25/11/2013

"STER CITY" : L'histoire de l'Afrique du Sud sur scène à la Maison des Métallos



27 novembre 
 8 décembre

STER CITY

Maison des Métallos

Jean-Paul Delore / Lézard dramatique
  • Elle, Lindiwe Matshikiza, jeune actrice noire, figure montante du cinéma et du théâtre sud-africain, née de parents artistes et journalistes exilés en Angleterre. Lui, Nicholas Welch, jeune acteur blanc, rappeur en zoulou issu d’une famille écossaise émigrée à Johannesburg il y a quatre siècles. Lindiwe et Nick sont à leur manière des représentations légitimes de la nouvelle scène artistique sud-africaine, underground et populaire. Leur version insolente, libre et joyeuse de l’histoire sud-africaine, ils nous la livrent sous l’influence ultra-contemporaine de ce pays qui ne cesse de jouer avec les frontières floues entre tradition et modernité. Accompagnés par le musicien Dominique Lentin, ils racontent sous forme de vraie-fausse conférence aux accents burlesques, rien moins que toute l’histoire de l’Afrique du Sud de l’apparition de l’Homo Sapiens à l’après-Mandela.

mise en scène Jean-Paul Delore
collaboration artistique et textes Isabelle Vellay
textes Jean-Paul Delore, Lindiwe Matshikiza, Nicholas Welch
musique Dominique Lentin (percussions, objets, samplers)
avec Dominique Lentin, Lindiwe Matshikiza, Nicholas Welch
lumières, scénographie Patrick Puéchavy
costumes, maquillage Catherine Laval
vidéo, photos, scénographie Sean Hart
projection, scénographie et régie générale Guillaume Junot
coproduction LZD Lézard Dramatique, le Théâtre national populaire Villeurbanne, le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, le Studio-Théâtre de Vitry
avec l’aide à la production d’Arcadi


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  • du mercredi 27 au vendredi 29 novembre> 20h
    du mercredi 4 au vendredi 6 décembre > 19h
    et aussi à 14h30 le jeudi 5
    les samedis > 19h
    les dimanches > 17h
    durée 1h
    tarif spectacle
    tous publics à partir de 12 ans
    manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud / France 2012 & 2013
    www.france-southafrica.com

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28 novembre

RENCONTRE

avec l’équipe artistique
jeudi 28 novembre
> à l’issue de la représentation


6 décembre

IMPRO RAP

Lindiwe Matshikiza, Nicholas Welch et Dominique Lentin
proposent un concert de rap en zoulou.
vendredi 6 décembre > 20h30
durée 1h
entrée libre


'LES DAMNÉS DE LA TERRE' au théâtre à Paris - au Tarmac (20e arrt)



THÉÂTRE - CRÉATION | MARTINIQUE - ALGÉRIE
DU 5 NOVEMBRE AU 6 DÉCEMBRE 2013

LES DAMNÉS DE LA TERRE

F. FANON / J. ALLAIRE

DURÉE:1H50

Frantz Fanon est né antillais et mort algérien… Telle est la destinée souhaitée par cet homme, médecin psychiatre, militant qui mit sa parole en actes, s’engagea, très tôt dans la résistance, puis aux côtés des combattants du FLN pendant la guerre d’Algérie…



Les Damnés de la terre - Le TARMAC - Photo Laurence Leblanc VU'

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Pour en savoir plus :

CRISS NIANGOUNA SUR RFI DANS LE CADRE DES DAMNÉS DE LA TERRE


Criss Niangouna était l’invité de l’émission En Sol Majeur sur RFI dans le cadre du spectacle "Les Damnés de la terre".
Réecoutez l’émission (en 2 parties).



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LA PRESSE EN PARLE

"On ne sort pas indemne de ce spectacle aux images fortes et aux propos saisissants."
Stéphane Capron - France Inter - Le Journal 
- 16 novembre 2013
"L’actualité de la pensée de Fanon fait froid dans le dos et il ne faut pas manquer la splendide mise en scène de Jacques Allaire des Damnés de la terre qui dissèque les processus d’anéantissement produits par la colonisation."
Marina Da Silva - L'Humanité 
- 18 novembre 2013

 "Une superbe bien qu’effroyable machine de théâtre."
Anaïs Heluin - Politis -
 14 novembre 2013

" Sublime spectacle qui va aux racines de l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus noir, Les damnés de la terre est un grand spectacle qui pose beaucoup de questions et donne très peu de réponses. Heureusement ! "
toutelaculture.com - 7 novembre 2013


L'Afrique du Sud entre au Salon du livre jeunesse de Seine-Saint-Denis


Le Salon du livre et de la presse jeunesse 

Seine-Saint-Denis aux couleurs sud-

africaines! 


En 2013, à l’occasion des saisons Afrique du Sud en France, le Salon souhaite s’associer à la découverte des cultures sud-africaines, en soulignant la vitalité d’une création, ancrée dans le réel, populaire et contestataire, faite de résistances et de poésie.

 27 novembre - 2 décembre 2013

 Montreuil



Une saison arc-en-ciel


Comme le soulignent Bongani Tembe et Laurent Clavel, commissaires généraux des saisons Afrique du sud, « la saison sud-africaine est un hommage à la lutte pour la liberté et le choix de la réconciliation sur la division raciale, incarnés par nombre de sud-africains et notamment son plus éminent représentant, l’ancien président Nelson Mandela. De mai à décembre 2013, elle propose au public français une plongée dans l’Afrique du sud d’aujourd’hui – jeune démocratie florissante qui continue de panser les plaies des oppressions passée et qui, chaque jour, avance et conforte sa place parmi les pays émergents. »

En privilégiant la création contemporaine, cette invitation permettra  notamment d’interroger les transformations, les espoirs, les grandes questions sociétales qui traversent l’Afrique du Sud et qui touchent avec beaucoup de résonance les populations et les jeunes générations vivant en France, et particulièrement en Seine-Saint-Denis, département où est installé le Salon.


Des créateurs sud africains invités au salon


L’invitation d’écrivains de la génération kwaito, de jeunes auteurs noirs issus des townships, de conteurs, de plasticiens, d’artistes de la scène sud-africaine contemporaine, de conférenciers comme témoins engagés de la lutte anti-apartheid offrira une immersion inédite dans l’histoire de ce pays. « Avec les opérateurs des saisons, le National Arts council of South Africa et l’Institut français, nous sommes donc très heureux que le Salon du livre et de la presse jeunesse offre à des centaines de milliers d’enfants et de jeunes la possibilité d’une rencontre avec l’Afrique du sud d’aujourd’hui » se réjouissent Bongani Tembe et Laurent Clavel.

Un espace de rencontre et une librairie, tenue par la librairie coopérative «Envie de lire », permettront d’assister à des conférences lectures autour d’icônes populaires de ce pays comme Dulcie September, Desmond Tutu, Oliver Tambo, Nelson Mandela, Gérard Sekoto, Myriam Makeba… et de rencontrer sept créateurs, artiste street art, comédien, chorégraphe, illustrateur jeunesse, dessinateur de presse, scénariste, écrivain… Un reflet éclectique et moderne de la création actuelle, qui donnera à voir la multiplicité des langues et des cultures sud-africaines.

Les artistes sud-africains invités au Salon :

Thando Bezana, comédien, musicien, danseur de Gumboot et chorégraphe
Karlien de Villiers, scénariste et dessinatrice
Mak1one, artiste street art
Qaps Mngadi, dessinateur de presse
Niq Mhlongo, écrivain
Kgebetli Moele, écrivain
Njabulo S. Ndebele, écrivain
Maja Sereda, illustratrice
Elinor Sisulu, écrivain
 

Atelier de Street Art

 photo Mak1one
À noter que Mak1one animera, en amont du Salon, un atelier de Street Art en lien avec une quinzaine d’étudiants de 2e année de l’école nationale supérieure des Arts Décoratifs. Leur réalisation collective sera visible pendant toute la durée de l’événement dans l’espace sud-africain.
 


  

Quelques temps forts à ne pas manquer

 

Samedi 30 novembre

15h30 Portraits d’Afrique du Sud. Avec Niq Mhlongo, Qaps Mngadi, Kgebetli Moele et Karlien de Villiers et  Catherine Simon, Le Monde.

16h30 Izindaba. Contes et légendes avec Caroline Bustos, comédienne et Thando Bezana, chorégraphe et danseur.
Également dimanche 1er décembre, à 16h30.

Dimanche 1er décembre

15h Street d’Art, le pouvoir du graffiti. Avec l’artiste Mak1One.

Lundi 2 décembre

15h Littératures d’Afrique du sud en mouvement. Avec Avec Njabulo S. Ndebele, auteur et essayiste; Michelle Cooper, édition Tafelberg; Frankie Murrey, librairie du Cap et festival Open Book Cape Town et Jérôme Chevrier, Institut français de Johannesburg, et Alain Nicolas,l’Humanité.

Manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud ‐ France 2012 & 2013

3eme Rapport annuel sur les centres et locaux de rétention administrative (Cimade, France Terre d'Asile, etc)

Détails à venir.

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ASSFAM / Forum réfugiés-Cosi / France Terre d’Asile / La Cimade / Ordre de Malte France

présentent début décembre :


leur troisième rapport annuel sur les centres et locaux de rétention administrative
Un bilan très critique rappelant l’urgence d’une réforme

CouvRapRet

'LA MARCHE' DE NABIL BEN YADIR SORT CE MERCREDI EN FRANCE


Synopsis et détails :

En 1983, dans une France en proie à l’intolérance et aux actes de violence raciale, trois jeunes adolescents et le curé des Minguettes lancent une grande Marche pacifique pour l’égalité et contre le racisme, de plus de 1000 km entre Marseille et Paris. Malgré les difficultés et les résistances rencontrées, leur mouvement va faire naître un véritable élan d’espoir à la manière de Gandhi et Martin Luther King.
Ils uniront à leur arrivée plus de 100 000 personnes venues de tous horizons, et donneront à la France son nouveau visage.

Bande- annonce :



Central Africa in discussion at the UN Security Council


Central Africa in the news - more insight into the country in English:


This Monday the Council is examining the Secretary General Ban Ki-moon's five proposals on the international community's support to the MISCA, the African force set to operate in CAR from December 19.
The UN Security Council plans to vote in early December on a resolution that would allow the Central African Republic (CAR) 's neighbours, the African Union and France to intervene.


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My piece for RFI English: https://soundcloud.com/melissa-chemam/unsc-central-african-republic

All RFI English news programmes: http://www.english.rfi.fr/broadcasts
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Today the UN Security Council will be discussing ways for the international community to strengthen its aid to MISCA, the African Union-led peacekeeping mission.

The Force is set to be made up of some 3500 soldiers, mainly from neighbouring states.
On Friday the AU formerly appointed General Jean Marie Michel Mokoko from the Republic of Congo to lead the mission.

The UN Secretary General Ban ki-Moon has laid out 5 options to be considered by the international community.

One of which involves bilateral aid from neighbouring countries and Western partners to the Central African Republic, that observers view as the least effective option.

Another deemed the strongest of the five options involves transforming the AU Force into a UN peacekeeping mission and almost doubling its numbers.
This is the most expensive and therefore the least likely to be agreed on but the Security Council.

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Since March this year and the fall of François Bozizé's government, insecurity has been ramping in the Central African Republic.
This past week, the American Secretary of State John Kerry even called the situation as "a pre-genocidal phase", followed by French Foreign Minister, Laurent Fabius.

While the country's transitional authorities led by interim president Michel Djotodia are trying to minimise these statements, it remains undeniable violence has reached a critical stage, fostering unprecedented sectarian bloodshed, with fighting between the mainly Muslim former rebels who seized power in March and militia
groups set up to protect Christian communities, which make up about 80 percent of the population.

The Force is long-awaited on the ground, as it has almost day to day been eight months since the coup that push former President François Bozizé out of power (March 24th).


24/11/2013

Africa and Aid: Rusty Radiator campaign


Watch the Rusty Radiator campaign against 'miserabilism' in humanitarian aid communication: 

http://www.rustyradiator.com/

We're messing with you. There's no such thing as charity actors. But in our video, did you recognize stereotypes frequently used in fundraising campaigns? Hunger and poverty is ugly, and it calls for action. However, we need to create engagement built on knowledge, not stereotypes. Why?
We need to change the way fundraising campaigns are communicating issues of poverty and development. This is why we are awarding creative fundraising campaigns with the Golden Radiator Award, and stereotypical campaigns with the Rusty Radiator Award. An international jury nominated eight videos, and YOU get to decide the winners by VOTING NOW! Winners will be announced 10th of December. Stream event here.



22/11/2013

Ecouter Albert Camus?


France Culture met en onde L'Etranger de Camus... On peut tout simplement écouter le roman sur ce lien :

http://fictions.franceculture.fr/

et tous les épisodes :

http://fictions.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-l-etranger-110-2013-11-04


Albert Camus

Mardi 19 Novembre 2013
Avant de retrouver notre sélection de la semaine autour d’Albert Camus, une actualité théâtrale : le grand prix de littérature dramatique 2013 a été attribué hier à Alexandra Badéa, pour Pulvérisés, que vous pouvez écouter sur le site fictions (réalisation de l’auteur et d’Alexandre Plank en juin 2013). Le centenaire d’Albert Camus marque également l’actualité culturelle du moment, vous retrouverez ainsi de nombreuses émissions de France Culture qui lui sont consacrées, mais aussi un certain nombre de fictions. Ainsi vient d’être diffusée l’adaptation en feuilleton de L’Etranger (réalisation Christine Bernard-Sugy en 2002, rediffusée ce mois-ci), où l'on retrouve Meursault, la plage d’Alger, son soleil et sa lumière aveuglante, et la prose détachée du roman paru en 1942.


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NB. Mon reportage sur Camus en Algérie :

https://soundcloud.com/melissa-chemam/centenaire-dalbert-camus



Uranium : Partenariat déséquilibré entre Areva et le Niger, selon OXFAM


L'ONG Oxfam dénonce un 

partenariat déséquilibré 

entre Areva et le Niger


Le Monde.fr avec AFP


La mine d'uranium d'Arlit, exploitée par Areva au Niger.
La mine d'uranium d'Arlit, exploitée par Areva au Niger. | AFP/PIERRE VERDY

Le partenariat entre Areva et le Niger, où le géant du nucléaire français extrait près de 40 % de son uranium, est très défavorable à ce pays africain pauvre, a dénoncé l'ONG Oxfam, alors que les deux parties renégocient le contrat les liant.


"En France, une ampoule sur trois est éclairée grâce à l'uranium nigérien. Au Niger, près de 90 % de la population n'a pas accès à l'électricité", constate le rapport d'Oxfam "Areva au Niger : à qui profite l'uranium ?", rendu public vendredi 22 novembre.

Entre 1971 et 2010, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, Areva et ses ancêtres le Commissariat à l'énergie atomique et la Cogema ont extrait 114 346 tonnes d'uranium du Niger, affirme Oxfam, qui se base sur des données de l'Association nucléaire mondiale. 
Mais l'Etat nigérien n'aurait touché sur cette période que 300 milliards de FCFA (environ 459 millions d'euros), à peine 13 % de la valeur d'exportation totale estimée à 2 300 milliards de francs CFA (plus de 3,5 milliards d'euros), observe Oxfam, qui se base sur une étude de l'ONG néerlandaise Somo.
"Il est incompréhensible que le Niger, quatrième producteur d'uranium au monde et fournisseur stratégique d'Areva et de la France, ne tire pas davantage de revenus de cette exploitation et reste l'un des pays les plus pauvres de la planète", note Anne-Sophie Simpere, d'Oxfam France, l'auteure de cette enquête
La faiblesse de cette redistribution est notamment liée à d'importantes exonérations – de droits de douane, de TVA, de taxes sur les carburants – dont bénéficie Areva au Niger et auxquelles le groupe français doit renoncer, plaide Oxfam.

AUTRE SON DE CLOCHE DU CÔTÉ D'AREVA
Un porte-parole d'Areva a présenté des chiffres fort différents. 
"Depuis quarante ans, l'Etat du Niger a perçu 871 millions d'euros, c'est-à-dire 85 % des revenus directs ; Areva 129 millions d'euros, soit 13 % ; et 24 millions d'euros pour les partenaires directs étrangers, soit 2 %, a-t-il expliqué. Il est important d'avoir conscience que deux mines d'uranium ne peuvent financer seules le développement économique d'un pays de plus de 17 millions d'habitants".
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Lire la suite sur LeMonde.fr :

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La présentation du rapport d'Oxfam :
Financement du développement

AREVA AU NIGER : À QUI PROFITE L’URANIUM ?

le 22 novembre 2013

Saviez-vous qu’en France une ampoule sur trois est éclairée grâce à l’uranium nigérien ? Une ressource énergétique qui est loin de bénéficier à la population locale, puisqu’au Niger, seule une personne sur dix a accès à l’électricité.
En ce moment même, un combat digne de David contre Goliath se joue dans le plus grand secret. AREVA, l’un des leaders de l’énergie nucléaire et fer de lance de la "diplomatie économique" de la France, renégocie avec le Niger, pays parmi les plus pauvres au monde, le contrat qui lui permet d’exploiter l’uranium du pays.
Le contrat actuel se termine le 31 décembre. L’uranium nigérien représente près de 40% de l’approvisionnement mondial d’AREVA. En 2010, les filiales d’AREVA ont extrait pour plus 3,5 milliards d’euros d’uranium de leurs deux sites nigériens. L’enjeu est donc de taille pour AREVA comme pour le Niger.

Opacité totale

Il est extrêmement difficile d’obtenir des informations sur les chiffres de l’exploitation de l’uranium et… sur les impôts que paient les filiales d’AREVA au Niger, un point essentiel des négociations. Alors qu’AREVA assure que le Niger touche 70% de la valeur de l’uranium, le gouvernement nigérien et la société civile jugent eux le partenariat déséquilibré : l’uranium représentait plus de 70% des exportations du pays en 2010 mais moins de 6% du PIB.
"Les pays africains doivent pouvoir compter sur des revenus équitables pour l’exploitation de leurs ressources par des entreprises françaises, tonne Ali Idrissa, coordinateur national du ROTAB, association nigérienne membre comme Oxfam de la coalition Publiez Ce Que Vous Payez. La France [actionnaire majoritaire d’AREVA] doit prouver que le temps des contrats secrets, des négociations opaques et des pressions sont finies."

Des impôts à la carte ?

Oxfam et le ROTAB dénoncent un régime fiscal plus qu’accommodant pour la multinationale qui exploite depuis plus de 40 ans l’uranium nigérien. Les deux filiales d’AREVA au Niger, la Somaïr et la Cominak, bénéficient en effet de nombreux avantages fiscaux : exemptions sur les droits de douane, exonérations de TVA ou encore une exonération sur les taxes sur les carburants, qu’elles utilisent pourtant en grande quantité. Une "provision pour reconstitution de gisement" leur permet également de mettre de côté 20% de leurs bénéfices, qui échappent ainsi à l’impôt sur les sociétés.
Pour Anne-Sophie Simpère, en charge des questions de Justice fiscale à Oxfam France, "il est incompréhensible que le Niger, 4ème producteur d’uranium au monde, et fournisseur stratégique d’Areva et de la France, ne tire pas davantage de revenus de cette exploitation et reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Les négociations en cours représentent une occasion historique pour le Niger d’obtenir de meilleures conditions pour l’exploitation de ses ressources, y compris de plus grandes retombées financières."

La France schizophrène ?

La France a récemment soutenu des directives européennes qui exigent des grandes entreprises exploitant gaz, pétrole, bois, minerais… qu’elles publient, pays par pays, ce qu’elles payent comme impôts aux Etats dont elles exploitent les ressources. Elle a aussi contribué à hauteur de 10 millions de dollars au nouveau Trust Fund de la Banque mondiale qui vise à aider les Etats Africains à négocier leurs contrats dans les industries extractives.
Pascal Canfin, ministre du développement a lui-même affirmé pas plus tard qu’en septembre dernier que la France devait se montrer "exemplaire" dans les négociations des nouveaux contrats d’AREVA. Quand on sait que la France est actionnaire à 80% d’AREVA et qu’aucune information n’est rendue publique sur la renégociation en cours, la transparence de la France parait bien trouble.

Aller plus loin

A lire sur le site d'Oxfam :

21/11/2013

Djibouti : Le Comité d’USN en France se mobilise


INFORMATIONS DU Comité d’USN en France :



La diaspora djiboutienne de France organise avec ses amis (français et africain) la tenue de trois jours
d’actions contre la venue du dictateur Ismail Omar Guelleh à Paris pour le sommet « sécurité et paix
en Afrique ».


Place de la République : jeudi 5 décembre 2013

En collaboration avec les associations amies françaises ou africaines, les djiboutiens vont se
regrouper à la place de la république le jeudi 5 décembre au soir pour réclamer la fin du soutien de
plus en plus ambiguë de la France aux dictateurs africains et en premier lieu au dictateur Djiboutien
Guelleh.



Parvis de Droits de l’Homme : vendredi 6 décembre 2013

La mobilisation de la communauté djiboutienne et de ses amis va se poursuivre le vendredi 6
décembre avec une grande manifestation sur le parvis des Droits de l’Homme de 13h à 16h, suivi
d’une conférence de presse.


Mairie du 2ème : Samedi 7 décembre 2013

Les actions de la diaspora contre la venue du dictateur seront clôturées par la tenue d’un grand
colloque sur les droits Humains à la mairie du 2ème arrondissement de Paris de 13h à 18h avec la
présence de représentants de grands organismes des droits de l’Homme, d’élus et de responsables
politiques français et djiboutiens.

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Détails à suivre.