25/06/2014

Nigéria : encore une attaque à Abuja


 Une forte explosion a retenti dans un centre commercial très fréquenté d'Abuja, la capitale fédérale du Nigeria. Pas de revendication mais la ville a déjà été plusieurs fois prise pour cible par les islamistes de Boko Haram, comme l'a rappelé l'agence nationale de premiers secours. Selon le porte-parole de la police, il y aurait au moins 21 morts et 17 blessés.

Mélissa Chemam pour RFI

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Le Porte-parole de la police, Frank Mba, s'est exprimé devant la presse, pour annoncer ce premier bilan,
il a ajouté qu'une personne a été arrêtée.
Un des porte-parole du gouvernement a pour sa part confirmé un "attentat à la bombe".

Vers 16h heure locale (15h GMT) une explosion dans le centre commercial Emab Plaza, situé non loin du siège gouvernement, a été sigalé à l'Agence nationale de gestion des situations d'urgence (NEMA) selon Manzo Ezekiel, son porte-parole.

La police et l'armée ont bouclé la zone du centre commercial et les pompiers sont arrivés sur les lieux.
Les premières photos de l'incident montre que s'y s'élève encore une épaisse fumée noire.
Les opérations de secours ont très vite commencé : les blessés ont déjà été transportés hors du site.
Le site du quotidien le Vanguard rapporte que des dizaines de commerçants et clients étaient encore coincés dans le centre commercial en flamme en fin d'après-midi.

Les causes de la déflagration n'ont pas encore été exactement établies.
Mais selon la presse nigériane en ligne, une bombe placée dans une voiture de marque Volkswagen Golf rouge, garée entre les places Emab et Banex, aurait explosé ; son conducteur se serait échappé quelques minutes avant l'explosion.

La question se pose d'emblée : la secte Boko Haram est-elle impliquée? Rappelons que le groupe a multiplié les attaques ces derniers mois, depuis l'enlèvement retentissant de plus de 200 jeunes filles originaires de Chibok, dans l'Etat de Borno.

Abuja a été la cible de deux attaques meurtrières du groupe islamiste armé Boko Haram ces deux derniers mois :
- l'une à la gare routière de Nyanya, le 14 avril, a fait 75 morts,
- l'autre a fait 19 morts le 1er mai dernier.

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NB.

The DailyPost has just learnt that an explosion just went off in the Kasuwan Kuturu market in Adamawa State. Confirming the incident, the state Commissioner of Police, John Abakasanga, told newsmen on Wednesday that the explosion was targeted at a police patrol team. The police boss further added that no life was lost in the attack.


Soudan : faux départ pour Meriam Ibrahim...


Au Soudan, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été de nouveau retenue mardi en début d'après midi heure locale, puis libérée. Libérée hier après que la Cour d'appel ait annulé sa condamnation pour apostasie, elle a été retenue par les forces de sûreté nationale avec son mari à l'aéroport de Khartoum alors qu'ils espéraient quitter le pays pour les Etats-Unis. Mais de son côté, Washington a démenti une arrestation et parle de simple contrôle de visas avant leur départ. 

Mélissa Chemam pour RFI
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SOUDANISLAM

Soudan: la chrétienne libérée de nouveau brièvement retenue

mediaVue arienne de Khartoum, au Soudan.Getty Images/ Robert Caputo

Selon ses avocats qui l'accompagnaient à l'aéroport mardi, vers 13h heure du Soudan, "alors que Meriam et son mari espéraient quitter le Soudan, ils ont été arrêtés par des membres des forces de sécurité nationale au sein de l'aéroport".

Al Sharif Ali Muhamed, avocat de Meriam Ibrahim raconte :

"J'étais à l'aéroport, j'accompagnais Meriam et Daniel pour leur dire au revoir. Et alors que nous arrivions, les forces de la sécurité nationale ne nous ont pas autorisé à rester avec eux et nous ont demandé de quitter l'aéroport. Nous n'avions pa le choix donc moi et d'auters avocats sommes partis tout en les voyant avec les forces de  de sécurité. Et donc vers 13h heure du Soudan, alors que Meriam, sa famille et son mari espéraient quitter le soudan, ils ont été arrêtés et placés en détention des membres des forces de sécurité nationale au sein de l'aéroport. On ne les a pas autorisé à voyager et leur documents d'identité et de voyage ont été confisqués. Ils ont ensuite été emmenés dans un autre centre de détention.
Ils n'ont donné aucune raison à cette arrestation ; ils les ont arrêtés sans donner de justification!"

Ils ne les ont pas autorisés à voyager et leur documents d'identité et de voyage ont été confisqués.
Depuis, en fin de journée, le Département d'Etat américain a assuré que l'incident n'était pas une arrestation et que la famille de Meriam Ibrahim espère toujours partir pour les Etats-Unis.

Accusée d'apostasie pour avoir épousé un chrétien, Meriam Ibrahim, 26 ans, avait été détenue plusieurs semaines en prison et condamnée à 100 coups de fouet.
Enceinte, elle avait même dû accoucher d'une petite fille dans la prison pour femme d'Omdurman 12 jours après sa condamnation. Au terme d'un tollé médiatique, la Cour d'appel de Khartoum l'avait finalement jugée non coupable et libérée lundi.

Son mari, Daniel Wani étant un citoyen américain originaire du Soudan du Sud, Washington assure que la famille est attendue aux USA dans les jours qui viennent.

Al Sharif Ali Muhamed, l'un de ses avocats, s'est dits inquiet de cette intervention arbitraire et injustifiée :

 "La Cour d'appel a déclaré Meriam innocente. Selon la Cour elle n'a commis aucun crime.Si les forces de sécurité sont en désaccord, il leur faudra saisir la Cour suprême du Soudan. Car à présent, on ne compte plus les violations des droits dans cette affaire, du droit soudanais mais aussi international et humanitaire. Selon le droit soudanais, notamment le droit pénal et la loi 126 en particulier, l'apostasie est un crime et qui est né de père musulman doit êter considéré musulman, mais dans le cas de Meriam c'est différent car son père était certes musulman mais il est décédé quand elle avait seulement deux ans et elle a été élevée par sa mère chrétienne. Enfin, la constitution soudanaise défend la liberté religieuse".

La famille aurait quitté l'aéroport vers 20h mardi soir. Il semble en tout cas qu'elle soit désormais sous protection directe des autorités américaines.

24/06/2014

Kenya : enfin un procès dans l'affaire du viol de la jeune Liz


Le procès des violeurs présumés de 'Liz' s'est ouvert ce mardi (24 juin) à Busia dans l'ouest du Kenya.

L'affaire avait fait scandale au Kenya en 2013 : violée par plusieurs hommes en 2013, à 16 ans, Liz a vu les agresseurs condamnés à ... tondre la pelouse du commissariat de la ville par la police, qui les a relâché après les avoir arrêtés et interrogés.

Après les efforts de nombreuses associations locales, un des six coupables présumés a finalement été traduit en justice en février dernier et le procès s'est ouvert ce mardi.
Liz (pseudonyme) a témoigné à huis clos ainsi que sa mère, selon les militants pour la défense des droits des femmes présents.

Violée, battue, puis laissée inconsciente dans une fosse sceptique au moment des faits, la jeune femme aujourd'hui âgée de 17 ans est considérée comme un témoin fragile mais a néanmoins relaté les faits en une seule journée, la première du procès.

Après l'audience, le procès a été ajourné au 8 août prochain.

Selon les ONG de défense des droits des femmes au Kenya, les viols sont trop souvent négligés par le système judiciaire du pays, peu pris au sérieux par la police. Les cinq autres suspects sont en fuite, mais l'accusation a ordonné qu'ils soient poursuivi et traduits en justice.

16/06/2014

Nouvelle attaque au Kenya


Des hommes armées ont lancé une attaque au Kenya dimanche soir, dans la ville côtière de Mpeketoni. Les autorités n'ont pas confirmé s'il y a des victimes, mais des témoins parlent de plusieurs morts. Selon le porte-parole de l'armée kényane, il pourrait s'agir d'assaillants membres des "shebab", les islamistes somaliens liés à Al-Qaïda. L'armée assure que des avions et hélicoptères poursuivent ce soir les assaillants.

Mélissa Chemam
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Selon le commandant Emmanuel Chirchir, porte-parole de l'armée kenyane, les hommes armés ont ouvert le feu vers 20h heure locale sur deux mini-bus de Mpeketoni, une ville du bord de l'océan indien, proche de la presqu'île de Lamu.

Ils auraient alors commencé à tirer "sur les gens autour" d'eux, et mis le feu à un poste de police, selon le site du quotidien le Standard.
Ils auraient ensuite attaqué au moins deux hôtels de la station balnéaire.
Des habitants ont alors fui vers la forêt.
Un témoin a rapporté à des journalistes du site avoir vu le corps d'au moins six morts.

Selon les premières informations de la police, les assaillants seraient arrivés dans la ville à bord d'un véhicule dérobé dans une ville voisine.
Ils auraient également volé des armes dans la région.
Des informations qui restent à confirmer.

Très rapidement, sans donner d'éléments précis, le porte-parole de l'armée a ajouté que les assaillants étaient soupçonnées d'être des islamistes, membres des milices al shebab, les islamistes somaliens liés à Al-Qaïda, qui ont déjà revendiqué l'attentat contre le centre commercial Westgate de Nairobi, qui a fait plus de 65 morts en septembre dernier.

La région de Lamu est un haut-lieu du tourisme kenyan, connu pour son architecture classée sur la liste du patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO.

Libye : dimanche de combats à Benghazi


Des combats opposaient dimanche les forces du général dissident Khalifa Haftar à des groupes islamistes à Benghazi, dans l'est de la Libye. Ils ont fait au moins 8 morts et 15 blessés, selon des sources médicales et militaires.
Le général dissident Khalifa Haftar a échappé le 4 juin dernier à un attentat suicide à la voiture piégée contre un de ses quartiers généraux dans lla même ville de Benghazi, dans lequel trois de ses hommes ont péri. Il a lancé une guerre contre les islamistes depuis près d'un mois.

Mélissa Chemam pour RFI

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Selon les témoins, ce sont les paramilitaires de Khalifa Haftar qui ont lancé l’offensive, à partir de 7 heures du matin, heure locale, dimanche matin.
Des tirs à l’arme lourde ont été entendus et les combats ont fait fuir plusieurs familles de civils dans les localités de Sidi Farj et Al-Hawari, à l’ouest de Benghazi. Ils ont également provoqué des coupures de courant.

Le porte-parole du mouvement d’Haftar, Mohamed el-Hejazi, a confirmé à l’agence Reuters que le groupe a lancé des roquettes et avancé en tank dans la ville. Des témoins ont également fait part de forces aériennes.

Cinq soldats des troupes d’Haftar ont trouvé la mort, 12 ont été blessés, ainsi qu’au moins deux civils selon plusieurs hôpitaux de Benghazi.

Les partisans des miliciens islamistes dénoncent quant à eux l’attaque et les intentions de Khalifa Haftar, comme celles d’un opportuniste qui utilise le lutte contre les milices comme un prétexte pour poursuivre ses intérêts personnels.

En fin de journée, le calme était revenu, mais certains quartiers de la ville restaient touchés par des coupures d’électricité et des tirs sporadiques étaient encore entendus. L’aéroport de Benghazi reste, lui, fermé, comme depuis plusieurs semaines.

Le général dissident Haftar, ancien proche de Kadhafi qui s’est retourné contre l’ancien dictateur en 2011, a lancé une offensive contre les groupes dits terroristes et principalement Ansar Al Charia mi-février, entouré de sa propre armée, un mouvement dont les autorités de Tripoli nient la légitimité.

Jusqu’à présent, l'opération n’avait impliqué que de brefs raids aériens.
Elle ne semble pas terminée.


15/06/2014

IMMIGRATION / MAROC


IMMIGRATION MAROC 

Maroc: la campagne de régularisation des sans-papiers mal engagée


mediaUne file d'attente de migrants devant le gouvernorat de Rabat, au Maroc, le 2 janvier dernier. (photo : REUTERS/Stringer)

Au Maroc, l'association de défense des migrants, le Gadem, a dévoilé les chiffres de l’opération de régularisation des étrangers en séjour irrégulier entamée début 2014. Des chiffres qu’elle juge inquiétants.
Le 1er janvier 2014, le Maroc a lancé une campagne pour régulariser les migrants clandestins présents dans le pays. Mais alors que l'opération doit prendre fin le 31 décembre 2014, la lenteur des procédures et la proportion très faible de migrants qui voient leurs demandes de permis de séjour refusées révèlent un échec à venir. Seuls 7,4 % des 15 500 demandes ont pour l'instant été acceptés par les 84 commissions mises en place dans tout le pays, soit 1 150 demandes en six mois.
Selon Hicham Rachidi, directeur du Gadem, ces chiffres lèvent le voile sur une campagne très mal engagée et remettent en question les critères établis pour l'octroi du droit de séjour.
Ces critères ont introduit aussi des contraintes qui n'existent pas dans la loi. Par exemple, les conjoints de Marocains ou de Marocaines doivent être automatiquement régularisés, conformément à la loi. Les critères ont introduit au moins deux années de vie commune.
Hicham RachidiDirecteur du Gadem15/06/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter


Elections en Tunisie : les partis ont tranché



De nombreux tunisiens attendaient cette étape décisive pour l'avenir politique du pays :
après des mois de tergiversations, les partis politiques tunisiens se sont mis d'accord vendredi pour tenir les élections législatives puis la présidentielle avant la fin de l'année. Une majorité de deux tiers a voté pour la tenue des législatives avant la présidentielle.
Ce compromis doit permettre de fixer les dates définitives de ces scrutins, selon le médiateur.
L'ordre des élections faisait l'objet d'âpres disputes entre les différents partis. 

Mélissa Chemam pour Rfi
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Pour les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'Assemblée nationale constituante, l'ANC, il était évident que les législatives devaient avoir lieu avant la présidentielle. Pour la plupart des opposants, c'est l'inverse qui devait s'imposer.
Le bâtonnier Mohamed Fadhel Mahfoudh, médiateur des négociations, a indiqué que 12 des 18 formations représentées aux pourparlers ont finalement voté pour la tenue des législatives avant la présidentielle vendredi soir.

L'ANC doit à présent voter la loi fixant les dates des scrutins, en concertation avec l'Isie, l'instance chargée d'organiser les élections.
Le calendrier précis est censé être adopté avant le 23 juin, date du début des inscriptions sur les listes électorales. On s'attend à des scrutins fin octobre au plus tôt, plus probablement en novembre.

Mais tout n'est pas réglé pour autant.

Pour les experts du droit constitutionnel, la fixation de ces dates d'élections n'a déjà que trop tarder.
Le président de l'Isie même, Chafik Sarsar, a critiqué samedi matin les déchirements de la classe politique tunisienne, évoquant de potentielles conséquences dangereuses pour le"processus de transition" vers la démocratie.

Mais l'opposition, elle, dénonce un choix électoraliste : pour Nidaa Tounes, Ennahda cherche à affaiblir son opposant principal. Nidaa Tounes pense qu'il aurait toutes les chances d'emporter le scrutin présidentiel, s'il avait lieu en premier -  et que ce calendrier aurait favorisé l'obtention d'une majorité claire au Parlement.

L'organisation d'élections avant fin 2014 avait été décidée par un accord qui a mis fin à la crise politique déclenchée par les assassinats de deux opposants en 2013. Mais ces scrutins interviendront déjà plus de trois ans et demi après la révolution de janvier 2011.

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NB.

Le secrétaire général du mouvement Nidaa Tounes, Taieb Baccouche, a estimé que la décision relative à la tenue des élections législatives avant les présidentielles, dans le cadre du Dialogue National, n'est pas consensuelle.
Il a ajouté que le mouvement ne s'y opposera pas, et que le Conseil national du parti comme prévu se tiendra ce dimanche.

10/06/2014

South Sudan: Human Rights Watch warns about impunity



Negotiations, Peace Agreement Should Ensure Justice
JUNE 9, 2014
(Nairobi) – South Sudan’s peace talks should proceed on the basis that justice for serious crimes is an essential part of any peace agreement, Human Rights Watch said in a letter addressed to the mediators that was released today. The mediators should ensure that there is no amnesty for those responsible for serious crimes committed in violation of international law, Human Rights Watch said.

Peace negotiations are scheduled to resume in Addis Ababa, Ethiopia, on June 9, 2014, mediated by the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), an East African regional body.

“The devastating crimes of the conflict in South Sudan have their roots in the lack of justice for brutal crimes during the long war,” said Daniel Bekele, Africa director at Human Rights Watch. “The mediators need to break with the past by ensuring that amnesty for serious crimes is not on the table.”

South Sudan’s conflict began in the capital, Juba, in mid-December 2013 but has spread across much of the country. A January 23, 2014, cessation of hostilities agreement signed by both parties to the conflict in the early days of the talks has been repeatedly broken. IGAD has since sent teams of observers to South Sudan to monitor compliance with cessation of hostilities agreement. 

Human Rights Watch research since December 2013 has found that forces from both sides have been responsible for serious violations of international human rights and humanitarian law, including war crimes and potential crimes against humanity. There has been widespread targeting of civilians, often because of their ethnicity, including in gruesome massacres. Forces on both sides have also committed massive looting and destruction of civilian property, including many medical and humanitarian facilities that people need to survive, which under the laws of war enjoy protection from attack. 

The United Nations Mission in South Sudan, in a May 2014 report, said that there are “reasonable grounds to believe that crimes against humanity have been committed during the conflict by both Government and opposition forces.”

International law is clear on the need for justice for serious crimes. International treaties including the 1949 Geneva Conventions, which South Sudan has ratified, require parties to a conflict to ensure that people allegedly responsible for serious crimes are prosecuted. Both the UN and the African Commission on Human and People’s Rights have issued principles against amnesty for serious crimes in peace deals.

Human Rights Watch experience over the past 20 years in many countries suggests that peace without justice often fosters renewed cycles of violence. There has never been accountability for serious crimes in Sudan, including in the 2005 Comprehensive Peace Agreement, which ended the long civil war in Sudan and eventually led to the creation of South Sudan as an independent nation. The memory of the crimes committed during the civil war and the lack of accountability helped fuel the current crisis.

By contrast, fair and credible prosecutions of serious crimes build respect for the rule of law.

“The talks need to address the needs of victims and the importance of justice to long-term peace and security for South Sudan,” Bekele said.
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Algérie : Deux ans ferme pour le Youcef Ouled Dada à Ghardaïa, pour avoir filmé des policiers voleurs...


La justice algérienne a condamné mardi à deux ans de prison ferme l'homme accusé d'avoir filmé et diffusé la vidéo de trois policiers en train de voler pendant les heurts communautaires à Ghardaïa, dans le sud du pays.
L'affaire remonte à novembre 2013.


Le prevenu, Youcef Ouled Dada, était poursuivi pour "publication de photos et de vidéos qui touchent à l'intérêt national" et pour "outrage à corps constitué".
Il a toujours nié avoir réalisé cette vidéo, assurant l'avoir seulement partager sur le site Facebook...

Outre la peine de deux ans de prison, il devra s'acquitter d'une amende de 100.000 dinars (l'équivalent de 1.000 euros).

Le procureur avait requis la semaine passée trois ans de prison ferme contre le prévenu, un Mozabite de 47 ans, qui se trouve en détention depuis le 27 mars.

L'un de ses avocats, Me Amine Sidhoum, a annoncé que son client allait faire appel. Selon lui, le sentence est bien trop lourde et l'affaire a tourné au procès politique.

Selon Me Sidhoum, le jugement est trop sévère et "ne va pas contribuer à calmer la situation", surtout qu'au lieu d'enquêter sur la réalité des faits, la justice algérienne a de plus en plus tendance à poursuivre les personne qui les dénoncent", bafouant les droits élémentaires des justiciables ; il rappelle d'autres cas du même genre...

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A écouter demain matin sur RFI Afrique.

08/06/2014

Kafka on reading



Kafka on Books and What Reading Does for the Human Soul

by 
How to melt “the frozen sea within us.”
“Reading is the work of the alert mind, is demanding, and under ideal conditions produces finally a sort of ecstasy,” E.B. White wrote whilecontemplating the future of reading in 1951. Indeed, the question of why books matter and what reading does for the human spirit has occupied minds great and little, from Carl Sagan’s beautiful meditation in Cosmos to the 9-year-old girl whose question about why we have books I once answered. But perhaps the best articulation of what books do for the soul comes from a mind often painted as dark and depressive, yet capable of extraordinary sensitivity to the beauty of life: Franz Kafka.
In a November 1903 letter, found in the altogether enchanting compendiumLetters to Friends, Family and Editors (public library), 20-year-old Kafka writes to his childhood friend, the art historian Oskar Pollak:
"Some books seem like a key to unfamiliar rooms in one’s own castle".
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Quote from Brainpicking.com:
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A few months later, in January of 1904, he expounds on this sentiment in another letter to Pollak:


"I think we ought to read only the kind of books that wound and stab us. If the book we’re reading doesn’t wake us up with a blow on the head, what are we reading it for? So that it will make us happy, as you write? Good Lord, we would be happy precisely if we had no books, and the kind of books that make us happy are the kind we could write ourselves if we had to. But we need the books that affect us like a disaster, that grieve us deeply, like the death of someone we loved more than ourselves, like being banished into forests far from everyone, like a suicide. A book must be the axe for the frozen sea inside us. That is my belief."

Complement Letters to Friends, Family and Editors with the illustrated gem Kafka for kids, then revisit Maurice Sendak’s little-known and lovely posters celebrating books and reading.