13/05/2014

Humeurs russes - Relire Tsvetaeva


 "Je crois que ce sont des personnes vivantes qui écrivent des lettres", écrit Boris Pasternak à Marina Tsvetaeva dans une des premières lettres de leur abondante correspondance:

Lettre de Boris Pasternak à Marina Tsvetaeva du 15 novembre 1922, citation extraite de Marina Tsvetaeva, Boris Pasternak, Correspondance 1922-1936, traduit du russe, présenté et annoté par Eveline Amoursky et Luba Jurgenson, éd. des Syrtes, 2005, p. 22.




Marina à Boris : « Je fais plus et mieux que t’aimer ». 

"Il s’exprime, incessamment, avec toute la force que donne à chacun la conviction d’avoir été créé pour l’autre, dans ce monde recréé qu’est celui de la poésie", ecrit Agnès Passot dans « Boris Pasternak et Marina Tsvetaeva », Études 10/ 2006 (Tome 405), p. 368-377

Voir: www.cairn.info/revue-etudes-2006-10-page-368.htm 

"Les pages débordent de ces élans d’amour magnifiques, d’un lyrisme rare, saisissants comme les éclats d’une réalité tout autre à laquelle le lecteur n’a de toute façon pas accès", continue la chercheuse : 

« Marina, mon amie toute d’or, ma merveilleuse, surnaturelle, fraternelle prédestination, mon âme du matin toute fumante, Marina, ma martyre, ma pitié… » 

"Tous les sentiments s’y greffent, portés à l’extrême par deux âmes qui cherchent une issue à leur propre existence", ajoute Agnès Passot.

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A ecouter :

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Triangle (3/5) : Marina Tsvetaïeva, Boris Pasternak, Rainer Maria Rilke : le triangle brûlant

23.04.2014 - 16:00 Ajouter à ma liste de lecture

Troisième temps d’une semaine placée sous le signe du triangle. Pendant l’été 1926, Marina Tsvetaïeva, Boris Pasternak, Rainer Maria Rilke  correspondent à trois. Ils font exploser le schéma du triangle amoureux. Littérature, traduction, exil, politique, désir, tout est brûlant dans cette correspondance parue aux éditions L’imaginaire/Gallimard en 1980. Nous en parlons avec Tzvetan Todorov.




Fictions / Le Feuilleton

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Dramatique Fictions / Le Feuilleton
du lundi au vendredi de 20h30 à 20h55

L'amour des mots - Marina Tsvetaieva et Boris Pasternak : Une correspondance russe 

27.02.2012 - 20:54
Choix des textes de Hélène Bleskine
Réalisation : Etienne Vallès

Entre 1922 et 1930, Marina Tsvetaieva exilée, et Boris Pasternak resté en Russie, se découvrent mutuellement comme poètes à égalité de création. Leur correspondance invente une relation singulière : l’amour transfiguré par les mots. Ils ne parviendront à se voir qu’en 1935, à Paris. Mais cette rencontre se révélera comme « une non-rencontre » : la fusion dans le réel, rêvée par Marina Tsvetaieva ne fut pas au rendez-vous.
Restent ces lettres entre deux poètes d’exception, beaucoup ont été perdues, d’autres retrouvées dans les cahiers de Marina : Ariadna Efron, sa fille écrira plus tard, dans ses « souvenirs », que « placés à une insurmontable distance l’un de l’autre, Marina et Boris s’étaient retrouvés grâce à leurs lettres, leurs poèmes, dans la plus sûre des étreintes terrestres ».

Extraits de la correspondance parue aux éditions des Syrtes, traduite par Eveline Amoursky  et Luba Jurgenson, et des lettres à Pasternak de Marina Tsvetaieva parues aux éditions Clémence Hiver, traduites par Nadine Dubourvieux.

Poèmes de Marina Tsvetaieva traduits par :
Eve Malleret, « Tentative de Jalousie et autres poèmes « (éditions La Découverte). »Le ciel brûle » traductions de Pierre Léon et Eve Malleret, (Poésie/Gallimard)
« Bernard Kreise, Après la Russie »(éditions Rivages poche)
Henri Deluy, « L’offense lyrique et autres poèmes »(éditions Farrago/Léo Scheer)

Poèmes de Boris Pasternak traduits par :
Michel Aucouturier, Hélène Henry, Vardan Tchimichkian, (Œuvre de Boris Pasternak dans la Bibliothèque de la Pléiade).

11/05/2014

HUBERT HADDAD SUR FRANCE CULTURE


Dans l'émission 'Ca rime à quoi?' ce dimanche, pour parler de son dernier recueil et en lire de magnifiques extraits:


"Je broie l’ombre des amants dans un feu de fusains

Peintre aveugle qui collectionne les épaves

En rêvant d’une flamme d’or"...


Liens :


Ca rime à quoi
Emission Ça rime à quoi
le dimanche de 20h à 20h30
Ecoutez l'émission30 minutes

Hubert Haddad 0

11.05.2014 - 20:00 Ajouter à ma liste de lecture
Hubert Haddad pour "La Verseuse du matin", éditions Dumerchez.

10/05/2014

Samedi poésie : Oskar Władysław de Lubicz Miłosz



TOUS LES MORTS SONT IVRES

de Oskar Władysław de Lubicz Miłosz

paru dans Les Sept Solitudes

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Tous les morts sont ivres de pluie vieille et froide
Au cimetière étrange de Lofoten
L'horloge du dégel tictaque lointaine
Au coeur des cercueils pauvres de Lofoten

Et grâce aux trous creusés par le noir printemps
Les corbeaux sont gras de froide chair humaine
Et grâce au maigre vent à la voix d'enfant
Le sommeil est doux au morts de Lofoten
Je ne verrai très probablement jamais
Ni la mer ni les tombes de Lofoten
Et pourtant c'est en moi comme si j'aimais
Ce lointain coin de terre et toute sa peine

Vous disparus, vous suicidés, vous lointaines
Au cimetière étranger de Lofoten
- Le nom sonne à mon oreille étrange et doux.
Vraiment, dites-moi, dormez-vous, dormez-vous ?

- Tu pourrais me conter des choses plus drôles
Beau claret dont ma coupe d'argent est pleine.
Des histoires plus charmantes et moins folles ;
Laisse-moi tranquille avec ton Lofoten.

Il fait bon. Dans le foyer doucement traine
La voix du plus mélancolique des mois.
- Ah! les morts, y compris ceux de Lofoten -
Les morts, les morts sont au fond moins morts que moi. 

Éditions André Silvaire

BODA "LA BELLE"...


Ce qu'il reste d'une des villes les plus riches de Centrafrique, dans une région diamantifère de la préfecture de la Lobaye, Boda...

Le rond-point principal de la ville, surnommée avant la crise :



Depuis de nombreux quartiers ont été détruits :


Notamment les maisons des musulmans de la ville, prostrés dans des camps de déplacés à quelques mètres de la Mosquée centrale, sans accès aux marchés, écoles ou à l'hôpital.

Dans les anciens locaux de BADICA, le syndicat des diamantaires, un pharmacien de la ville, non-musulman, Aristide, travaille pour la santé de ces déplacés, notamment les enfants malnutris :



Sa collègue, Mariam, qui travaille avec l'AHA (l'Agence humanitaire africaine) nous montre les registres du centre de soin : 188 enfants des ces familles musulmanes souffrent de malnutrition depuis début mars :


Comme Océane, nombre mettent plusieurs semaines à se remettre des conséquences de la manutrition :



Un peu plus loin, le camp de déplacés faisant face à la Mosquée :


Ses jeunes enfants, souvent nés pendant la crise, se remettent de ces maladies et de la malnutrition liée :


Ils ne vont plus à l'école qui leur est interdite par les anti-balakas, milices d'auto-défence dites "chrétiennes" formées après les attaques de la coalition Seleka à dominante musulmane qui a pris le pouvoir le 23 mars 2013 en renversant le président Francois Bozizé. Les éléments de la Seleka ont alors attaqué de nombreux villages et villes du pays. 

A Boda cependant, le début des hostilités ne serait pas lié à des attaques de rebelles Seleka, mais à une incompréhension réciproque changée en peur après le départ des combattants rebelles de la ville. 

Depuis, les musulmans et les animistes et chrétiens vivent séparés, de deux cotés de la ville...




Le principal camp musulman s'est formé autour de ces anciens bâtiments de stockages de l'industrie du bois, l'une des principales activités de Boda avec l'extraction de diamants.



Du coté de l'Eglise, se trouve le principal camp de déplacés non musulmans, qui ont reformé un marché après la destruction du marché central, appartenant avant la crise principalement à des musulmans.




Le nouveau marché de Boda, auxquels les musulmans n'ont pas accès :


Quelques chars de la force française Sangaris :


Et le quotidien dans un camp :




Des milliers de familles chrétiennes et / ou animistes vivent ainsi hors de leurs maisons, souvent détruites, par peur d'un retour de combattants Seleka ou affiliés.



Le courage des mères :




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Voilà donc Boda aujourd'hui.


09/05/2014

Recent photo work from C.A.R. for WFP:



http://wfp.tumblr.com/post/85219324053/central-african-republic-may-2014-the-recent


Central African Republic, May 2014




The recent violence has wrecked countless lives in C.A.R., its effects have hit children the hardest. Forced to flee their homes and abandon school, they often find their parents now cannot feed them adequately. Children are more likely to die from malnutrition than from bullets in this crisis. 
Even before the crisis began, malnutrition rates in C.A.R. were among the worst in the world. Almost half of children under five suffered from stunted growth (a condition caused by malnutrition), and 25 percent were underweight. The conflict has only made matters worse; with C.A.R.’s only pediatric hospital registering a 62 percent increase in the number of children hospitalized with severe acute malnutrition compared to the previous year.Since January, WFP has provided supplemental nutrition support to approximately 25,000 malnourished children each month, offering some hope to their desperate mothers.”
All photos: WFP/Melissa Chemam

06/05/2014

A Bangui, les mères soignent leurs enfants, mais souffrent elles-mêmes de malnutrition...


Meilleure forme pour ces enfants après trois à quatre semaines de 

traitement :


La petite Belcia a recu trois semaines de traitement :


 Mais de plus en plus les mères soignent leurs enfants, mais souffrent elles-mêmes de malnutrition :




Ces jeunes mamans restent hospitalisees : 


Patricia, adjointe de Rosalie, les deux principales infirmières de l'unité nutritionnelle : 






02/05/2014

RCA : le PAM a augmenté de 60% ses distributions de vivres en avril

RCA : le PAM a augmenté de 60% ses distributions de vivres en avril

RCA : le PAM a augmenté de 60% ses distributions de vivres en avril
RCA : le PAM a augmenté de 60% ses distributions de vivres en avril
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Le Programme alimentaire mondial (PAM) indique que la crise sans précédent en République centrafricaine (RCA) continue. Le PAM a accéléré ses opérations et a augmenté de 60% sa distribution de nourriture en avril, par rapport à mars. C'est le chiffre le plus élevé jusqu’à présent cette année. Au 29 avril, près de 200.000 bénéficiaires avaient reçu une aide alimentaire, parmi lesquels 24 700 enfants ont bénéficié de nutriments spéciaux. Une alimentation complémentaire ciblée a été fournie à 3 000 enfants malnutris âgés de six mois à cinq ans et à 2 500 enfants hospitalisés en pédiatrie. Le PAM a également commencé à distribuer de la nourriture afin d’aider 3.000 patients atteints du VIH. Le PAM a également fourni un programme de cantine scolaire à près de 32 000 enfants.
Le Programme alimentaire mondial étend ses activités sur le plan géographique à l’intérieur de la République centrafricaine. En décembre, il a fourni une assistance alimentaire dans quatre centres urbains ou des villes, puis en mars, il a pu fournir une assistance dans 21 sites, et à 35 en avril. Le PAM a également augmenté son aide à Bangui et à l’extérieur de la capitale, en fournissant de l’aide à des endroits distants de 1 000 kilomètres de Bangui. Le PAM a également déployé des unités de stockage portable à deux endroits dans l’extrême nord de la République centrafricaine pour augmenter la capacité d’entreposage et soutenir la campagne de protection des semences par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Par ailleurs, le PAM renforce sa flotte de transport. Les vivres du PAM ont été expédiés au port de Douala au Cameroun, puis transporté par la route à Bangui et dans une autre ville, où la nourriture a été pré-positionnée dans les entrepôts. C’est à partir de ces deux entrepôts de base que le PAM a distribué des vivres grâce à d’autres entrepôts plus petits et mobiles dans le reste du pays. Il a fallu seize jours aux camions pour transporter les aliments à Bangui et onze jours à l’autre ville, ce qui montre les difficultés et l’importance du transport aérien. Le PAM a essayé de résoudre le problème de l’obtention de carburant pour transporter de la nourriture par avion.
(Extrait sonore : Élisabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondial)


Le personnel humanitaire de plus en plus touché en Centrafrique


Les attaques se multiplient ces jours-ci dans le pays et de plus en plus d'ONG et d'agences des Nations Unies sont touchées par ces violences.



MSF, Première Urgence - Aide médicale internationale, Haut Commissariat aux Réfugiés, etc.

Quelques détails :

« Nous sommes profondément choqués par ce crime inacceptable qui a coûté la vie à trois personnesLe camion de notre prestataire était clairement identifié comme transportant du matériel humanitaire », a déclaré Thierry Mauricet, directeur général de PU-AMI.

« La multiplication des incidents graves ces derniers jours, dans un climat sécuritaire délétère, nous trouble et nous alerte. Il est encore trop tôt pour savoir si les humanitaires sont véritablement ciblés en tant que tels, mais il est en revanche très clair qu’ils ne sont désormais plus protégés en République centrafricaine », a ajouté Roger Persichino, directeur des opérations de PU-AMI.

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Le HCR a confirmé ce vendredi la mort d'un de ses employés centrafricains, tué à Bangui jeudi.

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Le communiqué de PU - AMI :

logo_mail.PNG                                                                                                                                                                                        COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 2 mai 2014

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE :
3 civils tués lors de l’attaque d’un convoi PU-AMI

Trois personnes qui accompagnaient un convoi de Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI) en route pour Ndélé ont été tuées mercredi lors d’une attaque. PU-AMI condamne avec la plus grande fermeté ces meurtres commis à l’encontre de civils et exprime sa vive inquiétude face à l’aggravation du climat d’insécurité pour les humanitaires.
Mercredi 30 avril, un convoi de quatre camions floqués aux couleurs de PU-AMI et transportant du matériel humanitaire a été pris à partie lors d’un contrôle effectué à un check-point tenu par un groupe armé, sur l’axe reliant Bangui à Ndélé. Les trois premiers camions ont reçu l’autorisation de poursuivre leur route, tandis que le dernier était immobilisé et soumis à des contrôles supplémentaires. Quelques heures plus tard, l’équipage de ce camion – composé d’un chauffeur et de deux apprentis manutentionnaires contractés par un prestataire de services de PU-AMI – a été transféré vers une autre base, où les trois hommes ont été sommairement abattus.
« Nous sommes profondément choqués par ce crime inacceptable qui a coûté la vie à trois personnesLe camion de notre prestataire était clairement identifié comme transportant du matériel humanitaire », a déclaré Thierry Mauricet, directeur général de PU-AMI.
Le camion, toujours réquisitionné par le groupe armé, a été pillé. Il était censé acheminer vers Ndélé 8 tonnes de semences de maïs et du Plumpy’nut (une pâte d’arachide à haute valeur nutritionnelle spécialement conçue pour traiter la malnutrition).
« La multiplication des incidents graves ces derniers jours, dans un climat sécuritaire délétère, nous trouble et nous alerte. Il est encore trop tôt pour savoir si les humanitaires sont véritablement ciblés en tant que tels, mais il est en revanche très clair qu’ils ne sont désormais plus protégés en République centrafricaine », a ajouté Roger Persichino, directeur des opérations de PU-AMI.
Malgré l’escalade de la violence, PU-AMI est déterminée à poursuivre ses interventions à Bangui, Ndélé et Berberati afin de répondre aux besoins des populations déplacées et affectées par la crise. Elle appelle toutes les parties au conflit à respecter la neutralité et l’impartialité des personnels humanitaires et de leurs activités.

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Dépêche du Réseau des Journalistes des Droits de l'Homme en RCA :

Bangui, 29 avril 2014 (RJDH) – Après les combats qui ont opposé les groupes armés dans la ville de Dekoa (centre), les habitants affirment manquer de nourriture et de médicaments. Ils ont affirmé au RJDH qu’ils n’ont pas bénéficié d’une quelconque assistance humanitaire.
Une autorité locale qui a requis l’anonymat témoigne qu’ «aucun humanitaire n’est sur place à Dékoa. La population manque de tout». «Nous n’avons pas de nourriture ni de médicaments alors que le paludisme frappe beaucoup d’enfants en ce moment », a-t-elle ajouté. Elle par ailleurs indiqué que ce sont les religieuses catholiques qui tentent d’apporter des soins à la population mais la capacité de leur dispensaire est limitée car n’ayant pas assez de médicaments.
Un autre habitant de la ville joint par le RJDH souligne que la ville est plus ou moins calme malgré la présence des hommes de l’ex-Séléka, ceux de la milice Anti-balaka et de la Misca. « Depuis la fin des derniers combats qui ont eu lieu entre groupes armés dans la ville, aucune organisation non gouvernementale n’est venue à notre secours », a  affirmé ce dernier. « Nous espérons que les humanitaires penserons un jour à nous ».
Félicien, un autre habitant de Dékoa se plaint par contre du comportement des combattants Anti-balaka qui empêchent les cultivateurs de vaquer librement à leurs activités. « Les Anti-balaka nous visitent quotidiennement dans nos campements. Chaque fois qu’ils passent, ils nous prennent par force nos petits bétails; les cabris, les poulets », a t-il témoigné. « Nous n’avons aucune protection et à cause de l’insécurité et nous ne pouvons pas cultiver nos champs », a dit cette source.
D’après plusieurs témoins, les forces internationales déployées dans la ville de Dékoa à la suite des violences perpétrées par les hommes armés, ne parviennent pas encore à assurer la sécurité de la population non armée. Et la population est obligée de rester en brousse, sans assistance humanitaire.
Le 10 avril 2014, la ville de Dékoa a connu de violents affrontements qui ont opposé des hommes de l’ex-Séléka et ceux de la milice Anti-balaka, ayant causé la mort et la blessure par balle de plusieurs civils. La population a aussi fui la ville pour se réfugier en brousse et à l’église catholique. Malgré le déploiement des forces de la Misca dans cette localité, cette population peine encore à retrouver une vie normale à cause de la persistance de l’insécurité.
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Statement on behalf of the Humanitarian Coordinator Claire Bourgeois on the killing of a UNHCR Staff


(Bangui, 02 May 2014): The Senior Humanitarian Coordinator (SHC) in the Central African Republic, Claire Bourgeois condemns fervidly the killing of one staff member of the United Nations Refugee Agency (UNHCR). The attack took place on 01 May, close to Bangui. 

“I express my heartfelt condolences to the family and friends of the victim. I am also deeply saddened by the ongoing loss of civilian lives due to armed conflicts and violence,” said the Senior Humanitarian Coordinator. 

“These killings must stop now. I call on all armed groups to respect civilians and I also urge the Transitional Government to ensure the protection of its population”, said Ms. Bourgeois. 

“The international community must mobilize effective protection for the people of CAR, enabling the CAR Government to uphold the rule of law and end impunity”, she stated.

Since September 2013, 12 humanitarian actors have been killed in attacks by armed militias and this is the second killing of aid worker in seven days. Fighting in CAR has taken on an increasingly sectarian nature following a 2012 rebel-led coup and has since become more brutal with reports of ongoing human rights violations and reprisal clashes amongst armed groups. This has led to the internal displacement of 584,932 people and left 2.5 million in need of humanitarian assistance. 

01/05/2014

Lyrics of the day



OCEANS

Wait for your call, love,

The call never came,
Ready to fall, love,
Ready to claim.

I'm ready for it all, love...

I'm ready for the change.
Meet under sunlight,
Meet me again,
In the rain,
In the rain.

Behind the walls, love,

I'm trying to change,
I'm ready for it all, love...
I'm ready for the pain.
So meet under blue sky,
Meet me again,
In the rain,
In the rain,
In the rain,
The raaain...


Got to find yourself alone in this world

You've got to find yourself alooone...
Ooh...



A famous singer