Journalist at RFI (ex-DW, BBC, CBC, F24...), writer (on art, music, culture...), I work in radio, podcasting, online, on films.
As a writer, I also contributed to the New Arab, Art UK, Byline Times, the i Paper...
Born in Paris, I was based in Prague, Miami, London, Nairobi (covering East Africa), Bangui, and in Bristol, UK. I also reported from Italy, Germany, Haiti, Tunisia, Liberia, Senegal, India, Mexico, Iraq, South Africa...
This blog is to share my work, news and cultural discoveries.
In Kenya, three foreigners have been charged with illegally entering Kenya.
They are facing terrorism charges at home and are set to be deported, according to lawyers and officials.
Two of the men, Ben Abdalla Ismail and Rachid Benimari, are French nationals, a third, Mustapha Bouyabaren, is said to be Belgian.
The men are accused to have arrived in Kenya from Somalia, where they could have be affiliated with the Islamist insurgency of Al Shebabs.
Njeru Mwaniki, Kenya's anti-terrorism police chief said they "have information that they are wanted by their countries on terrorism related issues".
I spoke to Abdi Aynte, director of the Heritage Insitute for Policy Studies, based in Mogadishu.For him, this shows the Shebabs still have a power of attraction.
Interview on air tomorrow on RFI English morning news:
L’exposition et désormais
le livre ‘Memories’ de Benjamin Lacombe ont été conçus autour du thèmes des souvenirs, notamment
les souvenirs d’enfance, et Benjamin ouvre l’ouvrage avec cette citation de
Friedrich Nietzsche : ‘Seul ce qui ne cesse de nous faire souffrir reste
dans la mémoire’. Souvenirs et douleurs sont-ils liés?
Attendu depuis un an et demi, le livre de l’exposition ‘Memories’ de
Benjamin Lacombe est enfin prêt. Un ouvrage hors du commun, 200 pages de
dessins, reproductions de peinture et textes très personnels, comme le fut
l’exposition de 2011 à La Galerie Daniel Maghen, autour du thème des souvenirs
d’enfance. Fabriqué en moins de 300 exemplaires, le livre comprend aussi une
partie intitulée ‘Reminiscence’ consacrée aux dessins qui ont fait le succès de
l’œuvre de Lacombe.
Mon entretien avec l'illustrateur, peintre, dessinateur, un
peu magicien et certainement poète, paraitra dans le prochain numéro de Casemate...
In Mali, Adama Kamissoko, the governor of the Malian town of Kidal, returned yesterday (Thursday 11th)
to his city and regained his position, after
more than a yearlong absence. Ahead of the crucial nationwide elections to be
held on July 28th, Malians expect a lot on this move but Adama
Kamissoko's reinstatement comes at a time of violent protests in the northeastern
rebel stronghold.
In a interview today, I asked IIED
(International Institute for Environment and Development) director Camilla Toulmin
if the reinstallation of the governor can be enough to start the organisation
of the electoral process in the rebellious town.
The interview will be on air tomorrow, Friday, on RFI English. You can catch it here:
In Egypt, interim president Adly Mansour has named liberal economist and former finance minister Hazem el-Beblawi as the new leader transitional government.
Hazem el-Beblawi has been named yesterday (Tuesday the 10th) by the transitional authorities, whilst former UN nuclear agency chief Mohamed ElBaradei was appointed as deputy to the president, responsible for foreign affairs.
For RFI English, I spoke with Middle-East commentator Nabila Ramdani to analyse further those nominations and know more about Hazem el-Beblawi.
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Interview was on air on Wed. July 10th, on RFI English. Listen to RFI here:
RENCONTRE AVEC SOULEYMANE DÉMÉ, L’ACTEUR DE GRISGRIS DE MAHAMAT SALEH HAROUN
9 juillet 2013 Par Melissa Chemam
Il est le héros du seul film africain en compétition à Cannes cette année. Dans tous les sens du terme. Acteur principal de « Grigris« de Mahamat Saleh Haroun, Souleymane Démé a aussi inspiré le personnage du protagoniste et créé les chorégraphies de ce film hors norme, racontant l’histoire d’un Burkinabè à Ndjamena, handicapé, poursuivi par la pauvreté et le mauvais sort et pourtant capable de se sortir de toutes les situations et de les sublimer.
Comme Grigris, Souleymane Démé transcende le malheur. A 36 ans, ce prodige de la break danse a vu sa vie transformée par un réalisateur qui a braqué les projecteurs sur ses dons et sa passion pour la vie. « Tout ce qu’on a fait dans le film, c’est un peu de ma réalité », raconte-t-il lors de sa visite à Paris pour l’avant-première du film. Comme Grigris, Souleymane n’a pas connu son père, a eu une maladie qui l’a rendu handicapé, mais a toujours dansé depuis l’enfance. Il a rencontré Haroun à Ouagadougou, au FESPACO, le plus grand festival de cinéma africain, qui s’est enthousiasmé pour son histoire et son talent pour la danse. « L’équipe est venue chez moi, ils m’ont filmé à mon travail et lors d’une fête de mariage organisée par un ami où je devais danser. Puis ils m’ont demandé de parler, de rire devant la camera ». Et le scenario du film s’est écrit à partir de ces bouts d’essais.
Pour vivre, Souleymane est réparateur de téléphones et électricien. Et comme dans la vie, il répare tout ce qu’il touche. Dans le film, Grigris se retrouve face à la maladie de son beau-père alors que sa mère ne peut plus payer l’hôpital. Le travail, la journée, – à la boutique de couture et de photographie de son beau-père – et la danse, la nuit dans les bars glauques de Ndjamena, ne suffisent pas à subvenir à de tels frais. Alors Grigris s’embarque dans un commerce illégal de bidons d’essence qui le fera mille fois risquer sa vie, alors qu’il tombe d’amour pour une jeune prostituée…
Tout cela, Souleymane a dû l’incarner alors qu’il joue pour la première fois. Il se sert de son habitude de la scène, lui qui danse avec la compagnie d’Irène Tassembédo depuis des années, se souvient de leurs tournées au Ghana, au Mali… La danse, qui a rendu son « pied faible fort », lui ouvre une nouvelle porte. « J’ai dansé jusqu’à oublier que je ne pouvais pas marcher ». Tout comme, dans le film, Grigris lutte dans le fleuve en tirant les bidons d’essence d’un bras, oubliant qu’il ne sait pas nager avec une jambe handicapée. Puis il rebondit et prend le volant pour continuer ce travail de mafieux, sacrifiant sa jeunesse et ses rêves, n’hésitant pas devant les risques et un monde de violence.
« En lisant le scenario d’Haroun, je pensais aux enfants des rues avec lesquels j’ai grandi », raconte Souleymane. « Petit j’étais comme ça, à danser en slip, comme sur la scène sur le toit vers la fin du film, nous n’avions pas assez d’argent pour se payer un pantalon. Avec cette scène, je voulais montrer ce qu’on peut faire handicapé. Car on n’est pas handicapé dans sa tête. On peut faire beaucoup de choses, on est capable de beaucoup de travail ».
Mais la fiction c’est aussi les dialogues et la confrontation avec les autres acteurs. « Dans le cas de Mimi, c’était pas facile », avoue Souleymane. « Il m’a fallu beaucoup de préparation pour les scènes intérieures et intimes. Elle est métisse, pour nous, c’est inhabituel. Mais moi j’aime cette idée ». Et l’amour s’immisce entre ces deux personnages hors norme, Grigris portant chance à tout le monde autour de lui, le menant à surmonter la violence, la perte et le tabou de la prostitution. « Le film a changé ma vie », conclut Souleymane Démé. « Je sais maintenant que tout cela, c’est possible ».
« Grigris » de Mahamat-Saleh Haroun, avec Souleymane Deme, Anaïs Monory, Tchad, 1h40, les films du losange. Sortie le 10 juillet 2013 en France.
Je revois encore Dan m'expliquer sa théorie en
s'agrippant fermement l'entrejambe
Il me disait comme ça avec cet accent que je t'épargne
« Il faut
distinguer le cock music et le smart music tu vois,
Rolling
Stones Pixies AC/DC Guns ‘n’ Roses etc.
C'est une
question de génération mon petit gars »
OK il a peut-être raison je sais pas
Il y a quelque chose d'ironique dans tout ça
Comme si une fois le Big Magnet s’était dit
« Tiens
Pierrot amène-toi qu’on rigole Tiens tu le vois l'autre taré en bas ? Et bien
moi j’ai décidé que pour les cent prochaines années il avancera les yeux bandés
»
Et Pierre de répliquer
« Seigneur
soyez pas pute laissez-lui au moins des indices par-ci par-là j’en sais rien »
Et il en fut ainsi
Depuis jour et nuit je traque les épiphanies
Avec la rage d’un mercenaire sous crack
D’un alcoolique en manque de Jack
D’un dément
D’un amant qu’on plaque
Jour et nuit je traque les épiphanies
Avec la rage d’un mercenaire sous crack
D’un alcoolique en manque de Jack
D’un amant qu’on plaque
D’un dément qu’on claque
Je revois encore Matthieu et les étoiles dans ses yeux
entre deux cigarettes fumées à la fenêtre de ma chambre il me disait comme ça
« Mon vieux
tu savais que le verbe cristallisait la pensée ?
Je te jure
un mot sur une idée foireuse c'est exactement comme un baiser
T'as pas
remarqué ?
C'est une
question de perception »
Et au fond je sais qu'il a raison
Il y a quelque chose de mystique dans son affaire
Pouvoir ramasser les mots par terre et les jeter comme
des pierres
Contre les parois plongées dans le noir pour en faire
sortir les choses qui blessent
Grâce à la parole réussir à s'armer contre les sales
pensées et faire des plans Serrer les poings serrer les dents les cogner leur
rentrer dedans
Essayer d'attraper les syllabes à la volée pour en faire
des bougies qui éclairent et qu’on placera sous les paupières
Ou des jolis bouquets pour une fille qui nous plaît
Finalement c’est pour ça que j’écris
Je revois encore Thibault éclairé par le halo de la lampe
à pétrole
Il me disait comme ça entre les vapeurs d'alcool
« Tu sais
qu'on peut flotter au-dessus du sol rien qu'avec la parole ?
Je te jure
On faisait ça quand j'étais enfant Sur le terrain vague derrière chez mes
parents
C'est juste
une question de conviction »
Et je prie pour qu'il ait raison
Il y a quelque chose de magnifique dans son histoire
De savoir que si tout foire il nous en reste dans les
tiroirs
Grâce à eux qui ont reçu le feu sacré qui permet de tout
voir
Eux les machines à observer Les machines à mettre des
mots sur tout
Eux qui écrivent plus vite que la pensée
Et avec ça ils agrandissent la Vie
Ils font apparaître les fils qui relient toutes les
choses entre elles
Et ça leur donne le courage de tout affronter
Même la Kolyma
En attendant moi quoi ?
Moi j'ai rien vu rien lu rien entendu et surtout rien
compris
Les Frères musulmans et leurs alliés ont constitué, jeudi 4 juillet, le Front de défense de la légitimité, un mouvement visant à soutenir Mohamed Morsi comme seul président légitime, par le biais de manifestations sur toutes les places d’Egypte. Ce vendredi, ils appellent à une véritable démonstration de force. Ils sont plusieurs milliers devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah dans le quartier de Nasr City.
En Egypte, l’ancien président Mohamed Morsi et sa garde rapprochée sont aux mains de l'armée depuis mercredi. Le Guide suprême de la confrérie des Frères musulmans Mohamed Badie a été arrêté pour « incitation au meurtre de manifestants ».
Magnifique journée que ce 1er juillet 2013, de mon côté. J'espère que pour vous aussi.
Et pour terminer...
Merci à @JeanBirnbaum pour cette belle citation partagée ce soir sur Twitter :
'C'est parce que l'autre n'est pas "notre genre" qu'on l'aime. Ceux qui sont "notre genre", on ne s'attache pas longtemps à eux', le psychologue Michel Schneider
Référence proustienne ; vérité, de fait, profonde.
In 2009, a handful of London-based musicians travelled to Nairobi in Kenya to collaborate with local musicians there. The project was set up by Hetty Hughes and her friend Aaron Abraham, co-founders of a voluntary organisation called Art of Protest established in order to promote local musicians and rappers. Hetty and Aaron were disheartened by the way they were being sidelined and overlooked, sothey set about inviting some London-based musicians to visit Nairobi and collaborate. It was a loose arrangement… there was no specific agenda other than to bring the musicians together, exchange ideas and enjoy the results.
Jesse Hackett (keys) Louis Hackett (bass) Sam Lewis (guitar) Chris Morphitis (bouzouki/guitar) Tom Skinner (drums) Joseph Nyamungo Charles Okoko