02/08/2013

Mali : Second tour de la présidentielle le 11 août



MALI | Au regard des résultats qui viennent d'être 

proclamés  par le MATDAT, il y aura un 2e tour qui 

opposera 

à 

.

01/08/2013

FOCUS SUR LE ZIMBABWE


Au Zimbabwe, quelque 6 millions 400 000 Zimbabwéens sont appelés aux urnes mercredi pour des élections législatives, municipales et présidentielle.

Aux côtés de 6000 observateurs zimbabwéens, 600 observateurs étrangers superviseront ces élections générales.
La plupart d'entre eux sont africains - 60 de l'Union africaine, le président Robert Mugabe ayant refusé la présence d'observateurs occidentaux, suite aux sanctions appliquées contre son régime depuis la crise de 2000.

A 89 ans, Robert Mugabe, est au pouvoir depuis 33 ans - depuis l'indépendance du pays en 1980, et se présente pour le 7ème fois.
Son principal rival est son Premier ministre, Morgan Tsvangirai, avec lequel il forme une cohabitation houleuse à la tête du pays depuis les dernières élections de 2008.
Alors que le parti au pouvoir la ZANU-PF n'envisage pas une seconde de perdre ces élections, pour le MDC de Tsvangirai, le scrutin aurait dû être reporté pour être mieux préparé et les preuves de fraudes sont omniprésentes.

Malgré tout, les élections d'annoncent très disputés entre le ZANU PF et le MDC, et le monde se demande si 2013 pourra voir la fin de l'ère Mugabe au Zimbabwe.

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Les accusations de tentatives de manipulations des scrutins se sont multipliées et l'opposition affirme avoir de nombreuses preuves.

C'est le thème qui domine lorsqu'on aborde ces élections.

Les opposants et critiques du régime encourt le harcèlement de la police.
On a pu voir dimanche que même les gouvernants ne sont pas à l'abris : le ministre-adjoint des Transports, Morgan Komichi issu de l'opposition - le MDC, a été arrêté chez lui après avoir révélé la découverte de bulletins au nom du PM Tsvangirai dans les poubelles d'un bureau où le vote anticipé des agents de sécurités s'est tenu les 14 et 15 juillet.

Le porte-parole du MDC, Douglas Mwonzora l'a répété à plusieurs reprises, il a de nombreuses preuves de ces manipulations.

Douglas Mwonzora, porte-parole du MDC :
" Ils ne l'ont pas arrêté parce qu'il a fait quelque chose de mal, mais parce qu'il a fait quelque chose de bien. Donc nous nous attendons à ce qu'il le garde en état d'arrestation.  Cette arrestation a pour but d'écarter le MDC. Nous avons des preuves de fraudes. Leur but est de faire peur aux électeurs et de faciliter les manipulations des voix. "

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MANQUE DE PREPARATIONS

Selon tous les spécialistes du pays, le Zimbabwe de Robert Mugabe a repoussé de nombreuses occasions de mettre en place des réformes démocratiques nécessaires.

Même la SADC - la Communauté d'Afrique australe - s'accorde à le reconnaître.
Une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum en mars dernier mais elle n'a pas permis les changements nécessaires.

International Crisis Group a publié un rapport hier concluant qu'aucune des réformes nécessaires n'a été abouti et que les chances que le scrutin soit biaisé en faveur de la ZANU-PF au pouvoir sont très élevées.
Pour le directeur de l'organisation en Afrique Australe, Piers Pigou, cela est dû à une organisation précipitée du scrutin qui devait originellement se tenir plus tard dans l'année.

Piers Pigou, le directeur de l'organisation International Crisis Group en Afrique Australe
" Le Zimbabwe s'engage dans des élections pour lesquels il est fondamentalement mal préparé. Le pays a précipité le processus et n'a pas assez investi dans la construction d'institutions stables et intègres qui permettrait des résultats rendant possible un accord politique acceptable par tous."

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CRAINTES DE VIOLENCE ET DE NON RESPECT DES RESULATS

Peut-on alors espérer un scrutin  transparent qui se déroule dans le calme?

Lors du précédent scrutin, en 2008, Tsvangirai avait obtenu 47% des suffrages, devant Mugabe.
Mais les partisans du chef de l'Etat sortant avaient déclenché une vague de violences, faisant quelque 200 morts.
Face à l'urgence, Tsvangirai avait retiré sa candidature pour le 2nd tour, et a été nommé Premier ministre dans cette cohabitation difficile.

Pour empêcher le scénario de se reproduire, 600 observateurs étrangers seront déployés.

Robert Mugabe a pourtant exclus de laisser entrer des obervateurs occidentaux, voici les raisons invoqués par son porte-parole Rugare GUMBO:

Rugare Gumbo, porte-parole de la ZANU-PF :
"Nous sommes un pays indépendant, un continent indépendant, nous avons ces organisations depuis longtemps, l'Union africaine depuis 1963, la SADC depuis les années 1980, la COMESA depuis les années 80 aussi, nous savons faire depuis longtemps, on organise des élections depuis 1980, et non n'avons jamais vu d'erreur. Notre plus grand problème est que les occidentaux pensent que la démocratie ne peut être atteinte que quand ils sont impliqués dans l'organisation d'élections et selon moi cela est faux".

Et quand on demande à la ZANU-PF si le parti acceptera les résultats en cas de défaite, le porte-parole répond que cela ne peut pas arriver...

Rugare Gumbo, porte-parole de la ZANU-PF :
"Une défaite de Mugabe est impossible, personne d'autre ne peut gagner au Zimbabwe, mais si cela devait arriver, oui, si quelqu'un d'autre gagnait, cela irait, mais tout ce que nous pouvons dire c'est que nous ne pouvons pas imaginer, nous ne pensons même pas que qui que ce soit puisse remporter ces élections à part Robert Mugabe, et avec une majorité écrasante".

Mais le MDC n'a pas voulu boycotté l'élection et n'abandonnera pas en cours de route.
Selon le porte-parole de Tsvangirai, la ZANU-PF cherche à profiter de potentielles violences comme en 2008:

Douglas Mwonzora, porte-parole du MDC :
"Nous sommes déterminés à nous battre pour ces élections, nous sommes déterminés à battre le dictateur et nous n'allons pas abandonner, non, ni nous retirer. Nous savons que la ZANU-PF se prépare déjà à un second tour et ils n'hésiteront pas à encourager les violences durant l'entre-deux-tours. Mais nous, nous ne voulons même pas envisager un second tour".

Le MDC se dit sûr de remporter le scrutin présentiel ainsi que la majorité au Parlement.
Il appelle la Communauté internationale à aider à assurer la transition.

Leur programme : ramener le Zimbabwe au sein de la communauté internationale et attirer des investissements étrangers pour relancer l'économie.

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ECONOMIE

L'économie justement, c'est bien le plus grand échec de la ZANU-PF.

La réforme agraire lancée en 2000 par le président Robert Mugabe  a exproprié les anciens colons de leur ferme - et provoqué un spectaculaire effondrement de la production agricole.

Les partisans de Mugabe souligne qu'elle a permis l'émergence d'une classe de fermiers noirs dont les conditions de vie se sont largement améliorées ; et le pays compte deux fois plus de fermiers qu'avant 1980.

Mais sur le plan des résultats, les conséquences négatives ont largement fragilisé l'économie du pays, qui à son indépendance semblait avoir des atouts conséquents tels ses sols fertiles et ses mines riches en diamants.

Fin 2008, l'inflation a atteint les 250 000 000% au point que le pays a dû abandonner sa monnaie et recourir au dollar américain et au rand sud-africain.
En plus des 4000 fermiers d'origines européens chassés du pays, on estime que 2 mio de Zimbabwéens ont quitté le pays pour trouver du travail à l'étranger.

Selon Jeffrey Smith, chercheur sur le Zimbabwe au Centre Robert Kennedy pour la Justice et les Droits de l'Homme, les questions économiques ont été au centre des rassemblements des deux partis.

Jeffrey Smith :
"L'économie ne s'est clairement pas améliorée, elle a reculé. Et cela est dû essentiellement à la ZANU PF et au président Mugabe. Et ils ne sont pas dans la meilleure position pour améliorer l'économie. De son côté, le MDC n'a pas encore fait ses preuves. Certes le ministre des Finances et le secrétaire général du parti ont fait un bon travail pour redresser le PIB depuis 2008, avec la dollarisation et la hausse des investissements intérieurs.
Cependant, vu l'histoire du pays, je ne vois pas la ZANU PF mettre en place un programme qui fonctionnerait au bénéfice de tous et pas seulement de ses partisans".

NB. La production agricole zimbabwéenne autrefois florissante reste très en dessous de ses niveaux des années 1990.
Début 2013, le Programme alimentaire mondial (PAM) estimait que 1,7 million de Zimbabwéens, soit un cinquième de la population rurale, avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence - dans un pays qui fut longtemps le grenier à blé de l'Afrique australe.

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CONCLUSION

Le scrutin s'annonce malgré tout forcément serré...

Oui car Robert Mugabe reste populaire et incarne la défense des droits des indigènes après des décennies de privilèges injustes. Il faut rappeler que l'ex-Rhodésie du Sud n'a obtenu son indépendance par rapport au Royaume-Uni qu'en 1980, après une lutte acharnée contre les anciens colons restés dans le pays et qui rêvaient d'un modèle à la sud-africaine... Pour certains, Mugabe incarne toujours cette Afrique combattante.


31/07/2013

Zimbabwe : Enjeux du scrutin


Au Zimbabwe, on vote ce mercredi pour des élections générales : scrutin présidentiel mais aussi législatif et municipal. Leur résultat devrait pouvoir mettre fin à la coalition houleuse entre le parti historique la ZANU-PF et l'opposition du MDC, coalition installée après les dernières élections agitées de 2008, entachées par des violences et la mort de 200 personnes.
Mais les accusations de fraude se multiplient 
Mardi, veille du scrutin, les listes électorales complètes n'étaient toujours pas disponibles.

Enjeux du scrutin.

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A 89 ans, et après un règne presque sans partage, l'enjeu pour Robert Mugabe est de savoir s'il peut gagner sans manipuler les voix.

Pour le MDC, qui partage le pouvoir avec Mugabe depuis les élections disputés de 2008, la réponse est non.

Comme David Coltart, sénateur MDC, les partisans du Premier Ministre Morgan Tsvangirai, voient les manipulations de la ZANU-PF se multiplier au quotidien:

"Il n'y a pas eu de violence cette année ; l'Union africaine et la SADC n'accepteront pas des résultats marqués par des violences. Ils ont donc recours à des techniques plus sophistiquées pour décourager les jeunes et les électeurs des grandes villes, en manipulant la liste électorale et en la gardant secrète".

Robert Mugabe a pourtant exclus de laisser entrer des observateurs occidentaux.
Voici les raisons invoquées par son porte-parole Rugare GUMBO...

"Nous sommes un pays indépendant, un continent indépendant, nous avons ces organisations depuis longtemps, l'Union africaine depuis 1963, la SADC depuis les années 1980, la COMESA depuis les années 80 aussi, nous savons faire depuis longtemps, on organise des élections depuis 1980, et non n'avons jamais vu d'erreur. Notre plus grand problème est que les occidentaux pensent que la démocratie ne peut être atteinte que quand ils sont impliqués dans l'organisation d'élections et selon moi cela est faux".

Morgan Tsvangirai a lui aussi assuré lundi lors de son dernier rassemblement qu'il était sûr de la victoire.
Mais l'accord de partage de pouvoir aurait finalement affaibli la position du MDC.
Le MDC parie sur une victoire dès le premier tour.


Zimbabwe : bras de fer électoral


Au Zimbabwe, on vote ce mercredi pour des élections générales : scrutins présidentiel, législatifs et municipal. Elles opposent le parti historique la ZANU-PF et le Président Robert Mugabe à l'opposition du MDC, dirigée par le Premier Ministre Morgan Tsvangirai.
Alors que ce dernier multiplie les accusations de fraude, Mugabe se dit sûr de sa réélection après 33 ans au pouvoir. 

Description de ce bras de fer.

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Robert Mugabe, s'il incarne le dictateur par excellence en occident, reste populaire pour une grande partie des Zimbabwéens. Chez les plus âgés et les ruraux notamment, il reste un héros de l'indépendance.

Grande figure de la lutte contre les colons de l'ancienne Rhodésie du Sud, Mugabe est devenu Premier ministre à l'indépendance en 1980. Elu président de la République le 31 décembre 1987, il donne progressivement au régime son tournant dictatorial.

Mais pour ses ennemis, il reste celui qui a ensuite plongé l'ancien grenier à blé de l'Afrique dans l'hyperinflation et la pénurie alimentaire.

En face, Morgan Tsvangirai, à 61 ans, incarne le changement face à un Président de 89 ans, chef d'État le plus âgé d'Afrique.

Ancien mineur, ancien chef du Congrès des syndicalistes zimbabwéens, Tsvangirai est le fondateur du MDC et se présente depuis 2002 à la présidence.

Le scrutin comprend des élections législatives et municipales, mais le choix présidentiel focalise l'attention; du fait de la personnalité des deux adversaires mais aussi du fait de la précipitation de l'organisation.

Selon International Crisis Group, la date du scrutin est trop précoce, les institutions n'étaient pas prêtes et la modification de la Constitution en mars dernier n'a pas eu l'impact escompté.

Mugabe a mené campagne comme un héros indétrônable, son parti n'envisage même pas de perdre le pouvoir, alors que l'opposition dénonce fraudes, manipulations et tentatives d'intimidation.

Chef d'Etat d'un autre temps, après l'isolement diplomatique et 33 ans de pouvoir, Robert Mugabe est également apparu fatigué et dépassé par la machine de la campagne.
Mardi, la veille du scrutin, il a annoncé pour la première fois que - le cas échéant - il accepterait sa défaite.
Peut-il être réélu sans fraude? La question reste entière.


30/07/2013

On Zimbabwe: "A Predictable Tragedy" by Daniel Compagnon



A Predictable Tragedy
Robert Mugabe and the Collapse of Zimbabwe



Daniel Compagnon




A Predictable Tragedy

"Compagnon's devastating analysis of the regime argues that the country's collapse was in fact the predictable outcome of the methods and approach Mugabe has always followed. . . . Compagnon¹s book stands out as the best account of the crisis to date."—Foreign Affairs
"[A] masterpiece that will have a dignified shelf life in Zimbabwean studies. The book is well researched and detailed. Its arguments are convincing without being overly polemic. It leaves readers with no doubt about the culpability of Mugabe in the collapse of Zimbabwe."—African Studies Review
"In this passionate book, Daniel Compagnon delivers an unrelievedly withering indictment of Zimbabwe's post-independence political regime. . . . Wide-ranging and detailed, the analysis is illuminating and provocative."—International Journal of African Historical Studies
"Daniel Compagnon's book succeeds in its fundamental task: it describes in great detail how Robert Mugabe destroyed Zimbabwe. Indeed, it is highly unlikely that we will see a more comprehensive description of the Mugabe regime. While the exact endpoint of that regime remains to be determined, Compagnon's book will be seen as an authoritative account of how it wrecked a once-vibrant country."—Jeffrey Herbst, President, Colgate University
"A Predictable Tragedy provides a comprehensive historical analysis of the nature of Robert Mugabe's rule. This is an important contribution because it shows that post-2000 Zimbabwe politics are not 'new' but the product of an authoritarian political system that began in 1980. Mugabe's regime is, and always has been, one of personal rule, Compagnon argues. Academics and domestic opponents were taken in by the regime's rhetoric of reconciliation, democracy, and socialism, failing to understand the true character of the regime. Only after 2000 did they begin to comprehend, and then very slowly and perhaps not yet fully, the Mugabe regime's commitment to hold power at all costs."—Norma Kriger, author of Guerrilla Veterans in Zimbabwe: Symbolic and Violent Politics, 1980-1987
When the southern African country of Rhodesia was reborn as Zimbabwe in 1980, democracy advocates celebrated the defeat of a white supremacist regime and the end of colonial rule. Zimbabwean crowds cheered their new prime minister, freedom fighter Robert Mugabe, with little idea of the misery he would bring them. Under his leadership for the next 30 years, Zimbabwe slid from self-sufficiency into poverty and astronomical inflation. The government once praised for its magnanimity and ethnic tolerance was denounced by leaders like South African Nobel Prize-winner Desmond Tutu. Millions of refugees fled the country. How did the heroic Mugabe become a hated autocrat, and why were so many outside of Zimbabwe blind to his bloody misdeeds for so long?
In A Predictable Tragedy: Robert Mugabe and the Collapse of Zimbabwe Daniel Compagnon reveals that while the conditions and perceptions of Zimbabwe had changed, its leader had not. From the beginning of his political career, Mugabe was a cold tactician with no regard for human rights. Through eyewitness accounts and unflinching analysis, Compagnon describes how Mugabe and the Zimbabwe African National Union-Patriotic Front (ZANU-PF) built a one-party state under an ideological cloak of anti-imperialism. To maintain absolute authority, Mugabe undermined one-time ally Joshua Nkomo, terrorized dissenters, stoked the fires of tribalism, covered up the massacre of thousands in Matabeleland, and siphoned off public money to his minions—all well before the late 1990s, when his attempts at radical land redistribution finally drew negative international attention.
A Predictable Tragedy vividly captures the neopatrimonial and authoritarian nature of Mugabe's rule that shattered Zimbabwe's early promises of democracy and offers lessons critical to understanding Africa's predicament and its prospects for the future.
Daniel Compagnon is Professor of Political Science at the University of Bordeaux and coauthor of Behind the Smokescreen: The Politics of Zimbabwe's 1995 General Elections.

29/07/2013

Crisis Group's report ahead of Zimbabwe's elections: "Conditions for a free and fair vote do not exist"

Read more on ICG's website: http://www.crisisgroup.org/en/publication-type/media-releases/2013/africa/zimbabwes-elections-mugabes-last-stand.aspx

Very appalling predictions.

Listen to us on RFI on Tuesday morning for more:
07h15 and 08h14 Harare time in French.
See here:
http://www.rfi.fr/rfi_news_africa

More on Zimbabwe's latest news in French here:
http://www.rfi.fr/afrique/20130729-zimbabwe-police-arrete-morgan-komichi-proche-premier-ministre


Zimbabwe’s Elections: Mugabe’s Last Stand

Johannesburg/Brussels   |   29 Jul 2013

A return to protracted political crisis, and possibly extensive violence, is likely as Zimbabwe holds elections on 31 July. Conditions for a free and fair vote do not exist.
Zimbabwe
“Major political institutions  will have to make difficult choices in August. No policy would be free of costs, but a renewed effort to uphold basic standards would stand the best chance eventually to cure Zimbabwe’s dangerous fevers”.
Piers Pigou, Crisis Group’s Southern Africa Project Director
In its latest briefing, Zimbabwe’s Elections: Mugabe’s Last Stand, the International Crisis Group examines Wednesday’s presidential, parliamentary and local elections. With the voters roll in shambles, security forces unreformed, the media grossly imbalanced, the electoral commission ill-prepared and allegations of rigging pervasive, it is likely they will be so deeply flawed, or the results so sharply contested, that they will usher in an exacerbated crisis. 
The briefing’s major findings and recommendations are:
  • President Robert Mugabe, at 89 years old and with 33 years at the helm, seeks to ensure his Zimbabwe African National Union-Patriotic Front (ZANU-PF) regains full control of government before embarking on a fraught succession process. Out-manoeuvring both the two rival Movement for Democratic Change (MDC) formations and the Southern African Development Community (SADC), ZANU-PF hardliners, supported by the president, secured a Constitutional Court ruling that confirmed the premature election date, shutting down any prospects of necessary reform.
  • MDC formations favoured a later date but had to participate, as a boycott would have been counter-productive. The opposition parties feel they must demonstrate they retain popular support.
  • ZANU-PF has a strong resource advantage in the campaign. The two MDC formations have struggled to raise money but are relatively well organised. Prime Minister Morgan Tsvangirai’s MDC-T believes it can win the presidency but fears the electoral commission is being undermined from within and cannot deliver a free and credible electoral process.
  • SADC and the African Union (AU), the only outside entities with sufficient standing, self-interest and on-ground presence to have a chance of managing a potentially explosive situation, face severe credibility tests. They must avoid a narrow, technical approach. If the vote is deeply flawed, they should declare it illegitimate and press for a re-run after several months of careful preparation, or, if that is not possible, facilitate negotiation of a compromise acceptable to the major parties. Strong diplomacy will be needed to forestall violence if the presidential contest moves to a run-off in conditions like 2008, or, if President Mugabe loses at any stage, to ensure a smooth transition.
“Five years on from the violence and chaos that the flawed 2008 elections led to, Zimbabwe’s main political actors each retain substantial national support and a claim to exercise primary responsibility for the nation’s future”, says Trevor Maisiri, Crisis Group’s Southern Africa Senior Analyst. “However, they have made little if any genuine progress toward the mutual trust, or at least tolerance, that might enable them to agree on a solution to their political deadlock”.
“Major political institutions, like the European Union, that have indicated they will follow an African lead in these elections will have to make difficult choices in August”, says Piers Pigou, Southern Africa Project Director. “No policy would be free of costs, but a renewed effort to uphold basic standards would stand the best chance eventually to cure Zimbabwe’s dangerous fevers”.

28/07/2013

Zimbabwe : arrestation d'un proche de Tsvangirai


Au Zimbabwe, un proche du Premier ministre Morgan Tsvangirai et vice-ministre issu de l'opposition a été arrêté dimanche par la police. Celle-ci n'a pas révélé son motif mais le vice-ministre des transports, Morgan Komichi, a affirmé avoir rendu public le fait que des bulletins de vote au nom de Tsvangirai avaient été retrouvés dans une poubelle.
La porte-parole de la police, Charity Charamba, a confirmé cette arrestation qui intervient à trois jours des élections générales de mercredi sans préciser les accusations portées contre M. Komichi.


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Le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le parti de Tsvangirai accuse la Commission électorale zimbabwéenne, la ZEC, de mener une "chasse aux sorcières" contre ses partisans au lieu d'enquêter sur la disparition des bulletins de vote.
Douglas Mwonzora est le porte-parole du MDC. Il confirme l'arrestation du vice-président de leur parti Morgan Komichi.

Douglas Mwonzora : 
" Ils ne l'ont pas arrêté parce qu'il a fait quelque chose de mal, mais parce qu'il a fait quelque chose de bien. Donc nous nous attendons à ce qu'il le garde en état d'arrestation. Cela intervient après ses révélations prouvant qu'il a trouvé des bulletins de vote dans une poubelle. Cette arrestation a pour but d'écarter le MDC. Nous avons des preuves de fraudes, par exemple que les autorités remplacent les agents de surveillance du vote par des agents de renseignements. Leur but est de faire peur aux électeurs et de faciliter les manipulations des voix. "

Selon Morgan Komichi, une enveloppe de bulletins de vote au nom de Tsvangirai, auraient en effet été retrouvés dans les poubelles du Centre de conférence internationale d'Harare, où les membres des forces de sécurité ont voté en avance les 14 et 15 juillet derniers.

Mais pour la police, Komichi est le premier suspect dans cette affaire...

La-porte-parole de la police a affirmé ce dimanche que "tant qu'il refuse de dévoiler l'identité de son informateur, la police le tiendra pour responsable".
Les élections présidentielle, législatives et municipales du 31 juillet sont très disputés entre les deux partis qui se partagent actuellement le pouvoir au sein d'une coalition houleuse.

La ZANU-PF au pouvoir depuis l'indépendance du pays voit déjà son dirigeant Robert Mugabe réélu, après 33 ans à la tête du pays et malgré ses 89 ans.
Mais pour les partisans du MDC et de son leader, le PM Morgan Tsvangirai, les preuves de manipulations de votes se multiplient.

Cela n'a pas empêché Robert Mugabe de promettre un vote pacifique, libre et impartial, hier. Lors de son dernier rassemblement devant 40 000 de ses partisans, à Harare, il a affirmé ne vouloir que "la paix".

 Lors du précédent scrutin, en 2008, Tsvangirai avait obtenu 47% des suffrages, devant Mugabe et ses 43%.
Mais les partisans du chef de l'Etat sortant avaient déclenché une vague de violences, faisant quelque 200 morts.
Face à l'urgence, Tsvangirai avait retiré sa candidature, et a été nommé Premier ministre dans cette cohabitation difficile.

Zimbawe J-3


 Au Zimbabwe, le chef des observateurs de l'Union Africaine, l'ex-président nigerian Olusegun Obasanjo, devait arriver dans la capitale Harare samedi soir. Il était attendu plus d'une semaine plus tôt, alors que le Zimbabwe se prépare pour les élections législatives et présidentielle de mercredi (31 juillet). Son retard constitue un élément de tension supplémentaire autour d'une scrutin annoncé comme fermement disputé entre le Président Robert Mugabe, qui détient le record de longévité au pouvoir sur le continent, et son opposant et Premier ministre Morgan Tsvangirai.

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L'Union africaine avait confirmé vendredi qu'il devait arriver samedi.
Mais Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l'organisation panafricaine, était attendu au moins une semaine plus tôt.

Côté zimbabwéen, aucune raison officielle n'a été donnée à ce retard de l'ancien président nigérian.
La président de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a seulement évoqué mercredi un problème d' "autorisation".
Elle s'est rendue elle-même à Harare mercredi dernier pour enfin organiser l'arrivée de la mission.

La presse nigériane n'a pas manqué de relever que l'ancien président n'était pas le bienvenu chez son homologue Mugabe.
Cela remontrait à son intervention en 2000 comme médiateur lors de la crise provoquée par la réforme agraire du parti au pouvoir, la ZANU PF.
Il est également accusé par de nombreux partisans de Robert Mugabe, de ne pas cacher sa préférence pour le parti du rival et Premier ministre Morgan Tsvangirai, le MDC.

Pourtant le porte-parole de la ZANU PF joint par RFI a assuré que l'ancien président nigérian restait le bienvenu...

A 89 ans, Robert Mugabe, est au pouvoir depuis 33 ans et se présente pour le 7ème fois.
 Quelque 6 millions 400 000 Zimbabwéens sont appelés aux urnes mercredi pour ces élections législatives, municipales et présidentielle.

Aux côtés de 6000 observateurs zimbabwéens, 600 observateurs étrangers superviseront ces élections générales.
La plupart d'entre eux sont africains - 60 de l'Union africaine, le président Mugabe ayant refusé la présence d'observateurs occidentaux, suite aux sanctions appliqués contre son régime depuis la crise de 2000.


27/07/2013

Libye : journée de colère contre les islamistes


La Libye a décidé la fermeture de ses frontières terrestres avec l'Egypte. 
Selon le Premier ministre, il s'agit d'empêcher les responsables de l'assassinat du militant politique tué vendredi à Benghazi de s'enfuir.
Un assassinat qui a suscité la colère dans la grande ville de l'est mais aussi dans la capitale Tripoli.

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Samedi, des centaines de manifestants sont descendus dans la rue de Benghazi pour manifester leur colère.
Une colère dirigée contre les Frères musulmans, accusés d'attiser l'instabilité dans le pays, au lendemain de plusieurs assassinats :
vendredi celui du militant politique anti-islamiste, Abdessalem al-Mesmari et dans la nuit ceux de deux officiers de l'armée.

Des centaines de manifestants ont pris les rues d'assaut dans la nuit.
Et tôt samedi matin, les locaux du Parti pour la Justice et la Construction à Benghazi, bras politique des Frères musulmans, ont été attaqués et saccagés.

A Tripoli, des centaines de personnes se sont également rassemblées samedi contre les frères musulmans, en solidarité avec la capitale régionale de l'est.

Benghazi, bastion de la révolte contre Kadhafi, est donc prise par un vent de révolte anti-islamistes.
Le calme est revenu samedi soir, mais les manifestants envisagent de se réunir de nouveau lors des funérailles de Mesmari.

Avec la mort de l'avocat, la Libye semble avoir connu son premier assassinat d'un activiste politique.

Avocat et activiste politique, Abdessalem al-Mesmari faisait partie des fondateurs de la Coalition du 17 février qui avait conduit à la chute du régime de Kadhafi, avant la naissance du Conseil National de Transition, le CNT.
Il était connu pour sa position très critique envers les Frères Musulmans.

Les manifestations et violences entre milices armées ont également entraîné le départ du ministre de la Défense, Mohamed al-Barghathi.
Le Premier ministre Ali Zeïdane, a annoncé samedi soir qu'il allait remanier son gouvernement face à "l'urgence de la situation".

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Parallèlement, une prison de Benghazi a été le théâtre d'une émeute et d'une attaque depuis l'extérieur.
Plus d'un millier de détenus se seraient échappés.
Selon le premier ministre, "les habitants du voisinage ont lancé l'attaque, parce qu'ils ne veulent plus de cette prison à proximité de leurs habitations".

Zimbabwe- Trailer for the just completed film 'Beatrice Mtetwa and the Rule of Law'


Beatrice Mtetwa and the Rule of Law-Trailer


Trailer : http://vimeo.com/58496261

The trailer is for the just completed film Beatrice Mtetwa and the Rule of Law which is seeking distribution around the world.
The film opens with Beatrice saying, "People who do things under the cover of darkness are afraid of light. So, if you come at midnight I'll be there with my headlights glaring..."
Although Beatrice Mtetwa's arena is Zimbabwe, her message and bravery are universal. As an African woman, she has stood up to one of the continent's most brutal dictators, Robert Mugabe. In spite of beatings by police, Beatrice has courageously defended in court those jailed by the Mugabe government—peace activists, journalists, opposition candidates, farmers that had their land confiscated, ordinary citizens that had the courage to speak up.
As Zimbabwe faces a presidential election in the summer of 2013, we hope that the film will spark dialogue and change in the country and throughout Africa, while also bringing the story of this inspiring woman to the attention of the rest of the world.