09/02/2014

Samuel Fosso, photography and Central Africa... A story in the New York Times

BANGUI, Central African Republic — Bangui has been a looters’ paradise for weeks now. Despite French and African Union peacekeepers, Christians have gone on a rampage burning Muslim homes and businesses in revenge for almost a year of Muslim Seleka rule of scorched earth and terror. Except now, with no rule of law, the looting has crossed religious boundaries and rampaging mobs sack their own neighborhoods.
On Monday midafternoon — peak looting time — on a side street near burned Muslim businesses, the dirt road was littered with 2¼ negatives, prints and opened boxes of photographic paper and chemicals. In front of a house with broken windows and doors, empty of furniture, a terrified woman explained that she was staying put to protect what was left from “a photographer’s house.”
Not that many photographers shoot 2¼ format. Even fewer Africans. I know of exactly one. He lives in Bangui.
Samuel Fosso.
I met Samuel last November at the LagosPhoto Festival, where he was showing for the first time his latest series, “The Emperor of Africa,” an allegory of the Chinese presence in Africa where he recreates famous portraits of Mao Zedong (below).
From “The Emperor of Africa.” Self-portrait as Mao Zedong. 2013.Samuel Fosso, Courtesy of Galerie Jean-Marc Patras, ParisFrom “The Emperor of Africa.” Self-portrait as Mao Zedong. 2013.
Mr. Fosso is an internationally renowned photographer, born in Cameroon and living in Bangui for years. He is best known from MoMA to the Pompidou Center for his incredible self-portraits as black icons: Martin Luther King (Slide 2), Malcolm X (Slide 12), Patrice Lumumba (Slide 8). His limited-edition prints fetch thousands of dollars in photographic art circles. He could have offered his latest series to the world’s best museums. But he wanted Africa to see it first.
On Monday, Mr. Fosso’s house was looted by a group of hooligans that 1,500 French soldiers could not keep at bay. Thirty years of work lay scattered in the dust. It reminded me of Serbian militias destroying birth reports from Muslim Kosovars in the early 2000s.
I started to pick up the negatives.
Living in Nigeria with his mother when the Biafra war erupted, Mr. Fosso fled the fighting as a child and found refuge in Bangui. He spent most of his life there in the Central African Republic’s capital. At 13, he opened his own photo studio. It was still running a few months ago. Despite the successive coups and violence, he remained in Bangui till late December 2013, for he is an “Afro-optimist,” says his agent, Jean-Marc Patras. Mr. Fosso has since been in Paris.
Ten minutes after I started to gather up his work, a French patrol drove by, demanding to know why a journalist was frantically putting things in a bag. Once I explained, the captain proposed that he “shoot and send the looters away.”
Boxes containing thousands of negatives representing over 30 years' work were scattered in the office of the photographer Samuel Fosso, after his home was looted during sectarian violence in Bangui, Central African Republic. Feb. 4, 2014.Jerome Delay/Associated PressBoxes containing thousands of negatives representing over 30 years’ work were scattered in the office of the photographer Samuel Fosso, after his home was looted during sectarian violence in Bangui, Central African Republic. Feb. 4, 2014.

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Read more on the NYT: http://lens.blogs.nytimes.com/2014/02/06/looted-but-not-lost-an-african-artists-life-work/?_php=true&_type=blogs&smid=tw-share&_r=0


Etre citoyen français, c'est quoi?


 Mention spéciale pour le blog d'Octave Nitkowski, 17 ans, fils d'ouvriers du nord, d'origines polonaises et algériennes, et passionné de politique! Auteur d'un essaie sur le FN en Picardie, et étudiant en première année de l'IEP de Paris :

A l'Ombre des terrils, sur le site de Libération : 

http://heninbeaumont.blogs.liberation.fr/about.html 

Ma Photo
Portrait Cédric Dhalluin pour Libération
Photo bannière prise à Loos-en-Gohelle, utilisation gracieusement permise par l'association BMU


L'auteur

Octave Nitkowski 

Je suis un fils du bassin minier. C’est là que je suis né il y a 16 ans, c’est là que j’ai grandi. Pendant les législatives, j’ai chroniqué sur mon blog ("Front contre front") le duel opposant Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. La vie a désormais repris son cours normal. Mais il ne fallait pas en rester là. Les hommes et les femmes d’Hénin-Beaumont sont des gens qui vous marquent pour toute une vie. Et pourtant, force a été pour moi de constater que cette population est trop vite jugée, trop souvent victimes des clichés. Ainsi, ce blog est l’opportunité pour enfin leur donner la parole honnêtement, chercher à mieux les connaître et mieux les comprendre.



Avant-propos

L’histoire retiendra qu’Hénin-Beaumont fut le théâtre d’un événement historique. Jamais encore sous la Ve République deux anciens candidats à la présidentielle ne s’étaient affrontés pour un même siège de député. Cependant, la tempête désormais passée et à l’exception des quelques vestiges d’affiches où les visages de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon continuent de sourire aux automobilistes, rien ne permet d’affirmer que l’on se trouve ici dans ce qui fut pourtant l’épicentre d’une confrontation explosive dont les habitants se souviendront encore longtemps tant ils en furent ébranlés. Alors, à l’heure où la normalité semble être à la mode, Hénin-Beaumont serait-elle (re)devenue une ville « normale » ? Pas si sûr ! Depuis la fermeture des mines, les cicatrices sur les pierres, les corps et les âmes s’effacent lentement. Hénin-Beaumont se reconstruit, invente sa nouvelle identité, pas toujours avec sérénité d’ailleurs, comme en témoignent la violence des affrontements électoraux, les scandales politico-financiers à répétition, les nombreuses fermetures d’usines ainsi que le taux de chômage qui n’en finit pas de grimper. Et pourtant, dans ce climat de pessimisme permanent, le bassin minier a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Preuve qu’Hénin-Beaumont et sa région se réapproprient leur histoire  !
Ainsi, compte tenu des enjeux locaux et nationaux associés à Hénin-Beaumont, il paraît essentiel de donner la parole à ses habitants, prendre le pouls de la population, loin des clichés et du brouhaha médiatique dans l’objectif de recueillir leurs ressentiments, leurs espoirs mais aussi leurs craintes. Là est l’objectif de ce blog. Quoi de mieux que de rencontrer et de discuter l’espace d’un instant avec ces habitants, ceux qui donnent à la ville son souffle et qui font battre son cœur ? Il y a des gens dont on parle sans savoir véritablement qui ils sont. C’est le cas ici. Découvrons ainsi le vrai Hénin-Beaumont, celui dont on ne parle jamais – ou en mal – mais qui pourtant rassemble des vies, des vies certes différentes qu’ailleurs, mais des vies tout de même et qui ne demandent qu’une chose : être enfin respectées.

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Son portrait de Libé en septembre 2012 :

On a d’abord voulu le voir mi-juin. «Désolé, je ne suis pas dispo, j’ai bac français.»On a donc attendu qu’il planche sur Ophélie de Rimbaud. Il s’en est sorti par un 14 à l’oral qui confirmait ses craintes («la prof était bizarre, elle trifouillait dans sa trousse, elle ne prêtait aucune attention à ce que je lui disais»), compensé par un 20 à l’écrit davantage raccord avec son aura naissante de petit singe savant de la presse.
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Etre étranger, c'est quoi?


Maxime Verner :

Etre étranger en France, c'est quoi? C'est ceux qui mettent la France au-dessus. 

Comme dans cette scène de 'Mayrig' d'Henri Verneuil, après l'arrivée à Marseille, où l'enfant se fait disputer parce qu'il dévore sa glace. La mère lui demande d'être délicat... 

La scène ici : http://www.youtube.com/watch?v=k_suFA-PXYk


Le film :

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Henri Verneuil, de son vrai nom Achod Malakian (en arménien Աշոտ Մալաքյան), né le  à Rodosto (auj. Tekirdağ, en Turquie) et mort le  à Bagnolet, est un réalisateur et scénariste de cinéma français d'origine arménienne. Il a raconté son enfance dans ses deux derniers films formant diptyque : Mayrig et 588, rue Paradis. Il est diplômé de l’École nationale supérieure d'arts et métiers (Arts et Métiers ParisTech).

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Un de ceux qui se sont senti étrangers en arrivant à Paris, c'est Léo Ferré, fils d'immigré italien élevé à Monaco. Un des chansons qui m'a le plus marqué, c'est 'Il n'y a plus rien' : 


"Je suis un nègre blanc qui mange du cirage...", Léo Ferré. 

08/02/2014

Une autre Centrafrique: Bibi Tanga sur RFI

Le musicien centrafricain Bibi Tanga est en concert en France.
Il était l'invité récemment de La Bande Passante sur RFI : 

 
VENDREDI 31 JANVIER 2014
1. Bibi Tanga
Bibi Tanga.
Bibi Tanga.
Par Loïc Bussieres
La session live avec Bibi Tanga.
Originaire de Bangui en Centrafrique, Bibi Tanga a grandi entre deux continents et plusieurs cultures musicales. Attiré par le groove sous toutes ses coutures, funk, jazz ou afrobeat, il fait converger dans sa musique ses différentes influences. Après «Yellow Gauze» en 2007 et «Dunya» en 2009, unanimement salués par le public et la critique, il sort en 2012 «40° of sunshine», accompagné d’un groupuscule de doux illuminés, habitants de la Lune, The Selenites. Sur ce 3ème album, les cinq hommes expérimentent et se font funambules marchant sur un fil à plusieurs brins, tressés serrés entre rock, électro et funk, entre anglais et sango. Elégants, la cravate et le chapeau au vent, les hommes de la Lune, armés de violon, claviers, guitares, basse, platines, poursuivent leur exploration et reviennent avec l'album «Now» et un concert à l'Alhambra, le 8 février 2014.



2. Bibi Tanga
Bibi Tanga.
Bibi Tanga.
Par Loïc Bussieres
Deuxième partie de la session live avec Bibi Tanga.
Depuis l'an 2000 et la sortie de l'album «Le vent qui souffle», le chanteur-bassiste Bibi Tanga célèbre le groove sous toutes ses formes, jazz, soul, funk, hip hop ou afrobeat. L'artiste, originaire de Bangui en Centrafrique, a grandi entre deux continents et plusieurs cultures musicales, et a longtemps travaillé avec le Professeur Inlassable et leur groupe d'illuminés The Selenites. Le duo d'explorateurs sonores nous a gratifié de trois albums, véritables cabinets de curiosités musicales jubilatoires. Cette fois, Bibi Tanga revient seul pour son cinquième album «Now». Quatorze nouveaux titres qu'il annonce comme inspirés par l'énergie anglaise des Specials, de Police ou de The Beat.


L'actualité en Cenfrafrique : Nourrir les Centrafricains via le Cameroun, objectif de l'ONU




RCA: un pont aérien pour l’aide alimentaire bientôt mis en place par le PAM

Un C130 «Hercule» sur l'aéroport de Bangui, en provenance de Libreville.
Un C130 «Hercule» sur l'aéroport de Bangui, en provenance de Libreville.
RFI/Olivier Fourt

Par RFI
Sur le plan humanitaire, les stocks de nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM) en République centrafricaine sont bas, moins de 100 tonnes actuellement. De plus, un important convoi de camions de l'organisation onusienne est bloqué à la frontière camerounaise, car les chauffeurs refusent de prendre les pistes en raison des risques sécuritaires. Le PAM est donc en train de mettre en place un pont aérien entre Douala et Bangui, il sera opérationnel dans les jours qui viennent.

Alexis Masciarelli
porte-parole du PAM en RCA
On considère qu’il y a à l’heure actuelle beaucoup plus d’un million de personnes qui ont besoin d’une assistance alimentaire. On prévoit donc d’avoir une rotation quotidienne depuis Douala au Cameroun, où nous avons environ 3 000 tonnes de nourritures stockées.
 
05/02/2014 par Guillaume Thibault

My hero is also: Martha Gellhorn


My hero: Martha Gellhorn by Sinéad Morrissey

One of the greatest war correspondents of the 20th century, Martha Gellhorn changed what it was possible for a woman to achieve
  • The Guardian
Martha GellhornView larger picture
Martha Gellhorn talks to Italian soldiers. Photograph: Keystone/Getty Images. Click to view larger image
Poetry, wrote WH Auden, makes nothing happen. This may or may not be true, and making things happen may or may not be something poetry should even aspire to. But this didn't stop Auden journeying to bear witness to the horrors of war throughout the 1930s – first in Spain, then in China – and it didn't stop him writing about what he saw.
Martha Gellhorn, travel writer, novelist, and one of the greatest war correspondents of the 20th century, made similar journeys, to Spain and China, but also to Dachau, to Vietnam, to Latin America, writing about every major conflict of her lifetime. She only stopped when she was too old to carry on ("you have to be nimble"). Writing and bearing witness, almost always intertwined, were at the centre of her extraordinary life, and she changed many things: US domestic policy during the depression, the nature of war reportage and, perhaps most crucially, what it was possible for a woman to achieve.
Gellhorn felt a profound need to take the side of the dispossessed, and did this via her writing. In the 1930s she travelled with her then husband, Ernest Hemingway, but he, frustrated by her professional dedication and outshone by her brilliance, felt increasingly alienated from her: "Are you a war correspondent or a wife in my bed?" he asked her petulantly. "A war correspondent", was probably her unthinking reply, and the couple later parted company.
Determined, quick-witted and unbelievably brave, certain episodes from her life read like comic-strip action hero scenarios: stripping naked to discombobulate a Nazi officer and avoid arrest; impersonating a stretcher bearer to experience the D-day landings first-hand. She was also filled with gratitude. Looking back over her life she admitted: "I'm overprivileged. I've had a wonderful life. I didn't deserve it but I've had it.''
• Sinéad Morrissey won this year's TS Eliot Prize for Poetry with her collection Parallax, published by Carcanet.
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QUICK FACTS

BEST KNOWN FOR

Martha Gellhorn was a distinguished war correspondent who covered every war that occurred across the globe over a period extending nearly 60 years.
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Martha Gellhorn biography 
Born in 1908 in St. Louis, Missouri, Martha Gellhorn began her writing career as a crime writer in the late 1920s. Her storied life as a war reporter began when she met Ernest Hemingway in late 1936, and she traveled with him to Madrid the following year to cover the Spanish Civil War. Gellhorn went on to cover every war that broke out during her lifetime, until the mid-1990s when her health began to give out. Stricken with cancer,
she committed suicide in 1998.

Early Career

Martha Gellhorn was born in St. Louis, Missouri, on November 8, 1908. She attended Bryn Mawr College in Philadelphia but dropped out in 1927 to pursue journalism, writing early on for New Republic. She soon moved to Paris, working for various publications and joining the United Press Bureau, where she sought to become a foreign correspondent. While there, she aligned herself with the pacifist movement and wrote a book about her experiences in a novel, What Mad Pursuit (1934). 

When Gellhorn returned to the United States, she was hired as an investigator for the Federal Emergency Relief Administration, who sent her around the country to document the impact of the Depression. Her reports caught the eye of Eleanor Roosevelt, and the two women became friends for life. Gellhorn turned what she had witnessed into another work of fiction, The Trouble I've Seen (1936). The same year her book was published, she met Ernest Hemingway in a bar in Key West, Florida, and within months she was traveling with Hemingway to Spain to cover the rise of fascism and the Spanish Civil War for Collier’s Weekly. In 1940, Hemingway and Gellhorn were married, and he dedicated his Spanish Civil War novel, For Whom the Bells Toll (1940), to her.

Covering WWII and Vietnam

Gellhorn soon went to Western Europe to cover World War II, and in 1944 she allegedly stowed away on a hospital ship to report on the D-Day landings. The next year, she entered Dachau with American troops for the liberation of the infamous concentration camp (that same year, she and Hemingway split up), and her harrowing account was a landmark piece of journalism. 

In 1966, she covered the war in Vietnam, which she found supremely disturbing and horrific, full of victims on both sides of the battles lines. In the 1980s she continued to travel extensively, writing about the wars in El Salvador and Nicaragua and the U.S. invasion of Panama, and in the mid-1990s she went to Brazil to write about street children there. That would be her last significant article before her death, as, dying of cancer, she took her own life in 1998.

"Pays de malheur!", aux éd. La Découverte, de Younes Amrani et Stéphane Beaud


Au cours de cette semaine de reportages consacrés aux jeunes citoyens dont les parents ne votent pas, n'ont pas le droit de vote, j'ai parcouru la proche région parisienne et parlé à des citoyens de tous horizons, de Bron, dans la banlieue de Lyon, à Hénin Beaumont, en passant par Aubervilliers et Colombes.

Ces parcours m'ont amené à certains lectures dont celle-ci que je souhaite vraiment partager : 



"Pays de malheur!", de Younes Amrani et Stéphane Beaud, aux éd. La Découverte, est un essaie entre un jeune de la banlieue de Lyon et un sociologue.




« Cher monsieur, je me permets de vous écrire pour vous remercier. J'ai terminé votre enquête 80 % au bac. C'est un livre qui m'a à la fois ému (j'ai souvent eu les larmes aux yeux) et mis en colère (contre moi-même). C'est incroyable à quel point les vies que vous avez décrites ressemblent à la mienne... » C'est ainsi que débute la correspondance électronique entre le sociologue Stéphane Beaud, auteur de 80 % au bac et après ?, et Younes Amrani, l'un des lecteurs de son livre, un jeune homme de 28 ans, qui travaille comme emploi-jeune à la bibliothèque municipale d'une ville de la banlieue lyonnaise. Cette correspondance, qui va durer plus d'une année, constitue un document exceptionnel sur les espoirs et les souffrances intimes des jeunes d'origine maghrébine. Les confidences de Younes en disent long sur le sentiment de non-reconnaissance et parfois d'abandon moral dont il souffre au quotidien. À travers ce dialogue amical surgissent peu à peu les différents aspects de l'histoire personnelle et familiale de Younes et les contradictions sociales qui le traversent. Ce témoignage peut ainsi aider à combattre la vision stéréotypée et réductrice du « jeune de banlieue ». Il fait émerger, à travers la figure de son principal protagoniste, des traits essentiels de la personnalité sociale de nombreux jeunes de cité : un esprit de révolte, l'envie de comprendre le monde social, le goût pour la politique, le sens de l'analyse. Bref, tout un « potentiel » pour réinstaller la gauche dans les cités.

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    Younes Amrani a été emploi-jeune en bibliothèque municipale.
 



 
Stéphane Beaud, sociologue, enseigne à l'ENS. Il est notamment l'auteur, avec Michel Pialoux, de Retour sur la condition ouvrière(Fayard, 1999) et à La Découverte, de 80 % au bac, et après ? (2004), de Pays de malheur, avec Y. Amrani (2004) et La France invisible, co-direction avec Jade Lindgaard et Joseph Confavreux (2006 ; 2008).

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« Remuant, dérangeant, mais d'une justesse que l'on n'espérait plus »
PHOSPHORE
« Au final, entre humour et désarroi, Younes atteint son but : comprendre - et faire comprendre - comment se fabrique, génération après génération, ce personnage caricatural et caricaturé qu'est le "mec de banlieue". »
TÉLÉRAMA
« Un document poignant, unique et éclairant sur l'intimité sociale d'un être "marqué au fer rouge de la désillusion" qu'une nation prompte aux incantations sur l'intégration a souvent laissé à l'abandon. »
LE MONDE DE L'ÉDUCATION

«Ce livre est étonnant et espérons-le sera détonnant. Sa lecture est passionnante. [...] Ce livre n'aborde pas seulement la vie des jeunes de banlieue de parents immigrés, loin de là. Il est une plongée dans l'épaisseur de la société française et dans son évolution au cours des vingt dernières années. »
CARRE ROUGE

« C'était un livre indispensable pour dissiper bien des clichés sur les lascars de banlieue. La réédition en poche de Pays de Malheur ! permet, entre autres, de découvrir l'intensité des réactions qu'il a suscitées depuis un an (il s'est vendu à 6000 exemplaires). Chaque personne sensible à la violence sociale actuelle peut se reconnaître dans ce dialogue épistolaire (par courriels), socratique, entre le sociologue Stéphane Beaud et Younes Amrani. »
EPOK
« Ce qui rend aussi le livre passionnant, c'est qu'on n'est pas en présence d'une analyse froide. »
BULLETIN DU CNDP
« On ne saurait trop conseiller à tous ceux qui caricaturent ou prennent de haut tous ces jeunes de banlieue, qui ont l'ironie facile ou l'indignation hâtive de lire ce bel ouvrage de sociologie live. »
CAHIERS PÉDAGOGIQUES

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Collection : La Découverte Poche / Essais n°211
Parution : septembre 2005
Prix : 10,50 €
ISBN : 9782707146779
Dimensions : 125 * 190 mm
Nb de pages : 266



LIBYA: NIGER CALLS FOR AN INTERVENTION. WHY?




   Niger called this week for a Western intervention to eradicate a growing threat from Islamist fighters in southern Libya.

Nigerian soldiers patrol between Agadez and Arlit
Nigerian soldiers patrol between Agadez and Arlit
AFP/Issouf Sanogo
Terrorism has established a base in the region since the 2011 overthrow of Muammar Gaddafi.
Niger's Interior Minister Massoudou Hassoumi told Radio France International that "The powers who intervened to overthrow Colonel Kadhafi (...) need to provide an after-sales service".
Niger shares a border with Libya and has had to contend with numerous Islamist attacks on its own soil those past two years.
US intelligence chief James Clapper highlighted, in an annual report published in December, the extent to which 
sub-Saharan Africa had become a "hothouse" for extremists.

Samuel Laurent, author of "Sahelistan", is a consultant and a Libya specialist. He thinks such an intervention would be very risky and is not the right solution.

Listen to our interview for RFI English this morning: 

https://soundcloud.com/radiofranceinternationale/libya-niger-calls-for-an


To listen to RFI in English :


07/02/2014

ICC opens a new Preliminary Examination in Central African Republic


Statement of the Prosecutor of the International Criminal Court, Fatou Bensouda, on opening a new Preliminary Examination in Central African Republic
  
Over the past months, I have issued a number of public statements urging all groups in the Central African Republic (CAR) engaged in the on-going conflict to immediately cease the violence, and warning them that those alleged to be committing heinous crimes falling within the jurisdiction of the International Criminal Court (ICC) could be held individually accountable.

The plight of civilians in CAR since September 2012 has gone from bad to worse.  My Office has reviewed many reports detailing acts of extreme brutality by various groups and allegations of serious crimes being committed, which possibly fall within the ambit of the jurisdiction of the ICC. The information concerning these alleged crimes and the profound human suffering they cause is deeply concerning.

The allegations include hundreds of killings, acts of rape and sexual slavery, destruction of property, pillaging, torture, forced displacement and recruitment and use of children in hostilities.  In many incidents, victims appear to have been deliberately targeted on religious grounds. 

Following my Office’s analysis of the jurisdictional parameters regarding the situation in CAR since September 2012, I have concluded that these incidents and the serious allegations of crimes potentially falling within the jurisdiction of the ICC constitute a new situation, unrelated to the situation previously referred to the ICC by the CAR authorities in December 2004. I have therefore decided to open a Preliminary Examination into this new situation.

Henceforth, my Office’s further efforts will be aimed at gathering and analysing all the information necessary to determine whether there is a reasonable basis to proceed with an investigation into this new situation. My Office’s efforts will be coordinated with those of the African Union and the United Nations in CAR. In conformity with the complementarity principle, my Office will also be engaging with the CAR authorities with a view to discussing ways and means to bring perpetrators to account, including at the national level.

CAR is a State Party to the Rome Statute, and as such, the ICC has jurisdiction over genocide, crimes against humanity and war crimes committed on the territory or by nationals of CAR since 1 July 2002.



Source: Office of the Prosecutor
  




Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, concernant l’ouverture d’un examen préliminaire en République centrafricaine.

YouTube        Video (MPEG-4)       Audio (MPEG-3)

Au cours des derniers mois, j’ai émis un certain nombre de déclarations publiques exhortant tous les groupes impliqués dans le conflit en République centrafricaine (RCA) à cesser immédiatement les violences et je les ai avertis que les auteurs présumés de crimes atroces relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) pourraient être tenus responsables de ces actes à titre individuel.

La situation tragique que connaît la population civile en RCA depuis septembre 2012 n’a cessé de se détériorer. Mon Bureau a pris connaissance de nombreux rapports faisant état d’actes d’une extrême brutalité commis par divers groupes et de la commission de crimes graves susceptibles de relever de la compétence de la CPI. Les informations recueillies à propos de ces crimes présumés sont véritablement préoccupantes, tout comme les terribles souffrances des populations.

Les allégations en question concernent des centaines de meurtres, des actes de viol et d’esclavage sexuel, la destruction de biens, des pillages, des actes de torture, des déplacements forcés ainsi que le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les hostilités. Dans de nombreux cas, les victimes semblent avoir été délibérément visées pour des motifs religieux. 

Après avoir pris connaissance de l’analyse effectuée par mon Bureau des critères relatifs à la compétence de la Cour s’agissant de la situation en République centrafricaine depuis septembre 2012, je suis parvenue à la conclusion que les événements en question et les graves crimes présumés commis dans ce contexte constituaient une nouvelle situation, distincte de celle déférée à la Cour par les autorités centrafricaines en décembre 2004. J’ai donc décidé d’ouvrir un examen préliminaire en ce qui concerne cette nouvelle situation.

Mon Bureau va désormais concentrer son action sur la collecte et l’analyse de toutes les informations nécessaires pour déterminer s’il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête s’agissant de cette nouvelle situation. Mon Bureau coordonnera ses efforts avec ceux déployés par l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies en RCA. Conformément au principe de complémentarité, mon Bureau consultera les autorités centrafricaines afin de discuter des modes et moyens par lesquels les auteurs de crimes seront amenés à rendre des comptes, y compris à l’échelle nationale.

La RCA étant un État partie au Statut de Rome, la CPI est compétente en matière de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis sur le territoire ou par des ressortissants de ce pays depuis le 1er juillet 2002.



Source : Bureau du Procureur