09/10/2013

ROCK IN JOHANNESBURG: Focus sur Motèl Mari


NB. Beware - Frenglish to follow...

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Dans le cadre du concert ROCK IN JOHANNESBURG de ce samedi 12 octobre à la Gaité Lyrique, quatre groupes sud-africains seront sur la scène parisienne. J'y serai pour RFI. 

Quelques mots de présentation s'imposent.

Commençons par MOTEL MARI :



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Motèl Mari are João Orecchia, Mpumelelo Mcata and Tshepang Ramoba. Shortly after landing in Johannesburg in 2004, Orecchia, a Brooklyn born and schooled wanderer who wound up in Berlin as a ‘teenager” messing with experimental punk before moving years later to South Africa, heard some talk about a psychadelic afro rock outfit called BLK JKS.  They became fast friends and have been working together on projects ever since.  Mpumi and Tshepang (guitar and drums respectively) would often join João on stage, adding thunderous beats and general bigness to the otherwise textural and floating soundscapes. Slowly they started becoming a band.
João Orecchia is a self taught non-musician who has been making music for many years. His fascination is in squeezing sounds out of anything and layering them on top of other sounds squeezed out of other things. From guitars to manipulated circuits and banjos to field recordings.
Mpumelelo Mcata is a self taught, self-made “engine of ingenuity”. Growing up in Johannesburg he dreamt of the life he now has, having super powers, the ability to create, manipulate and move anti-matter using abstract energy like sound waves, playing rock guitar, firmly planted among the roots of African music.
Tshepang Ramoba is a pure and simple rock star. He was once convinced to wear an article of red clothing over his all black armour. He is also known for notoriously famous amongst his loving band mates for being in three places at once….on the drumkit atleast - Africa time! - He was once voted the best musician at SXSW by Billboard Magazine.
Motèl Mari's first studio album, Eternal Peasant will be out on Other Electricities on vinyl and download July 2012.

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Derrière Motèl Mari, il y a donc Joao Orecchia, un New Yorkais qui, après avoir vécu et créé ses premiers sons à Brooklyn et Berlin, est allé s'installer à Johannesbourg en 2004. Musicien autodidacte et artiste polymorphe, il mène de front plusieurs projet.

Quelques infos en anglais, qu'il m'a envoyées :




João Orecchia is an artist and self taught non-musician who has been making music for many years. His fascination is in squeezing sounds out of anything and layering them on top of other sounds squeezed out of other things. From guitars to manipulated circuits and banjos to field recordings.
He has been exploring ideas of randomness and perceived meaning, composition using found sound and field recordings and creating graphic scores. Through experimentation and improvisation Orecchia investigates the physicality of sound, seeking a balance between computer technology, hand made electronics and real world sounds such as the human voice and traditional musical instruments.
Orecchia performs with his band Motèl Mari which includes Mpumelelo Mcata and Tshepang Ramoba of BLK JKS, as well as improvised music with the likes of Lukas Ligeti, Jill Richards and Joseph Suchy. The album Eternal Peasant by João Orecchia's Motèl Mari will be out on vinyl and download in July 2012 on Other Electricities.
Orecchia also contributes heavily to the building of networks in alternative sound practice in Johannesburg by curating events that engage artists, musicians and public in a collaborative, experimental spatial relationship with the city. Invisible Cities fleetingly inhabits transitional spaces, creating momentary realities and exposing hidden layers of possibility for what life in Johannesburg might be like with a bit of imagination. 

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Video de 'Just Like a King' :

MOTÈL MARI : JUST LIKE A KING





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Le son sublime et la créativité de Motèl Mari - 'According to Who' - 'Video Jack' :


Motèl Mari / Video Jack 1




Motèl Mari / Video Jack 2




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Plus d'infos lundi prochain sur RFI !

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Suites sud-africaines


Suite de nos aventures dans la culture sud-africaine à Paris, cette semaine dans le cadre du Festival d'Automne se joue le spectacle de danse Mamela Nyamza et les Kids de Soweto :


Musée du quai BranlyAdresse : 218, rue de l’Université  - 75007 Paris
Métro : Alma Marceau (traverser le pont)
RER C Pont de l’Alma
www.quaibranly.fr
3 au 11 octobre 20h
mercredi 19h, dimanche 17h, relâche lundi et mardi.
15€ et 20€ // Abonnement 15€
Durée estimée : 1h 

Mamela Nyamza et les Kids de Soweto
Chorégraphie, Mamela Nyamza et Thomas Bongani Gumede
Avec Mamela Nyamza et les danseurs du Soweto’s Finest Thomas Bongani GumedeNeo Chokoe, Thabang Hendrick Mabileta, Njabulo Mahlaba, Kagiso Mashiane
Direction technique Interarts, Emmanuel Journoud
Direction de production et coordination Interarts, Chantal Larguier – Assistante, Sarah Bonjean
Administration Interarts, Jean Mathiot
Diffusion Scènes de la Terre, Martine Dionisio



© DR



© Cyril Zannettacci, Musée du quai Branly


À l’origine de cette création inédite, réunissant la danse contemporaine et les danses urbaines issues des faubourgs de Johannesbourg, la rencontre entre Mamela Nyamza, performeuse sud-africaine, et les kids du Soweto’s finest.
Réunion d’une artiste, qui dans son travail aborde les différentes images, les paradoxes, les pressions, mais aussi la combativité des femmes dans cette société, et d’un groupe de jeunes danseurs, interprètes de « Ishbuja », courant symptomatique du bouillonnement créatif de la génération post-apartheid. Expressif et narratif, engageant le corps tout entier, le « Ishbuja » incarne cette capacité de la danse à circonscrire les bords d’un vécu – à incarner sans les dissocier l’énergie et la violence, l’espoir, les attentes et les impasses d’une jeunesse confrontée aux inégalités, au chômage, à la fragilité des conditions de vie.
Rythmiques, explosifs, leurs corps deviennent le carrefour d’influences diverses – danse traditionnelle africaine, fragments de hip-hop – donnant à cette forme une portée qui dépasse le contexte qui l’a vu naître.
Cette rencontre de la rue et de la scène est l’occasion d’un élargissement de leurs pratiques respectives : leur spectacle alterne des moments de danse pure, déployant toutes les facettes du 
« Ishbuja », et la mise en tension de problèmes agitant la société sud-africaine – dont la place des femmes et les écarts sociaux sont sans doute les symptômes les plus préoccupants. Le corps de Mamela Nyamza se fait surface de projections multiples, « totem » investi de désirs, de répulsions, de fascinations. Ensemble, ils forment un prisme – emmêlant danse jubilatoire et révélations des zones les plus obscures.







Production Interarts (Lausanne) // Coproduction musée du quai Branly (Paris) // Avec le soutien de l’Institut français, L’Espace des Arts, Scène nationale de Chalonsur- Saône et la Maison de la danse de Lyon // Résidences : Festival dance Umbrella de Johannesburg, Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône, Festival Instances // Manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud - France 2012 & 2013 www.france-southafrica.com

saisons-afrique-du-sud-france-2012-2013 

musee-du-quai-branly

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Chronique demain!

Le lien : http://www.festival-automne.com/mamela-nyamza-les-kids-de-soweto-spectacle1604.html


Théâtre : Faire renaitre Andromaque - au Monfort








Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort...


Deux acteurs se sont vus donner pour défi de retranscrire l’Andromaque de Racine sans décor ni véritable costume, devant introduire l’histoire, déclamer les vers et incarner tous les personnages. Un beau projet mais dont la réalisation est loin d’être à la hauteur.



Un lundi par mois, dans un des espaces du Théâtre Monfort, deux comédiens du collectif La Palmera, Nelson-Rafaell Madel et Paul Nguyen, tentent de donner une prestation de l’Andromaque de Racine destinée à tous les publics de notre génération peu familière des vers classiques. Sur un ton ludique et proche du spectateur, deux hommes tentent donc dans un premier temps de nous présenter humblement les personnages de cette dense tragédie relatant les suites de la guerre de Troie, sortie de l’Illiade d’Homère. Leur envie est de rendre ce thème proche, sa poésie contemporaine, en y allant progressivement, avec humour pour parler d’amour. Ce lundi 7 octobre, la scène est posée dans le jardin du Théâtre Silvia Monfort, un simple tapis entouré de chaises de pique-nique pour le public. Sur cet humble tissu blanc, les acteurs se jouent de ballons de couleurs gonflés, tels ceux d’une soirée d’anniversaire enfantine, pour figurer les combats d’Achille et Hector, le cheval de Troie, ainsi que la mort de tous les Troyens. Une fois la guerre terminée, ce sont des ballons pleins d’hélium, aux couleurs savamment distribuées (violet pour Andromaque, rouge pour Hermione, vert pour Oreste, bleu pour Pyrrhus, blanc pour le fils d’Andromaque Astyanax) qui représentent les personnages que vont incarner tour à tour nos deux acteurs…

L’idée est séduisante, mais la mise en scène décevante. La direction d’acteurs inexistante et la pauvreté d’interprétation pâtissent dès lors lourdement de l’absence de décor et d’interprètes féminines. L’ensemble souffre aussi d’un grand problème de rythme, car après le caractère ludique de la première partie présentant les personnages et la Guerre de Troie on ne fait que subir le déversement de vers mal maîtrisés.

On a malgré tout envie d’encourager l’initiative, car oui, on a envie d’aimer ce texte magnifique de manière contemporaine, de parler d’amours non réciproques même devant des lycéens perplexes et de croire qu’un acteur peut incarner Andromaque avec pour seul artifice un simple voile violet. La générosité des deux comédiens et leur amour de la pièce sont de plus évidents. Espérons qu’au fur et à mesure des représentations mensuelles à venir jusqu’en juin prochain, ils trouveront la densité et la mise en place nécessaire pour faire fonctionner le tout.


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Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort
d’après Andromaque de Jean Racine | mise en scène Néry | avec Nelson-Rafaell Madel & Paul Nguyen | musique originale Nicolas Cloche | en collaboration artistique avec Claudie Kermarrec, Loïc Constantin, Julien Bony et Damien Richard
Théâtre Monfort
7 octobre, 4 novembre, 13 janvier, 3 février, 5 mai, 2 juin et du 12 au 16 mars dans le cadre du Festival des Illusions. Puis en tournée.

Lien : http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/oreste-aime-hermione-qui-aime-pyrrhus-qui-aime-andromaque-qui-aime-hector-qui-est-mort

07/10/2013

DOCUMENT AQMI : Plus d'infos sur RFI.fr et dans le journal de 7h30 heure de Paris


DOCUMENT AQMI - PRESENTATION DES CONTENUS WEB de RFI.FR 

Journée spéciale d'éclairage sur ce texte, rédigé par Abdelamalek Droukdel, découvert par Nicolas Champeaux, à Tombouctou en férvrier dernier. Tous les détails sur ce document exceptionnel sont sur notre site internet www.rfi.rf 

C'est un document très rare : RFI vous propose de découvrir un texte écrit par l'un des chefs les plus radicaux d'Al Qaida au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel. Il a été retrouvé il y a quelques mois au Mali, et il est publié en intégralité sur le site Internet de notre radio et celui du journal Libération. Le temps de traduire et d'authentifier le texte.

En quinze pages, cet homme brutal et responsable de nombreux attentats et prises d'otages présente son projet pour le nord du Mali. Le texte a été rédigé au moment où Abdelmalek Droukdel occupait la ville de Tombouctou avec les islamistes d'Ansar Dine. Tout le nord du Mali était alors sous le contrôle des groupes armés. Le leader d'Al Qaida au Maghreb islamique fait part de son souhait de gouverner avec douceur et sagesse, ce sont ses mots. Séduire les habitants et les autres groupes armés pour s'implanter durablement dans la région sans éveiller l'attention de la communauté internationale. 


Le document permet de mieux comprendre les négociations menées avec Ansar Dine et les touaregs du MNLA. L'accord n'avait en fait duré qu'une journée, toute une partie du MNLA étant opposée à une islamisation du nord du Mali.

Présentation de ces contenus dans notre journal de 7h30 :


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L’analyse d’un tel document est inédite. RFI et Libération – qui ont découvert le document écrit par Droukdel – ont eux-mêmes investi dans un long processus de traduction de ce texte écrit en arabe littéraire. La traduction a ensuite été vérifiée par des islamologues et authentifiés avant d’être de plus analysées par des experts de la lutte anti-terroriste.

NB. Document du 20 juillet 2012 : soit 4 mois après le début de l'occupation djihadiste au Nord Mali

L’analyse du contenu du texte par ces experts et les journalistes de RFI révèle plusieurs points marquants – A LIRE DONC PLUS LONGUEMENT SUR RFI.FR :

-         d’abord sur le plan de l’action d’AQMI : la capacité de nuisance de l’organisation reste presque entière, malgré l’intervention française de l’opération Serval ;

-          sur le plan politique : ce document et l’idéologie présentée par Abdelmalek Droukdel reste une sorte d’avertissement au nouveau président IBK, sur les intentions d’AQMI vis-à-vis du Nord Mali ;

-         Et surtout le document détaille un revirement stratégique d’AQMI au Nord Mali : l’abandon de l’offensive djihadiste prônant une application immédiate de la Charia ;

-         Abdelmalek Droukdel entendait au contraire que ses lieutenants propagent la doctrine islamiste en douceur auprès des populations du Nord Mali, avant toute éventuel retour à une idée d’instaurer un émirat islamiste radical ;

Sur la question des relations entre AQMI, Dourkdel et les islamistes d’Ansar Edine et les Touaregs, le document intégralement traduit se révèle encore plus éclairant :

*oui, Ansar Edine a collaboré avec AQMI, joignant ses combattants aux efforts des lieutenants d’Abdelmalek Droukdel, mais par contre Droukdel ne leur a jamais accordé une entière confiance ;

*il se méfiait particulièrement des velléités touaregs.

*Ces détails révèlent donc que l’offensive vers le Sud du Mali qui a permis de déclencher l’opération Serval est venue d’Ansar Edine et non du chef terroriste algérien.


Autres conclusions importantes rapportées sur notre site RFI.FR :

*Droukdel présente ses recommandations mais n’avait en réalité que peu de prise sur le terrain au Mali, restant basé en Algérie,

*il n’a jamais eu un contrôle total de ses lieutenants, encore moins des combattants d’Ansar Edine,

* donc rien n’indique que les directives recensées dans ce document n’aient été véritablement suivies…


06/10/2013

ROMS : Parallèles franco-tchèques


Vue l'actualité sur la question des Roms en France, l'envie me prend de ressortir cet article écrit début 2009 sur la situation des Roms en République Tchèque.

L'article avait été publié dans le quotidien gratuit 20 Minutes, le voici sur mon blog, avec quelques photos personnelles.

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A Prague, être Rom, c'est pas Byzance

Publié le 16 janvier 2009.


« Dans ce coin de Zizkov, vers la place Havelckovo et la rue Lipanska, c'est le quartier rom... » Voilà comment les habitants de ce quartier, du 3e arrondissement de Prague, désignent leurs voisins d'origine rom. « Faites attention en vous rendant là-bas », ajoute-t-on. Pourtant, rien ne sépare la rue Seifertova de la rue Lipanska. Aux yeux d'un étranger, le passage d'un monde à l'autre n'est pas flagrant. Pourtant, il ne s'agit pas du même monde. Les Tchèques et les Roms ne se mélangent pas.

La plupart des « Tsiganes », comme les Tchèques les appellent, vivent en marge des villes. Les quartiers, comme celui de Zizkov, sont donc rares. Beaucoup de ses habitants ne travaillent pas ou occupent des métiers peu valorisés : balayeurs, éboueurs...

En République tchèque, les Roms sont la première minorité. Leur marginalisation s'est accentuée après la chute du communisme. Si bien que dans les années 1990, l'Etat a tenté de mettre en place une politique dite « multiculturaliste », pour revaloriser une population victime du racisme des Tchèques, un peuple homogène qui a peu connu l'immigration. 
« Cette politique a permis de revaloriser l'image de Roms, dans leur communauté et dans tout le pays. En mettant en valeur les artistes d'origine rom, notamment les musiciens de jazz », raconte le sociologue Mathieu Plésiat, qui vient de finir sa thèse au Centre français de recherche en sciences sociales (Cefres) de Prague, sur les Roms de République tchèque. « Mais elle a aussi enfermé les Roms dans le rôle du musicien, dans un ghetto fermé. » 
Depuis 2004, l'administration tchèque cherche à intégrer les Roms. « Le gouvernement se base sur une liste de localités, dites d'exclusion sociale, où vivent les Roms. En réalité, ces quartiers sont des logements construits en dehors des villes où les Roms ont été envoyés par l'Etat quand ils réclamaient une aide au logement », explique le sociologue. Mais comment briser le cercle de l'exclusion ? 
Beaucoup d'associations de défense des droits des Roms comptent sur les réglementations européennes. Des directives qui, malheureusement, restent encore souvent lettres mortes.

 De notre envoyée spéciale à Prague, Mélissa Chemam
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Lire l'article sur le site de 20 Minutes : http://www.20minutes.fr/monde/289543-prague-etre-rom-byzance


05/10/2013

Kenyan cinema on display in the UK: Bristol, Afrika Eye Festival, 8th – 10th November 2013



The Afrika Eye Festival in Bristol, UK will return for its 8th consecutive year from 8th – 10th November 2013. This year’s theme is Kenya in celebration of 50 years of independence.





Afrika Eye – the South West’s biggest celebration of African films and culture – returns to Watershed in Bristol for its eighth successive year, offering regional premieres of features from Algeria, Burkino Faso, Kenya, Nigeria and Senegal as well as director talks, documentaries, shorts, debates and cultural exchanges featuring music and dance.

Award-winning new features from Kenya and Senegal will be among those getting their South West premieres when the region’s biggest celebration of African film and culture – Afrika Eye – returns to Watershed in Bristol in November for its eighth successive year. This year’s Afrika Eye will run from Friday 8 November to Sunday 10 November and will offer talks, debates and cross-cultural entertainments as well as screenings of the latest full-length films, shorts and documentaries by film-makers from, or with roots in, Africa.
To mark the 50th anniversary of Kenya’s independence, Kenyan films and film-makers are being given centre stage

The line-up from Kenya will include the first SW screening of David ‘Tosh’ Gitonga’s internationally-acclaimed NAIROBI HALF LIFE and a showing of SOMETHING NECESSARY, directed by special guest Judy Kibinge, followed by a Q&A. Another special guest will be director Alain Gomis (Senegal/France) who will launch Afrika Eye 2013 on Friday 8 November by introducing and then discussing his internationally-applauded feature, TEY (Aujourd’hui/Today), which stars the actor, musician and poet Saul Williams (whose previous film credits include SLAM).

Afrika Eye’s full timetable is due out in October, with tickets on sale from Watershed Box Office. To keep up to date with programming news, see www.afrikaeye.org.uk; ‘like’ Afrika Eye Film Festival on Facebook or follow AfrikaEyeFest on Twitter.

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To view a trailer of Nairobi Half Life, which will featured at the festival, watch it below:




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Link: http://afrikaeye.org.uk/

"La Grande Catherine et Potemkine" publié en France



La Grande Catherine et Potemkine

Simon Sebag Montefiore

NON-FICTION / ESSAIS

Calman-Lévy

Nouveauté
PASSION ET POUVOIR À LA COUR DE RUSSIE.
La Grande Catherine, impératrice de toutes les Russies, est une femme connue pour sa fougue, son génie politique et son charme fascinant. Elle gouverne aux côtés de l’homme de sa vie, le prince Potemkine. Ce nobliau de province haut en couleurs, aussi fantasque que génial, s’impose d’année en année comme le véritable corégent de cette autocrate implacable et brillante, et devient l’époux clandestin de l’impératrice et son plus fidèle ami, contribuant à faire de la Russie une grande puissance.
Dans ce livre tourbillonnant, écrit à partir d’archives inédites ou méconnues et s’appuyant largement sur la correspondance du couple, Simon Sebag Montefiore nous entraîne dans l’effervescence des fêtes de cour, des secrets de diplomates et des intrigues de palais. Il raconte enfin les amours licites et illicites entre les grands de l’entourage de Catherine II, et celles de l’impératrice elle-même, qui malgré ses nombreux favoris, ne cessa jamais d’aimer Potemkine.

La Grande Catherine et Potemkine - © Odessa Fine Arts Museum, Ukraine/Bridgeman Art Library

Prix TTC : 26.90 €
EAN : 9782702144640
Code Hachette : 5186549
Format : 240x154 mm
726 pages
Parution : 25 septembre 2013











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LA GRANDE CATHERINE ET POTEMKINE
Une histoire d’amour impériale
Traduit de l’anglais par Raymond Clarinard

DU MÊME AUTEUR
Staline, la cour du Tsar rouge, éditions des Syrtes, 2005
Le Jeune Staline, Calmann- Lévy, 2008,
Grand Prix de la biographie politique
Sashenka (roman), Belfond, 2010
Jérusalem, Calmann- Lévy, 2012

Tchekhov : "soifs de paroxysme" et fuite du temps


"La réserve, la timidité des personnages de Tchekhov sont celles grands appétits et des soifs de paroxysme, qui regardent s'éloigner ce qu'ils auraient tant désiré."

(...)

"Comment aimer à ce point la vie quand elle est rongée par l'angoisse?" 

Préface à Tchekhov, Théâtre II, Renaud Matignon





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04/10/2013

THEATRE : Relire Tchekhov


 Anton Tchekhov est le dramaturge que j'admire le plus. 

Emportée hier par la puissance verbale du texte de Victor Hugo pendant la représentation de 'Lucrèce Borgia' au Théâtre de l'Athénée -

 (lire ici la chronique de mon amie Yael : http://toutelaculture.com/spectacles/theatre/une-lucrece-borgia-de-cinema-avec-marina-hands-a-lathenee/

- je relis quelques lignes du génie russe en écoutant Le Prélude à Un Après-midi d'un faune de Debussy.



Serais-je née au mauvais siècle ?

Dans la jolie préface au Théâtre Complet de l'édition Folio, le critique littéraire Renaud Matignon écrivait : 

"Il n'arrive rien dans le théâtre de Tchekhov, on l'a dit et redit. D'où sa ressemblance : qu'arrive-t-il de plus dans nos vies? (...) D'où le tragique. C'est le vide qui est terrifiant, lorsqu'il est clairement ressenti. (...) le tragique suppose le néant plus la conscience du néant". 



Là où je me retrouve, c'est quand Renaud Matignon parle du drame et de la souffrance exacerbée des personnage de Tchekhov, qui se retrouvent face "à l'histoire de ce qui finit", faisant du thème de son oeuvre "l'être de la mort plutôt que la mort des êtres".  


Je me replonge dans La Cerisaie, La Mouette et Oncle Vania... 



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NB.

Claude Debussy, Prélude à l'Après-midi d'un faune



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Sur Renaud Matignon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud_Matignon


01/10/2013

(Ma) Nuit Blanche - Au Canal


 Comme chaque année depuis Delanoé, Paris voit son premier samedi d'octobre consacré à une Nuit Blanche artistique.

Cette année, après de trop nombreuses absences, j'y serai - au parcours Canal Saint-Martin :

Nuit Blanche - Canal St Martin

// PARCOURS CANAL SAINT-MARTIN//

Programme officiel : Palle Nielsen, Directed by, Jan St. Werner & Black Manual, Robin Rhode, Liam Gillick, Kristin Oppenheim, Michael Portnoy, Marie Voignier, Avi Mograbi, Rosa Barba, Olga, collectif Livres Blancs, Ava Carrère et Gerald Kurdian

Concert, photographie, visite performative, exposition
La Nuit Au Musée
Le Comptoir Général, musée des arts ghetto, ouvre ses portes et propose au public attractions, exposition d'Omar Ly, boutiques, projections de films cultes et décors en trompe-l’œil pour les photographes en herbe, dans une ambiance musicale et festive.
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Et 
Projection vidéo
Clips musicaux
Les liens entre les arts visuels et la musique sont multiples et souvent très étroits. La Rotonde projette toute la nuit une sélection d’une vingtaine de clips réalisés par des artistes de renommée internationale pour des stars de la musique pop ou électro, qui détournent les codes et les références de l’industrie musicale, en imprégnant allègrement ces réalisations de leur univers artistique. Ainsi, Tony Oursler signe le dernier clip de David Bowie, le photographe Martin Parr met en scène les Pet Shop Boys dans les rues de Londres, les M/M créent une trilogie de vidéos pour Benjamin Biolay et le clip mémorable de Björk, Hidden Place, tandis que Dominique Gonzalez-Foerster mélange ses vidéos à celles du concert d’Alain Bashung…

Avec : Pawel Althamer, Rosa Barba, Jake & Dinos Chapman, Cyprien Gaillard, Dominique Gonzalez-Foerster, Jesper Just, Camille Henrot, Ragnar Kjartansson, Thomas Lélu, M/M, Mrzyk & Moriceau, Takahashi Murakami, Shahryar Nashat, Tony Oursler, Martin Paar, David Shrigley, Wolfgang Tillmans, Inez van Lamsweerde & Vinoodh Matadin. 
Avec le commissariat de Frédéric Legros

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Fosse d’orchestre2013
Installation sonore

Rosa Barba Née en 1972 en Italie Vit et travaille à Berlin Rosa Barba travaille principalement sur le film, au sens matériel du terme. Le cinéma est son langage, elle le créée, l’analyse, le décompose en ses divers éléments ( texte, lumière, son… ). Elle utilise le matériel cinématographique pour créer des oeuvres sur la réflexion de la structure du film comme médium et sur sa présence physique. Elle crée également des installations dans lesquelles le spectateur peut se retrouver à observer un projecteur en tant qu’objet sculptural, écouter ses sons et percevoir ses vibrations. La Tate Modern à Londres et le Museo Reina Sofia de Madrid lui ont consacré des expositions individuelles. Son œuvre a également été présentée à la Biennale de Venise, au Jeu de Paume et au Kunsthaus de Zürich.
Métaphore cinématographique, Fosse d’orchestre est un dispositif sonore placé sous l’eau qui diffuse une composition de musique électronique faisant vibrer la surface des eaux du canal Saint-Martin. L’eau semble avoir les propriétés d’une plaque sensible, le son s’y imprime et est révélé par le mouvement des jets d’eau. L’œuvre permet ainsi la réalisation d’une expérience intense : l’onde acoustique se traduit en onde aquatique, et donne la possibilité de voir le son. Ces eaux jaillissantes saisissent le spectateur incrédule dans une évocation des mouvements perceptibles d’une créature marine invisible, digne des plus grands films fantastiques. 
Rosa Barba, Simulation de l'œuvre Fosse d'orchestre, 2013. Courtesy de l’artiste et Frac Franche-Comté.

















Et encore :