08/10/2014

Fellag publie un nouveau roman : « Un espoir, des espoirs » (Ed. J-C.Lattès)





« Un espoir, des espoirs »
de  Fellag

Dans un bistro du Boulevard Ménilmontant à Paris, deux hommes se croisent et discutent.
Il y a « Un », jeune homme issu de la deuxième génération d’immigrés algériens, bardé de diplômes, ambitieux. Il projette d'aller s'installer en Algérie pour y vivre et y investir.
Face à lui se trouve « Deux », un habitué du bar, sexagénaire, ancien réfugié politique. « Un » demande à « Deux » ce qu'il pense de son projet de départ pour l’Algérie.
« Deux » commence à lui raconter la longue histoire d'un type mystérieux nommé l’Espoir, qu'il a connu petit au cours des folles journées de l'Indépendance. Tout en démythifiant cette personnalité complexe, il lui parle de toutes les manipulations dont l’Espoir a été victime, quel que soit le pouvoir en place. Il lui narre les déboires subis par l’Espoir, mais aussi ses propres lâchetés, ses supercheries, ses fanfaronnades et son opportunisme.
Avec humour et tendresse, les aventures de l'Espoir incarnent cinquante ans de l'Histoire algérienne, entre ombre et lumière.
 


L'auteur



Prix Raymond Devos pour la langue française (2003), Fellag est à la fois comédien, humoriste et écrivain. Il a notamment joué dans Bashir Lazhar de Philippe Falardeau, qui lui a valu le Génie du meilleur acteur canadien (2012). Il a publié trois recueils de nouvelles et trois romans aux éditions Lattès : C’est à Alger (2002), Le Dernier Chameau et autres histoires (2004), Comment réussir un bon petit couscous (2003), Rue des petites daurades (2001), L’Allumeur de rêves berbères (2007) et enfin, illustré par Jacques Ferrandez, Le Mécano du vendredi (2010).

Auteur(s) : Fellag
Titre : Un espoir, des espoirs
Editions : JC Lattès
Collection : Romans contemporains
Date de Parution : 10/2014
Code EAN/ISBN : 9782709647724
Hachette : 1822259
Prix public : 7.50 €
Format : 120 mm x 185 mm
50 pages

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Entretien avec Ouest France :

Fellag. « Le moteur de la peur s’est remis en marche »


Écrivain, comédien et humoriste algérien, Fellag nous livre son regard sur les événements récents.

Un peu plus de dix ans après la fin de la guerre civile algérienne, un groupe terroriste local a prêté son allégeance à l’Etat islamique et a exécuté Hervé Gourdel, mercredi. Fellag, écrivain, comédien et humoriste algérien, livre son opinion sur ces derniers événements. Selon lui, la situation en Irak a rallumé une flamme que les Algériens pensaient éteinte depuis longtemps.
Entretien
Il y a vingt ans se déroulait la guerre civile algérienne. S’est-elle jamais arrêtée ?
Non, d’ailleurs la presse algérienne ne cesse de le souligner. L’Algérie a été totalement anéantie par le terrorisme dans les années 1990. Cette tragédie, qui a duré près de dix ans, a poussé 840 000 habitants à quitter le pays pour s’établir en France, en Suisse, en Allemagne… Je fais partie de ceux-là. Les gens étaient exécutés pour rien. Chaque matin, de nouveaux massacres. De 350 à 400 personnes exécutées dans un village entier, Bentalha. Des bus arrêtés, la moitié des gens tués. Il existe des milliers d’histoires comme ça. L’exécution effroyable d’Hervé Gourdel nous remet au diapason de la terreur.
Pourtant la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a été signée en 1999…
Il y a bien eu un contrat passé entre le président Bouteflika et des groupes terroristes. Des milliers d’entre eux ont quitté le maquis, ont été pardonnés et « recyclés » dans la société. Désormais ils font des affaires, ils vivent très bien. Mais certains ne se sont jamais rendus. La plupart se sont installés en Kabylie - une région difficile d’accès et irrédentiste depuis toujours - ainsi que dans le Sahara, les Hauts Plateaux, les Aurès… Des étrangers sont partis dans ces montagnes et n’ont jamais été agressés. On pensait que c’était terminé. Ce qu’il se passe actuellement en Irak a rallumé la flamme.

Jusqu’à quel point la situation peut s’embraser ?

Le moteur de la peur a été remis en marche. L’économie du pays est sur les genoux. Les entreprises ne veulent pas investir dans des régions à risques. On ne sait pas comment va évoluer la situation globale. Nous sommes victimes de pouvoirs qui n’ont pas créé les conditions permettant d’avoir des sociétés tolérantes, ouvertes et critiques. Cela passe par le théâtre, la culture, le cinéma, la littérature… qui sont prohibés. L’école est d’une sinistrose absolue, incapable de former des citoyens. J’ai écrit Un espoir, des espoirs pour parler de cette poudre que chaque gouvernement nous jette aux yeux, et que l’on appelle l’espoir.
Que pensez-vous des rassemblements contre la barbarie ?
Il faut que les gens s’expriment. Il faut faire la part des choses. Surtout, il ne faut pas que la philosophie d’une minorité écrase les sentiments d’une majorité.
Gardez-vous espoir pour l’Algérie ?
On me le demande très souvent. C’est une question qui m’embête un peu. J’y réponds dans mon dernier livre. J’ai voulu y personnifier l’espoir. C’est une façon de l’attraper par la cravate et de le mettre face à ses responsabilités. Dire aux gens aussi de ne pas tomber dans le panneau des espoirs fabriqués de toutes pièces, d’agir par eux-mêmes. Francis Bacon disait : « L’espoir est un bon déjeuner, mais un mauvais dîner. » Nous avons eu une petite semaine de déjeuner gargantuesque à l’indépendance. Cela fait cinquante ans que nous attendons le dîner...
Fellag: Un espoir, des espoirs, JC Lattès, 7,50 €, 111 pages.

Nobel de littérature : le Kenyan Ngugi wa Thiong'o parmi les favoris


Selon le Figaro et les bookmakers britannique :

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/06/03005-20141006ARTFIG00250-nobel-de-litterature-modiano-cree-la-surprise-chez-les-bookmakers.php via @Le_Figaro


D'après le site de paris en ligne Ladbrokes, le romancier français Patrick Modiano fait partie des grands favoris de cette édition 2014, avec l'écrivain japonais Haruki Murakami et le Kenyan Ngugi wa Thiong'o.

"Ngugi wa Thiong'o, né en 1938, est un auteur anticolonialiste et marxiste qui a séjourné en prison, s'est exilé 20 ans en Angleterre et aux États-Unis avant de rentrer dans son pays. Il a commencé à écrire en anglais puis dans sa langue maternelle, le kikuyu. Il est professeur à l'université d'Irvine en Californie".
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More on Ngugi wa Thiong'o - in English:

ngugiwathiongo.org

This is the official web site of Ngugi wa Thiong'o, novelist and theorist of post-colonial literature and Distinguished Professor of the Departments of Comparative Literature and English at the University of California, Irvine.Ngugi speaks

New Books



Dreams in a Time of War: A Childhood Memoir
“There is a startling similarity between [Barack Obama's Dreams From My Father] and . . . Ngũgĩ wa Thiong’o’s eye-opening memoir, Dreams in a Time of War,” says Marie Arana in The Washington Post. “It is admirably free of cant or sentimentality, and yet it is enough to make you weep.” Ngũgĩ wa Thiong’o’s evocative and affecting memoir of his childhood in Kenya is now on sale from Pantheon Books.







Something Torn and New: An African Renaissance was published by Basic Books in 2009. Acclaimed novelist and critic Ngugi wa Thiong'o traces the arc of Africa's fragmentation and restoration amidst the global history of colonialism and modernity. Seeking a revitalization of Africa, Ngugi aggues that a renaissance of African languages is a necessary step in the restoration of African wholeness.




Wizard of the Crow, a sweeping satire laced with magical realism, is described by Ngugi as a “global epic from Africa.” The author’s English translation of the novel was released by Pantheon in August 2006.

Snapshots – Nouvelles voix du Caine Prize, Editions Zulma, article pour Toute la Culture


Snapshots – Nouvelles voix du Caine Prize
Editions Zulma
En librairie le 9 octobre 2014
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Par Mélissa Chemam



ZULMA NOUS OFFRE SIX NOUVELLES ANGLO-AFRICAINES INÉDITES


8 octobre 2014 Par Melissa Chemam 

Voilà une excellente idée qu’ont eu les éditions Zulma, publier une série de nouvelles venant d’Afrique anglophone, sélectionnées via le prisme du fameux Caine Prize, créé en hommage à Sir Michael Caine, longtemps président du Comité d’organisation du Booker Prize. Le prix a notamment pour président d’honneur les prix Nobel de littérature Wole Soyinka et J.M. Coetzee.

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Le titre du livre est celui de la nouvelle choc de NoViolet Bulawayo, jeune auteur zimbabwéenne primée en 2011 par le Caine Prize et ‘première femme africaine noire’ à figurer sur la liste du Booker Prize, le plus prestigieux prix littéraire du monde anglophone. A 33 ans, c’est déjà un gage d’intérêt assuré pour le lecteur. Mais à l’image de sa nouvelle, les textes de ce recueils sont bien plus que cela : petites révolutions stylistiques, chocs esthétiques, émotions entre deux continents, le livre n’offre que des éléments forts. Dans ‘Snapshots’, NoViolet Bulawayo ose le récit à la deuxième personne, un ‘tu’ sujet, qui interpelle mais surtout entraîne le lecteur au premier plan du récit. Voilà pour la forme. Pour le fond, en trois dizaines de pages, la jeune narratrice passe de la maison familiale à la chambre où l’entraine pour la premier fois un homme qui la déflorera, en passant entre temps par l’hôpital ou souffre son père, et les adieux de son frère et de sa sœur. Une sortie de l’enfance en bonne et due forme. Des noms, des couleurs passent, qui dessinent en filigrane une ville du Zimbabwe en pleine crise économique marquée par l’hyperinflation et la fuite des sans-avenir vers la dévorante Afrique du Sud voisine.
Parmi les autres auteurs choisis, les Nigérians figurent en bonne place dans ce recueil, sans surprise étant donné les grands noms qui ne cessent d’émerger du monde littéraire nigérian depuis deux / trois décennies, derrière le grand Chinua Achebe (1930 – 2013), et les plus jeunes Chibundu Onuzo, Chimamanda Ngozi Adichie et Teju Cole, ces deux derniers ayant été particulièrement repérés aux Etats-Unis notamment où ils ont vécu ou étudié. ‘America’ de Chinelo Okaparanta, née au Nigeria et vivant aux Etats-Unis, s’inscrit dans cette lignée cosmopolite et multiculturelle. Son récit, à l’instar du car dans lequel cahute la narratrice, nous emmène dans une histoire d’amour transatlantique, transgressive aussi. A la recherche d’un précieux visa pour l’Amérique où est partie la femme qu’elle aime, la jeune protagoniste va faire plusieurs voyages, jusqu’à Port-Harcourt certes, pour rejoindre le consulat, jusqu’aux Etats-Unis peut-être, mais aussi vers le fond de sa nature et celle de son pays, poule aux œufs d’or pétrolifère en plein évolution, à l’image du conte traditionnel émergeant de ces souvenirs d’enfance.
Suivent aussi les nouvelles d’Olufemi Terry, né en Sierra Leone en 1972 et ayant étudié à New York avant de devenir journaliste à Nairobi, et de Rotimi Babatunde, né à Lagos en 1976, auteur de pièces remarquées. Egalement traduits et édités : deux textes de Constance Myburgh, auteur et cinéaste sud-africaine née à Londres, et Tope Folarin, texan d’origine nigériane. Les biographies de ces jeunes auteurs primés apparaissent en soi comme des récits passionnants. Pas autant que leurs écrits cependant. ‘Snapshots’, grande idée d’éditeur, véritable coup littéraire et perle de traduction (saluons le travail de Sika Fakambi), ouvre une immense fenêtre sur le cœur battant de la littérature anglophone d’aujourd’hui, venant simultanément des deux côtés de l’Atlantique, d’Afrique comme d’Europe et de New York, dans un grand battement d’allers-retours et d’enrichissements mutuels. A dévorer !
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07/10/2014

Kenyatta heads to the Hague



Via The Daily Nation in Nairobi:


TUESDAY, OCTOBER 7, 2014

Uhuru Kenyatta heads to International Criminal Court





In Summary

  • Mr Kenyatta, 52, faces five counts at the ICC over his alleged role in masterminding post-election violence in 2007 and 2008 that left 1,200 people dead and 600,000 displaced.
  • On Monday, Mr Kenyatta told Parliament he had taken the "unprecedented" move to temporarily hand power over to Ruto —whose trial at the ICC has already begun.
By AFP
Kenyan President Uhuru Kenyatta flew out of Kenya on Tuesday to attend a hearing at the International Criminal Court, where he will become the first sitting president to appear before the chamber.
Mr Kenyatta, who has temporarily handed power to his deputy to "protect the sovereignty" of his country, waved to supporters at the airport in Nairobi in a relatively low-key early morning departure, an AFP reporter said.
He has travelled as a "private" citizen on a regular flight to Amsterdam, accompanied by a small delegation, including his wife and daughter, as well as six MPs and three ministers.
He is due to attend a "status conference" hearing on Wednesday at The Hague-based ICC, after prosecutors asked for an indefinite delay until Nairobi handed over documents they believe could clinch their case.
BITTER MEMORIES
Mr Kenyatta, 52, faces five counts at the ICC over his alleged role in masterminding post-election violence in 2007 and 2008 that left 1,200 people dead and 600,000 displaced.
The Kenyan leader has appeared at the ICC before, but not since he was elected president in March 2013.
Bitter memories are still fresh from 2007, when elections escalated into ethnic conflict, for which Mr Kenyatta and Deputy President William Ruto were charged with crimes against humanity. Both reject the charges.
On Monday, Mr Kenyatta told Parliament he had taken the "unprecedented" move to temporarily hand power over to Ruto — whose trial at the ICC has already begun.
'PLAYING ALONG'
Kenya's newspapers said they backed his travel to the ICC, pointing that to defy international orders could have resulted in repercussions for the whole country.
"He saw the sense in abiding by the resolution of the trial judges, because doing anything to the contrary would have been disastrous for him and the country," the Daily Nation's editorial read Tuesday.
"By choosing to play along, the president has demonstrated that he has nothing to hide," The Standard newspaper wrote.
Kenya's post-electoral unrest shattered the country's image as a beacon of regional stability in late 2007, when opposition chief Raila Odinga accused then President Mwai Kibaki of rigging his way back to power.

Kenya's President Uhuru Kenyatta appoints Deputy President William Ruto acting president while he attends the ICC (6 October 2014)Mr Kenyatta invokes the constitution to appoint Deputy President William Ruto acting president
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Sur le sujet, mes papiers en français :
Septembre 2013 
KENYA UHURU KENYATTA 

Kenya: les députés demandent le retrait du pays de la CPI

media
Au Kenya, la majorité des députés ont voté pour proposer une loi, d’ici trente jour, afin que le pays se retire du statut de Rome constitutif de la Cour pénale internationale (CPI). Si le pays se retire du statut de Rome, cela n’aura toutefois pas d’effet sur les affaires en cours contre le vice-président William Ruto et le président Uhuru Kenyatta. Mais l’initiative montre que la classe politique kényane se mobilise autour de ses dirigeants accusés de crimes contre l’humanité dans les violences post-électorales de 2007-2008.
Un retrait n'a d'impact que pour le futur. Tout ce qui est déjà en cours n'est pas concerné.
Fadi el-Abdallahporte-parole de la CPI06/09/2013 - par Mélissa ChemamÉcouter
Le débat qui a duré quatre heures, ce mercredi 5 septembre, a été retransmis en direct sur la plupart des chaînes de télévision. La tonalité des discours a fait largement écho à la déclaration des chefs d’Etat de l’Union africaine, en mai dernier, à Addis-Abeba.
La Cour pénale internationale est l’instrument des anciens colonisateurs européens. Le Kenya est une grande puissance en Afrique et ne doit pas abandonner sa souveraineté. L’argument qui est revenu plusieurs fois dans la bouche des députés de la majorité, détenue par la coalition du Jubilée, était que des grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine, ou encore la Russie, n’ont pas signé le statut de Rome.
Le chef de l’opposition appartenant à la coalition Cord, Francis Nyenze, a déclaré sous les huées de ses adversaires que ce retrait ferait du Kenya un Etat paria et qu’il s’agissait d’un suicide politique.
Mais ces protestations n’ont pas servi à grand-chose. La motion a été adoptée à une grande majorité et une proposition de loi sera rédigée, qui devra ensuite être débattue à nouveau au Parlement puis ratifiée par le président.
Parallèlement, des fonds sont en train d’être levés pour permettre à des dizaines de députés d’accompagner le vice-président William Ruto à La Haye, afin de lui apporter un soutien politique pendant son procès.
Protestations des ONG
Amnesty International qualifie ce vote de « tentative inquiétante de refuser la justice » aux victimes des violences de 2007-2008, estimant qu'il « instaure un dangereux précédent pour l'avenir de la justice en Afrique ». Une inquiétude partagée par Ali Ouattara, le représentant en Côte d'Ivoire de la Coalition pour la CPI.
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Avril 2011 :

La CPI ? La parole aux Kenyans...


Reportage pour la chaine panafricaine Télé Sud, basée à Paris, diffusé cette semaine.

Le lien de la vidéo, à la 10e minute :
http://www.dailymotion.com/video/xib4a8_jt-21h00-telesud-mardi-19-avril-2011_news
La semaine dernière, les six suspects kenyans accusés par le procureur de la Cour Pénale internationale se sont rendus à La Haye, siège de la Cour, pour comparaitre pour la première fois dans les juges internationaux. Parmi eux deux ministres, dont Uhuru Kenyatta, fils du premier président du Kenya indépendant. Ils sont accusés de crimes contre l’humanité durant les violences postélectorales qui ont fait plus de 1200 morts au Kenya début 2008. Alors que la question de juger d’autres dirigeants africains responsables de violences liées aux élections, comme Laurent Gbagbo, le Kenya fait figure de précurseur en matière de justice international. Et la préparation du procès est sur toutes les lèvres au Kenya. Reportage à Nairobi de Melissa Chemam.
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Uhuru Park, a Nairobi, cœur de la capitale kenyane et symbole de l’indépendance. C’est ici que des milliers de Kenyans commencent leur journée, traversant le parc pour se rendre à leurs bureaux. Et ici comme ailleurs, en ce moment, on ne parle  que d’une chose, le procès des six suspects kenyans.
Selon les sondages, plus de 60% des Kenyans soutiennent l’initiative de la Cour Pénale internationale, comme Steven, étudiant.
« Je pense qu’ils doivent être jugés a la Haye plutôt qu’au Kenya parce que le Kenya a pris trop de temps pour mettre en place un tribunal pour les juger, et ca fait obstacle a la justice ».
D’autres Kenyans au contraire aimeraient voir un procès se tenir dans le pays, même s’ils font généralement confiance à la justice internationale, comme Munis, directrice de vente à Nairobi.
« Moi je préfèrerais les voir juger au Kenya parce que cela nous permettrait de tester nos institutions pour les construire mieux. Mais je fais confiance aux juges de la CPI parce que nous avons même un juge kenyan a La Haye, et ce serait très mauvais pour nous de dire que nous ne leur faisons pas confiance en tant que kenyan. J’ai confiance »
Mais ce qui est sur c’est qu’aucun kenyan, peu importe son origine ethnique, n’a oublié les massacres de 2008. Stéphane, vendeur dans la capitale, se souvient…
« Pour moi, c’était terrible, et ce qui inquiète les Kenyans c’est de voir ces violences se répéter parce que ca nous tire vers le bas vraiment, ce fut très mauvais pour nous 
Pour Marceau Sivieude, directeur Afrique de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, le pays a besoin de la justice internationale pour avancer.
  
« Je suis persuadé qu’effectivement la population kenyane soutient cette initiative. Je crois que ce qui s’est passé ces dernières semaines avec l’arrivée de ces six suspects à La Haye pour l’audience de citation à comparaître a matérialisé pour les Kenyans cette justice qu’ils attendaient depuis très longtemps et les évènements sanglants des violences postélectorales en 2007 et 2008 au Kenya ».
Les juges de la CPI doivent décider en septembre prochain s’ils inculpent les 6 suspects. Une chose est sure, le Kenya reste suspendu a cette échéance.
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Le Figaro, décembre 2010 :
LA CPI FAIT UN GRAND BOND EN AVANT AU KENYA

Le procureur de la Cour Pénale Internationale a annoncé mercredi midi, depuis La Haye aux Pays-Bas, les noms des six suspects qu’ils comptaient appeler devant le tribunal international mis en place pour juger les responsables des violences postélectorales au Kenya de fin 2007 début 2008.Ces six responsables politiques de haut rang sont soupçonnés d'avoir provoqué les troubles. Le chef de la police Mathew Iteere a précisé tôt ce matin que "la sécurité a été renforcée" dans tout le pays. Mais pour l’instant, le calme persiste au Kenya. Le discours de Luis Moreno Ocampo était attendu depuis des semaines et il a été salué par les défenseurs des droits de l’homme. Mais il a également révélé l’embarras de la classe politique.
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Melissa Chemam, à Nairobi.
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Luis Moreno Ocampo a enfin révélé mercredi les noms des six suspects kenyans qu’ils comptent appeler devant la Cour Pénale International. Et comme la presse locale l’annonçait depuis des semaines, il s’agit de personnalités clés de la vie politique. Le premier visé est le ministre suspendu et député d’Eldoret Nord, dans la Vallée du Rift, William Ruto. C’est dans cette région qu’ont éclatées les violences les plus nombreuses, dues aux contestations des résultats de la présidentielle du 27 décembre 2007. Des violences qui ont fait près de 1.200 morts et plus de 350.000 déplacés au Kenya.

Le procureur de la CPI  a déclaré que « dès le début 2008, William Ruto et Henry Kosgey, les dirigeants du Mouvement démocratique orange ont commencé à préparer un plan criminel pour attaquer ceux qu’ils identifiaient comme des partisans du parti au pouvoir, surtout dans la Vallée du Rift ». Il a ajouté qu’en réponse, « les membres du gouvernement ont aussi commis des crimes ».

Le deuxième suspect est donc Henry Kosgey, alors directeur de l’ODM (mouvement démocratique orange), le parti du premier ministre actuel Raila Odinga, opposé en 2007 au PNU (Party of National Unity) du président Mwai Kibaki.

Les quatre autres suspects sont le haut fonctionnaire et proche du président Francis Muthaura, le ministre des finances Uhuru Kenyatta, le journaliste Joshua Arap Sang, et enfin le député de Mandera et ancien chef de la police Mohamed Hussein Ali.

Pour Mose Mogeni, de l’organisation de défense des droits humains « InformAction », la plupart de ces noms étaient attendus et le pays devrait rester calme. « Je pense que tout cela est pour le bien du Kenya mais le problème sera de convaincre les suspects de se présenter d’eux-mêmes à La Haye, ce sera très difficile ».

Deux des suspects ont déjà réagi mercredi en clamant leur innocence. Pour Francis Mutaura, « le procureur a le devoir d’enquêter sur les circonstances de ces crimes et d’incriminer les coupables, mais malgré cela, il ne m’a pas contacté et ne m’a demandé aucun témoignage ».

Le Ministre des finances Uhuru Kenyatta, fils du premier président du Kenya, Jomo Kenyatta, a réagi avec le même scepticisme : « je suis à présent déclaré suspect et pourtant on ne m’a pourtant pas informé ni demandé de répondre aux accusations faites contre moi ». 

Le procureur doit à présent demander aux juges de la CPI de confirmer les charges pesant sur les suspects et de les appeler à se présenter devant la Cour à La Haye.

Le président Mwai Kibaki a de son côté publié une déclaration affirmant qu’il était prématuré de demander aux suspects de quitter leurs postes. Il a répété son souhait de voir une autre option mise en place : celle d’un tribunal local. Lundi dernier, la présidence kenyane avait en effet annoncé que le pays va parallèlement se doter de son propre tribunal pour juger les responsables présumés des violences.

Pour Muthoni Wanyeki, les responsables politiques kenyans sont pris de court. « Ils ne s’attendaient pas à ce que le procureur de la CPI agisse aussi vite. Et ils semblent qu’ils sont de plus en plus nerveux devant la perspective d’être poursuivis ».

Notons que le président américain Barack Obama a encouragé les dirigeants kenyans à coopérer avec la Cour. Il a salué les progrès déjà accomplis contre l’impunité dans ce pays d’Afrique de l’est, moteur de l’économie régionale. Ce procès est considéré par Ocampo comme crucial pour la stabilité du Kenya, qui doit organiser fin 2012 ses prochaines élections générales. Mais il fait également figure d’exemple pour tout le continent africain.

THEATRE ET HIP HOP - 'AGAMEMNON', TRAGEDIE 'HIP HOP'


Théatre et arts urbain au programme aujourd'hui, direction, Chelles, 77, pour l'avant-première de :

Agamemnon Tragédie hip hop




Le spectacle sera ensuite après-demain jeudi 9 octobre à l'Avant-Seine, le théâtre de Colombes : 


  • jeudi 9 oct. 2014 - 20h30.
Durée : 2h15


















Issu de la culture urbaine, D’ de Kabal est un explorateur de tous les arts. Son amour des mots l’a mené à la rhétorique d’Eschyle, qu’il confronte au monde moderne.
La tragédie grecque lève la tête et contemple l’horizon vivifiant de l’opéra urbain, puisant sa force dans la société et ses humeurs. L’histoire est celle du roi Agamemnon, dont la victoire sur Troie aura des conséquences désastreuses. Pour réveiller le texte d’antan, les codes du théâtre antique se fondent au contemporain. La pièce est brûlante d’énergie, riche en textures visuelles et sonores. La mise en scène fouille les racines luxuriantes du texte d’origine et l’élève fièrement au pinacle des grands styles à redécouvrir. Une nouvelle lecture de ce classique surprenante à plus d’un niveau.
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Mardi 7 octobre 2014 à 20h
Avant-première au Théâtre de Chelles

Jeudi 9 octobre 2014 à 20h30
Création à L’Avant Seine / Théâtre de Colombes

Vendredi 28 novembre 2014 à 20h45 : 
Conservatoire Jean Baptiste Lully (salle Gramont), Puteaux

Tournée début 2016 : 
Théâtre de Chelles, Théâtre de Nîmes, la Filature – Scène nationale de Mulhouse…


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L'Avant Seine / Théâtre de Colombes
Vu sur Twitter, une photo des répétitions d'Agamemnon avant la première à Colombes jeudi prochain.

[BONUS] Vous êtes curieux ?
Rencontre avec D' de Kabal et Arnaud Churin mercredi à 19h30. Entrée libre. Inscription rp@lavant-seine.com
Photo: Vu sur Twitter, une photo des répétitions d'Agamemnon avant la première à Colombes jeudi prochain.

[BONUS] Vous êtes curieux ? 
Rencontre avec D' de Kabal et Arnaud Churin mercredi à 19h30. Entrée libre. Inscription rp@lavant-seine.com
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Centrafrique : répit à Bangui pour la Tabaski

RCA 

La Centrafrique fête l’Aïd dans un contexte de réconciliation

mediaLa présidente Catherine Samba-Panza a été à la rencontre de ses citoyens musulmans alors qu'ils fêtaient l'Aïd en signe d'appaisement.REUTERS/Francois Lenoir

En Centrafrique, les Musulmans ont célébré la Tabaski / Aïd el Kébir dans un contexte rassurant de réconciliation. Malgré les difficultés persistantes pour les déplacés du quartier du PK5, autour de la Mosquée centrale de Bangui, les quelque 8000 musulmans y résidant ont pu se rendre à la mosquée et partager un repas en famille ; ils ont également reçu la visite surprise de la Président de transition, Catherine Samba Panza. Le premier Ministre s'est quant à lui rendu dans le 7ème arrondissement aux côtés de l'imam Kobine Layama, ainsi que de membres des anti-balakas. L'heure était aux messages de paix et de réconciliation. 

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Précisions de Mélissa Chemam
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Au Pk5, cette journée de Tabaski a été marquée dans une ambiance de fête autour de la mosquée centrale, une atmosphère rare dans ce quartiers musulmans de la capitale. Pour l'occasion, le présidente de la transition, Catherine Samba Panza, est venue saluer ses concitoyens musulmans, un geste apprécié comme le confirme Mahmoud Issène, le représentant de la jeunesse musulmane du PK 5.

Malgré le nombre toujours élevés de déplacés, il témoigne de moments de célébration retrouvée pour la première fois depuis le début de la crise.

De son côté, le Premier Ministre Mahamat Kamoun s'est rendu dans le 7e arrt de Bangui, entourée de la Ministre de la réconciliation, de l'imam Oumar Kobine Layama, et de représentants des communautés chrétiennes, tous invités pour l'occasion, dont des membres des groupes antibalakas.

Pour Adrien Poussou, conseiller du Premier ministre, une telle rencontre est aujourd'hui possible parce que la réconciliation est effectivement en marche en Centrafrique :

L'imam a demandé l'aide du gouvernement pour la reconstruction de la mosquée du 7e arrt ; de leur côté, les anti-balakas ont assuré de leur détermination à consolider le vivre ensemble.

Somalie - Nouvelle perte pour les Shebabs - Analyse de Roland Marchal


Sur la situation en Somalie : entretien avec Roland Marchal, CERI / Sciences Po pour RFI :

http://www.rfi.fr/afrique/20141006-somalie-prise-barawe-petite-victoire-islamistes-shebabs-amisom/


SOMALIE SHEBABS 

Somalie: la prise de Barawe, une petite victoire sur les shebabs

mediaDes soldats de l'Amisom au-dessus de Barawe, le 5 octobre 2014.AFP PHOTO/AMISOM/TOBIN JONES
Les troupes somaliennes et de l'Union africaine en Somalie (Amisom) sont entrées hier, dimanche, dans la ville de Barawe, considérée comme la capitale des shebabs et dernier port d'importance encore entre leurs mains. Les islamistes avaient commencé à quitter la ville vendredi. Cette prise porte un nouveau coup aux islamistes somaliens, un mois après la mort de leur chef suprême.
Selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, Roland Marchal, chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), cette victoire provoque un affaiblissement stratégique des shebabs, qui n'ont presque plus accès au sud de la Somalie :
« Avec l’offensive qui a débuté au mois de mars, aujourd’hui pratiquement tous les ponts qui surplombent la rivière Shabelle et qui permettent donc de passer des deux côtés sont sous le contrôle des forces internationales, explique-t-il. Ce qui veut dire qu'al-Shebab va avoir beaucoup de problèmes à transporter par la route des effectifs nombreux, des armes lourdes, du ravitaillement pour ses troupes. Donc ça va leur créer des problèmes logistiques qu’ils n’avaient pas avant. On sait que l’organisation islamiste s’en est rendu compte puisque, quelques jours avant la mort d’Ahmed Godane, on avait vu les familles des principaux commandants qui étaient encore dans le sud de la Somalie, remonter vers le Nord. Donc quitter cette zone pour ne pas être prisonniers de cette enclave au sud de façon peut-être à laisser après leur père ou leur mari mener la lutte comme ils l’entendaient ».
Mais selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, même si cette victoire est forte symboliquement, sur le terrain elle ne sera pas forcément décisive. L’Amisom ne doit donc pas crier tout de suite à l’éradication des shebabs.
C'est une victoire, on peut la célébrer, mais d'un autre côté, ça n'a pas une signification aussi grande que ça dans la lutte qui est menée actuellement.
Roland Marchal06/10/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter