20/12/2012

Mali, entre volontés parisiennes et débats à l'ONU

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 Mali - le 20 décembre 2012 - La France soumet ce jeudi au vote de ses partenaires du Conseil de sécurité des Nations unies un projet de résolution autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali.

Le projet comporte un volet politique qui appelle Bamako à rétablir l'ordre constitutionnel et à engager des négociations avec certains des groupes armés, notamment les Touareg, présents dans le nord du pays.

Figure aussi un volet militaire qui comportera deux étapes. Il s'agira d'abord de reconstruire l'armée malienne et d'entraîner les troupes africaines qui feront partie de la force afin de les rendre prêtes à reconquérir le nord.

Si le Conseil de sécurité de l'ONU devait autoriser ce jeudi le déploiement d'une force de 3.300 soldats africains dans le nord du Mali pour tenter d'en chasser les islamistes armés qui l'occupent, cela ne signifie pas pour autant une intervention immédiate.

Il faudra que le Conseil de sécurité s'estime "satisfait" de l'état de préparation de cette force africaine, à partir de certains critères (entraînement, structure de commandement, équipement) avant qu'elle puisse se déployer au nord pour chasser les groupes islamistes qui ont pris le contrôle de la région.

Les Etats-Unis ont également exprimé des doutes sur la capacité des Africains à mener à bien cette opération, ce qui entraîné de longues tractations entre Paris et Washington.

Pour l’heure, selon les experts, l'opération militaire probable contre les islamistes armés dans le nord du Mali est vouée à l'échec, faute de moyens (opération militaire estimé à 200 millions de dollars) et parce qu'elle devra affronter un ennemi insaisissable.

L'Union africaine et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) souhaitent le déploiement rapide d'une force africaine de 3.300 hommes pour chasser les islamistes armés occupant le nord du Mali depuis juin et attendent avec impatience un feu vert de l'ONU.

BOA



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