22/12/2014

3D: About painting and art's worth



To be honest I don’t really keep my paintings, I either give them away or paint over them. When I go into a gallery and look at the works of serious artists I do feel awestruck. I’ve always felt like more of a chancer. But I’m digging seeing all the work in one place.’

Robert Del Naja, aka 3D, Thursday 23 May 2013, in Metro


Fire Sale, Lazarides Gallery, 11 Rathbone Place, tomorrow until Jun 20.www.lazinc.com

Massive Attack v Adam Curtis, The Manchester International Festival, Jul 4 to 13. www.mif.co.uk 

For his Fire Sale at Lazarides Gallery, Del Naja has reworked imagery drawn from more than two decades of Massive Attack history – characterised by distinct symbols such as the instantly recognisable flames from the Blue Lines album cover (which he also has tattooed on his arm, below), as well as ghostly painted figures. Yet Del Naja has never been one to particularly value his output.




How to Sneak a Bomb into a Gallery 2008





In Baghdad 2013





Patriot 2013



21/12/2014

Solstice d'hiver : "L'Adieu" à l'automne d'Apollinaire, mon chantre du moment



L’ADIEU

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends



Paris : Éditions de la Nouvelle Revue française, troisième édition, 1920 (p. 70).


Montmartre. Automne vers hiver :

BOZAR présente AFROPEAN+

Le musée des beaux-arts de Bruxelles, très à la page de l'art africain :

AFROPEAN+

CONCERTS, TALENT SHOW, CINEMA, READINGS, DEBATES, CREATIVE MARKET, AFRICAN FOOD, KIDS ANIMATIONS, EXHIBITIONS


S’inscrivant dans la lignée du projet Congolisation de l’artiste Pitcho Womba Konga, Afropean+ met en lumière la plus-value de la diaspora africaine dans le paysage culturel européen. Prenant place dans le cadre du lancement belge de l’Année européenne pour le développement, ce projet affirme l’interdépendance entre Nord et Sud, et appelle à la liberté, la diversité, la création et la solidarité comme moteurs de notre avenir. Sensible à ces thématiques, BOZAR accueille la première édition d’un événement pluridisciplinaire exceptionnel. L’espace d’une journée, Afropean+ propose des concerts d’artistes renommés, une scène réservée aux jeunes talents, mais aussi des films, débats, lectures théâtrales, marché créatif, animations pour enfants, expositions, et d’autres activités toutes tournées vers les richesses de l’interculturalité !

Des modifications peuvent intervenir dans la programmation. Consultez régulièrement notre site internet.
Dates
Samedi 17.01.2015 - 10:00 > 02:00
Lieu
Palais des Beaux-Arts / Voir programme
Accès
Rue Ravenstein
EXPOSITION

VENDREDI 19.12.2014 > DIMANCHE 22.02.2015

PALAIS DES BEAUX-ARTS

KADER ATTIA

Continuum of Repair: the Light of Jacob's Ladder

Kader Attia
<i>Continuum of Repair: The Light of Jacob's Ladder</i> (2013)
Installation View, Whitechapel Gallery
26 November 2013 - November 2014
Photo credit: Stephen White
Kader Attia Continuum of Repair: The Light of Jacob's Ladder (2013) Installation View, Whitechapel Gallery 26 November 2013 - November 2014 Photo credit: Stephen White
Vous découvrirez, au milieu d’une bibliothèque, un cabinet de curiosités. Avec cette installation onirique, l’artiste franco-algérien Kader Attia (°1970) part à la recherche du sens de l’anthropologie, de la politique et de la science. Pour ce faire, il s’est inspiré de l’histoire de l’échelle de Jacob : une échelle tout droit sortie du rêve du patriarche Jacob, qui relie la terre au ciel. L’installation est l’une des œuvres maîtresses de la recherche de Kader Attia sur le concept de « réparation». L’artiste associe la trajectoire de la connaissance religieuse et scientifique au concept de la "réparation", qui est pour lui le principe sous-jacent du développement et de l’évolution.
EXPOSITION

VENDREDI 19.12.2014 > DIMANCHE 22.02.2015

PALAIS DES BEAUX-ARTS / WHITE BOX

TIMBUKTU RENAISSANCE

Des manuscrits d’une inestimable valeur culturelle, venus de Tombouctou (Mali) sont présentés à BOZAR. Datant de plusieurs siècles, ils couvrent de nombreuses sources de savoir. L’exposition regroupe en effet des textes touchant tant aux sciences qu’à la politique ou au droit et est porteuse d’une étonnante modernité. « Les tragédies sont dues aux divergences et au manque de tolérance. Gloire à Celui qui crée la grandeur à partir de la différence et fait régner la paix et la réconciliation », nous enseignent-ils notamment. Ces témoignages historiques de Timbuktu seront accompagnés de sons et d’images de la Tombouctou d'aujourd'hui, pour souligner davantage encore la pérennité de son patrimoine.
Man reading a manuscript on the roof of Djingareyber mosque. Courtesy of D Intl  Savama DCI  Gamma
Man reading a manuscript on the roof of Djingareyber mosque. Courtesy of D Intl Savama DCI Gamma

CONCERT

SAMEDI 17.01.2015 22:00
SAMEDI 17.01.2015 23:59

CONGOLISATION : NZIMBU - PEGGUY TABU

Afropean+


22:00 Nzimbu 
Ray Lema voix - Fredy Massamba voix - Ballou Canta voix - Rodrigo Viana guitare
Dans la langue kikongo de l’ancien Royaume Kongo, "Nzimbu" veut dire le chant, la fortune, du temps où les petits coquillages, les cauris, servaient de monnaie d’échange. Nzimbu est ici un pont musical lancé entre les deux rives du turbulent fleuve qui sépare les deux Congos de Ray Lema [République Démocratique du Congo- Kinshasa], et Ballou Canta et Fredy Massamba [Congo- Brazaville]. Trois générations, trois timbres de voix qui, puisant leur source dans l’Afrique profonde mais également dans l’Afrique d’aujourd’hui, bien ancrée dans la réalité urbaine des grandes. Nzimbu fait le pari d’une esthétique acoustique, entre le piano de Ray Lema et la guitare de Rodrigo Viana, venu tout droit du Brésil, l’enfant perdu de l’Afrique.

00:00 Pegguy Tabu chante Rochereau
Chanteur, Auteur, Compositeur, Producteur, fils du célèbre chanteur congolais TabuLey Rochereau. Issu d’une famille d’artistes, il baigne dès son plus jeune âge dans un univers artistique et musical. Tout en restant attaché à ses racines africaines, c’est dans la musique urbaine que Pegguy commence son ascension. Il apparaît en tant que choriste pour plusieurs grands noms de la scène française et belge. Il collabore avec des artistes prestigieux tels que Diam’s, Vitaa, Sefyu, La Fouine, Booba, Youssoupha, Big Ali, ou encore Papa Wemba en Afrique, etc. Certaines de ces collaborations lui auront permis de décrocher de nombreuses récompenses dont plusieurs disques d’or et un disque de diamant. En 2012, Pegguy et son frère Abel décident de créer le label TabuWorld Music Group et sortir leurs propres projets musicaux. Il entre dans l'Afrisa International, l'orchestre mythique de son père, pour honorer les chansons de l’icône qu’est Tabu Ley Rochereau pour la musique africaine. Pegguy devient très rapidement et naturellement le leader vocal de cet orchestre et se fera renommer Pegguy Tabu Ley.
Nzimbu © Olivier Hoffschir
Nzimbu © Olivier Hoffschir
:: suite du PROGRAMME ::
En ce moment
BIENTÔT


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20/12/2014

Soudan du Sud : l'ONU identifie des crimes de l'armée rebelles à Bentiu


La mission de l'ONU au Soudan du Sud, l'UNMISS / MINUSS a publié un rapport pour relater les violences commises par les rebelles sud-soudanais lors d'une offensive le 29 octobre dernier contre la localité de Bentiu dans le nord du pays. Ces rebelles menés par l'ex-vice-président Riek Machar affrontent l'armée régulière fidèle au président Salva Kiir depuis un an. Dans cette ville, ils ont tué et commis des atrocités, selon ce rapport : les troupes de l'ancien vice-président Riek Machar ont notamment "tué au moins 11 civils" et "enlevé et violé des habitantes" de Bentiu, capitale de l'Etat d'Unité.


Ce rapport est le résultat d'une nouvelle attribution de cette mission de maintien de la paix de l'ONU, selon son porte-parole Joe Contreras, qui espère qu'il contribuera à retrouver les coupables parmi les soldats rebelles, à faire juger les coupables et à lutter contre l'impunité dans ce contexte de guerre :

"Huit de ces civils étaient des hommes, trois des femmes, elles ont été tuées près de leur maison non loin d'une église catholique dans les environs de Bentiu.  De plus, nos enquêteurs ont prouvé que 14 femmes ont été enlevées et certaines - peut-être même toutes - ont été violées.

Cette enquête a duré environ un mois dans ce cas, mais ces crimes ne sont pas les premiers ; toutes nos enquêtes et celles d'organisation de défense des droits de l'homme montrent que des atrocités ont été commises contre les civils par les troupes rebelles comme celles du gouvernement.

Des crimes commis par l'opposition à Bentiu en avril dernier lorsqu'ils ont pris la capile de l'Etat de l'Unité, et avant cela, lorsqu'elle a été prise par les forces gouvernementales, en janvier, des atrocités ont également été commis contre les civils.

Le but de ce rapport est de contribuer à ce que les dirigeants de ces armées retrouvent les responsables de ces crimes ; et si cela peut contribuer au processus de paix en cours à Addis Abeba en Ethiopie et bien tant mieux".

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Joe Contreras, porte-parole de la MINUSS à Juba
joint par Mélissa Chemam

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Le communiqué de presse : 

United Nations Mission in South Sudan (UNMISS)
Media & Spokesperson Unit
Communications & Public Information Office

PRESS RELEASE

19 December 2014

UNMISS condemns the continued targeting of civilians in Bentiu 

The Human Rights Division of the UN Mission in South Sudan has issued a report concerning allegations
that opposition forces killed at least 11 civilians and committed other serious human rights abuses during an
attack in the Unity State capital of Bentiu last October. UNMISS human rights officers also received
testimony from multiple sources alleging that opposition forces abducted and raped female
residents of Bentiu after government troops withdrew from some parts of the city during the
afternoon of 29 October 2014.

The Mission’s Human Rights Division compiled a list of 14 names of women who were allegedly
kidnapped by opposition forces during their five-hour occupation of Bentiu. According to several
witnesses, two women and a six-month-old baby were killed in their homes by opposition forces
near a Catholic church in the Dere neighborhood of Bentiu.
“Reports of such gross human rights abuses are all too common in the current conflict and involve
all sides,” stated the report. According to its preliminary findings, “(opposition) forces committed
gross human rights abuses and serious violations of international humanitarian law which may
amount to war crimes.”

UNMISS human rights officers conducted 21 interviews with victims, witnesses and other sources
in the aftermath of the 29 October attack by opposition forces against Bentiu and the adjacent town
of Rubkona. The fighting followed persistent rumors of an imminent assault by opposition forces
against the Unity State capital, which had changed hands on four previous occasions between the
outbreak of the crisis in December 2013 and May of this year.

UNMISS human rights officers visited the opposition-controlled town of Nhialdiu on 24 November
to investigate these and other allegations. Local authorities affiliated with the armed opposition
denied accusations that opposition forces targeted or kidnapped any civilians and suggested that the
deceased civilians may have been caught in crossfire. They also said the women who were seen
leaving Bentiu had accompanied opposition forces of their own free will because their husbands
had joined the armed opposition.

“This report is a timely reminder of the fighting that has continued in Unity, Upper Nile and Jonglei
states in spite of the Cessation of Hostilities Agreement that both warring parties signed nearly a
year ago,” said Ellen Margrethe Loej, the Special Representative of the UN Secretary-General in South Sudan. “I strongly condemn the targeting of unarmed civilians in the ongoing fighting and
call on both parties to exercise restraint and respect the rights of non-combatants.”

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RD Congo - Béni : la société civile progresse pour lutter contre le cycle de violence


Au terme de quatre jours de dialogue social sur le « leadership cohésif en ville et en Territoire de Beni », organisé par la société civile du Nord-Kivu, l'ensemble des participants se sont dits largement satisfaits des progrès accomplis.
En plus d'identifier les fondements du cycle de violence, à savoir la responsabilité des rebelles ADF-Nalu, mais aussi de jeunes enrôlés par les rebelles et des éléments des forces armés régulières, les différents groupes se sont engagés à agir pour rétablir l'ordre et ont émis des recommandations pour mettre fin à l'impunité et au cycle de violence :

SOCIETE CIVILE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
COORDINATION PROVINCIALE DU NORD-KIVU

                                                                                                         

Beni, le 20 décembre 2014

DECLARATION FINALE DU DIALOGUE SOCIAL DE BENI – DECEMBRE 2014

Au terme de quatre jours de dialogue social sur le « leadership cohésif en ville et en Territoire de Beni »,  organisé par la société civile du Nord-Kivu et facilité par l’Initiative pour un Leadership Cohésif, nous, fils et filles de la Province, grands notables de Beni-Lubero, leaders d’opinions et/ou représentants d’institutions de l'Etat, mus par l’ambition commune de contribuer à la cessation immédiate des séries de massacres qui endeuillent et prennent en étau la population civile de cette contrée, rendons publique la présente déclaration finale :

I.            De façon unanime, constatons les points suivants :
1.       L’ennemi a manifestement un caractère hybride : il s’agit sans conteste des résidus d’ADF-NALU présents dans la province depuis plus de deux  décennies, mais également, de enfants égarés des communautés locales, qu’ils ont réussi à rassembler autour d’eux. Les relations que cet ennemi a su tisser localement sont à la fois d’ordre milicien et socio-économique, à travers un réseau de renseignements et de transactions transfrontalières mafieuses ;
2.       L’ennemi a souvent réussi à gagner à sa cause criminelle – incluant des pratiques jihadistes - certains acteurs politiques, opérateurs économiques mafieux et autorités coutumières, en vue d’asseoir son emprise sur les lieux, les esprits et les activités socio-économiques de la région, tout cela avec une certaine complicité des pays voisins ;
3.       La succession et la juxtaposition d’antagonismes régionaux et de multiples rébellions armées (ou d’occupations d’armées étrangères) au cours des deux dernières décennies (PLC, APR, UPDF, AFDL, RCD-G, RCD-N, RCD-K-ML, RCD-P, MLC, FLC, CNDP, M23, et diverses factions Mai Mai) ont quant à elles favorisé l’émergence et la consolidation de certains groupes armés étrangers dont l’ADF-NALU et de leurs alliés circonstanciels au fil des perceptions d’intérêts communs ;
4.       Les fréquents conflits d’intérêts surgis entre membres du leadership politique local, nourris et entretenus par l’absence de cadres de dialogue perçus comme impartiaux et crédibles par toutes les parties, ont favorisé les accusations et suspicions mutuelles entre leaders, au grand bonheur de l’ennemi ;
5.       Fragilisé par l’armée régulière à la suite des opérations Sukola I, l’ennemi a opté pour un passage d’une stratégie d’offensive classique à la guérilla puis au terrorisme, afin de semer plus de confusion et de tirer parti de la grande dispersion des populations rurales pour frapper à loisir les villageois sans défense. Du côté de l’armée nationale et de la MONUSCO, l’adaptation à ce nouveau mode opératoire s’est avérée malaisée, ce qui a été mis à profit par l’ennemi pour imprimer la terreur et la division au sein d’une population dont la communion d’efforts avec les FARDC avait fortement affaibli l’un des groupes armés les plus résilients de la planète. Ce contexte a, en outre, altéré la confiance entre population, FARDC et MONUSCO. Là encore, c’est l’ennemi qui a en tiré les bénéfices.

II.            Dans ce contexte, et au vu des éléments susmentionnés, nous nous engageons à :
  1. Être vigilant face à la menace commune, en vue de démasquer les stratagèmes de l’ennemi ;
  2. Eviter d’être nous-mêmes source de conflits, et se désolidariser formellement de toute forme d’appui tacite ou actif au jeu de l’ennemi - tant dans ses prolongements miliciens que socio-économiques ;
3.       Impliquer les grands notables (acteurs politiques, chefs coutumiers, société civile, leaders religieux, de la jeunesse et des femmes) présents à ces assises – ainsi que ceux qui adhèrent à l’esprit de cette déclaration finale – à s’investir personnellement et collectivement dans une dynamique cohésive en faveur d’une sortie de l’étau de terreur, de méfiance et de confusion extrêmes dans laquelle la contrée est plongée depuis au moins vingt ans. Cette dynamique inclura également tous les efforts de sensibilisation nécessaires, en vue de sortir leurs fils perdus de la gangue mafieuse et déstabilisatrice de la paix et de la sécurité à Beni ;
4.       Encourager les faiseurs d’opinions et grands notables à une communication responsable pour éviter l’intoxication, la désinformation et la propagation des rumeurs. Dans le même  sens, redynamiser et dépolitiser le pouvoir coutumier ;
5.       Mettre sur pied un comité de suivi des engagements, recommandations et résolutions prises à ces assises, et vulgariser le produit de ce dialogue social auprès de la population, des organes délibérants, des exécutifs provincial et national, ainsi qu’auprès de la communauté internationale, des élus et des instances représentatives, et plus largement, de l’ensemble de la population (composition : 4 membres de la société civile, 2 Députés, 1 Sénateur,                 2 membres de l’Exécutif, 2 chefs coutumiers, 3 représentant des confessions religieuses,         2 experts du STAREC, 1 représentant de l’ICCN) ;
6.       Mettre à contribution ce cadre en le chargeant d’organiser une rencontre entre les leaders de partis politiques de Beni-Lubero.

III.            Nous recommandons
  1. Au Gouvernement congolais de :
a)      Renforcer les systèmes de surveillance au sein des FARDC en vue de démasquer les infiltrés et les traîtres menaçant l’ordre public en ville et en Territoire de Beni ;
b)      Suspendre formellement, et momentanément pendant les opérations, les migrations massives vers les zones opérationnelles et renforcer les contrôles aux frontières ;
c)      Réévaluer le processus DDR et dégager les lacunes et conséquences catastrophiques qui en ont résulté ;
d)      Mettre en place un programme d’encadrement de la jeunesse pour l’épargner de toute éventuelle sollicitation et/ou manipulation par les forces négatives ;
e)      Apporter une assistance rapide aux déplacés et sinistrés des divers massacres commis dans la ville et dans le Territoire de Beni ;
f)       Mettre en place un système d’alerte rapide adapté au mode opérationnel de l’ennemi ;
g)      Respecter la procédure pénale en matière d’arrestation de personnes suspectées de collaboration avec l’ennemi ;
h)      Accélérer l’instruction des dossiers des personnes suspectées de collaboration avec l’ennemi et déjà arrêtées en les déférant devant leurs juges naturels ; 
i)        Réexaminer la mesure de fermeture des radios locales à Beni et le cas échéant, la lever ;
j)        Poursuivre de manière permanente le travail d’identification de l’ennemi en associant la notabilité et la population locale ;
  1. A la communauté internationale : de mener une enquête internationale sur les massacres commis récemment dans la ville et dans le Territoire de Beni ;
  2. A tous les partenaires du Cadre de dialogue social (Gouvernement central et provincial, communauté internationale) : d’accompagner le Comité de suivi mis en place au terme de ces assises dans la mise en œuvre des engagements et recommandations pris.

Ainsi fait à Beni, le 20 décembre 2014
 Les participants au Dialogue social (liste en annexe)






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Michel Noureddine KASSA
Initiative pour un Leadership Cohésif - ILC
Initiative for a Cohesive Leadership - ILC
Kinshasa - RDCongo

Organisation indépendante enregistrée en France (Association Loi 1901) et en République Démocratique du Congo
Independent organisation registered in France and in the DRCongo

Le Mozambique dépénalise l’avortement

Pour Rfi :

MOZAMBIQUE DROITS DES FEMMES SANTÉ ET MÉDECINE ARMANDO GUEBUZA AFRIQUE DU SUD CAP-VERTTUNISIE 

Le Mozambique, quatrième pays d’Afrique à dépénaliser l’avortement


mediaA quelques semaines de la fin de son mandat, le président mozambicain Armando Gueubuza a promulgué une loi de révision du code pénal qui lève certaines interdictions concernant l'avortement.Reuters / Grant Lee Neuenburg
Le président Armando Gueubuza a promulgué jeudi soir une loi de révision du Code pénal qui lève certaines interdictions concernant l'avortement, considéré jusqu'alors comme un crime. Cette dépénalisation de l'avortement sous certaines conditions est une étape essentielle vers la possibilité pour les femmes mozambicaines de mettre fin volontairement à des grossesses non désirées. Le Mozambique devient ainsi le quatrième pays d'Afrique à dépénaliser l'avortement avec l'Afrique du Sud, la Tunisie et le Cap-Vert. Tour d’horizon.









La plupart des pays africains ont hérité des lois coloniales très restrictives en matière d'interdiction de l'avortement. Ainsi, chaque année, 4 à 5 millions de femmes africaines avortent clandestinement, souvent dans des conditions sanitaires déplorables et dangereuses.
Le taux d'avortement moyen pour l'Afrique chez les femmes de 15-44 ans, est estimé à 29 pour 1 000, 22 pour 1 000 en Afrique du Nord, 39 pour 1 000 en Afrique de l'Est, selon l'Union suisse pour décriminaliser l'avortement (USPDA) qui lutte pour le droit à une maternité librement choisie. Les décès suite aux complications sont estimés à 30 000 par an. En Ethiopie, par exemple l'avortement illégal est la première cause des hospitalisations chez les femmes et l'OMS estime que le 70 % des femmes hospitalisées pour cette raison décèdent.
Au Nigeria, le nombre d'avortements est estimé à plus de 600 000 par an malgré une loi extrêmement restrictive. Le taux d'avortement est de 25 pour 1 000 femmes de 15 à 44 ans, et 60 % de ces interventions sont faites par des non-professionnels ou par la femme elle-même.
Des législations plus permissives existent au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Malawi ou encore Mali, si cela permet de sauver la vie de la femme. Au Burkina Faso, par exemple, la loi autorise l’avortement à certaines conditions, en cas de viol, d’inceste, de malformation fœtale, ou si la femme est dans des conditions de santé qui ne lui permettent pas de mener à terme sa grossesse, mais cette législation est peu connue et la tendance reste à recourir à une procédure clandestine, l'avortement demeurant tabou.
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Désormais au Mozambique donc, les femmes auront le droit d'avorter dans les douze premières semaines de grossesse, seize en cas de viol ou d’inceste, avec le consentement écrit de la mère et de deux médecins. D'après le nouveau Code pénal, les interruptions volontaires de grossesses devront être assurées par des médecins habilités, dans des établissements de santés officiellement reconnus. Une victoire pour Ligia Anjos de l'ONG Forum Femmes.
Ce que l'on souhaite, c'est que les femmes soient informées de ce droit. Maintenant il revient à l'Etat de fournir les services et les conditions logistiques nécessaires.
Ligia Anjos20/12/2014 - par Miguel MartinsÉcouter

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Le « G5 du Sahel » veut désormais une force d'intervention internationale en Libye


par Mélissa Chemam


LIBYE - UNION AFRICAINE - ONU

Le «G5 du Sahel» appelle l’ONU à intervenir en Libye


mediaLes cinq chefs d'Etat réunis à Nouakchott pour parler de la situation sécuritaire en Libye, le 19 décembre.AFP PHOTO/AHMED OULD MOHAMED OULD ELHADJ
Des représentants du Tchad, Mali, Niger, Burkina Faso et de la Mauritanie étaient réunis vendredi 19 décembre à Nouakchott pour un sommet consacré aux questions de sécurité. Dans la soirée, la présidence mauritanienne a fait savoir que les cinq pays lancent un appel au Conseil de sécurité de l'ONU pour la mise en place d'une force internationale afin de « neutraliser les groupes armés ».










C'est le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a lancé l'appel, en tant que président en exercice de l'Union africaine, lors d'une conférence de presse en fin de journée. Il a annoncé que ce G5 du Sahel a officiellement demandé au Conseil de sécurité de l'ONU et à l'Union africaine d'envisager une intervention internationale pour rétablir l'ordre en Libye, sans préciser la date ni la forme de cette demande.
Il a précisé que les dirigeants des cinq pays avaient discuté de ce sujet auparavant avec les responsables libyens, qui ont exprimé leur accord avec cette demande. Il a notamment cité les membres du Parlement libyen qui ont selon lui « besoin de cette force pour rétablir la stabilité dans le pays » et pour « mettre en œuvre leur programme de développement ».
Cette décision et ce sommet interviennent après deux autres forums, l'un à Dakar, l'autre à Nouakchott, consacré à la question de sécurité au Sahel. Les dirigeants africains présents ont à plusieurs reprises souligné le besoin d'agir contre la menace jihadiste dans la région et en particulier en Libye.
Le président tchadien Idriss Deby a lui-même reconnu cette semaine à Dakar qu'« aucune armée africaine ne peut aller détruire en Libye le terrorisme » et que pour résoudre les problèmes sécuritaires au Sahel, il faudra « s'occuper de la Libye ». 
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Selon le ministre des Affaires étrangères malien, Abdoulaye Diop, qui participait au sommet, les pays de la région comme la communauté internationale portent la responsabilité de la situation en Libye et il est nécessaire de mettre fin aux menaces jihadistes qui se propagent du sud libyen.
Le Sahel ne saurait être stabilisé si une solution définitive n'est pas apportée à la question de la Libye.
Abdoulaye Diop20/12/2014 - par Mélissa ChemamÉcouter
Reste à connaître les éventuelles modalités de mise en place de cette intervention et en premier lieu la réponse des Nations unies.