16/06/2014

Libye : dimanche de combats à Benghazi


Des combats opposaient dimanche les forces du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, dans l'est de la Libye. Ils ont fait au moins 8 morts et 15 blessés, selon des sources médicales et militaires.
Le général dissident Khalifa Haftar a échappé le 4 juin dernier à un attentat suicide à la voiture piégée contre un de ses quartiers généraux dans lla même ville de Benghazi, dans lequel trois de ses hommes ont péri. Il a lancé une guerre contre les islamistes depuis près d'un mois.

Mélissa Chemam pour RFI

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Selon les témoins, ce sont les paramilitaires de Khalifa Haftar qui ont lancé l’offensive, à partir de 7 heures du matin, heure locale, dimanche matin.
Des tirs à l’arme lourde ont été entendus et les combats ont fait fuir plusieurs familles de civils dans les localités de Sidi Farj et Al-Hawari, à l’ouest de Benghazi. Ils ont également provoqué des coupures de courant.

Le porte-parole du mouvement d’Haftar, Mohamed el-Hejazi, a confirmé à l’agence Reuters que le groupe a lancé des roquettes et avancé en tank dans la ville. Des témoins ont également fait part de forces aériennes.

Cinq soldats des troupes d’Haftar ont trouvé la mort, 12 ont été blessés, ainsi qu’au moins deux civils selon plusieurs hôpitaux de Benghazi.

Les partisans des miliciens islamistes dénoncent quant à eux l’attaque et les intentions de Khalifa Haftar, comme celles d’un opportuniste qui utilise le lutte contre les milices comme un prétexte pour poursuivre ses intérêts personnels.

En fin de journée, le calme était revenu, mais certains quartiers de la ville restaient touchés par des coupures d’électricité et des tirs sporadiques étaient encore entendus. L’aéroport de Benghazi reste, lui, fermé, comme depuis plusieurs semaines.

Le général dissident Haftar, ancien proche de Kadhafi qui s’est retourné contre l’ancien dictateur en 2011, a lancé une offensive contre les groupes dits terroristes et principalement Ansar Al Charia mi-février, entouré de sa propre armée, un mouvement dont les autorités de Tripoli nient la légitimité.

Jusqu’à présent, l'opération n’avait impliqué que de brefs raids aériens.
Elle ne semble pas terminée.


15/06/2014

IMMIGRATION / MAROC


IMMIGRATION MAROC 

Maroc: la campagne de régularisation des sans-papiers mal engagée


mediaUne file d'attente de migrants devant le gouvernorat de Rabat, au Maroc, le 2 janvier dernier. (photo : REUTERS/Stringer)

Au Maroc, l'association de défense des migrants, le Gadem, a dévoilé les chiffres de l’opération de régularisation des étrangers en séjour irrégulier entamée début 2014. Des chiffres qu’elle juge inquiétants.
Le 1er janvier 2014, le Maroc a lancé une campagne pour régulariser les migrants clandestins présents dans le pays. Mais alors que l'opération doit prendre fin le 31 décembre 2014, la lenteur des procédures et la proportion très faible de migrants qui voient leurs demandes de permis de séjour refusées révèlent un échec à venir. Seuls 7,4 % des 15 500 demandes ont pour l'instant été acceptés par les 84 commissions mises en place dans tout le pays, soit 1 150 demandes en six mois.
Selon Hicham Rachidi, directeur du Gadem, ces chiffres lèvent le voile sur une campagne très mal engagée et remettent en question les critères établis pour l'octroi du droit de séjour.
Ces critères ont introduit aussi des contraintes qui n'existent pas dans la loi. Par exemple, les conjoints de Marocains ou de Marocaines doivent être automatiquement régularisés, conformément à la loi. Les critères ont introduit au moins deux années de vie commune.
Hicham RachidiDirecteur du Gadem15/06/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter


Elections en Tunisie : les partis ont tranché



De nombreux tunisiens attendaient cette étape décisive pour l'avenir politique du pays :
après des mois de tergiversations, les partis politiques tunisiens se sont mis d'accord vendredi pour tenir les élections législatives puis la présidentielle avant la fin de l'année. Une majorité de deux tiers a voté pour la tenue des législatives avant la présidentielle.
Ce compromis doit permettre de fixer les dates définitives de ces scrutins, selon le médiateur.
L'ordre des élections faisait l'objet d'âpres disputes entre les différents partis. 

Mélissa Chemam pour Rfi
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Pour les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'Assemblée nationale constituante, l'ANC, il était évident que les législatives devaient avoir lieu avant la présidentielle. Pour la plupart des opposants, c'est l'inverse qui devait s'imposer.
Le bâtonnier Mohamed Fadhel Mahfoudh, médiateur des négociations, a indiqué que 12 des 18 formations représentées aux pourparlers ont finalement voté pour la tenue des législatives avant la présidentielle vendredi soir.

L'ANC doit à présent voter la loi fixant les dates des scrutins, en concertation avec l'Isie, l'instance chargée d'organiser les élections.
Le calendrier précis est censé être adopté avant le 23 juin, date du début des inscriptions sur les listes électorales. On s'attend à des scrutins fin octobre au plus tôt, plus probablement en novembre.

Mais tout n'est pas réglé pour autant.

Pour les experts du droit constitutionnel, la fixation de ces dates d'élections n'a déjà que trop tarder.
Le président de l'Isie même, Chafik Sarsar, a critiqué samedi matin les déchirements de la classe politique tunisienne, évoquant de potentielles conséquences dangereuses pour le"processus de transition" vers la démocratie.

Mais l'opposition, elle, dénonce un choix électoraliste : pour Nidaa Tounes, Ennahda cherche à affaiblir son opposant principal. Nidaa Tounes pense qu'il aurait toutes les chances d'emporter le scrutin présidentiel, s'il avait lieu en premier -  et que ce calendrier aurait favorisé l'obtention d'une majorité claire au Parlement.

L'organisation d'élections avant fin 2014 avait été décidée par un accord qui a mis fin à la crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013. Mais ces scrutins interviendront déjà plus de trois ans et demi après la révolution de janvier 2011.

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NB.

Le secrétaire général du mouvement Nidaa Tounes, Taieb Baccouche, a estimé que la décision relative à la tenue des élections législatives avant les présidentielles, dans le cadre du Dialogue National, n'est pas consensuelle.
Il a ajouté que le mouvement ne s'y opposera pas, et que le Conseil national du parti comme prévu se tiendra ce dimanche.

10/06/2014

South Sudan: Human Rights Watch warns about impunity



Negotiations, Peace Agreement Should Ensure Justice
JUNE 9, 2014
(Nairobi) – South Sudan’s peace talks should proceed on the basis that justice for serious crimes is an essential part of any peace agreement, Human Rights Watch said in a letter addressed to the mediators that was released today. The mediators should ensure that there is no amnesty for those responsible for serious crimes committed in violation of international law, Human Rights Watch said.

Peace negotiations are scheduled to resume in Addis Ababa, Ethiopia, on June 9, 2014, mediated by the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), an East African regional body.

“The devastating crimes of the conflict in South Sudan have their roots in the lack of justice for brutal crimes during the long war,” said Daniel Bekele, Africa director at Human Rights Watch. “The mediators need to break with the past by ensuring that amnesty for serious crimes is not on the table.”

South Sudan’s conflict began in the capital, Juba, in mid-December 2013 but has spread across much of the country. A January 23, 2014, cessation of hostilities agreement signed by both parties to the conflict in the early days of the talks has been repeatedly broken. IGAD has since sent teams of observers to South Sudan to monitor compliance with cessation of hostilities agreement. 

Human Rights Watch research since December 2013 has found that forces from both sides have been responsible for serious violations of international human rights and humanitarian law, including war crimes and potential crimes against humanity. There has been widespread targeting of civilians, often because of their ethnicity, including in gruesome massacres. Forces on both sides have also committed massive looting and destruction of civilian property, including many medical and humanitarian facilities that people need to survive, which under the laws of war enjoy protection from attack. 

The United Nations Mission in South Sudan, in a May 2014 report, said that there are “reasonable grounds to believe that crimes against humanity have been committed during the conflict by both Government and opposition forces.”

International law is clear on the need for justice for serious crimes. International treaties including the 1949 Geneva Conventions, which South Sudan has ratified, require parties to a conflict to ensure that people allegedly responsible for serious crimes are prosecuted. Both the UN and the African Commission on Human and People’s Rights have issued principles against amnesty for serious crimes in peace deals.

Human Rights Watch experience over the past 20 years in many countries suggests that peace without justice often fosters renewed cycles of violence. There has never been accountability for serious crimes in Sudan, including in the 2005 Comprehensive Peace Agreement, which ended the long civil war in Sudan and eventually led to the creation of South Sudan as an independent nation. The memory of the crimes committed during the civil war and the lack of accountability helped fuel the current crisis.

By contrast, fair and credible prosecutions of serious crimes build respect for the rule of law.

“The talks need to address the needs of victims and the importance of justice to long-term peace and security for South Sudan,” Bekele said.
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Algérie : Deux ans ferme pour le Youcef Ouled Dada à Ghardaïa, pour avoir filmé des policiers voleurs...


La justice algérienne a condamné mardi à deux ans de prison ferme l'homme accusé d'avoir filmé et diffusé la vidéo de trois policiers en train de voler pendant les heurts communautaires à Ghardaïa, dans le sud du pays.
L'affaire remonte à novembre 2013.


Le prevenu, Youcef Ouled Dada, était poursuivi pour "publication de photos et de vidéos qui touchent à l'intérêt national" et pour "outrage à corps constitué".
Il a toujours nié avoir réalisé cette vidéo, assurant l'avoir seulement partager sur le site Facebook...

Outre la peine de deux ans de prison, il devra s'acquitter d'une amende de 100.000 dinars (l'équivalent de 1.000 euros).

Le procureur avait requis la semaine passée trois ans de prison ferme contre le prévenu, un Mozabite de 47 ans, qui se trouve en détention depuis le 27 mars.

L'un de ses avocats, Me Amine Sidhoum, a annoncé que son client allait faire appel. Selon lui, le sentence est bien trop lourde et l'affaire a tourné au procès politique.

Selon Me Sidhoum, le jugement est trop sévère et "ne va pas contribuer à calmer la situation", surtout qu'au lieu d'enquêter sur la réalité des faits, la justice algérienne a de plus en plus tendance à poursuivre les personne qui les dénoncent", bafouant les droits élémentaires des justiciables ; il rappelle d'autres cas du même genre...

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A écouter demain matin sur RFI Afrique.

08/06/2014

Kafka on reading



Kafka on Books and What Reading Does for the Human Soul

by 
How to melt “the frozen sea within us.”
“Reading is the work of the alert mind, is demanding, and under ideal conditions produces finally a sort of ecstasy,” E.B. White wrote whilecontemplating the future of reading in 1951. Indeed, the question of why books matter and what reading does for the human spirit has occupied minds great and little, from Carl Sagan’s beautiful meditation in Cosmos to the 9-year-old girl whose question about why we have books I once answered. But perhaps the best articulation of what books do for the soul comes from a mind often painted as dark and depressive, yet capable of extraordinary sensitivity to the beauty of life: Franz Kafka.
In a November 1903 letter, found in the altogether enchanting compendiumLetters to Friends, Family and Editors (public library), 20-year-old Kafka writes to his childhood friend, the art historian Oskar Pollak:
"Some books seem like a key to unfamiliar rooms in one’s own castle".
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Quote from Brainpicking.com:
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A few months later, in January of 1904, he expounds on this sentiment in another letter to Pollak:


"I think we ought to read only the kind of books that wound and stab us. If the book we’re reading doesn’t wake us up with a blow on the head, what are we reading it for? So that it will make us happy, as you write? Good Lord, we would be happy precisely if we had no books, and the kind of books that make us happy are the kind we could write ourselves if we had to. But we need the books that affect us like a disaster, that grieve us deeply, like the death of someone we loved more than ourselves, like being banished into forests far from everyone, like a suicide. A book must be the axe for the frozen sea inside us. That is my belief."

Complement Letters to Friends, Family and Editors with the illustrated gem Kafka for kids, then revisit Maurice Sendak’s little-known and lovely posters celebrating books and reading.


07/06/2014

Nigéria : presse versus sécurité...


Au Nigéria, quatre quotidiens affirment que leur édition de vendredi ont été saisie pour raisons de sécurité par l'armée. Un hebdomadaire a annoncé ce samedi avoir également été empêché de distribuer ses magazines dans plusieurs régions du pays. Ces plaintes interviennent au lendemain d'une "opération de sécurité" menée par l'armée visant notamment les véhicules de livraison de quatre quotidiens nationaux.

L'un des quotidiens affirment qu'un de ses bureaux a été mis à sac par l'armée. Le porte-parole de l'armée nigériane a confirmé les saisies et affirmé que les militaires fouillent les véhiculent transportant des journaux à Abuja, la capitale, pour des raisons de sécurité. 

Mélissa Chemam pour RFI 
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Le groupe de presse nigérian Media Trust Limited a annoncé dans l'après-midi que "l'armée nigériane a empêché ce samedi la distribution et la vente de Weekly Trust, l'édition du samedi de son quotidien The Daily Trust, dans plusieurs régions du pays". Cela s'ajoute aux arrêts des distributions du quotidien, et de trois autres parmi les plus importants du pays : le Nation, The Leadership et le Punch, depuis vendredi.

Selon les rédacteurs en chef du Nation, les soldats se sont introduits sur le principal site de distribution du journal vendredi matin, dans la capitale fédérale Abuja, empêchant ainsi les distributions du quotidien.
Les militaires étaient à la recherche de matériel dangereux et de munitions notamment dans les camions de distribution.

Selon les responsables du Weekly Trust, les militaires n'ont trouvé "aucun élément compromettants" ce samedi, mais "ont tout-de-même empêché (les) commerciaux de distribuer" l'hebdomadaire.
Le même type d'opération s'est produit au centre de distribution de Kano, la plus grande ville du nord du Nigeria, et dans plusieurs autres régions du pays, selon le groupe de presse. Celui-ci souligne avoir publié une enquête compromettante mercredi dernier dans son quotidien le Daily Trust, accusant des généraux de l'armée d'occuper des locaux militaires, à Abuja, pour un usage personnel.

Selon le Porte-parole des armées, Chris Olukolade, ces assauts n'ont pourtant rien à voir avec le contenu des journaux, même si ceux-ci sont souvent critiques des stratégies de l'armée. L'opération a été menée pour des raisons de sécurité : ces convois sont soupçonnés d'être utilisés par des groupes armés pour transporter illégalement des armes. Les contrôlent concernent d'ailleurs tout type de véhicules nous a-t-il précisé il y a une heure.

Le syndicat des journalistes du Nigéria, le NUJ, affirme que ces mesures sont inacceptables, alors que la presse subit régulièrement le harcèlement des autorités. Il demande des excuses du ministère de la Défense, parlant de méthodes qui rappellent les pires moments de la dictature militaire.

Côte d'Ivoire : difficile tournée de la réconciliation... sur RFI :

CÔTE D'IVOIRE

Le FPI en colère de n’avoir pas pu rencontrer Simone Gbagbo

mediaSimone Gbagbo en 2009.AFP PHOTO/ SIA KAMBOU
En Côte d’Ivoire, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, est en colère. Alors qu’une délégation de ce parti devait rencontrer en principe ce vendredi après-midi à Odienné, dans le nord du pays, Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien chef de l’Etat, les autorités l’en ont empêché invoquant des problèmes de sécurité.
« C’est une situation grave dans ce contexte de décrispation et de normalisation », a déclaré Pascal Affi N'Guessan, le chef du FPI, lors d’une conférence de presse à Touba, une ville qui se situe à 150 kilomètres au sud d’Odienné. Après avoir tenté d’obtenir le sauf-conduit pour rendre visite à Simone Gbagbo jusqu’à tard la nuit dernière, le président du FPI a donc été contraint de renoncer à l’étape d’Odienné et de rester dans la région du Bafing, où il termine une tournée d’une semaine.
Manœuvre du pouvoir pour le FPI
Il a souligné que c’était la quatrième fois qu’on lui refusait l’accès d’une localité à forte implantation du Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire (RDR), le parti du président Ouattara. Cela signifie, selon Pascal Affi N’guessan, que le parti au pouvoir ne veut pas s’engager complètement dans le processus de normalisation et de réconciliation.
L’ancien Premier ministre a insisté pour dire que ce ne sont pas les habitants d’Odienné qui sont contre sa visite à Simone Gbagbo, mais plutôt le parti au pouvoir qui organise l’hostilité et les mouvements de ces militants, « une façon d’empêcher l’opposition d’exister là où elle a peu d’audience ». Le président du FPI demande au pouvoir de prendre ses responsabilités et de veiller à ce que la libre circulation des leaders politiques ne soit plus entravée sur l’ensemble du territoire.
C'est le parti au pouvoir qui organise l'hostilité.
Pascal Affi-NguessanPrésident du FPI07/06/2014 - par Stanislas NdayishimiyeÉcouter
De son côté, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, explique que c'est bien la situation sur place, tendue du fait des souffrances passées endurées par la population, qui bloque le passage de la délégation du FPI.
Il ne s'agit pas d'une décision prise par le gouvernement.
Bruno KonéPorte-parole du gouvernement ivoirien07/06/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter

06/06/2014

Drame de l'immigration dans le Golfe d'Aden


Soixante migrants somaliens et éthiopiens, ainsi que deux Yéménites membres de l'équipage, se sont noyés le 31 mai au large des côtes du Yémen, c'est ce qu'a annoncé ce vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
 Ce naufrage est, depuis le début de l'année, "le plus meurtrier" pour des migrants africains essayant de rejoindre le Yémen via la Mer Rouge et le Golfe d'Aden, selon le porte-parole du HCR, Adrian Edwards.


Adrian Edwards, porte-parole du  HCR (à Genève) :

"Samedi dernier, nous avons appris qu'un accident avait eu lieu dans le détroit entre le Yémen et les côtes somaliennes et érythréennes, des corps ont été retrouvés sur le rivage, ils ont été ramassés par des villageois qui les ont enterrés. Et il est apparu clairement que l'accident était sérieux : 62 personnes sont mortes ; la plupart des victimes viennent de Somalie et d'Ethiopie, même si deux d'entre elles sont des membres yéménites de l'équipage.
Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit du plus grave incident de ce genre depuis le début de l'année, pas seulement pour le cette région très dangereuse mais aussi pour l'ensemble des régions du monde où le HCR travaille.
Cette zone est devenue une route de plus en plus fréquentée par les migrants quittant la Corne de l'Afrique, certains cherchant à demander l'asile, d'autres à émigrer, mais c'est un voyage très dangereux car la plupart d'entre eux finissent entre les mains de trafiquants et de passeurs".

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Adrian Edwards, porte-parole du  HCR (à Genève), ces migrants se trouvent confrontés à une situation très peu accueillante au Yémen mais malgré cela l'émigration prend un tournant de plus en plus économique :

"Le Yémen se trouve dans une situation qui ne lui permet pas d'accepter facilement des migrants. Des migrants continuent d'y arriver de la Corne de l'Afrique mais le pays connaît des problèmes d'insécurité, des problème de déplacés internes notamment dans le nord du pays ; cela n'en fait pas un environnement idéal pour arriver. 
Ce qui se passe depuis plusieurs années est le renforcement de ce flot d'arrivées par la mer rouge et le Golfe d'Aden de la Corne de l'Afrique vers le Yémen. Le nombre de passage a atteint un chiffre record l'an dernier ; les chiffres sont un peu retombés cette année.
Mais on remarque aussi un changement dans les candidats à cette émigration : il y a quelques années, la plupart des migrants venaient de Somalie, maintenant on voit de plus en plus d'Ethiopiens. 
Il s'agit d'un changement de fond, avant les migrants étaient des demandeurs d'asile et des réfugiés, à présent les migrants sont de plus en plus souvent des personnes cherchants à émigrer pour des raisons économiques qui espérent trouver du travail dans le Golfe persique et même au-delà".

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Adrian Edwards, porte-parole du  HCR (à Genève)
joint pour RFI par mélissa Chemam

30/05/2014

Centrafrique : réactions après l'attaque contre une église de Fatima, à Bangui


Deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres grièvement blessées à Bangui vendredi lors de manifestations réclamant le départ de la présidente de transition centrafricaine et du contingent burundais de la force africaine, selon des sources concordantes.
Les manifestants demandent le départ de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, le départ de certaines forces militaires étrangères déployés dans le pays, notamment les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens, ou le désarmement du quartier à majorité musulmane du PK-5.
La capitale centrafricaine connaît un regain de violences depuis quelques jours, notamment depuis une attaque meurtrière qui a fait 15 morts dans une église, mercredi, dans le quartier.

Pour Anicet Dologuélé, ancien Premier Ministre sous la présidence d'Ange Félix Patassé, l'heure est à la lutte contre l'impunité, au-delà des divisions politique. Il pense que l'urgence est à l'arrestation et au jugement de ceux qui continuent à perpétrer des violences, et non aux divisions politiques.

Plus d'infos:

http://www.rfi.fr/afrique/20140530/2min/-rca-encore-tirs-bangui-deux-morts-plusieurs-blesses/



En Centrafrique, un appel au calme a été lancé ce matin par Sangaris et Misca, confrontées à une nouvelle flambée de violences. « Nous réagirons avec la plus grande détermination à toute prise à partie », déclarent les forces françaises et africaines engagées sur le terrain. Selon plusieurs témoignages, deux personnes ont été tuées par balle et plusieurs autres blessées, ce vendredi 30 mai. Ce matin, des milliers de personnes ont entamé plusieurs marches pour réclamer la démission du gouvernement de transition et le retrait de certaines forces militaires étrangères.
Ce vendredi en début d'après-midi, des tirs retentissent toujours dans Bangui. Il y a quelques minutes encore, on pouvait entendre au centre-ville des rafales dont il est difficile de déterminer l’origine. Les militaires français et les soldats africains de la Misca tentent de démanteler des barricades qui ont été érigées pendant la nuit et qui paralysent la ville. La route de l’aéroport, notamment, est fermée, les vols suspendus.
Selon nos informations, recueillies auprès de plusieurs sources - dont une source militaire - deux des manifestants de ce vendredi matin ont succombé à des blessures par balle et plusieurs ont été blessés. « Nous maintenons le cap des manifestations. Ce n’est pas fini », confie malgré tout une personne présente dans ce rassemblement. « Un rassemblement pacifiste et spontané », selon ce Banguissois.
La manifestation qui réunissait ce matin des milliers de Banguissois s’est cependant un peu dispersée. On ne compte plus qu’une centaine de personnes toujours massées sur l’avenue Boganda, près de la base du contingent burundais dont ils exigent le retrait de la Misca.
« Guérilla urbaine »
Les manifestants estiment que ces soldats n’ont pas agi pour éviter la tuerie dans l’église Notre-Dame de Fatima, mercredi, qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes, dont un prêtre. Et les manifestants demandent donc également le départ de la présidente de transition Catherine Samba-Panza..
Cette dernière s’est exprimée dans une allocution radio-télévisée. Elle a qualifié d'« acte terroriste » l'attaque contre l'église Notre-Dame de Fatima. « C'est le fait que les auteurs des crimes à répétition continuent de circuler librement qui explique cette recrudescence périodique des actes terroristes », a encore précisé Mme Samba-Panza qui a dénoncé une situation de « guérilla urbaine. »