17/10/2013

'Plot for Peace' : Documentaire sur la fin de l'apartheid en Afrique du Sud (sortie France : 20 novembre)


Ah South Africa, what a country... Et quelle belle saison culturelle.

Rendez-vous cinéma à venir :


Plot for Peace

The End of Apartheid, An Untold Story

Plot For Peace reveals the untold story of apartheid’s fall, and the mysterious French businessman Jean-Yves Ollivier, alias “Monsieur Jacques”, who was instrumental in Nelson Mandela’s release from jail.

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THE UNTOLD STORY BEHIND HISTORY, a well-kept secret behind the world-wide icon : Nelson Mandela’s release was a Plot for Peace. For the first time, heads of state, generals, diplomats, master spies and anti-apartheid fighters reveal how Africa’s front line states helped end apartheid. The improbable key to Mandela’s prison cell was a mysterious French businessman, dubbed “Monsieur Jacques” in classified correspondence. His trade secret was trust.
In the mid-1980s, township violence raged in South Africa and one of the Cold War’s most vicious proxy conflicts devastated Angola. “Total onslaught” was writ large across the horizon. It was then that a foreign commodity trader with connections to all stakeholders in the region became the lifeline for top-secret contacts. To build trust, he organized a vast prisoners’ exchange. A year later, in 1988, South Africa’s forces and 50,000 Cuban troops began withdrawing from Angola.
In John LeCarré style, the land of apartheid and the front line states come out of the Cold War long before the Berlin Wall crumbles. Within fourteen months, Mandela walks out of jail – a free man and, soon, South Africa’s first democratically elected President.
For the first time, the protagonists of this high-risk venture – African heads of state, battle-tested generals, international diplomats, secret service operatives, and anti-apartheid icons such as Winnie Mandela and ANC leader Thabo Mbeki – recount the true story of how the front line states put paid to apartheid.
“Monsieur Jacques” leads this action-packed documentary through a rugged landscape of moral dilemmas. To some, such as Thabo Mbeki and militants for transparency, he was a sanctions buster, a secret go-between, a French spy. For others, such as Winnie Mandela and Mozambique’s former President Joaquim Chissano, he is a trusted friend and a man of bold vision. “I shake the hand I cannot sever”, says Jean-Yves Ollivier.  As a matter of fact, he was bestowed upon highest honours by both the last impenitent stalwart of apartheid, P.W. Botha, and the first President of the new South Africa, Nelson Mandela.

IN 1981, ARRIVING IN SOUTH AFRICA FELT LIKE VISITING ANOTHER PLANET. I WONDERED HOW THE WHITES DID NOT REALIZE THAT, UNLESS THEY CHANGED AND ACCEPTED TO SHARE THE COUNTRY, THEY WERE HEADED FOR DISASTER.

Jean-Yves Ollivier, French businessman

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La bande-annonce :


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http://www.plotforpeace.com/

Albert Camus et la Kabylie



En novembre 2013, sera célébré le centenaire de la naissance d'Albert Camus. Soixante-quatorze ans en arrière, soit en 1939, pendant une période de dix jours, du 5 au 15 juin, le quotidien algérois, Alger Républicain fondé en 1938 par Pascal Pia, publie un reportage réalisé par Albert Camus: "Misère de la Kabylie".

En voici un extrait sur le site de la revue l'Histoire :

http://www.histoire.presse.fr/actualite/infos/albert-camus-misere-kabylie-in-alger-republicain-1939-22-11-2010-16441



Albert Camus, Misère de la Kabylie, in L'Alger républicain, 1939

Par un petit matin, j'ai vu à Tizi-Ouzou des enfants en loques disputer à des chiens kabyles le contenu d'une poubelle. À mes questions, un Kabyle a répondu : « C'est tous les matins comme ça. » Un autre habitant m'a expliqué que l'hiver, dans le village, les habitants, mal nourris et mal couverts, ont inventé une méthode pour trouver le sommeil. Ils se mettent en cercle autour d'un feu de bois et se déplacent de temps en temps pour éviter l'ankylose. Et la nuit durant, dans le gourbi misérable, une ronde rampante de corps couchés se déroule sans arrêt. Ceci n'est sans doute pas suffisant puisque le Code forestier empêche ces malheureux de prendre le bois où il se trouve et qu'il n'est pas rare qu'ils se voient saisir leur seule richesse, l'âne croûteux et décharné qui servit à transporter les fagots. Les choses, dans la région de Tizi-Ouzou, sont d'ailleurs allées si loin qu'il a fallu que l'initiative privée s'en mêlât. Tous les mercredis, le sous-préfet, à ses frais, donne un repas à 50 petits Kabyles et les nourrit de bouillon et de pain. Après quoi, ils peuvent attendre la distribution de grains qui a lieu au bout d'un mois. Les sœurs blanches et le pasteur Rolland contribuent aussi à ces œuvres de charité.
On me dira : « Ce sont des cas particuliers... C'est la crise, etc. Et, en tout cas, les chiffres ne veulent rien dire. » J'avoue que je ne puis comprendre cette façon de voir. Les statistiques ne veulent rien dire et j'en suis bien d'accord, mais si je dis que l'habitant du village d'Azouza que je suis allé voir faisait partie d'une famille de dix enfants dont deux seulement ont survécu, il ne s'agit point de chiffres ou de démonstration, mais d'une vérité criante et révélatrice. Je n'ai pas besoin non plus de donner le nombre d'élèves qui, dans les écoles autour de Fort-National, s'évanouissent de faim. Il me suffit de savoir que cela s'est produit et que cela se produira si l'on ne se porte pas au secours de ces malheureux. Il me suffit de savoir qu'à l'école de Talam-Aïach les instituteurs, en octobre passé, ont vu arriver des élèves absolument nus et couverts de poux, qu'ils les ont habillés et passés à la tondeuse. Il me suffit de savoir qu'à Azouza, parmi les enfants qui ne quittent pas l'école à 11 heures parce que leur village est trop éloigné, un sur soixante environ mange de la galette et les autres déjeunent d'un oignon ou de quelques figues. 
À Fort-National, à la distribution de grains, j'ai interrogé un enfant qui portait sur son dos le petit sac d'orge qu'on venait de lui donner.
- Pour combien de jours, on t'a donné ça ?
- Quinze jours.
- Vous êtes combien dans la famille ?
- Cinq.
- C'est tout ce que vous allez manger ?
- Oui.
- Vous n'avez pas de figues ?
- Non. Vous mettez de l'huile dans la galette ?
- Non. On met de l'eau.
Et il est parti avec un regard méfiant.
. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Est-ce que cela ne suffit pas ? Si je jette un regard sur mes notes, j'y vois deux fois autant de faits révoltants et je désespère d'arriver à les faire connaître tous. Il le faut pourtant et tout doit être dit.
Pour aujourd'hui, j'arrête ici cette promenade à travers la souffrance et la faim d'un peuple. On aura senti du moins que la misère ici n'est pas une formule ni un thème de méditation. Elle est. Elle crie et elle désespère. Encore une fois, qu'avons-nous fait pour elle et avons-nous le droit de nous détourner d'elle ?


16/10/2013

Rock In Johannesburg - Report : Songs + Interviews in English



Rock In Johannesburg - Songs + Interviews in English


Songs Interviews with Joao Orecchia, Mpumelelo Mcata 

and Tchepong Ramoba from Motèl Mari + BLK JKS, 

Shane Durrant and Douglas Bower from Desmond and 

The Tutus + Songs from The Brother Moves On.



Link to audio : 


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Concert
Rock in Johannesburg
BLK JKS + DESMOND & THE TUTUS + MOTEL MARI + THE BROTHER MOVES ON
Samedi 12 octobre 2013






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Original report in French for RFI, La Bande Passante:



ROCK IN JOHANNESBURG - L'article



 ROCK IN JOHANNESBURG
14 oct. 2013
Mélissa Chemam

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 Dans le cadre de la Saison sud-africaine en France, la Gaîté Lyrique a reçu quatre groupes de Johannesburg samedi 12 octobre, pour un concert consacré aux sons de la scène rock d’Afrique du Sud. Reportage avec Motèl Mari, The Brother Moves On, Desmond and the Tutus et BLK JKS.

Mélissa Chemam.
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Quatre groupes, deux nouveautés et deux valeurs sûres. Comme disaient eux-mêmes les musiciens sur scène, La Saison sud-africaine en France a ainsi présenté une affiche rare, impossible à réunir à Johannesburg !  Parmi les deux découvertes, Motèl Mari et The Brother Moves On, le premier groupe représente le mieux la mixité et les tendances nouvelles issues de la mégapole sud-africaine. Avec deux musiciens de Johannesburg, également membres de la formation BLK JKS, et un auteur-compositeur new-yorkais, Motèl Mari a créé une musique indéfinissable, empreinte de musique électronique et de lyrisme, tout en s’ancrant dans des rythmes africains…

Pour le compositeur, Joao Orecchia, c’est Johannesburg qui est le lien entre toutes ces influences :

‘On s’est rencontré à Johannesburg, nous le disions sur scène, nous sommes tous amis, je suis allé aux concerts de ces groupes et en parlant, on est devenus proches. Et puis je leur ai demandé de jouer sur mon dernier album solo et  ils ont commencé à m’accompagner sur scène. Et là j’ai senti que nous commencions à former un vrai groupe. Nous avons choisi le nom de Motèl Mari et sorti cet album, ‘Eternal Peasant’.’ 

Mais quand il s’agit de rentrer dans une catégorie, les musiciens bottent en touche…
Mpumelelo Mcata, guitariste de Motèl Mari et BLK JKS, autodidacte et pur produit de Johannesburg, reconnaît avoir des racines profondément africaines mais met en avant le côté universel de son travail musical  :

‘On vient de Johannesburg et on fait de la musique. Et nous faisons de toute évidence partie du ‘village global’, on court après les avions, on joue jusqu’à Paris, mais aussi à New York où nous sommes connus comme DJs, et puis en plus il y a l’internet…’

Joao ajoute qu’en tant que musiciens, la question de l’identité et l’origine ne se pose pas. Une évidence pour cet artiste de Brooklyn né d’un père italien et d’une mère péruvienne, installé à Johannesburg depuis 2004 :

‘Ce qu’il y a de spécial à Johannesburg, c’est que la ville commence à prendre sa place dans le monde parmi les autres grandes villes comme New York, Paris, Londres, et Pékin, et nous y avons accès à beaucoup de choses, d’influences, et nous n’avons pas a nous fermer à quoi que ce soit. Tout cela entre ici et nous influence sans que nous  y pensions spécialement et nous restons ouverts à toutes les influences’. 

Parmi les deux têtes d’affiche de cette soirée, on retrouve aussi le groupe de rock Desmond and the Tutus. Originaires de Pretoria, ces quatre musiciens afrikaners vivent et travaillent à Joburg depuis 8 ans et représentent la tendance indie-pop de cette jeune scène sud-africaine. 

Très présents sur les scènes sud-africaines, mais aussi en Europe et au Japon, ils sont connus aussi bien pour leur humour que pour leur nom inoubliable, comme l’explique le chanteur, Shane Durrant :

‘Notre nom, il vient d’abord de cette recette magique qui fait qu’on peut prendre un nom célèbre et le transformer en nom de groupe en ajoutant ‘et les’ entre le prénom et le nom ! On a longtemps cherché un nom, un soir, tous ensemble, et on a voté pour Desmond. Ca sonne bien, et cela nous a porté chance. Je ne dirais pas qu’on l’a choisi pour des raisons politiques, mais en y repensant, évidemment cela a une  connotation très importante pour nous. Desmond Tutu est un homme admirable, qui se bat pour ses valeurs et qui a beaucoup fait pour le pays, c’est une super référence pour nous’. 

Desmond and the Tutus, c’est le son rock de la soirée – qui a d’ailleurs influencé beaucoup d’autres groupes, comme The Brother Moves On, le troisième groupe invité…

Le guitariste de Desmond and the Tutus, Douglas Bower, reconnaît en cela que leur succès est dû à un mélange d’influences…

‘Nos références sont des musiciens comme Johnny Clegg, Michael Jackson –  si vous écoutez attentivement, vous  pouvez même l’imaginer sur scène en nous écoutant ! – on pense à James Brown et Franz Ferdinand, il y a beaucoup de références musicales’.

Tout comme Desmond and the Tutus, le groupe BLK JKS est très connu à Johannesburg. Ils jouent depuis dix ans déjà, et ont influencé un grand nombre des groupes qui montent en Afrique du Sud. Il semble donc incontournable pour une soirée consacrée au Rock sud-africain.

Pour Tshepong Ramoba, le batteur du groupe, qui fait aussi partie du projet Motèl Mari, les origines sud-africaines de sa musique sont cruciales :

Ce qui m’inspire par exemple, ce sont les histoires que ma grand-mère ou ma mère par exemple me racontaient. Etant d’Afrique du Sud, à notre âge surtout, ce sont nos parents qui ont connu l’apartheid, ils étaient jeunes dans les années 1970. Quand nous sommes nés, tout cela, nous sommes nés dedans, nos parents nous en parlaient et nous donnaient des conseils, et puis quand Mandela a été libéré, nous étions encore très jeunes. L’essentiel de notre vie, nous l’avons passé dans la Johannesburg ‘normale’, celle que nous connaissons aujourd’hui. Donc ce passé, malgré tout, nous ne le connaissons pas directement, nous n’étions pas là…’

Mais pour Mpumelelo Mcata aussi, ce passé à une grande importance, surtout en tant qu’artiste. Et c’est ce qui fait de la musique une affaire politique malgré elle en Afrique du Sud, selon lui…

Nos ancêtres et nos parents ont été connectés à un mouvement très spécial. Donc nous aussi. Et l’on devrait tous savoir qu’on a un rôle à jouer. Mais quand on ne s’implique pas, en politique par exemple, on s’implique quand même politiquement en refusant de s’impliquer, c’est toujours une décision politique. Le personnel devient ainsi politique. Et donc je pense que ce que nous faisons est toujours une déclaration politique, et peu importe qui nous sommes, il faut le reconnaître’.



Au bout de quatre heures de musique live, les quatre groupes reprendront donc des routes différentes, vers l’Europe et l’Afrique australe, en espérant tous se retrouver enfin un jour sur la même scène à Johannesburg.

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Et le lien du reportage dans LA BANDE PASSANTE sur RFI :  http://www.rfi.fr/emission/20131015-1-nasser



Rock in Johannesburg dans La Bande Passante sur RFI


 
MARDI 15 OCTOBRE 2013
1. Nasser
Nasser.
Nasser.
Par Alain Pilot
La session live avec Nasser et le reportage de Melissa Chemam.

Une machine de guerre, Nasser. Qui a lâché sa furie, sur Marseille et le reste du monde en 2009, pour ne plus s’arrêter. A l’heure où sort « #7 », son nouvel album, enregistré avec JanDriver, producteur pour Mr OizoSiriusmoModeselektor, le trio d’hommes à tout faire (chant/batterie, guitare/clavier, programmations) fait parler l’évidence : Nasser s’est bonifié. A l’image de « The World Is Ours », single hypnotique et troublant, le groupe maintient le cap d’une électro rock où le complexe le dispute au puissant.
En session live dans le grand studio de RFI. 
Le reportage de Melissa Chemam à la Gaîté Lyrique où avait lieu le concert « Rock in Johanesburg » qui regroupait quatre groupes sud-africains.

 

AUTRES PARTIES

 
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Le lien vers le site de l'émission :
http://www.rfi.fr/emission/20131015-1-nasser



15/10/2013

ROCK IN JOHANNESBURG - Dans La Bande Passante sur RFI, c'est ce soir



Ca se passe ce soir dans "La Bande" sur RFI (mar.15oct.13) : 

Dans le cadre de la Saison sud-africaine en France, la Gaîté Lyrique à Paris a reçu quatre groupes très spéciaux de Johannesburg samedi 12 octobre (13), pour un concert consacré aux sons de la nouvelle scène rock d’Afrique du Sud

Reportage avec les groupes Motèl Mari, The Brother Moves On, Desmond and the Tutus et BLK JKS, signé Mélissa Chemam. 

C'est à 19h10 pour l'Afrique et 21h10 pour le reste du monde en heure de Johannesburg.




Photo: Ca se passe ce soir dans "La Bande" sur rfI (mar.15oct.13). Dans le cadre de la Saison sud-africaine en France, la Gaîté Lyrique à Paris a reçu quatre groupes très spéciaux de Johannesburg samedi 12 octobre (13), pour un concert consacré aux sons de la nouvelle scène rock d’Afrique du Sud. Reportage avec les groupes Motèl Mari, The Brother Moves On, Desmond and the Tutus et BLK JKS, signé Mélissa Chemam. C'est à 19h10 pour l'Afrique et 21h10 pour le reste du monde en heure de Johannesburg.

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La page de La Bande Passante sur le site de RFI :

http://www.rfi.fr/emission/bande-passante

Et la page Facebook :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=673919905953469&set=a.174230162589115.42387.173430879335710&type=1&theater



14/10/2013

'ROCK IN JOHANNESBURG' - We want more... : Motèl Mari Live


Motèl Mari has my heart.

After a beautiful night of concert alongside three other South African bands (The Brother Moves On, BLK JKS, and Desmond and the Tutus), the young band is touring in Europe.

Listen to the first song of their set at La Gaité Lyrique in Paris this past Saturday here:

Motèl Mari, 'According To Who', Live @ Gaité Lyrique, Paris, 12 oct. 2013

Listen on Soundcloud

https://soundcloud.com/melissa-chemam/mote-l-mari-according-to-who

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More soon on RFI.




12/10/2013

ROCK IN JOHANNESBURG : Focus sur les BLK JKS



The BLK JKS (Les 'Black Jacks') est le groupe de rock noir "le plus intéressant depuis les Bad Brains" selon ARTE.fr. 

Les guitaristes d’Afrique du Sud piochent dans chaque style (rock indé, krautrock, rythmes africains, dub, house et métal) et le changent en or. Un son qui fait deja danser la planète entière. 

Le magazine Tracks a d'ailleurs rencontré les Blk Jks chez eux à Johannesburg et a essayé de leur arracher tous leurs secrets, et en premier lieu celui de leur musique.

A voir ici :
http://videos.arte.tv/fr/videos/une_jam_session_avec_les_blk_jks--3262218.html

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Pour en savoir plus, cet article :

Jo’Burg’s psychedelic avant-garde rock

What may appear at first sight as the clumsy abbreviation of a company title is, in fact, the name of one Africa’s most unusual bands: the “Black Jacks” (as they call themselves) from Johannesburg have baptized a genre that has been showered with epithets by a bewildered press: Zulu Rock, Dub Metal, Afrogothic. South African roots, coupled with the sound-language of white rock bands such as Led Zeppelin and Hendrix make for a daring and powerful synthesis with no forerunners.
The band was founded in the year 2000 by lead singer Linda Buthelezi and guitarist Mpumi Mcata from Spruitview in southwest Greater Johannesburg. The band members have known one another since they were kids. Bassist Molefi Makananise and drummer Tshepang Ramoba, who are both from Soweto and grew up in the tradition of township jazz, complete the quartet’s line-up. They started off practicing in a small club. The audience, which happened to be there by chance, was so spellbound by the extraordinary music they were playing that the practice sessions soon turned into concerts. BLK JKS’s reputation then began to spread like wildfire – they were now the ultimate insider tip. But they also encountered suspicion too: “When we started, we encountered a lot of hostility,” they recall. “Rock was always seen as a white thing, the music of the enemy. Soon, though, people realized that what we were making was far more in tune with what´s going on in South Africa now than any of the pop music being played on the radio."

Soon, the BLK JKS actually got a chance to record in the SABC-Studios in Johannesburg. A meandering, psychedelic sound emerged during the session, based on a free-thinking philosophy usually associated more with the collective improvisation typical of free jazz. Hardly surprising, then, that the band is not finding it easy to sell itself and its music as a recipe for international success – unlike its white counterparts, the Parlotones with their polished, conservative mainstream vocabulary. And it is hardly necessary to stress that the BKL JKS don’t see themselves as a typical South African band: “I feel like we are like a growth ... An abscess. It could either implode, explode or, like, give the continent super powers.” they told the US magazine Fader.

The band members´ mother tongues are Xhosa, Zulu, Tswana and Pedi. But that’s not what counts in any case. Because the most important feature of this unorthodox quartet is melody, followed by the words that they use to home in on the desolate state of the South Africa of today. They use words as screwy metaphors populated with machines and medical horror scenarios. The traditional basics reemerge again and again, as in the groove of Mbaqanga – that genuine South African pop music with its fast rhythms, and so-called Toyi-Toyi, an anti-Apartheid dance. However, the complex muscular rock structures of Led Zeppelin and Back Sabbath are just as present here as the typhoon-like guitar antics of a Hendrix and the crazy glissando vocals of a David Byrne.

And that’s why BLK JKS are not afraid of getting close to their listeners, whoever they may be. They have performed at the Apartheid Museum, at the birthplace of Kwaito, the South African descendent of House, and at benefit events held in support of rural football teams. In 2007, they finally attracted international attention, too. Through the efforts of New York producer Diplo, they were invited to the Hudson. Brandon Curtis initially recorded the EP “Mystery” with them: four tracks that took Township Blues into the 21st century and also drink from the well of the spiritual jazz of a Carlos Garnett. The tracks were recorded at the legendary Electric Ladyland Studios, where they were also able to record their first LP "After Robots".

This is where BLK JKS pull all the stops on the road to self-discovery – on a journey that is far from over. Because “After Robots”, with its countless rhythmic breaks, its breath-taking wall of sound, its martialistic grunge-like guitars, garage-style beats and almost shocking fanfares on the wind instrument, sounds like a work that is afraid of its own courage. It’s almost as if BLK JKS themselves are tentatively starting to realize that, being the only black rock band in Africa, they are still the most avant-garde, too. There seems to be no stopping them: In June 2010, they will be standing on stage alongside commercial international stars like Shakira and Alicia Keys for the World Cup kick-off concert at the Orlando Stadium on their home territory, Soweto. They have also allied themselves with Vieux Farka Touré, another progressive rock hero from the black continent, to demonstrate to European ears the striking power of modern Afro rock. This quartet has changed the face of African music forever.
Author: Stefan Franzen
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10/10/2013

Soweto en mouvements


Spectacles / Danse
9 octobre 2013, Par Mélissa Chemam
Sur Toute la Culture : 


Affiche du spectacle Mamela Nyamza et les Kids de Soweto - Cliquer pour agrandir, ouverture dans une nouvelle fenêtre


 Soweto en mouvements


 C’est au tour du Musée du Quai Branly d’accueillir en son théâtre un des spectacles de la Saison sud-africaine en France 2013. Avec Mamela Nyamza et les Kids de Soweto, le musée « où dialoguent les cultures » et arts d’Afrique, Océanie, Asie et Amériques n’est pas en reste. En une heure intense et puissance, les cinq danseurs du célèbre quartier de Johannesburg, Soweto, et la chorégraphe, enflamme la scène, surprennent et ravissent. Epoustouflant !


 Le spectacle démarre sur les sons des sifflements d’hommes, des sifflements si forts, si mélodieux, qu’on croirait à la fois un ballet d’oiseaux et un gang à la West Side Story. Arrive alors sur scène une troupe de cinq danseurs. Ce sont les Soweto’s Finest, les ‘meilleurs de Soweto’. Soudés comme les cinq doigts de la main, il entame une répétition d’un style hors norme, inspiré de break danse, de danse contemporaine et de mouvements urbains jaillis des faubourgs de Johannesbourg, dont le fameux ‘Sbuja’, mené par un leader charismatique autant que tyrannique. Chaussés de baskets ou Converse, attifés t-shirt colorés et jeans à la mode new-yorkaise, les cinq corps s’emballent, de prouesses en déferlements d’energies. Arrive ensuite le corps longiligne et gainé de skaï noir de la chorégraphe Mamela Nyamza et commence alors une histoire. Dans un antagonisme permanent entre hommes et femme, puissants et faibles, leaders et suiveurs, le ballet oscille de l’excès à la parcimonie, de la brutalité à l’extrême lenteur, avec une virtuosité tellement soudaine qu’elle ravit.

La chorégraphie de ce spectacle qui mêle danse, jeu, cris, chants et théâtralité a été conçue par la célèbre performeuse Mamela Nyamza, formée au Cap puis à Pretoria et à New York, et Thomas Bongani Gumede, membre et leader du Soweto’s Finest de 26 ans, un des créateurs du Sbuja, ce mélange de styles aux influences traditionnelles zouloue, tsonja, tswana et de pas très inspirés de la scène noire américaines des années 1980, Michael Jackson et la chorégraphie empreinte de violence contenue de Bad étant explicitement citée sur scène, en mouvements comme en paroles. Le tout raconte une histoire de confrontation, entre un groupe et un individu, entre des hommes et une femme, de compétition aussi. 

La chorégraphe entre en effet d’abord sur la scène pour interrompre la répétition des Kids, comme un prof qui prendrait de haut cette danse venue des bas-fonds. Mais rapidement, les mouvements saccadés et surhumains des garçons donnent une leçon à la danseuse d’une autre époque, car le Sbuja, avec la mobilisation de chaque partie du corps, des bras aux épaules en passant par les pieds et l’expressivité du visage. Le rapport de force s’inverse et la femme se voit obligée de démontrer son talent dans une compétition de virtuosité. Quand la musique adéquate démarre, l’énergie et la virtuosité des mouvements emportent littéralement la salle. Puis, dans un travail évident sur le rythme, les pauses et les silences amènent une tension qui bouleverse l’atmosphère et entraîne le débat encore ailleurs. Un peu plus tard, c’est en figure maternelle que revient la danseuse, toujours pour éteindre les ardeurs, allant jusqu’à porter chacun des cinq Kids ou les embrasser avec empressement comme de petits enfants dont on est si fier…

Travail sur la place de la féminité autant que sur l’incompréhension des générations pré- et post-apartheid, cette chorégraphie balaie tout sur son passage, tout en jouant énormément sur l’humour et les références traditionnelles sud-africaines. Le tout résulte en un ravissement dont les soixante minutes se révèlent bien brèves. On en redemande et la salle ovationne.  

Il reste deux soirs pour courir au Quai Branly ! A noter que jeudi 10 octobre, le spectacle sera suivi d’une rencontre avec les danseurs. Le spectacle sera également présenté  à Lyon, Chalon, et à la Filature de Mulhouse fin novembre. Et il sera possible de revoir  le Soweto’s Finest en région parisienne début 2014 lors des Rencontres hip hop 2014 à Suresnes.

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Musée du quai Branly
218, rue de l’Université  - 75007 Paris
Du 3 au 11 octobre
Jeudi, vendredi, samedi 20h ;
mercredi 19h ; dimanche 17h ; relâche lundi et mardi
15€ et 20€ // Abonnement 15€
Durée : environ 1h 

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09/10/2013

ROCK IN JOHANNESBURG: Focus sur Motèl Mari


NB. Beware - Frenglish to follow...

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Dans le cadre du concert ROCK IN JOHANNESBURG de ce samedi 12 octobre à la Gaité Lyrique, quatre groupes sud-africains seront sur la scène parisienne. J'y serai pour RFI. 

Quelques mots de présentation s'imposent.

Commençons par MOTEL MARI :



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Motèl Mari are João Orecchia, Mpumelelo Mcata and Tshepang Ramoba. Shortly after landing in Johannesburg in 2004, Orecchia, a Brooklyn born and schooled wanderer who wound up in Berlin as a ‘teenager” messing with experimental punk before moving years later to South Africa, heard some talk about a psychadelic afro rock outfit called BLK JKS.  They became fast friends and have been working together on projects ever since.  Mpumi and Tshepang (guitar and drums respectively) would often join João on stage, adding thunderous beats and general bigness to the otherwise textural and floating soundscapes. Slowly they started becoming a band.
João Orecchia is a self taught non-musician who has been making music for many years. His fascination is in squeezing sounds out of anything and layering them on top of other sounds squeezed out of other things. From guitars to manipulated circuits and banjos to field recordings.
Mpumelelo Mcata is a self taught, self-made “engine of ingenuity”. Growing up in Johannesburg he dreamt of the life he now has, having super powers, the ability to create, manipulate and move anti-matter using abstract energy like sound waves, playing rock guitar, firmly planted among the roots of African music.
Tshepang Ramoba is a pure and simple rock star. He was once convinced to wear an article of red clothing over his all black armour. He is also known for notoriously famous amongst his loving band mates for being in three places at once….on the drumkit atleast - Africa time! - He was once voted the best musician at SXSW by Billboard Magazine.
Motèl Mari's first studio album, Eternal Peasant will be out on Other Electricities on vinyl and download July 2012.

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Derrière Motèl Mari, il y a donc Joao Orecchia, un New Yorkais qui, après avoir vécu et créé ses premiers sons à Brooklyn et Berlin, est allé s'installer à Johannesbourg en 2004. Musicien autodidacte et artiste polymorphe, il mène de front plusieurs projet.

Quelques infos en anglais, qu'il m'a envoyées :




João Orecchia is an artist and self taught non-musician who has been making music for many years. His fascination is in squeezing sounds out of anything and layering them on top of other sounds squeezed out of other things. From guitars to manipulated circuits and banjos to field recordings.
He has been exploring ideas of randomness and perceived meaning, composition using found sound and field recordings and creating graphic scores. Through experimentation and improvisation Orecchia investigates the physicality of sound, seeking a balance between computer technology, hand made electronics and real world sounds such as the human voice and traditional musical instruments.
Orecchia performs with his band Motèl Mari which includes Mpumelelo Mcata and Tshepang Ramoba of BLK JKS, as well as improvised music with the likes of Lukas Ligeti, Jill Richards and Joseph Suchy. The album Eternal Peasant by João Orecchia's Motèl Mari will be out on vinyl and download in July 2012 on Other Electricities.
Orecchia also contributes heavily to the building of networks in alternative sound practice in Johannesburg by curating events that engage artists, musicians and public in a collaborative, experimental spatial relationship with the city. Invisible Cities fleetingly inhabits transitional spaces, creating momentary realities and exposing hidden layers of possibility for what life in Johannesburg might be like with a bit of imagination. 

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Video de 'Just Like a King' :

MOTÈL MARI : JUST LIKE A KING





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Le son sublime et la créativité de Motèl Mari - 'According to Who' - 'Video Jack' :


Motèl Mari / Video Jack 1




Motèl Mari / Video Jack 2




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Plus d'infos lundi prochain sur RFI !

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