15/11/2017

Just a glimpse of joy


 Now, just a personal note. Because this autumn has been so deeply blissful so far, so enlightened and full of joy, I have to express my gratitude and try to spread the light!

Did you too feel some form of change in the general energy since the end of September?

Visuals and music are required for such feelings.

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Pictures of Paris, bright again two years after the attack...





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Music is life:


David Bowie And Massive Attack - Cover of Nat King Coles's sublime 'Nature Boy' (featured in the Moulin Rouge's film soundtrack)





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"The greatest thing you'll ever learn
I just to love, and be loved in return"...

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And remember by love start with yourself!!

"You cannot pour from an empty cup"? they say...

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Whoever you are, wherever you are, if you ever read / see / hear this, I hope it'll bring you a glimpse of joy!!


12/11/2017

AKAA 2017 : art, Afrique et guérison de notre monde



Mon article sur la foire AKAA, 2e édition, à Paris ce week-end, pour Toute la Culture :

http://toutelaculture.com/arts/la-deuxieme-edition-de-la-foire-dart-contemporain-akaa-sillustre-par-des-themes-forts-et-un-eclectisme-vibrant/


AKAA 2017

La deuxième édition de la foire d’art contemporain AKAA s’illustre par des thèmes forts et un éclectisme vibrant



AKAA – pour Also Known As Africa - est la première foire d'art contemporain et de design centrée sur l'Afrique en France. Cette deuxième édition s’est tenue du 10-12 novembre 2017 au Carreau du Temple avec pour thème central la guérison.

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Mélissa Chemam
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Le but annoncé de cette foire thématique est de « partager l’énergie de l’Afrique, prêter l’oreille à sa rumeur et découvrir sa vibration ». 38 galeries et 150 artistes, venus de 28 pays, ayant tous un lien avec l’Afrique, se sont ainsi réunis sur trois jours au cœur de Paris pour AKAA 2017. La première édition en 2016 avait attiré 15.000 collectionneurs et amateurs d’art.

Peintures, sculptures, installations, photographies et pièces de design ont été présentées par les galeries Ebony, Guns & Rain, Candice Berman et Barnard d’Afrique du Sud, la galerie LouiSimone Guirandou de Côte d’Ivoire, la galerie First Floor Harare qui promeut les arts visuels au Zimbabwe, les galeries This Is Not a White Cube d’Angola et Atiss du Sénégal, la galerie Loft et la galerie 127, consacrée à la photographie au Maroc, et Aicha Gorji de Tunisie. A cela s’ajoutent des espaces dédiés à l’art contemporain africain ailleurs dans le monde, comme les galeries françaises Arts Design Africa ou Angalia (qui présente les œuvres d’artistes du Congo Kinshasa), ARTCO en Allemagne ou encore Catinca Tabacaru Gallery aux Etats-Unis.

Parmi les artistes : le plasticien Bissau-Ghinéen Nù Barreto ; l’artiste congolais Eddy Kamuanga ; les photographes éthiopienne Aida Muluneh, ivoirienne Joana Choumali et la portugo-angolaise Mónica de Miranda ; la plasticienne sud-africaine Jo Rogge ; ou encore le peintre congolais Patrick Villecocq qui présentait une série intitulée « The Art of Survival », consacrée au quotidien de la vie d’enfants déplacés et réfugiés ; pour n’en citer que quelques uns.

Pour le public concerné, collectionneurs et amateurs d’art, il s’agit d’abord de s’ouvrir à un marché encore jeune et en pleine expansion. Pour les artistes, outre l’opportunité de faire voyager leurs œuvres, l’intérêt de ce rendez-vous à Paris est aussi l’échange d’idées et la mise en avant des défis actuels du continent, à travers la lecture symbolique et subjective qu’ils offrent, en tant qu’artistes, des événements qui secouent leurs pays respectifs.


Un fil conducteur : le rôle de l’art dans la perpétuation de la mémoire et la guérison

Et le thème majeur qui est sorti de cette deuxième édition d’AKAA est bien celui de la catharsis. Comment parler du passé ou du présent, quand ils sont douloureux, marqués par des conflits, traumatismes ou incidents violents, quand on est un artiste ? Un récepteur puis un passeur d’émotions et d’idée…?

Un exemple : les installations du jeune Congolais Paul Alden Mvoutoukoulou. Intitulées « Medecine Blues », reconstituées à partir d’emballages de médicaments, elles interrogent le rôle de l’art comme moyen de guérison : symbolisant la maladie de sa mère, les emballages de médicaments se retrouvent sublimés dans l’œuvre, esthétisés, et sont ainsi utilisés pour former des plans de villes en trois dimensions.

Les « rencontres », des débats avec artistes, photographes, curateurs, ont particulièrement mis l’accent sur le lien entre la création et la guérison. « L’artiste nous panse, embrasse nos vides et les comble de l’espoir d’un nouveau jour », annonçait le programme de Victoria Mann, la directrice et fondatrice d’AKAA.

L’un des moments forts : la rencontre « Sans haine ni oubli », samedi 11 novembre, modérée par Salimata Diop, directrice de programmation d’AKAA, accueillant les artistes Joana Choumali et Nù Barreto. Elle est ivoirienne ; lui bissau-guinéen.

Avec leur art et avec leurs mots, les deux artistes ont échangé sur leurs raisons de « revisiter un événement tragique de notre histoire ». Guerre civile, terrorisme : « l’artiste contemporain peut-il nous rendre la mémoire, et nous guérir ? » interrogeait cette rencontre. Pour Joana Choumali, qui a réalisé un travail mêlant photos d’iphone et broderie à la station balnéaire de Grand Bassam, après l’attentat du 13 mars 2016, son travail est une réponse dans une société où l’on ne parle pas des « blessures invisibles », où l’on affirme aux traumatisés : « ça va aller ». En photographiant les promeneurs de la plage après l’attaque et en retravaillant les images imprimées en brodant, Joana a voulu « ajouter de la normalité à des sentiments écrasants », et réussi à créer du lien malgré le silence.



Nù Barreto, quant à lui, dessinateur, photographe et plasticien, a toujours, par ses toiles, recréé un espace pour la douleur collective et les traumatismes de son pays, la Guinée Bissau, passée par de multiples coups d’Etat. « J’essaie d’extérioriser ce qui me scie de l’intérieur et de mettre mon travail d’artiste au service des autres, c’est ma conception de l’art », explique-t-il. Ce qui le guide est une envie de retourner visiter l’histoire, d’aller voir « ce que l’homme fait de mal » et de regarder ses actes autrement, pour voir ce qui est dérangeant au lieu de le cacher. Il espère ainsi les transcender. Sa couleur de prédilection, le rouge, qui symbolise à la fois passion et sang, colère et vie, jonche son parcours, de ses dessins à ses tableaux et ses travaux photographiques. Il travaille en ce moment à des portraits de Guinéens en train de crier, pour exprimer ces douleurs enfouies et mal cicatrisées.



Organisées autour de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui a mis fin aux combats du front ouest de la Première guerre mondiale, à Paris, et à deux jours des commémorations des attentats du 13 novembre, ces rencontres ont abordé des thèmes profondément universels, qui mériteraient d’être aussi adressés dans les foires d’art occidental…


10/11/2017

About Bristol, past and present: "Year of Change"


Social change is inevitable:

Why Bristol needs to face up to its past before it can enjoy its future - editor's comment - Mike Norton - Bristol Post




Last week, I decided to walk to a meeting in Clifton from the Post’s offices on Temple Way. It was a bright, November morning and the city looked beautiful in the long shadows of the golden winter sunlight.

My route took me across Castle Park, past Corn Street, down Broad Street, over Nelson Street, up Christmas Steps and on to Park Row. The stroll became a sort of impromptu history walk, a pilgrimage through streets paved with centuries of significance, past buildings whose stones could tell fascinating tales.

Oh yes, Bristol has history all right.

Except that the problem with Bristol’s history is that much of it has been reduced to just that. History. The past. It’s all about the buildings now. The spires, the domes, the high windows and the trading halls.

We Bristolians don’t like to talk about the human history of those buildings. Why is that? Is it because it’s history, irrelevant to today? Or is it because we’d prefer to agree with L P Hartley, that the past was a foreign country and they did things differently there?
I want to challenge that view. I’m a Bristolian who wants to talk about my city’s past.

Of course, I can imagine many Bristolian readers rolling their eyes right now. Is he on about the slave trade? Why can’t we move on? You could say that about any building, couldn’t you? What about modern-day slavery, why isn’t he talking about that?

Well, Bristol, prepare to roll your eyes. Because, yes, I am talking about the slave trade. But I am also talking about modern-day Bristol.


The harsh reality is that, culturally, Bristol is a bit of an embarrassment. Our city is one of the most ethnically diverse in the UK. Yet, according to a “dissimilarity index” report this year, its schools are also the most ethnically divided in England. Not AMONG the most divided. THE most divided.

Division, it would appear, starts at an early age here.

And beyond that lack of integration, black and minority ethnic (BME) people are still not properly represented in the city’s leadership.

Before you say it, I know we have a black elected mayor. But how many black Merchant Venturers do you think there are? Here’s a clue... it’s none.

Let me give you one small example of how Bristol can let itself down culturally. On Friday night, I was at a fabulous dinner in town to celebrate 800 years of the Lord Mayor of Bristol.

The banqueting hall of the Harbour hotel was packed to its painted rafters with hundreds of Bristol’s so-called great and good. It was a fantastic occasion which raised a lot of money for charity. Yet I counted just two black people in the room. And one of them was the Lord Lieutenant.

The Post is no better. Too few of my staff are from the BME community and neither black writers nor black communities are well represented in the paper or on our website. And, over the years, the Post has undoubtedly contributed to the cultural divide that plagues our city.
Now, of course, this wasn’t intentional exclusion. None of it happened by design. But that doesn’t make it acceptable.

So why aren’t BME people properly represented in Bristol? Why is our city so culturally divided? Why don’t we want to talk about the legacy of the slave trade, even though hundreds of white Bristolians were also exploited by it? Why do we want to distance ourselves from our history?

I don’t know the answer to these questions. But I do know that this situation is unhealthy and unsustainable. And I want this newspaper to be part of the movement that is seeking to change it.
That is why the Bristol Post is supporting an initiative conceived by Roger Griffith, the founder of Bristol’s community radio station Ujima Radio. Roger wants 2018 to be a Year of Change and we’re joining forces with him and Tom Morris, Artistic Director of the Bristol Old Vic - which itself is undergoing huge change next year - to try to make that happen.

Roger is quietly passionate about bringing the city together and conceived the idea of a Year of Change after being inspired by the anniversaries of some powerful and significant change advocates – the fiftieth anniversaries of the assassination of Martin Luther King and Olympic Black Power salute and the seventieth anniversary of the voyage of Windrush.

Roger wants to see his city properly acknowledge its role in the transatlantic slave trade. In the way that Germany acknowledges its role in the Second World War or the Holocaust. He is not recriminatory or accusative. He is measured and dignified and his ambition does not seem unreasonable to me.

At the core of the Year of Change will be a series of city conversations - public meetings to discuss how we as a city should recognise Bristol’s role in the slave trade, or remember Edward Colston, or address our cultural divides. They will take place around the city, with a final conversation at the Old Vic itself.

This is not a cue for trite, municipal apologies or for Bristol to beat itself up about its past. It’s about a desire to find agreement in voices from across the city, from Knowle West to Easton. To bring together communities who don’t often talk to each other, to allow them to share their views and perspectives. The conversations will undoubtedly be awkward at times. But they will hopefully help us all to better understand and integrate with each other.


Year of Change campaign launch for Bristol

The Year of Change was launched last night at the Bristol Old Vic, itself in the midst of great change. The façade of Bristol’s stunning Georgian theatre is undergoing a once-in-a-generation transformation. If you walk down King Street, you will see the huge wooden framework already in place ready to support a new glass front, allowing – for the first time – a view across its internal courtyard to the original theatre entrance.

But next year is about more than a new building for the theatre. Tom Morris has put together a powerful programme of plays and events for 2018. And central to that will be the development of a major new production about the slave trade, The Meaning of Zong, by Giles Terera.

The Zong was a slave ship and its story speaks volumes about how slaves were viewed and treated. In 1781, the ship was the setting for the massacre of 133 slaves. They were killed because the Zong was running out of drinking water, partly to save water for the other passengers but also because the slaves were insured and the crew knew they could cash in on the insurance.
But the plan backfired. The initial award of insurance was hotly contested and, in a hearing which became a cause celebre of the abolition movement, resulted in a stalemate which meant that the Liverpudlian owners were never paid.

The terrible events and ensuing publicity around the case are said to have become a catalyst for abolitionism. The play is being developed with other theatres in Liverpool, London and Glasgow.
I sincerely hope that this play, our city conversations and Roger’s Year of Change will help Bristol to find a way of properly recognising and moving on from its difficult past.
But this is about Bristol’s future, too.

Let’s make history show 2018 as the year when we took the first steps together towards creating a truly united city.

AKAA - Art & design fair


Demain à Paris, lors des rencontres organisées par AKAA, la foire d'art contemporain africain




Art & design fair
Paris, du 10 au 12 novembre 2017


14h00 – Auditorium


Sans haine ni oubli


Joana Choumali et Nù Barreto, modéré par Salimata Diop
Avec leur art et avec leurs mots, deux artistes nous livrent leur raison de revisiter un événement tragique de notre histoire. Guerre civile, terrorisme : l’artiste contemporain peut-il nous rendre la mémoire, et nous guérir ?

Nù Barreto "Immersion, submersion" - 2017 © Nù Barreto - Courtesy ​LouiSimone Guirandou Gallery

Les Rencontres AKAA 

« PANSER »


L’édition 2017 des RENCONTRES AKAA, curatée par la directrice de la programmation culturelle Salimata Diop, met à l’honneur les artistes contemporains dont la pratique est liée à un processus de guérison.
Le plasticien Nù Barreto est l’un de ces artistes. Sa pratique est intimement liée à un rouge primaire et vif, symbolisant la douleur et le désespoir convulsif de l’homme. Son attachement particulier à cette couleur nous renvoie à des guerres et des massacres – comme la guerre civile de 1998 en Guinée Bissau par exemple – qu’il est plus confortable d’oublier. La vue de ce sang symbolique et la poésie des compositions de l’artistes nous entraine dans un acte de mémoire. Le rouge, dit l’artiste, « est l’une des rares sinon la seule couleur avec deux fonctions : Thérapie et Émotions ».
Créer pour apporter une guérison, c’est le processus que revendique le jeune Paul Alden Mvoutoukoulou lorsqu’il dessine des plans de villes vues du ciel avec des emballages de médicaments. Ces installations naissent dans la maladie de sa mère, qu’il regarde avaler des pilules en vain, et dans la volonté d’utiliser cette souffrance comme matériau. Paul Alden Mvoutoukoulou parvient à en faire un medium artistique et à métamorphoser le désespoir en une vision qui nous surprend et nous fait rêver. Le plus bel hommage qui soit.
Lorsque nous sommes aveugles, l’artiste nous panse et nous avertit d’un avenir menaçant : visionnaire par essence, il propose une perspective inattendue. Lorsque nous sommes déracinés, l’artiste nous panse et ressuscite nos mémoires héréditaires, il nous rend notre histoire. Il caresse et réconforte.
Lorsque nous détournons le regard, l’artiste nous panse, et, le doigt pointé vers le miroir, il nous place face à notre déni, et du même coup, face à notre responsabilité.
L’artiste nous panse, embrasse nos vides et les comble de l’espoir d’un nouveau jour.
Ainsi en véritable catalyseurs de changement, ces artistes contemporains lèvent le voile sur nos traumatismes, les uns après les autres, et les exorcisent.
À l’issue de voyages visuels singuliers, à travers diverses pratiques artistiques, les RENCONTRES AKAA nous appellent à renouer avec nos maux, individuels et collectifs, conscients ou niés, que l’artiste met impitoyablement en lumière.
Nos invités pour cette édition, artistes, curateurs, philosophes, ou encore écrivains, échangent autour de ce postulat « Quand l’homme et la société sont malades, l’art panse et repense le monde ».
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LEGACY OF WAR



When artists come together to show the world with their own eyes... I always say, "beauty is in the eyes of the beholders". These people have done so much for Syrian refugees, for the cause of refugees in general, to help understand what they are going through. Very relevant work.

Have a look at the Legacy of War Foundation's page on Facebook: https://www.facebook.com/legacyofwarfoundation/


A five-year photographic project exploring the long-term effects of conflict globally. Stories and images by Giles Duley.

Exhibition in London 

LEGACY OF WAR


We wanted to create something so much more than an exhibition – and I think we succeeded. I’m proud to have been part of it.
Working with Legacy of War Foundation we created a place of conversation, collaboration and community.
Solidarity not sympathy.
Thank you to all who made this happen. Especially all the amazing volunteers!
Here’s Phoebe Arnstein’s short film for Port Magazine about the show.
Thanks to – Edson Williams, EW Agency, Ilford Imaging, The Old Truman Brewery, The Future Kept, Semaan Khawam, Alaa Arsheed, Sulaiman Addonia, Katharine Wallinger, Steve Finnerty, Sakbeh – Syrian Food, Barny Ferris and Shaz Madani
And one more a HUGE thank you to all the volunteers!
Video here and website here: http://legacyofwar.com/exhibition-in-london/


"I Can Only Tell You What My Eyes See":



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Photographs by Giles Duley

Art, paintings and supervision of the children's drawings: Semaan Khawam​

Soundscape: Rob Del Naja

Live instrumentalists: Alla Arsheed, Lisa Hannigan





PRODUCTION OF DECOLONIAL KNOWLEDGES



CONCRETE MIRROR


05 DEC – 16h

VI - PRODUCTION OF DECOLONIAL KNOWLEDGES: PRACTICES, INSTITUTIONS, PROCESSES 
- Dialogue

Alya Sebti (IFA Gallery, Berlin and Guest Curator Biennal Dak’Art 2018)  
Jonas Tinius (Humboldt University, Berlin)

La Colonie, 128, rue La Fayette, 75010 Paris


Proposition

In this discussion, curator and director Alya Sebti will enter into dialogue with anthropologist Jonas Tinius about the co-production of knowledge and decolonial processes. Alya and Jonas have initiated a series of discursive formats in the ifa-gallery Berlin, centred around the question of decolonising artistic institutions and anthropological as well as curatorial research. They will speak about the challenges of creating such dialogues as well as the role of the institution in this process. 



Bios

Alya Sebti is Director at ifa-Galerie (Institute of Foreign Cultural Relations), Berlin. She has curated several exhibitions in Europe and North Africa and was the artistic director for the 5th edition of the Marrakech Biennale (2014). She has written and lectured extensively on art and the public sphere and is a board member of the International Biennale Association. In 2017/2018, she will act as a Guest Curator of the Dak’Art Biennale.

Jonas Tinius is an anthropologist of art and postdoctoral research fellow at the Centre for Anthropological Research on Museums and Heritage (CARMAH), Institute of European Ethnology, Humboldt-Universität zu Berlin. His current research project explores how Berlin-based art institutions engage with notions of otherness and alterity through critical curatorial strategies. He is convenor of the Anthropology and the Arts Network of the European Association of Social Anthropologists (with Prof Roger Sansi, Barcelona). 


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PRODUCTION DE CONNAISSANCES DÉCOLONIALES : PRATIQUES, INSTITUTIONS, PROCESSUS 
Le 5 de décembre on accueillera Alya Sebti, commissaire invitée de Dak’art 2018 et directrice de l’Ifa-Galerie Berlin, à Paris pour un dialogue avec Jonas Tinius, anthropologue de l'Université Humboldt de Berlin. Alya dialoguera avec Jonas sur les pratiques de décolonisation vis-a-vis le changement de perspective institutionnel. Les deux ont déjà initié un programme discursive à l'Ifa Berlin, centrés autour de la question de la décolonisation des institutions artistiques et de la recherche anthropologique et curatoriale. Ils parleraient à Paris des défis liés à la création de tels dialogues ainsi que du rôle de l'institution et des espaces indépendantes dans ce processus.



Bios
Alya Sebti est commissaire spécialisée dans l’art contemporain d’Afrique du Nord, et la Directrice Artistique de la Biennale de Marrakech. Diplômée de l’ESC Reims avec un Master en Management, elle a étudié l’Histoire de l’Art à l’Ecole du Louvre, puis a obtenu un diplôme d’études supérieures en commerce de l’art à l’IESA (Institut d’Etudes Supérieures des Arts). En 2009, elle a travaillé comme commissaire générale au Salon de la Photo de Paris dédié aux pays arabes, et à l’Iran, dont le commissaire était Catherine David. Puis elle a travaillé au Maroc comme manager de “l’Art International Contemporain” dans le cadre de Art Holding Maroc, qui rassemblait la maison d’enchères CMOOA, la galerie d’art HD, le magazine Diptyk et la Marrakesh Art Fair. Après avoir travaillé lors de la 4e édition de la Biennale de Marrakech en tant que spécialiste d’Art Marocain Contemporain et avoir supervisé les projets parallèles, elle est aujourd’hui la Directrice Artistique de la 5e édition de la Biennale de Marrakech. En 2017/18, elle sera commissaire invitée de la Biennale Dak’Art.

Jonas Tinius est anthropologue d'art et chercheur postdoctoral au Centre de recherche anthropologique sur les musées et le patrimoine (CARMAH), Institut d'ethnologie européenne, Humboldt-Universität zu Berlin. Son projet de recherche actuel explore comment les institutions artistiques basées à Berlin abordent les notions d'altérité à travers des stratégies de conservation critiques. 



https://concretemirror.cargocollective.com/VI-Dialogue


09/11/2017

About Lorraine


The character I'm passionate about at the moment:

A Conversation on SIGHTED EYES/FEELING HEART

Director: Tracy Heather Strain
Narrated by LaTanya Richardson Jackson Lorraine Hansberry voiced by Anika Noni Rose
Artist. Activist. Rebel. Visionary.
If you only know “A Raisin in the Sun,” then you don’t know Lorraine Hansberry.
This moving, nonfiction account of the life of Lorraine Hansberry, writer of the groundbreaking play A Raisin in the Sun, tells the dramatic story of the young, gifted and black woman who chose words to fight injustice—on stage and off.
Lorraine Hansberry (1930-1965) boldly challenged American society to live up to its ideals and chose theater as her agent of change. She personified the struggles of the 20th century until her early death at just 34 years old, but her words remain vibrant, revelatory and relevant.
Sighted Eyes/Feeling Heart mixes interviews with those who knew her, including Ruby Dee, Sidney Poitier, Harry Belafonte, her sister, Mamie Hansberry, with rare archival material. Lorraine Hansberry’s personal papers, home movies and a host of photographs and footage from a wide variety of sources dynamically and insightfully bring to life this first feature documentary about the woman who has been best-known only for writing the American classic A Raisin in the Sun.
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Watch the trailer:


Sighted Eye/Feeling Heart - OfficialTrailer





Reel Sisters has hosted a conversation about the first feature-length documentary on playwright Lorraine Hansberry, who penned the iconic A Raisin In The Sun on Saturday, on October 21.  The conversation included director Tracy Heather Strain and was moderated by Marcia Pendelton (Walk Tall Girl Productions).
Sighted Eyes/Feeling Heart, is an intimate documentary on playwright Lorraine Hansberry’s life as artist, activist and visionary.  The presentation will include clips from Sighted Eyes.
The film is directed by Tracy Heather Strain, with LaTanya Richardson Jackson narrating and Anika Noni Rose as the voice of Hansberry. Both Richardson Jackson and Rose performed and were Tony-nominated in the 2014 revival of the Tony-winning play alongside Denzel Washington.



Sighted Eyes/Feeling Heart explores the life and work of Hansberry, a passionate Chicago-born writer and civil-rights advocate, who played a significant role in major cultural and political movements. That’s in addition of course to what she’s most known for: Sun the first work by a female African-American playwright to be produced on Broadway when it opened in 1959 with Sidney Poitier and Ruby Dee starring. It won the Tony and has been one of the most influential stage plays ever written.

07/11/2017

Rencontre à Bordeaux : L'exemple de Bristol, Métropole culturelle


Ravie de me rendre prochainement à Bordeaux, la ville française jumelée avec Bristol, pour cette conférence que j'organise avec Damien Thomas :


Bristol, une "capitale" européenne de la culture et une exemple pour d'autre ville?
Quelle place pour la culture indépendante à Bordeaux?

Rencontre 
Le 23 novembre 2017, à 18h30
A la Faculté de Bordeaux Victoire
Adresse:  3ter Place de la Victoire, 33000 Bordeaux





Intervenants : 


- Nathalie Lanzi, vice-présidente de la région Nouvelle Aquitaine.

- Pierre Chavot, historien, auteur et enseignant, travaille sur les questions de religions, traditions et mythologies. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages.

- Mélissa Chemam, journaliste et auteur du livre En dehors de la zone de confort, de Massive Attack à Banksy, sur la ville de Bristol (éd. Anne Carrière).

- Ivan Torres, artiste.

- Renaud Cojo, Comédien, metteur en scène, auteur, performeur, fondateur de la compagnie 'Ouvre le Chien'.


Modérateur
 : 

Damien Thomas, président de Bordeaux 2020.

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Sur Facebook : https://www.facebook.com/events/367933926983531/?active_tab=about

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Présentation :

A partir de 1982, la ville anglaise de Bristol a vu exploser plusieurs mouvements artistiques polymorphes, multiculturels, et surtout totalement underground et spontanés, sans aucune aide publique. En dix ans, post-punk, reggae, puis hip-hop et donc graffiti ont transformé cette ville moyenne, alors engluée dans le chômage, en un pôle de créativité sans comparaison. Le collectif Le Wild Bunch, qui ressemble les meilleurs de leurs DJs, va se produire à Londres puis à Birmingham et même à Tokyo en 1986. De ce collectif naissent ensuite le groupe Soul II Soul en 1988 puis le trio Massive Attack et Tricky.

Avec la sortie de Blue Lines et Protection, les deux premiers albums de Massive Attack, la ville se transforme : le groupe ploie sous les éloges et les prix, et son succès permet à Tricky et Portishead d'exploser aussi. Des studios se créent plus facilement dans la ville, les collaborations abondent. Björk et Madonna veulent travailler avec ces Bristoliens... 

A Bristol, cet essor permet ensuite la construction d'une véritable industrie culturelle avec nouvelles salles de concerts, transformations des vieux bâtiments tu port en musées et salles de cinéma, attractivité des galeries d'art, etc. Mais fait aussi bouger les ligne socialement.

3D, la tête pensante de Massive Attack a été exposé dès 1985 à la galerie Arnolfini, dans le cadre de la première expo de street art d'Angleterre. Dix ans plus tard, il travaille avec les meilleurs vidéates du monde pour les clips de son groupe et crée un spectacle sans comparaison pour son groupe sur scène, au message particulièrement engagé : pour la justice sociale, l'inclusion, le pacifisme... Il encourage aussi très tôt les plus jeunes artistes à Bristol, dont Nick Walker, Banksy et de nombreux musiciens. Il est pionnier dans l'émergence du côté multi-facette de la culture de la ville.  

Ouvrent ensuite à Bristol les studios Aerdmann (en cinema d'animation) et la branche "histoire naturelle" de la BBC pour les documentaires animaliers et nature. A présent la ville enchaîne les musées : M-Shed (consacrée à l'histoire complexe de la région), Royal West England Academy of Art, Museum of Bristol (où Banksy organise un expo en 2009), Spike Island Gallery, Watershed Cinema, Tekla, etc. Les lieux de sorties culturelles y sont aujourd'hui innombrables. Et la ville, qui compte aussi deux universités, vient être nommée "pôle culturel pour le cinéma" par l'UNESCO cette semaine. 

Très écolo et entourée d'une très belle nature, la ville est devenue en 2015 la Capitale européenne de l'Environnement et postulait pour le rôle de Capitale européenne de la Culture... avant le référendum sur le Brexit. Cette culture a de plus permis l'éclosion de l'apport antillais à la culture britannique, dans cette ville dont le port a joué un rôle clé dans la colonisation de l'Amérique et la traite des esclaves.

Aujourd'hui, 12ème ville du pays en terme de population, avec 450 000 habitants,  jumelée avec Bordeaux depuis 1947, dont les artistes sont mondialement connu (Damien Hirst, Banksy, Massive Attack, Roni Size, JK Rowling y son nés), Bristol peut être un exemple passionnant, métissé, moderne, en matière de politique culturelle et urbaine, pour de nombreuses villes d'Europe!! 

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Lors de ce débat, les intervenants partiront de cet exemple pour s'interroger sur l'avenir de la culture dans les villes européennes, à commencer par Bordeaux.

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Vous êtes cordialement invités à ce débat gratuit et participatif.
N'hésitez pas à faire suivre et relayer.

Pour les infos à venir, ma page Facebook : https://www.facebook.com/frombristoltomassiveattack/

Bien à vous tous,
Mélissa Chemam


Bio : 

Journaliste depuis 2004, bilingue (français / anglais), Mélissa Chemam est passée par Paris, Prague, Miami, Londres, Nairobi et Bangui avant d’atterrir à Bristol. Elle  est allée à la rencontre de tous les artistes de Bristol, chez eux, et sur les routes qu’ils parcourent, pour écrire ce livre. Elle a auparavant travaillé pour Transfuge, Le Monde des Religions, France 24, la BBC, France Culture et RFI, couvrant en reportage et comme correspondante l'actualité internationale et notamment africaine et afro-caribéenne. Elle fait partie de l'équipe de production du cinéaste Raoul Peck, Velvet Film, ayant travaillé avec lui depuis 2006, sur les recherches nécessaires pour ses films notamment sur Karl Marx. 

Mon livre :




Ghostpoet & 'Woe Is Meee'


New song by the indescribable Ghostpoet, featuring Daddy G of Massive Attack:  


Ghostpoet - 'Woe Is Meee' (Official Video)






Published on 6 Nov 2017

Taken from the album 'Dark Days + Canapés' out now. 
Order here: http://found.ee/darkdaysandcanapes

Directed by Savannah Setten
Produced by Nancy Ryan
Production company: Black Dog Films


06/11/2017

KEZIAH JONES REVIENT! Article et interview


 Mon article sur un musicien de génie, de retour avec un EP avant un album l'an prochain :

Toute la Culture : http://toutelaculture.com/musique/pop-rock/keziah-jones-revient-avec-un-hommage-a-ses-mentors-avant-un-nouvel-album-en-2018/


KEZIAH JONES REVIENT AVEC UN HOMMAGE À SES MENTORS, AVANT UN NOUVEL ALBUM EN 2018

6 novembre 2017 Par
Melissa Chemam
Keziah Jones nous revient avec un quatre titres composé de reprises ainsi qu’une nouvelle tournée. Mélissa Chemam l’a rencontré fin juillet, dans la perspective de cette sortie.

Dès son arrivée, l’élégance naturelle de Keziah Jones sidère à chaque fois. C’est par une chaude journée de juillet que j’ai partagé quelques bulles avec lui sur la terrasse du très tendance Mob Hotel à Saint-Ouen, où il a donné quelques concerts cet été après plusieurs dates en France, pour parler des ses nombreux projets. Tout habillé de noir ce jour-là, immanquablement coiffé d’un chapeau chic, son énergie et sa joie de vivre sont contagieuses.

Guitar hero nigérian, icône de l’alchimie entre le blues et de funk africain, qu’il a lui-même bapstisé « Blufunk » avec son premier album Blufunk is Fact, sorti en 1992, Keziah Jones a marqué l’histoire de la musique africaine et créée un pont entre son pays et l’Europe.

Avec son nouvel E.P., intitulé Rugged Covers (soit « Reprises brutes »), le musicien rend hommage à ceux qui ne cessent de l’inspirer : The Stranglers, Antônio Carlos Jobim, le génie de l’Afrobeat Fela Kuti (avec son « When Trouble Sleep ») et le « Kid de Minneapolis » Prince. De ce dernier, il a repris « Joy In Repetition », un titre sorti en 1990 sur l’album Graffiti Bridge, dans une version personnelle et habitée :

‘Joy In Repetition’ 


« ‘Joy In Repetition’ de Prince est une chanson très spéciale parce qu’elle parle de la beauté de répéter quelque chose qui fait du bien », explique-t-il, « et je crois que j’y réponds assez vivement, la joie dans la répétition des choses est bonne. Le défi de faire quelque chose différemment est réellement l’important quand on écoute ces chansons ».


Un musicien nomade et multi-inspiré

Après avoir été envoyé par des parents de son Nigéria natal pour étudier en Angleterre à seulement 8 ans, Olufemi Sanyaolu (de son vrai nom) a formé une identité multiple. Issue d’une bonne famille yoruba, promis à de grandes études, il choisit cependant de se consacrer à sa passion. « Ce fut un grand risque pour moi, mon père me surveillait de loin. Et puis j’ai eu beaucoup de chance, car mon label a accepté mon son tel qu’il était, et j’ai surtout beaucoup travaillé. Cela m’a donné une structure et m’a permis de me maintenir et d’évoluer ».

Keziah Jones - Rhythm Is Love (Official Video)



Chanteur à la voix exceptionnelle, multi-instrumentiste surdoué, le musicien s’est réinventé dans les rues de Londres et a été « découvert » dans le métro parisien au début de la décennie 1990… Suivent les albums African Space Craft (en 1995), Liquid Sunshine (1999), Black Orpheus (2003) et Nigerian Wood (2008). 


Star internationale, Superhéro africain

Devenu une star de la musique africaine en Europe, 20 ans plus tard, il a souhaité rentrer chez lui. Son sixième et dernier album, Captain Rugged, sorti en janvier 2014, marque le temps du retour au pays… En super héros ! 


Keziah Jones - Afronewave (Official Video)




Admirateur et héritier de Fela Kuti, Keziah Jones est un observateur de son temps, spirituel et politisé. Une espèce rare de musicien, instrumentiste et chanteur au son unique et transporté par une mission. À propos du morceau original de Kuti qu’il vient de reprendre, Keziah ajoute : « Pour moi, cette chanson a toujours sonné comme un vieux morceau de Blues, même si c’est Fela dans sa phase ‘Afrobeat classique’. Ici encore, les paroles citent plusieurs exemples de gens normaux qui s’efforcent de vivre leur vie quand ils se retrouvent confrontés à une situation qui les pousse au bout de leur patience. Donc c’est un Blues. Un Blues moderne ».

Ce nouvel E.P. de quatre titres sera suivi d’un album en 2018. « L’album sortira en avril ou en mai », ajoute Keziah, « j’ai commencé à l’écrire en tournée puis j’ai pris du temps pour m’isoler chez moi pour le fignoler. Ce sera un album plus brut, plus émotif aussi, sur mes relations personnelles, avec des influences yoruba et des réflexions spirituelles ». On a hâte d’entendre le résultat.


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Rugged Covers, de Keziah Jones, chez Because Music
Pour trouver ce mini-album : http://smarturl.it/KeziahJones-Covers