante chanteurs et instrumentistes venus du Cap, la Cité-Mère de l’Afrique du Sud sur laquelle veille la Montagne 
de la Table, sont réunis sur la scène du Théâtre de la Ville, afin de partager avec Paris la diversité, l’énergie et la richesse de leur musique. Rencontres, ateliers pour enfants, exposition de photos, ponctueront ce week-end sud-africain.

Traditions vocales du Cap

Les Cape Traditional Singers, chœur fondé par Anwar Gambeno en 1981 à partir du Malay Choir The Tulips, est un des meilleurs interprètes des chansons de carnaval du Cap et des répertoires propres aux Chœurs Malais, les moppies et les nederlandsliedjies. Dans les premières, chansons comiques en forme de pot-pourri, le soliste doit faire rire de la voix et du geste ; dans les secondes, issues des airs de mariage musulmans, il doit orner les mélodies afin de transmettre une plus grande émotion.
En formant le Fezeka Youth Choir, Phume Tsewu, professeur d’anglais, donne à ses élèves une leçon de vie en les entraînant dans le répertoire des chants sacrés et profanes, des cantiques, et des œuvres de compositeurs sud-africains de la fin du xixe siècle. Avec l’énergie d’un passionné engagé, il transmet à des jeunes des quartiers défavorisés du Cap sa quête de perfection, son exigence.



SAMEDI 5 OCTOBRE - 14H
Théâtre de la Ville
Atelier dessin
Une heure pour découvrir une des légendes de la célèbre montagne du Cap, la « Table Mountain » et pour laisser voguer son imagination en dessin… Atelier dessin pour enfants à partir de 6 ans, animé par Pierre Cuny. Petit Bar - entrée gatuite sur réservation. Seuls les enfants sont accueillis dans cet atelier. 
Inscrivez vous à la rencontre
SAMEDI 5 OCTOBRE - 14H
Théâtre de la Ville
Projection « Mama Ghoema »Documentaire sur les musiques et rythmes du Cap. Café des oeilletsentrée gatuite sur réservation (durée 1h).
Inscrivez vous à la rencontre
SAMEDI 5 OCTOBRE - 15H30
Théâtre de la Ville
Atelier dessin
Une heure pour découvrir une des légendes de la célèbre montagne du Cap, la « Table Mountain » et pour laisser voguer son imagination en dessin… Atelier dessin pour enfants à partir de 6 ans, animé par Pierre Cuny. Petit Bar - entrée gatuite sur réservation. Seuls les enfants sont accueillis dans cet atelier.
Inscrivez vous à la rencontre
SAMEDI 5 OCTOBRE - 15H30
Théâtre de la Ville
Projection « Mama Ghoema » Documentaire sur les musiques et rythmes du Cap. Café des oeillets - entrée gatuite sur réservation(durée 1h). 
Inscrivez vous à la rencontre
DIMANCHE 6 OCTOBRE - 14H
Théâtre de la Ville
Projection « Mama Ghoema »
Documentaire sur les musiques et rythmes du Cap. Café des oeilletsentrée gatuite sur réservation (durée 1h).
Inscrivez vous à la rencontre
DIMANCHE 6 OCTOBRE - 14H
Théâtre de la Ville
Atelier musical « La magie de l’arc musical uhadi »
S’initier au jeu de l’arc musical. Atelier musical animé par les musiciens Maxime Echardour et Ncebakazi Mnukwana. A partir de 10 ansLoge Sarah Bernhardt  / Tarif unique : 5€ (durée 2h).
Inscrivez vous à la rencontre
DIMANCHE 6 OCTOBRE - 14H
Théâtre de la Ville
Atelier dessinUne heure pour découvrir une des légendes de la célèbre montagne du Cap, la « Table Mountain » et pour laisser voguer son imagination en dessin… Atelier dessin pour enfants à partir de 6 ans, animé par Pierre Cuny. Petit Bar - entrée gatuite sur réservation. Seuls les enfants sont accueillis dans cet atelier.
Inscrivez vous à la rencontre
DIMANCHE 6 OCTOBRE - 15H30
Théâtre de la Ville
Rencontre « rythmes et chants populaires du Cap » Rencontre avec Denis-Constant Martin, directeur des recherche à la fondation nationale des sciences politiques (Laboratoire Les Afriques dans le monde, Science Po, Bordeaux). Café des oeillets - entrée gatuite sur réservation (durée 1h). 
Inscrivez vous à la rencontre
DIMANCHE 6 OCTOBRE - 15H30
Théâtre de la Ville
Atelier dessin
Une heure pour découvrir une des légendes de la célèbre montage du Cap, la « Table Mountain » et pour laisser voguer son imagination en dessin… Atelier dessin pour enfants à partir de 6 ans, animé par Pierre Cuny. Petit Bar - entrée gatuite sur réservation. Seuls les enfants sont accueillis dans cet atelier.
Inscrivez vous à la rencontre


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Infos :

http://www.theatredelaville-paris.com/spectacle-WeekendAfriqueduSud-658

L'auteur nigériane Chimamanda Ngozi Adichie à Paris ce vendredi


RDV au festival des Ecrivains du Monde pour écouter la délicieuse et talentueuse Chimamanda Ngozi Adichie :



20H00 - 21H30
LIRE AUTOUR DU MONDE
CENTRE CULTUREL IRLANDAIS


Nous célébrons la première édition du Festival des Écrivains du Monde avec une lecture internationale qui se déroulera
sous les étoiles. Ne manquez pas cet événement « globetrotteur » qui vous transportera au  Nigéria avec Chimamanda
Ngozi Adichie (L’autre moitié du soleil), en Chine avec Ma Jian (Nouilles chinoises), en Israël avec David Grossman,
son auteur le plus célèbre (Une femme fuyant l’annonce), en Turquie avec Elif Shafak (La Bâtarde d’Istanbul), en
Egypte avec la romancière et essayiste Ahdaf Soueif (La carte d’Amour), avant de prendre la direction de l’Irlande –
avec le lauréat du Booker Prize John Banville (La mer) – et d’un lieu, inconnu pour la plupart d’entre nous, celui de la
protection policière de Salman Rushdie (Joseph Anton). Savourez cette extraordinaire réunion d’écrivains, venus de
tous les horizons du monde, qui liront leurs textes dans leur propre langue, mais vous n’en manquerez pas une miette
grâce à la traduction.
Participants : Chimamanda Ngozi Adichie, John Banville, David Grossman, Ma Jian, Salman Rushdie, Elif
Shafak, Antonio Skármeta, et Ahdaf Soueif.
En partenariat avec le Centre Culturel Irlandais à Paris.
Plein tarif : 10 € Tarif réduit : 5 € (étudiants, demandeurs d’emploi, seniors)
Billets en vente au Centre Culturel Irlandais  à partir de 16h45 le jour de l’événement 
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FESTIVAL DES ECRIVAINS DU MONDE

Karine Tuil en dédicace ce jeudi


Pour l'un des grands livres de la rentrée, 'L'Invention de nos vie' (Grasset).

Une des dédicaces de la rentrée a lieu ce soir :


Rencontre avec Karine Tuil

Jeudi 19 septembre 2013 à 19h30

Lieu :à la librairie
203 bis avenue Daumesnil
75012 Paris
Métro Daumesnil L6 et L8
Bus 29, 46 et 54

Les Dédicaces de la librairie "Atout Livre"


Nous avons le plaisir de rencontrer l’auteur Karine Tuil à l’occasion de la parution de son nouveau roman L’invention de nos vies, aux éditions Grasset.

"On pourrait dire de L’invention de nos vies qu’il raconte un triangle amoureux. On pourrait dire qu’il est un roman social, magnifiquement contemporain dans sa façon de sonder les rapports de classe au XXIe siècle, terrible dans sa description d’un monde de prostitution généralisée. On pourrait en dire, aussi, qu’il porte un féminisme douloureux. Qu’il est un roman sur le roman, ses trahisons, la presque impossibilité de l’écriture. On pourrait dire, enfin, qu’il est merveilleusement écrit, sans effets, sans clinquant.
On aurait toujours raison, sans doute, et la meilleure preuve du talent de Karine Tuil dans son dernier livre est peut-être, justement, dans la difficulté à le décrire. ?"
 
Marion Cocquet, Le Point, 4 aout 2013.

"Interlude" - London Grammar. There will be no better place...


My favourite September song...

"Interlude" by London Grammar

 'There will be no better place'...



(Verse)
Great stairs beneath the moon
Tonight I’ll be dreaming over you
People the rhythm instead
And there you’ll be, there you’ll be inside my head

(Chorus)
I will dream of you
You’ll dream of me too
Your arms go around my waist
There would be no better place
[ Lyrics from: http://www.lyricsty.com/london-grammar-interlude-lyrics.html ]
(Verse)
So a milkman have shocked me while I’m awake
I never ran fast enough for my mistakes
Would you really want me, the light of day
That very same man showed flaws right through my face

(Chorus)
I will dream of you
You’ll dream of me too
Your arms go around my waist
There would be no better place

(Bridge)
Close your hand and run to the moon
Close your hand and run to the moon moon moon
In and out, in and out, in and out oh oh oh
In and out, in and out, in and out oh oh oh
Oh oh 

18/09/2013

TUNISIE : Première Assemblée plénière de l’ANC en pleine grève de la presse


En Tunisie, l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) a repris partiellement ses travaux ce mardi en Tunisie. La première séance plénière tenue depuis les 6 août s'est ouverte ce matin à 9h30, et a été consacrée à l'examen de cinq projets de lois. Mais la reprise pleine et entière des travaux restent suspendue aux retrait de près du tiers des députés.


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Interrompue depuis le 06 août dernier, l'Assemblé Constituante reprend ses travaux progressivement, c'est ce qu'a affirmé dès jeudi dernier son président, Mustapha Ben Jaafar. Mais le véritable démarrage sera pour la semaine prochaine, selon lui. La première séance plénière de ce mardi n'est donc pas un tournant, mais, beaucoup l'espère, au moins un premier pas vers une normalisation.


Alors qu'une soixantaine de députés sont toujours en retrait des travaux de l'ANC, celle-ci ne peut donc pas reprendre la rédaction du texte constitutionnel. La séance plénière de ce mardi a donc concerné seulement des travaux législatifs, notamment sur des accords financiers internationaux avec le Qatar et la Banque Européenne d'Investissement, ainsi des questions agricoles.
Elle a essentiellement réuni les députés d'Ennahda et de ses quelques alliés, et n'a d'ailleurs pas été retransmise sur toutes les chaînes de télévision, car nombre d'entre elles suivent la grève lancée par les journalistes pour ce même 17 septembre.

Le pari de Ben Jaafar : le retour des députés en retrait

Mustapha Ben Jaafar espère néanmoins que les députés en retrait vont accepter de rejoindre de nouveau l'Assemblée, une fois la reprise des travaux pleinement engagée. Mais rien ne paraît moins sûr. Car pour les députés en retrait, l'ANC n'est plus légitime.

A l'instar de Selim Ben Abdelssalam, du bloc démocratique, ces députés affirment qu'il « faut à présent chercher une solution négociée entre les différents partis tunisiens pour rédiger la Constitution, mettre fin à la Constituante et organiser de élections ». Le bras de fer risque donc de continuer.

Crise politique et crise des médias


Parallèlement, la profession journalistique a quant à elle assuré une grève générale ce mardi.

Les journalistes tunisiens dénoncent les pressions du pouvoir après la multiplication d'affaires entravant, selon eux et de nombreuses ONG, leurs libertés d'expression et d'information acquise avec la révolution de janvier 2011.

La grève a commencé à 14 heures et s'est concrétisée par un rassemblement devant le siège du syndicat national des journalistes tunisiens, où des centaines de confrères se sont rassemblés, rejoints par des avocats et des citoyens défendant la liberté de la presse. Elle devait s'achever vers minuit.

Le secrétaire général du Syndicat SNJT, Khadraoui MONGI, parle déjà « d'un succès et de plus de 90% de participation à la grève dans la profession ». 


Reste à savoir si l’ensemble de ces pressions feront plier les autorités politiques et judiciaires en matière de liberté d’expression dans un tel contexte de crise prolongé.

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Sur le site de RFI :

Tunisie: première plénière de l’Assemblée constituante en pleine grève de la presse

Des Tunisiens se rassemblant devant l'Assemblée constituante à Tunis, le jour de l'Aïd el-Fitr, le 8 août 2013.


17/09/2013

RCA : Un point sur l'armée


Le président de la transition, Michel Djotodia, a promis l'intégration de 20 000 combattants de l'ex-rébellion Séléka dans la nouvelle armée centrafricaine.
Officiellement, 12 000 combattants auraient rejoint les rangs et 8000 seraient encore attendus.
Des chiffres pour le moment invérifiable, tant les autorités contrôlent pas ce processus.
La nouvelle armée de la Rép. centrafricaine devrait donc à terme être composée essentiellement d'anciens combattants de la Séléka selon les nouvelles autorités.

Mais dans les faits, les 8000 H des FACA, l'armée républicaine de l'ancien président, notamment les gardes présidentiels font toujours partie de cette armée.

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Selon les correspondants sur place, les FACA sont les seuls militaires à être encore payés.
Paradoxalement, ils ne combattent pas, constate-t-on sur place...

Sur les 8000 hommes de l'ancienne armée, plusieurs centaines auraient refusé de rejoindre la nouvelle armée, clamant leur fidélité au président déchu, François Bozizé.
Nombres d'entre eux errent donc dans Bangui en civils, ne combattent plus, ou se sont réfugiés en brousse pour continuer à exercer leur pouvoir.

De plus, les quelque 20 000 éléments issus de la rebellion Séléka ont - malgré les ordres - peur d'associer ces anciens FACA.

Une armée nouvelle mais incontrôlable

Cependant, une armée reposant sur les combattants de l'ex-Séléka est pour l'instant incontrôlable.

Selon des sources militaires internationales en poste dans le pays, l'essentiel de ses combattants agissent dans leur propre intérêt, en bandes hétéroclites menées par des chefs et sous-chefs loin de défendre les intérêts de la sécurité générale...

Le pouvoir de transition est donc censé mettre en place des stages de remises à niveau, avec l'aide des coopérations occidentales.
Mais le limogeage de l'ancien chef d'Etat-major lundi, le général Jean-Pierre Dollé-Waya, prouve que cette étape n'a pas encore pu être mise en place.
Il faut dire que la tâche est délicate, les anciens rebelles ne parlant pas tous les mêmes langues, et ayant des objectifs très hétéroclites, certains ne vivant plus que de pillages et de revente d'armes.

Malgré les dires des autorités, personne n'est en mesure de dire officiellement combien de combattants de m'ex-Séléka ont désormais intégré la nouvelle armée.

En conclusion, les connaisseurs des questions militaires dans le pays n'hésitent pas à dire que la nouvelle armée n'existe pas encore et que seule Bangui est contrôlée... à 90%.
Le reste du pays reste livré à des "seigneurs de guerre".