23/12/2012

Sur Al Qarra TV : L’ONU vote l’envoi d’une force africaine au Mali


 L’ONU vote l’envoi d’une force africaine au Mali

Lien vers l'article et la video:

http://www.alqarra.tv/2012/12/21/lonu-vote-lenvoi-dune-force-africaine-au-mali/

Al Qarra ­- Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté en faveur d’une intervention  militaire au Mali. Cette résolution a été décidée à l’unanimité jeudi. Proposée par la France, elle autorise le déploiement d’une force africaine chargée de chasser les rebelles islamistes du nord du Mali pour une période initiale d’une année. Cette décision permet aussi à l’Union européenne et à d’autres pays membres de l’Onu de participer au renforcement des forces de sécurité maliennes.
La force africaine, qui prendra le nom d’Afisma, devrait compter au maximum 3.300 hommes et n’interviendra pas avant septembre 2013.
Tiéman Coulibaly, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali
« Le Mali se félicite de l’adoption de cette résolution qui traduit l’engagement de la communauté internationale à ses côtés dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale qui menace dangereusement la stabilité de la région ainsi que la paix et la sécurité internationale. »
Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies
« Notre texte n’est pas une déclaration de guerre. Notre texte n’est pas le choix de l’option militaire, c’est tout au contraire l’expression de notre espoir qu’un dialogue politique entre les autorités de Bamako et les groupes armés du nord du pays, qui se dissocient du terrorisme, mène à un accord politique qui permettent la tenue d’élection dans l’ensemble du pays et le retour pacifique de l’armée malienne dans ses garnisons. »
En ce qui concerne le financement de cette force, le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, s’est prononcé pour des contributions volontaires d’Etats membres plutôt que pour un financement onusien, ce qui ne satisfait ni la France ni l’Union africaine.
De son côté, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a accepté d’affecter 3.300 soldats – venant principalement du Nigeria, du Niger et du Burkina Faso – à la formation de la force internationale. D’après le président ivoirien Alassane Ouattara, président de la Cédéao, d’autres pays de la sous-région ainsi que deux ou trois nations non-africaines pourraient les rejoindre.

Par Wissal Ayadi

21/12/2012

MALI : L'ONU VALIDE UNE FORCE INTERNATIONALE


L'article du Monde:


L'ONU autorise le 

déploiement d'une force internationale au Mali

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
Le Conseil de sécurité a adopté jeudi 20 décembre, à l'unanimité, une résolution autorisant "pour une période initiale d'un an" le déploiement d'une force internationale au Mali. La résolution ne fixe pas de calendrier précis pour le déclenchement d'une offensive au nord du Mali visant à en chasser les groupes islamistes extrémistes qui contrôlent cette région depuis six mois. Diplomates et responsables de l'ONU soulignent que reconstruire l'armée malienne, ébranlée par un coup d'Etat et une défaite militaire, prendra des mois et qu'il ne faut pas s'attendre à une éventuelle offensive libératrice avant l'automne 2013.

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On the BBC:

http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-20801094

UN backs Mali intervention force to oust rebels

The UN Security Council has authorised an African-led military force to try to oust Islamists from northern Mali.
The council unanimously voted to give the force an initial one-year mandate.
The resolution also sets "benchmarks" for Mali, including political reconciliation and improved training for the military...

20/12/2012

Mali, entre volontés parisiennes et débats à l'ONU

Dernières infos du site Koaci:



Hollande a t'il convaincu Bouteflika sur la question de l'intervention militaire au Mali?

 


 Mali - le 20 décembre 2012 - La France soumet ce jeudi au vote de ses partenaires du Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali.

Le projet comporte un volet politique qui appelle Bamako à rétablir l'ordre constitutionnel et à engager des négociations avec certains des groupes armés, notamment les Touareg, présents dans le nord du pays.

Figure aussi un volet militaire qui comportera deux étapes. Il s'agira d'abord de reconstruire l'armée malienne et d'entraîner les troupes africaines qui feront partie de la force afin de les rendre prêtes à reconquérir le nord.

Si le Conseil de sécurité de l'ONU devait autoriser ce jeudi le déploiement d'une force de 3.300 soldats africains dans le nord du Mali pour tenter d'en chasser les islamistes armés qui l'occupent, cela ne signifie pas pour autant une intervention immédiate.

Il faudra que le Conseil de sécurité s'estime "satisfait" de l'état de préparation de cette force africaine, à partir de certains critères (entraînement, structure de commandement, équipement) avant qu'elle puisse se déployer au nord pour chasser les groupes islamistes qui ont pris le contrôle de la région.

Les Etats-Unis ont également exprimé des doutes sur la capacité des Africains à mener à bien cette opération, ce qui entraîné de longues tractations entre Paris et Washington.

Pour l’heure, selon les experts, l'opération militaire probable contre les islamistes armés dans le nord du Mali est vouée à l'échec, faute de moyens (opération militaire estimé à 200 millions de dollars) et parce qu'elle devra affronter un ennemi insaisissable.

L'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) souhaitent le déploiement rapide d'une force africaine de 3.300 hommes pour chasser les islamistes armés occupant le nord du Mali depuis juin et attendent avec impatience un feu vert de l'ONU.

BOA



From Dakar with love

 Première fois au Sénégal!

 Petit passage à Dakar cinq jours pour une réunion de l'Union africaine entre les medias et les membres de l'architecture Paix et Sécurité de la Commission de l'UA.
Lumières et couleurs du Sénégal...

Installée à la Pointe des Alamadies, j'ai pu aujourd'hui, jour 2, m'engouffrer en centre ville et humer un peu l'ambiance de la capitale sénégalaise...
Il est si étonnant de découvrir Dakar après Nairobi, Kampala, Monrovia, Mogadiscio ou encore Le Caire ou Alger. Les hasards du journalisme.

Je remarque une délicieuse corniche qui me fait penser à la Kennedy à Marseille, je suis étonnée de découvrir en vrai l'immense monument de la Renaissance africaine, je m'ennivre des beaux bougainvilliers qui fleurissent partout et j'hume l'air de l'océan comme les sourire des premiers contacts, entre taxis jaunes et vendeurs de rue...

Nous retournons à nos réunions.
More soon.

Sahel, Mali: faut-il intervenir?

Entretien avec Anne Giudicelli

http://www.alqarra.tv/2012/12/19/entretien-avec-anne-giudicelli-fondatrice-du-cabinet-terrorisc/#.UNHRy9ldN5g.twitter

Le Nord du Mali est toujours aux mains de différents groupes islamistes et que le Premier ministre Cheikh Modibo Diarra a été forcé de démissionner le 11 décembre dernier et remplacé par le médiateur de la République Diango Cissoko. De plus la question d’une intervention internationale dans la région se pose toujours, sans voir arriver de réponse ferme.  Quels sont les risques de troubles dus à cette situation instable pour la région du Sahel ? Pour en parler, nous recevons Anne Giudicelli, fondatrice du cabinet Terrorisc, spécialisé dans l’étude des risques politico-sécuritaires, notamment au Sahel.

17/12/2012

Ghana : Elections, contestations et démocratie


Après le scrutin du 7 décembre au Ghana, cette analyse sur les résultats et la contestation en cours par l'opposition, pour Al Qarra TV. Entretien avec Antoine de Boyer, doctorant en Histoire de l’Afrique Contemporaine à l’Université Paris 1, et spécialiste du Ghana. Réalisation : Christophe Obert.

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Ghana : Elections, contestations et démocratie
Le président et candidat du parti au pouvoir John Dramani Mahama a été déclaré vainqueur ; mais le candidat du NPP, principal parti d’opposition, Nana AKUFO-ADDO conteste ces résultats. De leurs côtés, les observateurs internationaux avaient qualifié le scrutin de paisible et transparent. Selon Antoine de Boyer, doctorant en Histoire de l’Afrique Contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, spécialiste du Ghana, le processus démocratique y reste solide et l’opposition a jusque fin décembre pour déposer ses recours.
Vidéo :

16/12/2012

NOUVELLES DU MALI


Sélection d'articles de ce week-end sur l’évolution de la situation au Mali, après la nomination d'un nouveau gouvernement et la poussée de violence sectaire dans le nord...

Le Mali doté d'un nouveau gouvernement

Le Monde.fr |
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/12/16/le-mali-dote-d-un-nouveau-gouvernement_1807058_3212.html

'Le nouveau premier ministre malien Diango Cissoko, nommé mardi à son poste après la démission forcée de Cheick Modibo Diarra, a formé son gouvernement, selon un décret lu dans la soirée du samedi 15 décembre à l'antenne de la télévision publique du pays'...


Mali. La guerre n'aura pas lieu...

16 décembre 2012 - Télégramme de Brest

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/mali-la-guerre-n-aura-pas-lieu-16-12-2012-1944650.php

'L'ONU devrait, ces jours prochains, donner son feu vert à l'envoi d'une force internationale de 3.300 hommes dans le nord du Mali, occupé depuis huit mois par des groupes d'islamistes armés. Pour autant, personne ne souhaite la guerre'.

 

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Voir ou revoir:

Mali : au nom de la Charia

France 2 - Envoyé Spécial
Un reportage de Pierre Creisson et Etienne Huver
Ils coupent les mains des voleurs, voilent les femmes, interdisent la musique et la danse. Reportage exclusif dans le Nord du Mali où des extrémistes islamistes imposent leurs lois.

http://envoye-special.france2.fr/les-reportages-en-video/mali-au-nom-de-la-charia-29-novembre-2012-4666.html

La vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=xWdUD7OFFZw

Le commentaire est extrêmement biaisé et caricatural, franco-centrée, trop verbeux, mais le reportage permet de voir cette région peu filmée. 

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Mass rape, amputations and killings – why families are fleeing terror in Mali

At refugee camps, reports are flooding in of horrific human rights abuses in a country once famous for its music and joyous lifestyle. Mark Townsend reports on the jihadist nightmare in the Sahel.

http://www.guardian.co.uk/world/2012/dec/15/rape-killings-terror-mali?CMP=twt_gu

'They were told to assemble in Gao's market place at dusk. A man accused of using tobacco was escorted before the crowd by several members of the al-Qaida splinter group Movement for Tawhid and Jihad in West Africa.
"Then they chopped off his hand. They wanted to show us what they could do," said Ahmed, 39, a meat trader from the town in northern Mali'.


11/12/2012

Entretien avec Tewfik Aclimandos, Chercheur au Collège de France, spécialiste de l’Egypte


Egypte : L’opposition est majoritaire mais pas unifiée
L’Egypte se trouve face à un moment charnière de son histoire contre-révolutionnaire. Le peuple égyptien semble divisé sur plusieurs plans, entre pro et anti-Morsi, entre islamistes et oppositions, entre conservateurs et progressistes, entre confessions…  Pour comprendre les enjeux de cette crise, Mélissa Chemam reçoit Tewfik Aclimandos, Chercheur associé à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France et spécialiste de l’histoire de l’Egypte.
Entretien avec Tewfik Aclimandos, Chercheur au Collège de France, spécialiste de l’Egypte
Sur Al Qarra TV. A la réalisation : Christophe Obert.

La vidéo: 
http://www.alqarra.tv/entretien-avec-tewfik-aclimandos-chercheur-associe-a-la-chaire-dhistoire-contemporaine-du-monde-arabe-au-college-de-france-specialiste-de-legypte/


DRC: Negotiations open with the M23


   As negotiations between the Congolese govenement and the M23 rebels are opening in Uganda, to talk about the Democratic Republic of Congo and the conflict in the Eastern province of North Kivu, I received on Al Qarra TV Thierry Vircoulon, researcher for the International Crisis Group and expert on Central Africa.



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December, 2012

By Melissa Chemam

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Interview with Thierry Vircoulon, researcher for the International Crisis Group

Al Qarra TV - Today we’re here to talk about the Democratic Republic of Congo and the conflict in the Eastern province of North Kivu. And here with us on Al Qarra is Thierry Vircoulon, researcher for the International Crisis Group and expert on Central Africa. Mr Vircoulon, thanks for being with us.

Thierry Vircoulon – Hello.

Al Qarra TV - First of all, can you help us understand what the M23 represents politically and militarily in this region of the DR Congo?
Well, I think the M23 is actually the result of a mutiny that happened in April, and led by General Bosco Ntaganda. As a result, the M23 is not really a political movement; it’s more a military movement. It doesn’t really represent the Congolese Tutsis. If you look at the leadership, it is composed of several tribes of this region but it would be much exaggerated to say that the M23 is a political movement representative of a broad range of the tribes in North Kivu.  

Al Qarra TV - What is to be expected from these negotiations between the government and the rebels?

Thierry Vircoulon – Basically, what is at stake – the government has actually been forced to open the talks, as you know, because for the last five months the government refused to talk with the M23; it’s only because the M23 took over the city of Goma and because also there was a mediation by a regional organisation called the ICGLR (International Conference on the Great Lakes Region) that the government actually accepted those talks. Those talks are going to be very difficult because the agenda of the negotiation is not defined yet and there is going to be the issue of will President Kabila or not in Kampala himself to negotiate cause the M23 has been very firm on that and has requested direct talks with him. There is not much that can be achieved through that negotiation except legitimising the use of force to get a position in the government, a position in the army. Everybody in the region is wondering if actually a peace deal is signed between the M23 and the Congolese government, will this peace deal be different from the one signed in 2009 between the CNDP of Laurent Nkunda and the Congolese government. It seems that history may repeat itself during those negotiations in Kampala.

Al Qarra TV – Is there even a solid framework? And with the fact that it’s happening in Uganda, which is also accused of involvement and without Rwanda, can we expect any decision soon enough and anything that would be a breakthrough?

Thierry Vircoulon – The ICGLR, the regional organisation mandated for those talks, to organize those talks seems to want to replay the 2008 scenario, which means negotiations between the rebels and the government, a peace deal, and the situation is supposed to calm down in North Kivu. I think it’s very likely that at the beginning of 2013 we replay the 2009 scenario, which would be a bad sign for the region and also for the Congolese people because it would send a signal that actually there is no progress in the region in terms of peace building of course. This will pose another problem; this will pose of course an impunity problem, but that will also pose a problem of implementation cause one of the main difficulty with the 2009 agreement was that was not a bad agreement but it was not really implemented. So if we also have a deal in 2013, will it be implemented, that’s the question that a lot of stakeholders are asking right now.

Al Qarra TV – And North Kivu if often the core region of many conflicts and for that there are many deeper reasons including the use of minerals and the fight for resources, so this can still be recurrent and still lead to further conflicts?

Thierry Vircoulon – You have a cycle of rebellions in the Kivus, same with the problem of conflict minerals, the problem of land dispute, the problem of Rwandan interference, basically it is some sort of economic war in the Kivus. The question is who is controlling the natural resources, which are minerals and also wood and this kind of things. In that region for now the last 15 years, armed groups but also businessmen and politicians have been controlling the natural resources and Rwanda is trying to exert some sort of economic and military control over those resources in the North Kivu, and that’s really the core problem. So if we want to have a real exit strategy and break the circle of violence in this region, it is very important to address the root cause of the conflict in the Great Lakes.

Al Qarra TV – Mr. Vircoulon, thank you.

Entretien avec Thierry Vircoulon, chercheur pour International Crisis Group

RDC : Négociations sur la politique et le fédéralisme

Vidéo : http://www.alqarra.tv/2012/12/10/entretien-avec-thierry-vircoulon-chercheur-pour-international-crisis-group/

Entretien avec Thierry Vircoulon, chercheur pour International Crisis Group

En RDC, des négociations s’ouvrent entre le gouvernement et les rebelles, mais ou peuvent-elles mener? Que veut le M23 et qui représente-t-il? Et surtout quelle est la situation du Nord-Kivu après ce nouvel épisode de violence? Pour en parler, nous recevons Thierry Vircoulon, chercheur pour l’organisation International Crisis Group et expert sur l’Afrique centrale.
Interview pour Al Qarra - Vidéo :