12/11/2014

Procès Bemba: derniers volets




Publié le • Modifié le 

CPI: réquisitoires finaux dans le procès de Jean-Pierre Bemba

Le banc des procureurs au procès de Jean-Pierre Bemba à la Haye, le 22 novembre 2010. REUTERS/Michael Kooren
         
Les plaidoiries et réquisitoires finaux dans le procès de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre débutent mercredi 12 novembre à La Haye devant la Cour pénale internationale. Quelques heures seulement avant l’ouverture des déclarations finales du procès de Jean-Pierre Bemba, la CPI a annoncé la confirmation des charges dans la « deuxième » affaire, accusant Jean-Pierre Bemba et quatre co-accusés de tentative de subornation de témoins.

Avec notre envoyée spéciale à La Haye, Mélissa Chemam
Il s’agit de l’affaire dans l’affaire. En renvoyant Jean-Pierre Bemba et les quatre autres suspects en procès, la chambre préliminaire II de la CPI confirme les charges d’atteintes à l’administration de la justice à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, de son avocat Aimé Kilolo Musamba, et du député du Mouvement de libération du Congo (MLC) Fidèle Babala, ainsi que des deux autres suspects : Jean-Jacques Mangenda Kabongo et Narcisse Arido. En d’autres termes, des accusations de tentatives de la subornation de témoins.
Fidèle Babala Wandu et ses co-accusés Aimé Kilolo Musamba et Narcisse Arido venaient d’être libérés de la garde de la Cour pénale internationale, fin octobre. Les accusés auraient donné de l’argent et des instructions à certains témoins afin qu'ils produisent de faux témoignages, auraient produit des éléments de preuves faux ou falsifiés et présentés eux-mêmes de faux témoignages dans la salle d’audience.
Un procès long et critiqué
Ces infractions auraient été commises entre la fin de 2011 et le 14 novembre 2013 dans divers lieux par divers moyens, selon l’accusation. L’accusation et la défense ont encore possibilité d'interjeter l'appel, après quoi la présidence de la CPI constituera une chambre de première instance en temps utile, qui sera en charge du procès.
Cette décision intervient à la veille de la dernière étape du procès Bemba à La Haye. C’est, en effet, ces 12 et 13 novembre qu’auront lieu les dernières plaidoiries et réquisitoires avant le verdict des juges, dans ce procès entamé en 2010.
Les accusations de subordination de témoins ont été l’un des rebondissements les plus saillants d’un long procès. Les crimes jugés auraient été commis en Centrafrique en 2002-2003 et l'accusé a été arrêté en 2008, ce qui fait de ce procès l'un des premiers de la CPI, le troisième exactement, et l'un des plus longs, souvent critiqué.
Pour les victimes, cette dernière étape ne peut être qu’un soulagement, douze ans après les faits. Pour les proches de Jean-Pierre Bemba et de son parti, le MLC, c’est la fin d’un procès à rebondissements entamé en novembre 2010, après son arrestation en 2008 à Bruxelles et l’audience de confirmation des charges en 2009.
Un procès à valeur d’exemple
Cinq charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont retenues, dont meurtres, viols et pillages, commis par les troupes de son mouvement - plus de 1 500 hommes - venues de RDC soutenir le président Ange-Félix Patassé en Centrafrique, contre la rébellion de François Bozizé, entre octobre 2002 et mars 2003.
Impliquant 40 témoignages de victimes, ce procès a valeur d’exemple à plusieurs niveaux : d’abord pour la reconnaissance du viol comme crime de guerre, ensuite parce que l’opposant congolais est une figure politique majeure, parce que plus de 750 demandes de participation de personnes ont été acceptées parmi les 2 500 victimes, enfin parce qu’il s’agit du premier procès de la CPI jugeant les crimes d’un militaire commis dans un pays voisin. Le jugement sera prononcé « en temps voulu », selon la CPI, de toute évidence pas avant 2015.

11/11/2014

Procès de Jean-Pierre Bemba - en direct de La Haye

Arrivée aux Pays-Bas cet après-midi, rappel des fait du procès...

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Mardi 11 novembre, 17h50, La Haye

 Ce mercredi (12 nov.) débutent à La Haye les plaidoiries et réquisitoires finaux dans le procès de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre devant la Cour pénale internationale. Ils dureront jusqu'à demain (jeudi 13 novembre). Les crimes jugés auraient été commis en Centrafrique en 2002/03 et l'accusé a été arrêté en 2008, ce qui fait de ce procès l'un des premiers de la CPI (le 3e exactement) et l'un des plus longs... souvent critiqué. 

Sur place à La Haye, précisions de Mélissa Chemam.

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Enfin la dernière ligne droite. Pour les victimes et leurs proches, ces dernières plaidoiries et réquisitoires ne peuvent être qu’un soulagement, douze ans après les faits ; pour les proches de Jean-Pierre Bemba et membres de son parti, le MLC, c’est la fin d’un procès fleuve entamé le 22 novembre 2010, après l’arrestation du sénateur congolais le 24 mai 2008 à Bruxelles et l’audience de confirmation des charges en juin 2009.

Cinq charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité sont retenus contre Jean-Pierre Bemba, dont meurtres, viols et pillages, commis par les troupes de son mouvement rebelle - plus de 1500 hommes - venues de RDC soutenir le président centrafricain Ange-Félix Patassé en Centrafrique, face aux troupes du mouvement de François Bozizé, entre octobre 2002 et mars 2003.

« Jean-Pierre Bemba a utilisé une armée entière comme instrument pour violer, piller et tuer des civils en Centrafrique », avait déclaré après la confirmation des charges le procureur de l’époque, Luis Moreno Ocampo.

Ouvert plus de 7 ans après les faits, impliquant 40 témoignages de victimes, et terni par l’arrestation d’avocats et conseilleurs de Jean-Pierre Bemba fin 2013 pour tentative de subordination de témoins, ce procès a valeur d’exemple à plusieurs niveaux : d’abord pour les victimes de viol comme crime de guerre, ensuite parce que l’opposant congolais est une figure politique majeure, puis parce que plus de 750 demandes de participation de victimes ont été acceptées, représentants 2500 victimes via 40 témoins, enfin parce qu’il s’agit du premier procès de la CPI jugeant les crimes d’un militaire commis dans un pays voisin.

Jean-Pierre Bemba encourt une peine de prison pouvant aller jusqu’à 30 ans voire une condamnation à la perpétuité si l’extrême gravité des crimes commis était reconnue. Le jugement sera prononcé « en temps voulu », selon la CPI, de toute évidence pas avant 2015.

Mélissa Chemam, La Haye, Rfi.


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Le 4 novembre dernier, la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (CPI) a programmé ces déclarations orales en clôture du procès dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo les 12 et 13 novembre 2014 (de 09h30 à 16h00 heure locale de La Haye).
L'Accusation et la Défense auront environ trois heures chacune et le Représentant légal des victimes une heure et demie pour présenter leurs conclusions finales. Suite à ces déclarations en clôture, les juges commenceront leurs délibérations et le jugement sera prononcé « en temps voulu », selon la CPI.
 

Jean-Pierre Bemba's trial: timeline by International Justice Monitor




This timeline is based on an overview of Bemba's trial prepared by the International Justice Monitor.


More about Jean-Pierre Bemba's trial at the ICC - in English


Overview of the Bemba case

 


Q: What’s it about?
What happened in the Central African Republic between October 26, 2002 and March 15, 2003.

Q: Who’s on trial?
Jean-Pierre Bemba, a former vice president, businessman, and militia leader in the Democratic Republic of Congo (DRC), has been charged with two counts of crimes against humanity: murder and rape; and three counts of war crimes: murder, rape, and pillaging.

Q: He’s not from the CAR so how could he be guilty?
The prosecution must prove that victims of the alleged crimes were civilians and other protected persons and that Mr. Bemba is criminally responsible for the alleged crimes as he had a particular relationship to the forces which directly committed the alleged crimes in the CAR.

Q: They say that Mr. Bemba had “command responsibility” for these crimes. What is that?
Command responsibility is the legal liability of a commander or civilian superior for crimes committed by subordinate members of armed forces or other persons under their control.  A commander can be held criminally responsible even if he or she did not order crimes to be committed. It is enough if the commander fails to prevent, repress, or punish crimes committed by subordinates.

Q: What has the prosecution been trying to prove?
The prosecution claimed that during the period that crimes were allegedly committed in the CAR, Mr. Bemba was the President and Commander in Chief of the Movement for the Liberation of Congo (MLC), a rebel group turned political party and that he had effective command and control over the MLC.
During the trial, the prosecution presented evidence that while MLC forces were in the CAR, Mr. Bemba issued direct orders that his soldiers followed. Prosecution evidence also showed that he directed and disciplined MLC commanders and that he had the power to prevent and repress the commission of crimes.
The prosecution asserted that evidence shows beyond a reasonable doubt that Mr. Bemba knew, or at least should have known, that his soldiers were committing crimes.  The prosecution claimed that Mr. Bemba visited the CAR during the military campaign, mentioned reports of war crimes in private conversation and in speeches to his troops, and suspended two commanders suspected of pillaging.
The prosecution also argued that Mr. Bemba’s response to reports of MLC crimes was not sufficient, that MLC training was not effective, and its code of conduct was not widely available to its soldiers. Presentation of the prosecution’s evidence closed in March 2012.

Q: What about the defence?
The defence presented its case between August 2012 and November 2013. It argued that Mr. Bemba did not have effective command and control over MLC forces during their intervention in the CAR.  The defense said that it was then-CAR President Ange Félix Patassé who invited the MLC into the country. The defence argued that the MLC worked closely with the CAR army and that President Patassé had command and control over MLC forces, not Mr. Bemba.
Mr. Bemba’s defence claimed that Mr. Bemba was in the Democratic Republic of Congo during the military campaign. The defence stated that Mr. Bemba neither received concrete information from his chain of command regarding alleged crimes nor did he possess the means to issue direct orders to his troops deployed in the CAR.
The defence also argued that Mr. Bemba took all the necessary and reasonable steps within his power to prevent or repress crimes by MLC troops. It claimed that MLC troops received comprehensive military training, including on the importance of human rights law and pointed to a published code of conduct for the MLC.
The prosecution presented 40 witnesses against Jean-Pierre Bemba. The defense for Jean-Pierre Bemba presented a total of 34 witnesses. 5,229 victims were granted participating status in the trial.

The judges will be reviewing transcripts from the testimony of 77 witnesses and 704 items of documentary evidence

Q: What happens next?
It is unclear how long it will take the judges to decide. Two other cases at the ICC each took about seven months for a verdict. And one other case took two years.

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Click here for a timeline in the Bemba case. 
Source: a report published by International Justice Monitor




Affaire Bemba, Kilolo et al. : La Chambre préliminaire II renvoie les cinq suspects en procès



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ICC-CPI-20141111-PR1062

Press Release: 11.11.2014

Bemba, Kilolo et al. case: Pre-Trial Chamber II commits five suspects to trial

Situation: Central African Republic
Case: The Prosecutor v. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu and Narcisse Arido

Today, 11 November 2014, Pre-Trial Chamber II of the International Criminal Court (ICC) partially confirmed the charges of offences against the administration of justice for Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu and Narcisse Arido and committed the five suspects to trial. The Chamber also rejected the Defence’s requests to stay the proceedings.

The Chamber found there were substantial grounds to believe that the suspects committed offences against the administration of justice in connection with witnesses’ testimonies in the case of The Prosecutor v. Jean-Pierre Bemba Gombo. The offences, all committed between the end of 2011 and 14 November 2013 in various locations, include corruptly influencing witnesses by giving them money and instructions to provide false testimony, presenting false evidence and giving false testimony in the courtroom, all perpetrated in various ways including by committing, soliciting, inducing, aiding, abetting or otherwise assisting in their commission.

The Chamber declined to confirm the charges brought by the Prosecutor in connection with the alleged presentation of false or forged documents.

Subject to the right of the parties (the Prosecution and the Defence) to request the Chamber’s authorisation to appeal today’s decision, the ICC Presidency will constitute a Trial Chamber in due course, which will be responsible for the trial.


Background: On 20 November 2013, ICC Pre-Trial Chamber II issued a warrant of arrest for Jean-Pierre Bemba Gombo, his former lead counsel Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (a former member of Mr Bemba’s Defence team and case manager), Fidèle Babala Wandu (a member of the DRC Parliament and Deputy Secretary General of the Mouvement de Libération du Congo), and Narcisse Arido (a Defence witness) for offences against the administration of justice allegedly committed in connection with the case of The Prosecutor v. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Fidèle Babala Wandu and Aimé Kilolo Musamba were transferred to the ICC Detention Centre on 25 November 2013 and made their first appearance before the ICC, together with Jean-Pierre Bemba Gombo, on 27 November 2013. Jean-Jacques Mangenda Kabongo was transferred to the ICC Detention Centre on 4 December 2013 and made his first appearance on 5 December 2013. Narcisse Arido was transferred to the ICC Detention Centre on 18 March 2014 and made his first appearance on 20 March 2014.

On 21 October 2014, Pre-Trial Chamber II ordered the release of Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu and Narcisse Arido. The decision of 11 November 2014 has no impact on the interim release already ordered for these four suspects. Jean-Pierre Bemba, the fifth suspect in this case, remains in detention in connection with ongoing proceedings in another case before the Court, The Prosecutor v. Jean-Pierre Bemba Gombo.




Communiqué de presse : 11.11.2014

Affaire Bemba, Kilolo et al. : La Chambre préliminaire II renvoie les cinq suspects en procès

Situation : République centrafricaine
Affaire :
Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido

Aujourd’hui, le 11 novembre 2014, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, en partie, les charges d’atteintes à l’administration de la justice à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, d’Aimé Kilolo Musamba, de Jean-Jacques Mangenda Kabongo, de Fidèle Babala Wandu et de Narcisse Arido et a renvoyé les cinq suspects en procès. La Chambre a également rejeté la requête de la Défense aux fins d’arrêt des procédures.

La Chambre préliminaire II a conclu qu’il y avait des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que les suspects auraient commis dans le cadre de l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo des atteintes à l’administration de la justice en rapport avec des témoignages. Ces atteintes, toutes commises entre la fin de 2011 et le 14 novembre 2013 dans divers lieux, incluaient la subornation de témoins, pour leur avoir donné de l’argent et des instructions afin qu'ils produisent de faux témoignages ainsi que la production d'éléments de preuve faux ou falsifiés et la présentation de faux témoignages dans la salle d’audience. Elles auraient toutes été commises par divers moyens y compris les faits de solliciter, commettre, faciliter, encourager, apporter son aide, son concours ou toute autre forme d'assistance à la commission de ces atteintes.

La Chambre a rejeté les charges apportées par le Procureur concernant la production de documents faux ou falsifiés.

Sous réserve du droit de l’Accusation et de la Défense de demander l'autorisation d'interjeter appel, la Présidence de la CPI constituera une chambre de première instance en temps utile, qui sera en charge du procès.


Contexte : Le 20 novembre 2013, la Chambre préliminaire II de la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, de son ancien Conseil principal Aimé Kilolo Musamba, de Jean-Jacques Mangenda Kabongo (ancien membre de l’équipe de la Défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), de Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement de Libération du Congo), et de Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense), pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Aimé Kilolo Musamba et Fidèle Babala Wandu ont été transférés au quartier pénitentiaire de la CPI le 25 novembre 2013 et leur première comparution, ainsi que celle de Jean-Pierre Bemba Gombo, a eu lieu le 27 novembre 2013. Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été transféré au quartier pénitentiaire le 4 décembre 2013 et a comparu pour la première fois devant la Cour le 5 décembre 2013. Narcisse Arido a été transféré au quartier pénitentiaire le 18 mars 2014 et a comparu pour la première fois devant la Cour le 20 mars 2014.

Le 21 octobre 2014, la Chambre préliminaire II a ordonné  la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo Musamba, de Jean-Jacques Mangenda Kabongo, de Fidèle Babala Wandu et de Narcisse Arido. La décision du 11 novembre 2014 ne remet pas en cause la mise en liberté provisoire accordée aux quatre suspects. Jean-Pierre Bemba, le cinquième suspect dans cette affaire, reste en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.
 


1914 - 1918 : Mémoires entre Europe et Afrique

En ce 11 novembre, occasion de revenir sur notre passé commun...


le 11 nov. 2014

Centenaire de la Grande Guerre

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Cette année 2014 marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Des commémorations ont lieu en Europe, notamment en France, pour rendre hommage à tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur patrie et pour la paix. Dossier spécial RFI réalisé en partenariat avec la Mission du centenaire 14-18.


Sur les 9 millions d'hommes mobilisés par la France entre 1914 et 1918, 600 000 étaient des combattants africains, tirailleurs sénégalais venus d'Afrique-Occidentale française et d'Afrique-Équatoriale française, ou soldats maghrébins de ce que l'on appelait l'Armée d'Afrique. Une mémoire complexe et longtemps négligée. 

Mélissa Chemam pour >RFI

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Leur contribution à la Première Guerre mondiale a été décisive, mais elle n'a été vraiment reconnue que récemment, d'après l'historien Dominique Lormier, auteur de C'est nous les Africains.

Dès 1910, la France voit dans les colonies un moyen de contre balancer l’avantage démographique de l’Allemagne peuplé de plus de 70 millions d’habitants, contre 40 millions en France métropolitaine.

Selon l'historien Marc Michel, professeur et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire de l’Afrique, l’histoire coloniale et la décolonisation, entre 1914 et 1918 : 

600.000 combattants ont été mobilisés dans tout l'Empire français, 200.000 en Afrique subsaharienne : 

- des Sénégalais, des Malgaches, mais aussi des Somalis, des Maliens 170.000 soldats mobilisés en Afrique occidentale française et Afrique Equatoriale française, 40.000 Malgaches, etc. 

- et en premier, en nombre, des Maghrébins : 172.000 Algériens, 100.000 Tunisiens et Marocains.

Ils s'illustrent dans plusieurs batailles dont la plus symbolique reste celle du Chemin des Dames en avril 1917, sous le commandement du Général Mangin. 

Le continent africain a également été le théâtre de batailles, notamment en Afrique de l'est et autour des grands lacs, entre troupes britanniques et allemandes. 
Les habitants des colonies contribuent aussi à l'effort de guerre sur le plan économique : de nombreux Maghrébins seront ainsi envoyés dans les usines de métropoles.

La Grande Guerre représente enfin aussi un tournant majeur dans l’histoire contemporaine de l’Afrique :
- elle fait apparaître les premiers éléments des nationalismes ultérieurs au nord et à l'ouest ;
- en Afrique du Sud, elle enracine la ségrégation ; 
- ailleurs encore, elle fait naître une prise de conscience de la condition "noire" jusqu'au Premier Congrès panafricain à Paris en 1919. 

Nigéria : Potiskum, deux fois meurtrie en dix jours


Au Nigéria, alors que les autorités affirmaient il y a peu négocier un cessez-le-feu avec combattants de Boko Haram par l'intermédiaire du Tchad, le groupe ne cesse de mener des actions violentes et meurtrières.

Ce lundi, à Potiskum, dans l'Etat de Yobe au nord-est du pays, un attentat-suicide a visé un collège et la police accuse encore une fois le groupe islamiste.

Dernières infos :

NIGERIA BOKO HARAM

Nigeria: attentat meurtrier dans un collège de Potiskum


mediaLa police accuse déjà la secte extrémiste Boko Haram (capture d'écran d'une vidéo du groupe islamiste nigérian le 13 avril 2014).AFP PHOTO / BOKO HARAM




Au moins 48 élèves auraient été tués et près de 80 blessés ce lundi dans l'explosion d'une bombe au Nigeria. L'attentat s'est produit dans un établissement secondaire du nord-est du pays, selon les secouristes sur place.
L'attentat à la bombe a frappé ce lundi matin l'école secondaire, pendant l'appel, à Potiskum, la capitale économique de l'Etat de Yobe. Selon un des enseignants, l'explosion a retenti vers 7h50 (heure locale, 6h50 TU) alors que les élèves de l'école secondaire publique, un collège-lycée de garçons, se retrouvaient dans la cour pour le rassemblement matinal, avant le début des cours, face à leur proviseur.
Plusieurs corps de victimes ont été transportés d'urgence à l'hôpital. Des « dizaines d'autres élèves ont été blessés par l'explosion », près de 80 selon les secouristes et les membres du Nigerian Security and Civil Defence Corps, la protection civile nigériane dépêchée sur les lieux.
Les habitants ont décrit une grande confusion, dans et autour de l'établissement scolaire, et des taches de sang au milieu desquelles traînaient des chaussures abandonnées. Le porte-parole de la police nigériane, Emmanuel Ojukwu, a confirmé le drame, annonçant « une explosion provoquée par un kamikaze » dans le collège de Potiskum.
D'après un enseignant qui a survécu à l'attaque, c'est un homme déguisé en collégien qui s'est fait exploser au milieu de l'assemblée. Potiskum avait déjà été ensanglantée par un attentat-suicide la semaine dernière. Ce dernier avait fait une trentaine de morts parmi les participants d'une procession religieuse, le jour de la fête chiite de l'Achoura.
L'attentat-suicide de ce lundi n'a pas été revendiqué, mais la police accuse déjà la secte extrémiste Boko Haram, dont le nom veut dire : « l'éducation occidentale est interdite ».
L'Etat de Yobe se trouve au centre des Etats régulièrement frappés par l'insurrection des islamistes armés de Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria.
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Le gouverneur de l'Etat de Yobe a annoncé la fermeture immédiate de toutes les écoles publiques de Potiskum jusqu'à nouvel ordre.
Le président Goodluck Jonathan a condamné dans un communiqué ce "meurtre odieux", promettant que son administration mettra la main sur les coupables "quel que soit le temps que ça prendra".

Ce massacre a été perpétré au lendemain de la publication d'une nouvelle vidéo du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, donné pour mort à plusieurs reprises, dans laquelle il réaffirme avoir créé un "califat" dans les zones du nord-est du Nigeria conquises par les insurgés. Dans la vidéo, il exclut également à nouveau toute perspective d'accord de cessez-le-feu avec le gouvernement.


10/11/2014

Arménie / 1915 : La Turquie doit se préparer à contrer les arguments sur le génocide, selon un diplomate turc


 
      ANKARA,  10 nov 2014 (AFP) - La Turquie doit élaborer une stratégie
afin de riposter aux pressions pour la reconnaissance du génocide arménien sous
l'empire ottoman à l'approche du centenaire de ces événements, a indiqué lundi
un diplomate turc de haut rang.
   La diaspora arménienne aux Etats-Unis voit le centenaire comme "une
occasion" pour démontrer que le génocide a été planifié et exécuté par les
autorités ottomanes (1915-1917) pendant la Première Guerre mondiale, a précisé
Altay Cengizer, directeur général de la planification des politiques aux
ministère des Affaires étrangères.
   Dans un entretien au journal Hürriyet, M. Cengizer a comparé ce centenaire
à "un tir de penalty" grâce auquel certains veulent régler le contentieux,
affirmant que "le plus grand cauchemar" pour Ankara serait la reconnaissance du
génocide par les Etats-Unis.
   "Nous contestons le fait que ce soit un penalty. Mais ils auront leur
chance", a estimé le diplomate, qui a précisé que la Turquie, qui a toujours
catégoriquement nié toute élimination planifiée des Arméniens, n'a pas
l'intention de changer de position.
   La Turquie évoque des massacres de part et d'autre pendant le déclin de
l'empire ottoman.
   "Le génocide est une notion politique. La Turquie ne mérite pas de
comparaître devant le monde comme une nation qui a commis un génocide", a
continué le responsable.
   Le président turc Recep Tayyip Erdogan a offert en avril, lorsqu'il était
encore Premier ministre, des condoléances sans précédent pour le massacre des
Arméniens (1,5 million selon les Arméniens et 500.000 selon les Turcs),
évoquant "une douleur commune".
   M. Cengizer a dit qu'il venait de rentrer de Washington où il avait
constaté "une grande campagne d'accusations" préparée par des groupes de la
diaspora arménienne.
   "La Turquie fera tout son possible pour dire ce que nous pensons être juste
contre ces allégations, qui visent notre identité même", a ajouté le diplomate.
   La Turquie et l'Arménie voisines, qui n'entretiennent pas de rapports
diplomatiques, ont signé en 2009 des protocoles dits de Zurich pour normaliser
leurs relations, mais cinq ans après ces textes n'ont toujours pas été
approuvés par leurs Parlements.
   sjw-ba/pa/ml
 
 
AFP 101513 GMT NOV 14


09/11/2014

Pedro Kouyaté @ Café de la Danse, le samedi 8 novembre 2014


Superbe concert du Malien Pedro Kouyaté hier soir, au Café de la danse.

Passant d'une ambiance à une autre, racontant Bamako, le fleuve Niger, le village de sa mère à Siby, ou encore les souvenirs de son père et le mythe de sa grand-mère albinos, Pedro fait vivre tout un monde sur scène, habité par une musique sublime, interprétée avec spontanéité et surtout une grande générosité par ce griot fils de griot et ses trois musiciens (basse, batterie / percussion, sax).

Quelques images :









Le concert fut une introduction à son nouvel album, le quatrième, 'Tramontane' qui sort cette semaine.




Le Café de la Danse fut rempli comme rarement, Pedro sachant s'entourer de fans fidèles.

Pedor Kouyaté sera en concert samedi prochain à Paris, à la Bibliothèque Saint-Eloi :

Bibliothèque Saint Eloi 
23 rue du Colonel Rozanoff 
75 012 PARIS 
Tel : 01 43 45 68 86

lien : http://quefaire.paris.fr/fiche/91153_projection_du_film_foly_de_sophie_comtet_kouyate







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Plus d'infos sur Pedro Kouyaté :


article d'Entre-Gens: http://www.entre-gens.com/content/view/458/65/

son site: http://www.pedrokouyate.com/

Après trois albums « ONE », « TO YOU » et « LIVE », vendus à quelques milliers d’exemplaires dans les festivals, les salles de concert et dans le métro… Pédro Kouyaté prépare actuellement un OPUS de ses nouvelles créations.
L’album intitulé « Tramontane », présenté en avant première à Paris au Café de la Danse le 8 Novembre, sera présenté également à Bruxelles à l’Espace Senghor le 28 Novembre et le 3 Octobre au Festival International des Guitares de Montpellier.
« TRAMONTANE », « KAIBA », « LAMPEDUZA », « LA ROUSSE »…, dix titres interprétés en solo, évoquant ses souvenirs d’enfance au Mali, sa vie d’exilés ou ses ressentiments sur le monde d’aujourd’hui, vont composer ce nouvel album dans lequel, plutôt que dire, Pédro Kouyaté suggère, propose… Au gré de son répertoire il expérimente au N’Goni, l’instrument des chasseurs mandingues, les accents envoutants et parfois déroutants du pentatonique. Ailleurs, à la guitare électro acoustique, son jeu rapide, sorte d' »arpège bluesien », envoie des phrasés insensés, bouillonnants, doux ou stridents, mélodiques ou rythmiques… humeur changeante… Partout, sa voix profonde joue avec les temps, les silences qu’il souligne, accompagne, approuve, ou parfois transperce à la manière du griot sur la place publique.

A "la une de la pluralité"


Le site Entre-Gens : http://www.entre-gens.com/ a publié cet article sur mon travail il y a quelques semaines. Je partage ici :

http://www.entre-gens.com/content/view/458/65/1/2/

La une de la
 pluralité


15-10-2014



 26 octobre 2014Mélissa Chemam eye-opening (les yeux ouverts)

Melissa Chemam cite Somerset Maugham: l'homme ne trouve le repos que lorsqu'il rencontre le lieu où il sent mystérieusement qu'il lui appartient. Née à Paris, journaliste free-lance depuis neuf ans, elle parcourt la planète, offrant ses observations du monde à France Culture, sa radio préférée, et à tout le réseau de Radio France (RFI,...) mais c'est à l'étranger (BBC, Deutsche Welle) que son expertise internationale et celle de l'Afrique en particulier est d'abord reconnue.


Participant en juin 2012 à Florence au CMPF (Université d'été des journalistes et des médias), elle exprimait la difficulté d'exercer en France un journalisme d'investigation. Même si la conquête du web change le paysage. Elle-même publie dans Slate Afrique et ses blogs (BBC Afrique Kenya, 2010 à 2012, et surtout Mélissa on the road, 2011 à aujourd'hui) sont suivis par de nombreux et fidèles lecteurs. Férue d'arts et de culture, passionnée par les musées et les arts vivants, elle travaille également pour le site Toute la Culture. Avec elle, découvrons ses pays de prédilection: le Royaune-Uni, le Kenya, la Somalie, l'Inde... mais aussi l'Europe, dont Paris.

 "Singa" veut dire "prêter" en langue bambara    

Le 16 octobre dernier, Singa a invité Mélissa Chemam à animer le débat à l'Assemblée nationale sur le droit au travail des demandeurs d'asile en France. La directive européenne du 26 juin 2013 impose aux Etats membres de l'Union qu'ils garantissent le droit au travail dans un délai de neuf mois à compter de la date d'introduction de leur demande de protection. Or la France est loin encore d'avoir transposé cette directive dans sa législation. L'association Singa a pour objectif de casser les clichés sur les réfugiés et d'aider les personnes qui ont le statut à développer des projets professionnels, entrepreneuriaux, associatifs, artistiques. Singa, ça veut dire prêter en langue bambara. Singa parraine des projets aussi divers qu'une école de danse, un restaurant, un magasin, une activité d'interprétariat,... Les réfugiés ont des ressources insoupçonnées mais n'ont pas tous les codes d'accès à l'économie et à la société françaises. Singa coache les personnes, leur redonnant confiance en elles pour développer leur projet. La journaliste avait diffusé sur France Culture le 7 août dernier le portrait de Cyril, titulaire d'un master 2 au Cameroun, réfugié en France, qui témoigne du rejet rencontré en France et de l'apport essentiel de l'association Singa.

 News update from Kenya  

Septembre 2010. Mélissa est à Paris pour quelques jours pour les visas, les vaccins, la recherche d'un appartement à Nairobi où elle part pour une année. Transit par Londres pour faire le point avec son éditeur, ses producteurs et le rédacteur en chef de BBC Afrique. A son arrivée à Nairobi, camp de base pour couvrir l'actualité de toute la région (Soudan, Somalie, Ouganda), les évènements la rattrapent très vite. Lutte contre la corruption: la Commission kényane de lutte contre la corruption arrête le maire de la capitale; six responsables politiques de haut rang sont appelés devant la Cour Pénale Internationale pour leur implication supposée dans les tragiques évènements post-électoraux de fin 2007 - début 2008. Lutte contre le sida: Mélissa effectue un reportage à l'hôpital de Kisumu où des femmes séropositives, abandonnées par leur mari, enceintes, tentent de ne pas transmettre le virus à leur futur enfant. Lutte contre la porosité des frontières: le Kenya se trouvant sous la menace directe des gangs et djihadistes somaliens et de la fuite des populations. Relations tendues entre le Kenya et le Soudan en raison du mouvement indépendantiste sud-soudanais. Elections en Ouganda. Droits des femmes: Mélissa part en reportage à Umoja où des femmes victimes de violences ont créé un village sans hommes. Reportage à Kibera, l'un des plus grands bidonvilles d'Afrique (300 000 habitants) où une décharge a été transformée en jardin biologique permettant le miracle de l'autosuffisance. Reportage à la nouvelle prison de Hargeisa en Somalie. Reportage sur les Masai pour Arte. Reportage dans la région du lac Kyoga (Ouganda) où la lutte contre le paludisme par le DDT sauve des vies mais détruit l'agriculture biologique et l'économie rurale, quand ailleurs (Malindi, au Kenya), des méthodes sont expérimentées, efficaces contre les moustiques comme pour l'environnement. Portrait de David Kuria, jeune architecte, fondateur d'Ecotact, qui a révolutionné le quotidien des Kenyans avec son concept d'Ikotoilets. Reportage sur la production locale de grande ampleur de préservatifs pour une distribution gratuite.

 Un passeport plein de visas 

Mélissa Chemam se souvient avec nostalgie de son projet de voyage en Inde en 1998, lorsqu'elle avait 19 ans. Sa première résolution au nouvel an 2012 avait été que cette année serait consacrée à de magnifiques voyages. Ce fut d'abord Berlin, puis Monrovia (Libéria) mais aussi et surtout le voyage en Inde au printemps où elle part rejoindre un ami qui vivait depuis plusieurs années à Pondichéry. L'agenda chargé de la journaliste qui a couvert tant d'élections à travers le monde n'oublie jamais les dates où elle doit elle-même voter. Elle ne voulut pas manquer les deux tours des élections présidentielles en France dans son bureau parisien. Entre les deux dates, elle séjourne à Mogadiscio, repasse par Nairobi et fait un court séjour en Tunisie. Le soir de la défaite de Sarkozy, elle est à la Mutualité où sont réunis ses partisans, en reportage pour la BBC, se souvenant que cinq ans plus tôt, lors de sa victoire, elle était à la Concorde pour France 24.


Le Figaro publie le 7 mai son reportage sur la capitale somalienne, Mogadiscio qui sort de vingt ans de chaos et redécouvre la normalité. Mélissa repart pour l'Afrique (Ethiopie, Kenya) dès le lendemain des présidentielles françaises. Mi-mai, elle avait déjà voyagé dans huit pays depuis le 1er janvier. Fin mai, elle va découvrir Zurich tout en passant par la Lorraine (exposition 1917 au Centre Pompidou de Metz). Zurich l'émerveille: un nouveau pays, une nouvelle culture, une ville propre, saine, verte. Elle est très impressionnée par les musées qui font l'une des richesses culturelles de la cité helvétique. Départ pour Florence (voir plus haut) et le séminaire des journalistes sur la liberté de la presse.

 @melissachemam 

Juillet 2012. La journaliste française passe sa première semaine dans son nouveau bureau de la New Broadcasting House à Londres et ne cache pas qu'elle le trouve "smoothly" et "excitingly". Mais la ville se prépare à un évènement majeur: l'accueil des Jeux Olympiques d'été. Mélissa a envie de soutenir les "teams" du Kenya et de Somalie. Mélissa Chemam affiche ses passions. Sa ville africaine préférée ? Nairobi. Son musée préféré ? Le V and A (Victoria and Albert Museum). Son lieu préféré à Paris ? Le Théâtre des Bouffes du Nord. Une musique à découvrir ? Florence and the Machine. Un écrivain ? Paul Auster. Impossible de revenir ici sur tous ses si nombreux reportages et témoignages. Mention spéciale pourtant sur sa rencontre avec les artisans de la Casbah d'Alger qui font tout pour faire vivre les traditions et accueillir les visiteurs. Mélissa a un projet de web documentaire sur le sujet. Elle aime faire partager ses passions, ses voyages, ses rencontres. Alors depuis longtemps, elle blogue et de plus en plus, elle tweete. Ses derniers tweets ? Elle partage le très beau portrait, réalisé par un collègue journaliste depuis Sanliurfa en Turquie (Libération, 24 octobre), de Mustafa Baker, kurde syrien de 64 ans, qui vient de fuir la ville de Kobané en proie aux combats contre le Daesh. Il raconte l'évolution de cette cité aujourd'hui martyrisée et revient sur la présence française dans cette ville et cette région.

Retrouvez Mélissa Chemam sur France Culture, sur RFI, sur Toute la Culture.