16/11/2015

When words are missing




It seems way too late to call for peace, to try to understand a complex, rotten world, to explain more, to write more, to resist chaos, to avoid hatred, but I don't know how to do anything else...








"Redemption Song"

Old pirates, yes, they rob I;
Sold I to the merchant ships,
Minutes after they took I
From the bottomless pit.
But my hand was made strong
By the 'and of the Almighty.
We forward in this generation
Triumphantly.

Won't you help to sing
These songs of freedom?
'Cause all I ever have:
Redemption songs;
Redemption songs.

Emancipate yourselves from mental slavery;
None but ourselves can free our minds.
Have no fear for atomic energy,
'Cause none of them can stop the time.
How long shall they kill our prophets,
While we stand aside and look? Ooh!
Some say it's just a part of it:
We've got to fulfill the book.

Won't you help to sing
These songs of freedom?
'Cause all I ever have:
Redemption songs;
Redemption songs;
Redemption songs.

[Guitar break]

Emancipate yourselves from mental slavery;
None but ourselves can free our mind.
Wo! Have no fear for atomic energy,
'Cause none of them-a can-a stop-a the time.
How long shall they kill our prophets,
While we stand aside and look?
Yes, some say it's just a part of it:
We've got to fulfill the book.

Won't you help to sing
These songs of freedom?
'Cause all I ever had:
Redemption songs
All I ever had:
Redemption songs:
These songs of freedom,
Songs of freedom.

--

Freedom...
Redemption...
...Fulfill the Book.


15/11/2015

Ricochet...




Se peut-il que ce soit une coïncidence? 

Que ce vendredi à 22h explosait devant moi la bombe fictive détruisant un café d'arabes dans une ville française fictive, sur une scène de théâtre... pendant qu'à l'autre bout de Paris, six attaques simultanées dévoraient notre cité pour de vrai ?

Et quelques heures plus tard, nous sommes en Etat d'urgence.

Boomerang. 

Ricochet... 



http://www.franceculture.fr/2015-11-14-comment-l-etat-d-urgence-est-ne-en-1955


Comment l'état d'urgence est né en 1955 

14.11.2015

En réponse aux attaques terroristes à Paris, François Hollande a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Cette mesure intermédiaire entre l'état de siège et une situation normale avait été mise en place en 1955, pour faire face à la situation en Algérie, et n'a été utilisée qu'en de très rares occasions.




L'état d'urgence a été décrété en Algérie après le putsch des généraux en 1961 PHOTO: DALMAS/SIPA ©
C'est une mesure exceptionnelle qu'a mise en place François Hollande ce samedi 14 novembre, en réponse aux attentats perpétrés à Paris. Votée par décret pour une durée de 12 jours maximum (au delà desquels il doit être prorogé par la loi), la déclaration de l’état d’urgence institue des règles censées permettre de contrôler au mieux une situation d'urgence. Parmi ces mesures, certaines tiennent de la sécurité et du contrôle des individus : couvre-feu, interdiction de circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux spécifiques, institution des zones de protection ou de sécurité ; quand d'autres ont à voir avec la justice : perquisitions à domicile sans contrôle d'un juge, crimes saisis par des juridictions militaires via un décret d'accompagnements. Le décret peut également décider du contrôle de la presse, des publications, et des émissions de radio.

Une loi post-coloniale pour éviter l'état de siège


En 1955, la création de ce régime d'exception fait suite à l'insurrection menée par le Front de Libération National (FLN) algérien. Face à la série d'attentats, perpétrés dès novembre 1954 (la Toussaint sanglante), la loi relative à l'état d'urgence est votée le 3 avril 1955. Elle répond alors à ce qui est présenté comme une "insuffisance des moyens de droit". Les autorités françaises sont démunies face à la situation : Pierre Mendès France, président du Conseil des ministres, puis Edgar Faure, son successeur, souhaitent éviter la proclamation de l'état de siège, qui aurait transféré la totalité des pouvoirs à l'armée. Or une réponse militaire ne suffirait pas et serait même contre-productive : non seulement démanteler les réseaux du FLN tient plus du travail policier (perquisitions, recherche de renseignements, etc.) mais confisquer l'autorité administrative civile va à l'encontre de la volonté de réduction des inégalités en Algérie (bénéfiques aux indépendantistes) et, enfin, convoquer l'état de siège aurait conféré aux indépendantistes une certaine légitimité, en les qualifiant de facto de faction de niveau militaire.
"L’état d’urgence, avec son cortège de mesures permettant de contrôler l’espace, les idées, les individus, est alors créé pour répondre à la spécificité de cette situation, raconte Sylvie Thénaud dans L’état d’urgence (1955-2005). De l’Algérie coloniale à la France contemporaine : destin d’une loiIl se présente comme affranchi du respect des libertés individuelles et collectives, perçues comme autant de contraintes sources d’inefficacité face à l’ennemi. Il dote les autorités de larges pouvoirs tout en leur évitant de recourir à l’état de siège, seule alternative existant au droit commun du temps de paix."
Le régime d'état d'urgence est donc créé pour palier au manque de possibilités fournis par l'arsenal législatif.  Cette loi sera utilisée à de nombreuses reprises lors de la Guerre d'indépendance d'Algérie : elle est appliquée pendant 12 mois dès 1955, puis pendant trois mois après le coup d'Etat du 13 mai 1958 à Alger, et ce régime est instauré par le Général de Gaule à plusieurs reprises entre 1961 et 1963.
Elle sera à nouveau utilisée dans un contexte de décolonisation, lors de l'insurrection pour l'indépendance de la Nouvelle Calédonie en 1984.

Des banlieues au terrorisme 


Plus récemment, en novembre 2005, pour mettre fin aux émeutes dans les banlieues françaises, le président de la République française Jacques Chirac décrète en conseil des ministres l'état d'urgence. Le décret rend applicable la loi dans vingt-cinq départements, parmi lesquels la totalité de l'Île-de-France.
La mise en place de ce régime crée une vive polémique : les moyens mis en oeuvre paraissent disproportionnés pour faire face à une situation qui n'a rien de comparable avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. L'application de cette loi post-coloniale interroge, via une certaine grille de lecture, sur le sort réservé aux immigrés et à leurs familles, équivalent à celui subit par les Algériens en 1955. Mais le régime d'état d'urgence n'a plus uniquement vocation à répondre à des situations issues de la décolonisation, d'autant que la loi a été modifiée à de nombreuses reprises.
"L’exposé des motifs recourt à une notion fondamentale, datant de cette période : celle de « hors la loi ». Or ce dernier n’est pas seulement celui qui a enfreint la légalité, comme le sens commun l’entend généralement, explique Sylvie Thénaud. Il est, à l’origine, celui qui, contestant l’ordre de la République, se serait placé de lui-même en dehors de sa Loi. L’idée est que, s’il ne reconnaît pas ce régime, il ne peut plus prétendre aux garanties et protections qu’offre le droit commun. Hors de la Loi commune, il peut légitimement être soumis à une législation d’exception." 


14/11/2015

More on Paris attacks - in English



My contribution to Canadian radio  programme  'Day 6' 

special coverage


http://www.cbc.ca/radio/day6/day-6-special-coverage-paris-attacks-1.3319149/day-6-special-coverage-paris-attacks-1.3319152


Day 6 special coverage: Paris attacks

Saturday November 14, 2015



France is in shock and today begins three days of official mourning. The city and the country are still under a state of emergency. There's a strong military presence in the capital. And all of this comes as Parisians mourn their fellow citizens who were killed in the act of simply living their lives.
Today ISIS released a statement taking responsibility for the attacks. It is the first time the Islamic State has taken actions of this scale in a European capital. This morning in Paris, President Francois Hollande called the attacks an act of war and  laid the blame on the Islamic State.
Today on Day 6, we're taking a closer look at last night's chaos and violence — and the consequences of the attacks for the West and the campaign in Syria and Iraq.
Melissa Chemam is a freelance journalist based in Paris. She gave us an overview of the situation Paris awoke to after a night of atrocity.
Sebastien Massaferro, is a journalist based in Paris. He was inside the Bataclan concert hall when it was attacked, but managed to escape.
Max Abrahms is a professor of political science at Northeastern University and a member at the Council on Foreign Relations. He spoke to Brent about the Islamic State's claimed responsibility for the attacks in Paris, and what they reveal about the militant group's evolving strategy.
Jez Littlewood is the Director of Canadian Centre of Intelligence and Security Studies at Carleton University. He discussed the significance of the so-called "soft targets" chosen for last night's attacks.
James Shields is the author of "The Extreme Right in France" and a professor of French politics at Aston University. He spoke to Brent about how last night's attacks could impact the political situation in France at a time when anti-immigration sentiments are running high in the country.

 Listen 54:00

Clockwise from top left: People hug on the street following the fatal attacks (Christian Hartmann/Reuters); Woman is evacuated after shooting outside the Bataclan theater (Thibault Camus/Associated Press); Children hold vigil for victims of Paris attacks (Jayanta Dey/Reuters); Police vehicles block the street in front of the Bataclan concert hall (Charles Platiau/Reuters); Wounded people are evacuated outside the Bataclan theatre in Paris (Yoan Valat/EPA); French fire brigade members aid an injured individual near the Bataclan concert hall (Christian Hartmann/Reuters).
Clockwise from top left: People hug on the street following the fatal attacks (Christian Hartmann/Reuters); Woman is evacuated after shooting outside the Bataclan theater (Thibault Camus/Associated Press); Children hold vigil for victims of Paris attacks (Jayanta Dey/Reuters); Police vehicles block the street in front of the Bataclan concert hall (Charles Platiau/Reuters); Wounded people are evacuated outside the Bataclan theatre in Paris (Yoan Valat/EPA); French fire brigade members aid an injured individual near the Bataclan concert hall (Christian Hartmann/Reuters). (Reuters/AP/EPA)
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Today on Day 6, a special episode on the . A man who escaped the , analysis by , & more


From Baghdad to Beyrouth to Paris...



Still in Paris, thinking about all my dear places, Italy, Bristol, London, Nairobi... 

Thinking of all the places torn in war daily for months, years, decades: Beirut, Baghdad, Syria.

What have we done to the world?

We're in shock in Paris, but the state of the world is much more worrying than one city's security.

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Yesterday evening, from 7pm, I was in a theatre in the south of Paris, to see and listen to a wonderful text, to a play by Bernard Marie Koltes about the consequences of the Algerian war, a proper French civil war, on a French family.


Here is an extract from the text:





It was a mild autumnal evening. People are usually out at concerts, shows, plays and much more cultural activities in Paris on a Friday night, or simply gathered in between friends for a drink.

It is already difficult in France to discuss traumatic events, which occurred 60, 70 years ago, so today's debates are sometimes very shallow and full of emotions, anger and fear, on most media.

It seems more important than even to think, remain calm and recognise our own mistakes: in Syria, in Libya, in Iraq, but long before those failed responses to terrible conflicts, to our actions throughout the past century in Europe, the Western world and far beyond.

It is a time to remain silent, call fr peace and think about complex issues...

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I'm very thankful to my friends and acquaintances from around the world sending thoughts and comforting messages. We're numerous in this together.

My best thoughts for people in Beirut, in Iraq, in Syria, in Centrafrique, in Northern Nigeria... in every place torn apart.




Quelques détails...




Retrouvez ici le déroulé des évènements.

  • 21:20 : Trois explosions retentissent près de Stade de France, en plein match amical de football France-Allemagne. Dans les tribunes, près de 80 000 personnes, dont François Hollande. À l'origine de ce triple attentat, au moins un kamikaze, tué dans l'explosion de sa bombe.
  • Le président de la République est rapidement évacué. Pour ne pas créer un mouvement de panique, les spectateurs ne sont pas informés et la rencontre se poursuit comme si de rien n'était.
  • À peu près au même moment, en plein concert de rock, plusieurs hommes armés, à visages découverts, font irruption dans la salle du Bataclan et tirent sur la foule en criant notamment "Allah Akbar". Ils prennent en otage le public.
  • Dans le XIe arrondissement, rue de la Fontaine au Roi (près de la place de la République), cinq personnes sont tuées par des tirs à la terrasse d'une pizzeria, le Casa Nostra.
  • Boulevard Voltaire, de l'autre côté de la place de la République, une personne est tuée.
  • Dans le Xe arrondissement, une fusillade éclate aussi devant la terrasse du restaurant Le Petit Cambodge.Les assaillants tuent 14 personnes.
  • Rue de Charonne, toujours dans le même secteur, plusieurs témoins signalent des coups de feu pendant deux à trois minutes. Au total, 18 personnes sont tuées sur place.
  • 22:30 : François Hollande se rend place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, pour un point sur la situation. Un conseil des ministres exceptionnel est annoncé.
  • Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes proposent d'héberger les personnes bloquées à l'extérieur avec le mot-clé #PorteOuverte.
  • 23:30 : La préfecture de police annonce un premier bilan de 18 morts, mais de nombreuses sources évoquent un bilan bien plus lourd sur l'ensemble de la ville. Elle recommande aussi aux Parisiens de ne pas sortir et de rester chez eux. Le parquet anti-terroriste se saisit de l'enquête.
  • 23:50 : Premier dirigeant à réagir publiquement, Barack Obama déclare que les attaques de Paris "frappent toute l'humanité et nos valeurs universelles", avant de lancer en français la devise "liberté, égalité, fraternité".
  • Les hôpitaux de Paris déclenchent le "Plan Blanc", qui permet d'agir plus efficacement en cas de crise.
  • 00:01 : François Hollande prend la parole. Dans un discours retransmis à la radio et à la télévision, il évoque "une horreur". Il instaure officiellement l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire. Une procédure qui n'avait pas connu une telle ampleur depuis la guerre d'Algérie. Il annonce également "le rétablissement immédiat des contrôles aux frontières". Des décisions saluées quelques minutes après par Nicolas Sarkozy.
  • La chancelière allemande Angela Merkel se dit "profondément choquée" par des attaques "à l'évidence terroriste".
  • Vladimir Poutine, le président russe, exprime ses condoléances et la solidarité de son pays au peuple français. Il dénonce des attaques "inhumaines".
  • Benjamin Netanyahu assure la France de son soutien, et assure qu'Israël est "au coude à coude" avec Paris dans la lutte contre le terrorisme.
  • Le Parti socialiste, Les Républicains, le Front national annoncent quasi simultanément la suspension de leur campagne électorale pour les élections régionales.
  • 00:30 : après trois heures d'attente, la police lance l'assaut au Bataclan. Des témoins évoquent des bruits d'explosion et des tirs.
  • Le ministère de l'Éducation nationale annonce l'annulation de tous les voyages scolaires programmés ce week-end en France.
  • Plusieurs lignes de métro (3, 4, 5, 8, 9, 11) sont également fermées.
  • 01:11 : l'assaut semble terminé au Bataclan. La police annonce une centaine de morts au total, dont quatre terroristes. Le bilan provisoire à 7h est de 82 morts dans la salle de concert.
  • L'Élysée précise que "1 500 militaires supplémentaires sont mobilisés" pour sécuriser les rues de Paris.
  • Le Conseil Français du Culte Musulman condamne "avec la plus grande vigueur des attaques odieuses et abjectes".
  • François Hollande arrive au Bataclan, accompagné de Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et Christiane Taubira. Il promet de "mener le combat, il sera impitoyable".
  • Le parquet annonce un bilan d'au moins 120 morts au total sur l'ensemble des six attaques.
  • 03:00 : on apprend la mort de quatre personnes près du Stade de France, dont "sans doute trois terroristes". Au Bataclan, les quatre assaillants sont morts en actionnant des ceintures d'explosifs.
  • 07:00 : le président iranien Hassan Rohani, qui devait se rendre en France et en Italie, annonce qu'ilannule ces deux visites pour les reporter "à une date plus appropriée". Il condamne "un crime inhumain" dans un communiqué.
  • 08:10 : le Vatican réagit également, et dénonce "une violence terroriste folle". Le porte-parole appelle à une réponse décisive contre "la haine meurtrière".
  • 09:00 : le Conseil de Défense commence à l'Élysée, présidé par François Hollande. Ce dernier annonce également l'annulation de sa présence au G20 dimanche, en Turquie. Laurent Fabius et Michel Sapin le représenteront.
  • 10:50 : François Hollande annonce une réunion du Parlement en Congrès à Versailles dès lundi. Il y interviendra personnellement. Il annonce également trois jours de deuil national.


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From Paris, tonight:




Multiple sources: operation underway at the Bataclan

The news coming out of France is still, understandably, painting a fragmented and confusing picture. Here is what we know so far:
  • A state of emergency has been declared across France, after several dozen people were killed in terrorist attacks around Paris.The number of casualties cannot yet be confirmed, though at least 49 people are so far thought to have died.
  • Shootings took place in a number of locations around the capital, including at least two restaurants and the Bataclan concert hall, with further explosions – reported to be two suicide attacks and a bombing – outside the Stade de France, where the national side were playing Germany in a football match.
  • About 100 people have reportedly been taken hostage at Bataclan in the 11th arrondissement, in what is thought to be a coordinated attack. Explosions have been heard at the concert hall, along with reports of mass shootings inside.
  • French president François Hollande has ordered the closing of the country’s borders to prevent the escape of the attackers, who have so far not been apprehended.
  • Hollande said there were “unprecedented terror attacks under way in Paris” and authorities have warned residents to stay inside.
  • --
more soon.


13/11/2015

Théâtre : Retour à Koltès et à la guerre d'Algérie


Ce soir à Vitry :


LE RETOUR AU DÉSERT


Bernard-Marie Koltès / Arnaud Meunier - La Comédie de Saint-Étienne

Une comédie féroce et noire sur fond de revenants, de mémoire interdite et de bourgeoisie déliquescente.

Après quinze ans passés en Algérie, Mathilde revient dans son village de province et sème la zizanie dans la maison de son frère, Adrien, petit bourgeois régnant en maître incontesté sur les siens. 

Elle semble fuir ce qu’on appelle alors les « événements d’Algérie » et vient récupérer son dû : la moitié des biens familiaux détenus par son frère.

Sur un rythme implacable, l’écriture - portée notamment par Catherine Hiegel et Didier Bezace - se joue de tous les registres, passant de la fantaisie onirique à un comique digne des pièces de boulevard. Mais le rire se veut toujours jaune, incisif et grinçant. Il montre la lâcheté, le racisme, la bêtise et l’incapacité à dire l’amour, sans juger, en se tenant juste assez à distance pour mieux les disséquer.

Au début des années 80, les textes de Bernard-Marie Koltès apportaient une bouffée d’oxygène à l’univers théâtral. Mis en lumière par Patrice Chéreau, il est rapidement devenu un auteur contemporain essentiel. Arnaud Meunier s’empare de son théâtre comme d’un rempart face au retour des populismes et des nationalismes, face au repli sur soi.
Théâtre Jean Vilar
1 place Jean-Vilar, en face de l'Hôtel de Ville

http://www.theatrejeanvilar.com/
NAVETTE AR GRATUITE PARISDépart à 19h, Place du Châtelet, devant le café Le Sarah Bernhardt, angle de l'avenue Victoria. Réservation indispensable au 01 55 53 10 60.

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Article à venir.


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Et en janvier au Théâtre de la Ville à Paris :

 THÉÂTRE DE LA VILLE

DU 20 AU 31 JANVIER 2016 

BERNARD-MARIE KOLTÈS AUTEUR
ARNAUD MEUNIER METTEUR EN SCÈNE
LE RETOUR AU DÉSERT  création 

RELATIONS TROUBLES
Catherine Hiegel et Didier Bezace dans l’écriture acérée et narquoise de Koltès.

De retour d’Algérie, au moment où le pays devient indépendant, Mathilde arrive chez son frère, propriétaire d’une usine. Et Bernard-Marie Koltès s’en donne à cœur joie dans le portrait acéré et narquois d’une bourgeoisie qui tire le rideau sur son passé colonialiste, refoule toute forme de culpabilité, revendique la bonne conscience comme un bien familial, au même titre que l’usine, le nom, la maison. Parce qu’il est lié à l’Algérie où il a fait de nombreux séjours, Arnaud Meunier est particulièrement attaché à cette pièce qui met en lumière « nos relations troubles avec notre ancien département » tout comme « notre relation à l’autre, aux étrangers, à l’immigration ». C’est dire si le temps est venu de la faire à nouveau entendre, portée par une troupe réunie autour de Catherine Hiegel et Didier Bezace.

Colette Godard


DIMANCHE 24 JANVIER - 17H15
Théâtre de la Ville
Autour de "Le Retour au désert"
 avec Arnaud Meunier et l'équipe artistique, à l'issue de la représentation de 15H.



From Syria With Art







Syrian artist Tammam Azzam creates a ‘hybrid form’ of painting through the application of various media, arriving at interactions between surface and form that borrow and multiply as compositions evolve. Unconventional materials such as rope, clothespins, and other found objects are employed to create depth, texture, and space, achieving a striking balance between ordinary objects and the expanse of the picture plane despite a visible tension.

Following the start of the uprising in Syria, Azzam turned to digital media to create visual composites of the conflict that have resonated with viewers. These widely-distributed works are informed by his interest in the interventionist potential of digital photography and street art as powerful and direct forms of protest that are difficult to suppress. In early 2013, Azzam made worldwide headlines when his work Freedom Graffiti went viral on social media. Enlisting one of the most iconic works of art, Gustav Klimt’s The Kiss, to protest the country's suffering, he superimposed a recognisable image of love over the walls of war-torn Damascus. Recently, he has returned to painting with Storeys, a series of monumental works that communicate the magnitude of devastation experienced across his native country through expressionist compositions of destroyed structures. Exposing the current state of his homeland to the world, Azzam delves into a therapeutic exercise of reconstruction, storey by storey.

Born in Damascus in 1980, Tammam Azzam lives and works in Dubai. He received his formal training from the Faculty of Fine Arts, Damascus with a concentration in oil painting. Recently, he has participated in solo and group exhibitions at such venues as FUU - Street Art Festival, Sarajevo (2015); Dismaland by Banksy, Weston-super-Mare (2015); Fondazione Giorgio Cini, Venice (2015); Abu Dhabi Festival (2015); Framer Framed in de Tolhuistuin, Amsterdam (2015); Rush Arts, New York (2014); FotoFest Biennial, Houston (2014); Ayyam Gallery London (2013); the 30th Biennial of Graphic Arts, Slovenia (2013); Ayyam Gallery Al Quoz, Dubai (2012, 2009); Ayyam Gallery DIFC, Dubai (2011). 

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More here: http://www.ayyamgallery.com/artists/tammam-azzam/bio

11/11/2015

Théâtre : "Au nom du père, du fils et de J.M. Weston de Julien Mabiala Bissila"


Bientôt à Paris, au Tarmac, excellente salle de l'est parisien :



Théâtre | République du Congo

Du 17 novembre au 4 décembre 2015

AU NOM DU PÈRE ET DU FILS ET DE J.M. WESTON


J. Mabiala Bissila




Criss et Cross, deux frères, rescapés d’une guerre, retournent sur les lieux qu’ils avaient dû fuir, en quête de souvenirs et des traces de l’avant. Ils reviennent aussi chercher une paire de chaussures. Pas n’importe quelle chaussure à la petite semelle, non, la reine des chaussures. Celle que l’on exhibe fièrement les soirs de fête, les soirs de frime : la Weston !
A cette quête de l’objet précieux abandonné répond celle, plus absolue, de la mémoire : celle d’une famille qui a vécu l’indicible, celle d’une ville meurtrie, celle d’un pays ravagé par la folie des hommes.
Au pays de la SAPE où le paraître est roi, Julien Mabiala Bissila joue du symbole et aborde l’Histoire par le petit côté de la talonnette, par le dérisoire, comme pour mieux exorciser les douleurs, conjurer le sort, vaincre les terreurs.
Dans ce texte, le dramaturge congolais cultive le cocasse, taquine l’absurde et nous livre une pièce, tout à la fois grave et burlesque, qui contourne les clichés autant qu’elle surprend par son verbe. Du cousu congolais, avec jeux de mots mitraillés au rythme d’une écriture vertigineuse et jubilatoire.
Au nom du père et du fils et de J.M. Weston, une prière païenne et « dandy », un hymne à la vie avec la force de frappe des éclats... de rire.
Au nom du père et du fils et de J.M. Weston a été primé aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre en 2011 et sélectionné par Radio France pour deux lectures publiques, une pour France Culture et une pour RFI, à l'occasion du festival d'Avignon 2013.

LA PRESSE EN PARLE

Autour de la lecture du texte faite par les élèves de l'Académie théâtrale de l'Union.
Au nom du père, du fils et de J.M. Weston de Julien Mabiala Bissila : un pied de nez à la vie en Weston !
Au nom du père, du fils et de J.M. Weston est un autre texte de cet auteur qui a été admirablement mis en espace par Anton Kouznetsov dans le cadre des lectures de l'Imparfait du présent, au festival des Francophonies en Limousin 2012. La pièce met en scène deux frères revenus sur la terre ravagée de leur enfance, ils ne reconnaissent plus le quartier qui les a vus grandir. Ils veulent retrouver la concession de leur père où une paire de J.M. Weston a été enterrée et se chamaillent sans retrouver leur chemin dans le labyrinthe des événements atroces qui remontent à la surface de leurs souvenirs et retracent une topographie où les hommes, les maisons, comme les bus et les autos ont été broyés par la violence de guerres fratricides et absurdes.
Le choix de travailler le dialogue en choralité en pulvérisant la parole, en éclatant les voix est une grande réussite qui fait justement retentir le vide de l'anéantissement des lieux, la dissémination de corps dont la disparition ne permet pas le deuil, tandis que la tombe perdue, quête dérisoire, est celle des chaussures vides, symboles d'une splendeur évanouie, d'un rêve enfoui, d'un trésor fantasmagorique. La force du texte est dans une traduction poétique et sensible de l'espace qui passe par un vocabulaire et des jeux de mots et de glissement de sens à la fois humoristiques et plein d'une énergie du verbe qui fait penser à Rabelais, tout autant qu'au cinéma et aux images de western à la Sergio Leone. La pièce convoque un paysage dévasté qui en dépit de l'anéantissement parvient encore à laisser transparaître une germination poétique et une vitalité qui se fait pied de nez à la vie. Et un pied de nez en J.M. Weston, ça a tout de même de la classe !
Sylvie Chalaye - Africultures - 2 octobre 2012

DISTRIBUTION

Texte et mise en scène Julien Mabiala Bissila
Avec Julien Mabiala BissilaMarcel Mankita, Criss Niangouna
Scénographie Delphine Sainte-Marie
Costumes Marta Rossi  
Lumière Xavier Lazarini
Musique et son Frédéric Peugeot
Conseil à la mise en scène Jean-François Auguste 
Réalisation des costumes Sophie Manach

BIOGRAPHIE(S)

LECTURE AUDIO (AVIGNON 2013)

Lecture du texte sous la direction de l’auteur et le regard de Catherine Boskowitz dans le cadre deÇa va, ça va l’Afrique !, série de lectures réalisée par RFI pendant le Festival d’Avignon 2013.
Texte de Julien Mabiala Bissila 
Lu par Alvie Bitemo, Julien Mabiala Bissila, Marcel Mankita, Criss Niangouna
N.B. : la distribution ne sera pas identique pour la version spectacle.

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MENTION

Production Le Tarmac - La scène internationale francophone
Coproduction Fédération d’Associations de Théâtre Populaire,Pôle Arts de la scène - Friche la Belle de Mai, EPCC Tropiques Atrium - Scène nationale de Martinique, Théâtre Jean Vilar - Vitry-sur-Seine, Compagnie Bissila, Le Cercle des Amis du Tarmac
Avec l’aide à la création artistique de l’ADAMI et le soutien de la Ville de Paris et de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France

lien : http://www.letarmac.fr/la-saison/spectacles/p_s-au-nom-du-pere-et-du-fils-et-de-j-m-weston/spectacle-66/

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Le Tarmac 

Adresse 159 avenue Gambetta - 75020 Paris