15/12/2017

"Massive Attack - Out of The Comfort Zone"... by Melissa Chemam


News of the week, nicely arriving just before the end of a full, complicated, rich and astonishing year:


Massive Attack - Out of the Comfort Zone 
by Melissa Chemam



-

Publication date: 
Update in August 2018 -> End of 2018

-

This book is dedicated to the history of the band Massive Attack and to their relationship with their home town of Bristol, a city built on the wealth generated by the slave trade. As a port Bristol was also an arrival point for immigrants to the UK, most notably the "Windrush generation" from the Caribbean in the 1950s.

Author Melissa Chemam’s in-depth study of the influences that led to the formation of the Wild Bunch and then Massive Attack looks into Bristol’s past to explore how the city helped shape one of the most successful and innovative musical movements of the last 30 years.

The book is based on a long series of interviews with Robert Del Naja (known as 3D) as well as many other musicians and artists, who worked with Massive Attack or see them arise. These include Mark Stewart, Tricky, street artist Inkie, Neil Davidge, Sean Cook, and members of the bands Alpha and Portishead, among others. The authors also did research in the city, interviewed historians and quoted the artists from press interviews from the 1990s and 2000s. 

 Her book examines the influences of the founding members of Massive Attack – 3D, Daddy G and Mushroom – their collaborations, inner tensions and politics, as well as the way they opened the door for other Bristol musicians and artists including Banksy.

-

Melissa Chemam is a French journalist and author who has worked for France 24, the BBC World Service and Radio France International, as well as many magazines, and for the filmmaker Raoul Peck. 
Since 2003, she has been based in Prague, Paris, Miami, London, Nairobi and Bangui, travelling to more than 40 countries.

-

Temporary cover:


Credit: Cover art by Robert Del Naja 
(with all my gratitude)
- -


French version:

En dehors de la zone de confort

De Massive Attack à Banksy, l’histoire d’un groupe d’artistes, de leur ville, Bristol, et de leurs révolutions


Qu’ont en commun le Pont suspendu d’Isambart Brunel, l’acteur Cary Grant, le groupe Massive Attack, le plasticien Damian Hirst et l’artiste de rue Banksy ? Ils sont tous originaires de Bristol, une ville moyenne de l’ouest de l’Angleterre. Une ville marquée par une histoire riche et complexe, mais encore jamais racontée !

Marquée par une fortune précoce liée à l’ouverture de l’Angleterre vers l’Amérique, elle devient aussi un des points névralgiques du commerce triangulaire. C’est justement cette histoire qui va nourrir, de manière inédite et radicale, la génération d’artistes éclose à Bristol à partir de la fin des années 1970. Post-punk et reggae se rencontrent autour de groupes comme Black Roots, le Pop Group puis The Wild Bunch.

Tout prend forme lorsque qu’un jeune graffeur anglo-italien du nom de Robert Del Naja signe du pseudonyme de 3D sa première œuvre de rue sur un mur de la ville en 1983. Avant de fonder le groupe Massive Attack en 1988 avec les DJs Grantley Marshall et Andrew Vowles, il rencontrera sur sa route les pionniers du post-punk de Londres et Bristol, les passionnées de reggae antillais du quartier de Saint Pauls, puis la chanteuse Neneh Cherry et le rappeur Tricky. Creuset inattendu mêlant hip-hop, reggae, soul et guitares rebelles, le premier album de Massive Attack, Blue Lines, sort en 1991 et provoque une révolution dans la culture populaire britannique. Massive Attack devient l’incarnation du succès d’un métissage à la britannique, et parviendra à toujours se renouveler, tenter de nouvelles révolutions et durer au-delà de nombreux mouvements musicaux des années 1990 et 2000, telles la Brit Pop, l’electronica et le drum and bass.

Dans le sillage de cette créativité débridée mêlant musique, art et implication sociale profonde, naissent aussi les groupes Portishead et Roni Size, les mouvements nommés trip-hop et dubstep, et le génial Banksy, inspiré dès son plus jeune âge par les graffitis de Robert Del Naja. Depuis, la profondeur artistique de ces artistes et leur engagement n’ont fait que se renforcer, tout comme leur lien avec leur ville. Ce lien va devenir le tremplin qui les porte jusqu’à l’autre bout du monde, de l’Amérique à Gaza. Il pousse aussi très tôt Robert Del Naja à se mobiliser – contre la guerre d’Irak, pour les droits des Palestiniens ou plus récemment pour l’accueil des réfugiés jetés sur les routes européennes. Rébellion, art, musique, engagement, Bristol synthétise ainsi une autre histoire du Royaume-Uni. Une histoire qui amène au sommet des charts et sur le devant de la scène de parfaits autodidactes et la part plurielle et afro-antillaise de la culture britannique.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire